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Strafverschärfung bei Kriminaltourismus
Verfahrensbeitrag
Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Geissbühler, Freysinger, Heer, Kaufmann, Nidegger, Schibli, Stamm)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Geissbühler, Freysinger, Heer, Kaufmann, Nidegger, Schibli, Stamm)
Donner suite à l'initiative
Heer Alfred · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Mit dieser parlamentarischen Initiative verlange ich eine Strafverschärfung für Kriminaltourismus. Konkret geht es darum: Für Täter, die nur zu dem Zweck in die Schweiz einreisen - sei es als Tourist oder ohne gültiges Visum -, kriminelle Taten zu begehen, soll eine Strafverschärfung erfolgen. Es ist hinlänglich bekannt, dass die Schweiz sehr stark vom Kriminaltourismus betroffen ist. Der Kriminaltourismus betrifft die ganze Schweiz, aber vor allem natürlich die Grenzkantone. Es braucht eine spezielle Gesetzgebung, damit diese Art der kriminellen Handlung verschärft bestraft werden kann.
Die Mehrheit der Kommission sieht zwar das Problem, ist aber der Meinung, dass der Richter gemäss Artikel 47 Absatz 2 StGB bereits berücksichtigen kann, dass eine spezielle kriminelle Energie vorliegt. Dieser Absatz ist aber, das sehen Sie auch aus der Begründung der Mehrheit, so formuliert, dass der Richter dies straferhöhend nur berücksichtigen kann. Er muss es also nicht tun, er kann es tun. Wenn wir eine gesetzliche Bestimmung haben, die den Tatbestand der illegalen Einreise respektive der Einreise zum Zweck von kriminellen Handlungen explizit im Strafgesetzbuch erwähnt, ist der Richter gehalten, eine höhere Strafe auszusprechen.
Auch die Meinung der Mehrheit, dass es schwierig sei zu definieren, ob jemand tatsächlich nur zum Zwecke der kriminellen Tätigkeit in die Schweiz eingereist sei oder nicht, kann ich nicht teilen. Ich denke, im Rahmen der Strafuntersuchung ist dies nicht so schwer zu belegen.
Auch das Argument der Kosten, das die Mehrheit vorbringt, nämlich dass die Kosten mit den Gefängnistagen steigen würden, ist kein gutes Argument. Ich denke, abschreckende, härtere Strafen gegen den Kriminaltourismus haben eine generalpräventive Wirkung und führen letztendlich dazu, dass der Kriminaltourismus abnimmt und nicht zunimmt, wie das heute der Fall ist.
In diesem Sinne möchte ich Sie bitten, dieser parlamentarischen Initiative Folge zu geben.
Geissbühler Andrea Martina · Mit-F · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Der Kriminaltourismus in der Schweiz hat in den letzten Jahren stark zugenommen, dies vor allem in grenznahen Städten. Für die Polizei ist es schwierig, solche Straftäter zu erwischen, da sie nach dem Delikt schnell wieder über die Grenze in ein anderes Land verschwinden. Weiter sind diese Gruppen sehr gut organisiert, und das erschwert die Fahndung zusätzlich. Die Schweiz ist für Kriminaltouristen ein Schlaraffenland, einerseits weil viel zu holen ist, anderseits weil die Strafen, falls man überhaupt erwischt wird, so gering sind, dass sie keine abschreckende Wirkung haben. In den umliegenden Ländern sind die Strafen viel höher. Dies bestätigen Straftäter, welche darum ihre Delikte in der Schweiz verübten.
Ein kleines Beispiel aus Bern: Nach einem Einbruchdiebstahl wurden zwei Ausländer in ihrem Fahrzeug von der Polizei kontrolliert. Es wurde ersichtlich, dass die zwei im Auto wohnten und daher in der Schweiz kein Domizil angeben konnten. Im Fahrzeug lag diverses Einbruchsmaterial. Die zwei wurden in Polizeihaft genommen, damit man weitere Abklärungen tätigen und ihnen DNA und Fingerabdrücke abnehmen konnte. Auch bei dem Einbruchsort wurden die Spuren aufgenommen. Nun baten wir die Staatsanwaltschaft, die Haft zu verlängern, bis die Resultate vorliegen würden. Dies wurde aber nicht gutgeheissen. So mussten die zwei freigelassen werden, und sie verschwanden ins Ausland. Einen Tag später kam die Bestätigung, dass die zwei die Einbrecher waren, dass die Spuren übereinstimmten. Machen konnte man nichts mehr.
