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Hautes écoles. Priorités fédérales
Texte déposé
La politique de financement de la Confédération sur le plan universitaire, qui vise simultanément à agrandir les universités et à transformer les hautes écoles spécialisées, s'engage dans une impasse.
Le nombre des étudiants augmente considérablement.
Les cantons universitaires exigent, par l'entremise de la Conférence universitaire suisse, que la Confédération s'engage financièrement davantage que par le passé, en faveur de l'enseignement et de la recherche académiques.
La nouvelle loi sur les hautes écoles spécialisées se fonde sur l'idée que le taux de la contribution fédérale s'accroîtra (33 %) avec la création de ces écoles.
En même temps, on réduit les moyens financiers que la Confédération aurait dû mettre à disposition pour les subventions de base aux universités.
Vu ce qui précède, je demande au Conseil fédéral de répondre aux questions suivantes :
1. Quelles mesures financières d'encouragement le Conseil fédéral entend-il prendre à courte et à moyenne échéance en faveur des universités et des hautes écoles spécialisées, compte tenu de l'impasse budgétaire dans laquelle se trouve la Confédération ? Quels sont ses objectifs en ce qui concerne le financement de ces mesures à long terme ?
2. Le Conseil fédéral veut-il que l'on mène de front le développement des universités et la transformation des hautes écoles spécialisées, ou bien cette dernière doit-elle se faire au détriment des universités ?
3. Quelles mesures le Conseil fédéral entend-il prendre afin de favoriser, par sa politique d'encouragement, les universités et les hautes écoles, qui collaborent encore trop peu, à se concerter pour concentrer leurs efforts dans certains domaines et à se partager le travail, de manière à se fondre, pour ainsi dire, en une unique "université de Suisse" et en une unique "haute école spécialisée de Suisse"?
4. Est-il possible, de l'avis du Conseil fédéral, que les universités et les hautes écoles spécialisées réduisent leurs coûts en améliorant leur coopération ?
5. Que pense le Conseil fédéral de l'institution prévisible du numerus clausus non seulement en médecine, mais également dans d'autres facultés ?
6. Se pourrait-il qu'en réduisant le nombre des étudiants admis dans les universités, on oriente de plus en plus de bacheliers vers les hautes écoles spécialisées ? Qu'en pense le Conseil fédéral ?
7. Comment devrait se faire à longue échéance la répartition des effectifs d'étudiants entre les universités et les hautes écoles spécialisées (actuellement le rapport est de 5 à 1); comment devraient évoluer les flux d'étudiants ?
Avis du Conseil fédéral
Réponse du Conseil fédéral.