06.3020
Impfstoffe bei einer Grippe-Pandemie
Büttiker Rolf · P-M · Ständerat · Solothurn · Freisinnig-demokratische Fraktion
Herr Stadler ist von der schriftlichen Antwort des Bundesrates nur teilweise befriedigt. Er beantragt Diskussion. - Sie ist gewährt.
Stadler Hansruedi · Mit-M · Ständerat · Uri · Christlichdemokratische Fraktion
Ich danke dem Bundesrat, dass er zu meinen Fragen Stellung genommen hat. Es waren nicht unbequeme Fragen betreffend das Gesundheitswesen, sondern zum Teil unbequeme Fragen an den Bundesrat.
Die Vogelgrippe und die Gefahr einer Grippe-Pandemie haben die Tagesaktualität über Monate beherrscht. Nun herrscht Funkstille bis zur nächsten Diskussion. Dass auch in Zukunft wieder Diskussionen ausbrechen werden, ist aber so sicher, wie dass die Zugvögel im Herbst wieder in den Süden ziehen. Die Frage lautet nicht, ob eine Grippe-Pandemie auch einmal die Schweiz erreichen wird - sie wird uns früher oder später erreichen. Gerade auch bei der heutigen Mobilität kann man eine solche Entwicklung und Gefahr nicht im Griff haben. Was eine solche Pandemie bedeuten kann, hat von 1918 bis 1920 die Spanische Grippe auch in unserem Land gezeigt, sind hier doch damals 25 000 Personen gestorben. Ein Viertel der Gesamtbevölkerung ist erkrankt, und dass die entsprechenden negativen wirtschaftlichen Folgen gross sind bzw. waren, ist auch klar. Die Gefahr einer Grippe-Pandemie, die Gefahr des Bio-Terrorismus und die möglichen enormen politischen, gesellschaftlichen und wirtschaftlichen Auswirkungen von Seuchen sind für mich eine der zentralen Herausforderungen für unser Land und für die Behörden.
Die Frage ist nun, ob wir alle möglichen Vorkehrungen gegen eine Grippe-Pandemie getroffen haben. Ganz zentral ist dabei die sichere Beschaffung und Versorgung der Bevölkerung mit Impfstoffen. Dies ist auch das Hauptthema meiner Interpellation. Ich danke Ihnen, Herr Bundesrat, dass Sie der Pandemievorsorge auch persönlich einen grossen Stellenwert beimessen, gerade auch dem Thema Impfstoffe. Dies möchte ich hier auch anerkennend unterstreichen.
Die Antwort des Bundesrates weicht nun aber leider bei meiner zentralen ersten, zweiten und dritten Frage aus. Ich habe gefragt, wie er die Beschaffung und Versorgung der Bevölkerung mit Impfstoffen sicherstellen will, ob die Beschaffung bei Produzenten in der Schweiz vorgesehen ist und wie der Bundesrat bei einer allfälligen Beschaffung im Ausland sicherstellen will, dass der Impfstoff im Pandemiefall auch geliefert wird. Ich anerkenne, dass die neuen Herstellungsmethoden auch nach der Meinung des Bundesrates eine grosse Bedeutung haben, dass eine Produktion den Bedarf der gesamten Schweizer Bevölkerung abdecken muss und dass die Frage einer allfälligen Auslandabhängigkeit auch für den Bundesrat eine zentrale Frage ist. Der Bundesrat hat aber die Katze noch nicht aus dem Sack gelassen. Welche Lösung will er treffen?
Ich kann eine Entschuldigung für die heutige Zurückhaltung des Bundesrates akzeptieren, nämlich dass man heute mitten in der Evaluation der Eingaben der verschiedenen Anbieter ist und dass man aus verhandlungstaktischer Sicht die Karten heute nicht offen legen darf und will. Irgendeinmal muss aber diese Gretchenfrage beantwortet werden. Denn nach Artikel 11 der Influenza-Pandemieverordnung kann der Bundesrat den Export von Impfstoffen und Medikamenten wie Tamiflu beschränken oder verbieten, sofern in der Schweiz Mängel bei der Versorgung auftreten oder absehbar sind. Ich bin überzeugt, dass es in einem Pandemiefall zu einem Gerangel um Impfstoffe kommen wird. Es kann somit davon ausgegangen werden, dass andere Länder mit Produktionsanlagen auf ihrem Gebiet den Export von Medikamenten und Impfstoffen stoppen werden, bis die Versorgung der eigenen Bevölkerung sichergestellt ist. Die Sicherstellung der Beschaffung von und der Versorgung der Bevölkerung mit Impfstoffen und Medikamenten im Pandemiefall ist somit nach wie vor pendent und eine zentrale Frage, die zu regeln ist. Wir warten gespannt auf den entsprechenden Entscheid des Bundesrates.