Nach solchen Vorkommnissen muss man nicht erstaunt sein, wenn der Kriminaltourismus zunimmt. Wenn wir also etwas gegen den Kriminaltourismus unternehmen wollen, brauchen wir dringend eine Verschärfung der Strafen. Es besteht dringender Handlungsbedarf.
Daher bitte ich Sie, der parlamentarischen Initiative Folge zu geben.
Lüscher Christian · Mit-M · Nationalrat · Genf · FDP-Liberale Fraktion
Pour faire plaisir à Monsieur Hodgers, le rapport sera rendu uniquement en français. Je n'ai pas eu le temps de préparer un rapport en allemand, et encore moins en suisse allemand.
Le 24 juin 2011, la Commission des affaires juridiques de notre conseil a procédé à l'examen préalable de l'initiative parlementaire Heer, "Aggravation de la peine pour les infractions commises par de faux touristes", déposée le 18 juin 2000. Ladite initiative demande à ce que le juge aggrave la peine, et qu'il n'ait pas que la possibilité mais l'obligation de le faire, si au moment d'agir, l'auteur se trouvait en Suisse à des fins de tourisme avec ou sans visa valable, ou résidait en Suisse sans autorisation de séjour valable.
La commission, par 16 voix contre 7 et 1 abstention, vous propose de ne pas donner suite à l'initiative parlementaire Heer, et cela pour les raisons suivantes.
Conformément à l'article 47 alinéa 1 du Code pénal suisse, le juge fixe la peine d'après la culpabilité de l'auteur. Selon l'alinéa 2 de cette même disposition, la culpabilité est notamment déterminée par le caractère répréhensible de l'acte, autrement dit en fonction de l'énergie criminelle déployée. Selon le Tribunal fédéral et la doctrine, l'intensité de la volonté criminelle doit également être prise en considération par le juge au moment de fixer la peine.
La majorité de la commission propose, comme je vous le disais, de ne pas donner suite à l'initiative parlementaire. Je tiens néanmoins à préciser que la Commission des affaires juridiques, comme le Parlement d'ailleurs, n'a aucune intention de ne pas lutter contre les crimes commis dans notre pays, qu'ils soient commis par des Suisses ou par des étrangers, par des gens qui résident de manière licite ou illicite dans notre pays. Simplement, la commission estime qu'il n'y a pas lieu de légiférer en la matière, le droit actuel permettant déjà de tenir compte du fait que l'infraction a été commise en Suisse par une personne venant de l'étranger.
La culpabilité de personnes qui se rendent en Suisse dans le but d'y commettre des actes délictueux peut être accrue, l'énergie criminelle et l'intensité de la volonté criminelle étant considérées comme des circonstances aggravantes. Le juge peut en tenir compte et prononcer une sanction plus sévère à leur encontre. Il est évident qu'il appartient aux juges de prendre leur responsabilité et de tenir compte des différents critères fixés par la loi. Ce n'est pas au législateur de remédier à d'éventuelles carences des juges.
La majorité de la commission a également mis en avant les coûts supplémentaires qui seraient engendrés par une aggravation de la peine. A titre personnel, je dois vous dire que le droit pénal doit se donner les moyens de ses ambitions. Par conséquent, il ne s'agit pas forcément d'un argument déterminant.
La majorité de la commission souligne encore que la notion de tourisme criminel n'est pas une notion juridique. Si une telle notion était introduite dans le Code pénal, alors l'aggravation de la peine s'appliquerait par exemple aussi à un touriste qui commet un excès de vitesse. En outre, si l'aggravation des peines était prévue uniquement pour les personnes entrées en Suisse dans le but d'y commettre un délit, encore faudrait-il être en mesure de prouver que l'auteur avait l'intention de commettre un délit en Suisse avant qu'il pénètre sur le territoire.
Bref, le fait d'ajouter cette disposition dans le Code pénal n'améliorerait en aucune manière la situation actuelle. Une fois encore, ce n'est pas en faisant entrer dans le Code pénal des concepts indéterminés que nous remédierons à une situation problématique qui existe pourtant et qui doit être résolue par les juges.
Quoi qu'il en soit, la majorité de la Commissions des affaires juridiques vous propose de ne pas donner suite à cette initiative parlementaire.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 54 Stimmen
Dagegen ... 129 Stimmen
Schluss der Sitzung um 12.55 Uhr
La séance est levée à 12 h 55