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Lutte contre la criminalité. Accord avec la Serbie
Geissbühler Andrea Martina · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Das Abkommen regelt die grenzüberschreitende Zusammenarbeit zwischen den nach jeweiligem Landesrecht zuständigen Polizeibehörden im Bereich des Informationsaustausches, der Koordination operativer Einsätze, der Einsetzung von gemeinsamen Arbeitsgruppen sowie bei der Aus- und Weiterbildung. Dabei wird der Wahrung eines hohen datenschutzrechtlichen Standards grosse Bedeutung beigemessen. Das Abkommen soll in erster Linie der Bekämpfung der Schwerstkriminalität dienen, ist jedoch auf alle Kriminalitätsbereiche anwendbar. Explizit ausgeschlossen ist eine Zusammenarbeit im Falle von politischen, militärischen und fiskalischen Delikten. Das Abkommen greift in die bestehende Kompetenzverteilung zwischen den Justiz- und Polizeibehörden nicht ein. Die Zuständigkeitsverteilung zwischen Bund und Kantonen sowie unter den Kantonen wird nicht angetastet. Das Abkommen kann mit den bestehenden Mitteln umgesetzt werden.
Das vorliegende Abkommen mit Serbien ist eng angelehnt an die Polizeiabkommen mit Slowenien, Mazedonien, Albanien, Rumänien und Bosnien-Herzegowina, die das Parlament in den vergangenen Jahren bereits genehmigt hat. Unser Land hat ein grosses Interesse an der Polizeikooperation mit den Staaten des Balkans. Es leben derzeit 170 000 Serben in der Schweiz, was einem Anteil von knapp 10 Prozent aller Ausländer entspricht. Die Kriminalität in der Schweiz ist wesentlich von kriminellen Gruppen aus Südosteuropa bestimmt. Serbische kriminelle Banden weisen ein grosses Gewaltpotenzial, einen hohen Organisationsgrad und ein weites Beziehungsnetz auf. Sie sind insbesondere im Kokainhandel, im Menschenhandel, auf dem Gebiet des Menschenschmuggels sowie im Bereich des bandenmässigen Einbruchdiebstahls tätig.
Was in der Kommission zu denken gab, war einzig, dass Serbien ein Land mit relativ hoher Korruptionsanfälligkeit ist. Das Geschäft war aber in der Kommission für Rechtsfragen unbestritten und wurde einstimmig bei 3 Enthaltungen genehmigt.
Lüscher Christian · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe radical-libéral
L'Accord entre la Suisse et la Serbie sur la coopération policière en matière de lutte contre la criminalité complète le réseau de traités bilatéraux que la Suisse a tissé dans le domaine de la lutte contre la criminalité au moyen d'accords analogues avec d'autres Etats d'Europe de l'Est et du Sud-Est - on pense notamment à la Hongrie, la Slovénie, la Lettonie, la République tchèque, l'Albanie, la Macédoine, la Roumanie et la Bosnie-Herzégovine. Ce traité est important pour la sécurité intérieure de la Suisse et peut être mis en oeuvre avec les moyens existants.
Nous savons tous que certaines formes de criminalité, comme par exemple le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme, voire la traite d'êtres humains ou encore la criminalité organisée ont presque systématiquement un caractère transfrontalier. La lutte contre ces formes de criminalité ne doit pas s'arrêter aux frontières nationales, évidemment. C'est dans ce contexte qu'au cours des dernières années la Suisse a renforcé à tous les niveaux sa coopération internationale en matière de police.
Tout d'abord au niveau mondial, il y a eu un renforcement de la coopération avec Interpol. A l'échelle européenne, depuis le 12 décembre 2008, la mise en oeuvre de l'accord d'association à Schengen a relevé encore le niveau de la coopération policière avec l'Union européenne. C'est encore sans compter toutes les conventions bilatérales qui nous lient avec tous nos pays voisins et les pays que j'ai mentionnés tout à l'heure.
S'agissant de l'accord avec la Serbie, il a été négocié et paraphé au cours d'une seule rencontre qui a eu lieu durant l'automne 2008. Il a été approuvé le 6 mars 2009 par le Conseil fédéral et signé par Madame la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf le 30 juin 2009 à Belgrade. Le premier conseil a été le Conseil des Etats. C'est la Commission des affaires juridiques qui en a été saisie et le Conseil des Etats a adopté cet accord le 18 mars 2010 sans la moindre opposition. Cette affaire est ensuite venue devant notre conseil, en particulier devant la Commission des affaires juridiques qui l'a traitée et qui n'a pas non plus eu la moindre opposition face à ce traité, puisqu'il a été accepté par 21 voix contre 0 et 3 abstentions. S'agissant du contenu de cet accord, il règle la collaboration transfrontalière entre les autorités de police compétentes en vertu de leur droit national dans les domaines de l'échange d'informations, de la coordination des engagements opérationnels, de la création d'équipes communes, de la formation et du perfectionnement, évidemment dans le strict respect de la protection des données. Il a pour but premier la lutte contre la criminalité, mais il est également applicable à tous les domaines de la criminalité. En est explicitement exclue la coopération policière en matière d'infractions politiques, militaires et fiscales.
Il faut enfin insister sur le fait que, comme les autres conventions dans le même domaine, cet accord ne porte pas atteinte au partage des compétences entre les autorités de justice et de police. La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons, de même que celles entre ces derniers ne sont évidemment pas affectées du tout par cet accord qui, comme cela a déjà été dit, peut être mis en oeuvre avec les moyens existants.
C'est la raison pour laquelle, à l'unanimité moins 3 abstentions, la commission vous propose d'autoriser le Conseil fédéral à ratifier ce traité.
Widmer-Schlumpf Eveline · BR-F · Conseil fédéral · Grisons
Eine Gefahren- und Kriminalitätsanalyse zeigt, dass die Staaten Ost- und Südeuropas bei der Bekämpfung international operierender Tätergruppierungen sowie deren Aktivitäten von ganz besonderer Bedeutung sind, und dies gilt namentlich auch für Serbien. Wir sehen hier, dass die kriminellen Aktivitäten dieser Gruppen sich vor allem im Kokainhandel, im Menschenhandel und -schmuggel und bei Einbrüchen und Diebstählen bewegen.
Wir haben in der Schweiz zurzeit 340 000 Menschen aus dieser Region, knapp die Hälfte davon aus Serbien. Es liegt in unserem Interesse, dass wir mit Serbien intensiver auch polizeilich zusammenarbeiten können. Bis jetzt haben wir das nur über Interpol machen können, es ist der Informationsaustausch über Interpol. Mit diesem Abkommen soll dieser Austausch, diese Zusammenarbeit, intensiviert werden. Das Abkommen deckt sich inhaltlich mit Abkommen, die wir bereits mit anderen Staaten geschlossen haben, ist also in dem Sinn nicht etwas Neues. Es wird uns aber helfen, eine Lücke im heutigen Sicherheitsnetz zu schliessen und auch die Polizeiaufgaben besser erfüllen zu können.
Ich möchte Sie daher bitten, diesem Abkommen zuzustimmen.
Bruderer Wyss Pascale · P-F · Conseil national · Argovie · Groupe socialiste
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition
Bundesbeschluss über die Genehmigung des Abkommens zwischen der Schweiz und Serbien über die polizeiliche Zusammenarbeit bei der Bekämpfung der Kriminalität
Arrêté fédéral portant approbation de l'Accord entre la Suisse et la Serbie sur la coopération policière en matière de lutte contre la criminalité
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Art. 1, 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, art. 1, 2
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Vote
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes ... 144 Stimmen
(Einstimmigkeit)