Ich erlaube mir nur noch eine kurze Bemerkung zur Antwort des Bundesrates auf die vierte Frage, wo es um die Verteilung der Impfstoffe und Medikamente geht. Der Bundesrat schreibt dazu: "Ein detailliertes Verteilkonzept für den Pandemiefall wird zurzeit mit den Kantonen, den Grossisten und weiteren betroffenen Institutionen erarbeitet." Hand aufs Herz, Herr Bundesrat: Diese Antwort hören wir eigentlich schon lange, und sie kann mich so heute natürlich nicht befriedigen. Soweit mir bekannt ist, hat sich der Bundesrat am letzten Freitag ein weiteres Mal mit der Pandemievorsorge befasst und Entscheide getroffen. Auch stehen noch Entscheide vor den Sommerferien an. Herr Bundesrat, ich bin überzeugt, dass Sie meine Befriedigung noch etwas steigern können, wenn Sie zu diesen Entscheidungen des Bundesrates noch einige Details sagen können, die Sie vielleicht damals gerne in die Interpellationsantwort geschrieben hätten, aber noch nicht schreiben konnten und durften. Ich danke Ihnen für die entsprechende Anreicherung der ersten Antwort des Bundesrates.
Couchepin Pascal · BR-M · Bundesrat · Wallis
Je suis extrêmement heureux de constater que nous contribuons au bonheur partiel du conseiller aux Etats Stadler et j'espère qu'avec le temps, il finira dans l'extase face au talent du Conseil fédéral. Mais mes sentiments démocratiques me disent que ce n'est pas bien si quelqu'un a trop de respect pour l'autorité; il faut un respect de fond, mais quand même maintenir un certain esprit critique. C'est cela la véritable démocratie et j'espère que Monsieur Stadler ne sera pas satisfait, à l'avenir, au point qu'il en abandonne tout esprit critique.
Pour l'instant il faut en rester aux faits, et le fait est que l'on est en effet dans une période d'évaluation. Il y a quelques jours, j'ai informé le Conseil fédéral des premiers résultats de l'évaluation de l'état d'avancement des négociations avec des fournisseurs suisses et étrangers.
Il faut aussi voir ce qui se passe à l'extérieur. Si vous regardez aux Etats-Unis, le gouvernement américain a décidé d'investir 1 milliard de dollars pour provoquer la création par cinq entreprises - 200 millions de dollars par entreprise - de capacités de production de vaccins pour ce pays. Le gouvernement de Singapour a fait la même chose avec un montant différent, mais il a aussi mis à disposition d'entreprises des montants de l'ordre de 100 à 200 millions de dollars pour créer des capacités de production à l'intérieur du pays. Et comme vous l'avez dit, à part le fait que l'on crée ou pas cette capacité à l'intérieur du pays, il faut encore savoir si on fait le bon choix du point de vue des techniques qui sont en train d'évoluer. Les Etats-Unis, en investissant cinq fois 200 millions de dollars, répartissent probablement les risques et sont en mesure de faire face à toutes les possibilités de choix. On n'imagine pas qu'en Suisse on doive faire le choix d'une technique; si cela échoue, on est responsable à la fois du choix technique et des montants investis. C'est un problème qui n'est pas simple pour un petit pays dont la capacité financière, quoi qu'il en soit, et la capacité industrielle sont limitées par rapport à un grand pays. Mais vous avez raison, si on veut pouvoir assurer la fourniture de vaccins au moment décisif à l'ensemble de la population, il faut soit avoir la certitude que l'entreprise étrangère livre, soit avoir des moyens de production en Suisse.
Le Conseil fédéral est aussi en train de réfléchir à des solutions intermédiaires. Vous savez qu'aujourd'hui, il y a un vaccin possible contre la grippe aviaire, sans modification du virus, pour les gens qui seraient victimes du virus à la suite de contacts répétés avec des animaux contaminés. Certaines entreprises proposent dans un premier temps, s'il devait y avoir une pandémie, d'utiliser ce vaccin plus un adjuvant qui doperait l'effet du vaccin. C'est un choix technologique, scientifique, si on le fait, qui permettrait éventuellement d'augmenter la capacité du vaccin actuel mais qui n'irait pas aussi loin qu'un vaccin qui serait fait directement en fonction du virus qui apparaîtra demain et dont on ne connaît pas la nature.
Il y a toute une série de choix qui doivent être faits, qui appellent beaucoup de prudence mais, à la fin, une prise de risques. On n'échappera pas à une certaine prise de risques du point de vue politique et j'espère que vous partagerez avec nous cette responsabilité.
Depuis le 1er avril 2004, des médicaments antiviraux ont été soumis au stockage obligatoire par voie d'ordonnance. Les entreprises commerciales qui vendent ces médicaments sont tenues d'en constituer une réserve dans les quantités fixées par le Département fédéral de l'économie sur le territoire douanier suisse. On devrait ainsi avoir une capacité de réponse au scénario classique imaginé par l'OMS, c'est-à-dire l'infection de 25 pour cent de la population. Pour le surplus, l'organisation en cas de menace de pandémie est réglée par une ordonnance. Le Conseil fédéral met en place, sur proposition du DFI, une cellule spéciale chargée de le conseiller et de soutenir la Confédération et les cantons dans la coordination des mesures d'exécution. Cette cellule est dirigée par le département. Mais les choses avancent et j'espère que la prochaine fois que l'on rouvrira le dialogue sur ce point, vous aurez encore plus de raisons d'être satisfait de l'excellent gouvernement de ce pays.