05.407
Gats. Obligatorisches Referendum
Verfahrensbeitrag
Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Rennwald, Banga, Fehr Mario, Gysin Remo, John-Calame, Müller Geri, Sommaruga Carlo)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Rennwald, Banga, Fehr Mario, Gysin Remo, John-Calame, Müller Geri, Sommaruga Carlo)
Donner suite à l'initiative
Schlüer Ulrich · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Der Initiant, Herr Zisyadis, beantragt mit seiner parlamentarischen Initiative, das sogenannte Gats-Abkommen, das Allgemeine Abkommen über den Handel mit Dienstleistungen, das derzeit im Rahmen der WTO ausgehandelt wird, dem obligatorischen Referendum zu unterstellen. Namens der Mehrheit der Kommission empfehle ich Ihnen, dieser Initiative keine Folge zu geben. Die Kommission hat mit 12 zu 7 Stimmen bei 2 Enthaltungen so beschlossen.
Die Verhandlungen über das Gats-Abkommen, das in der Öffentlichkeit tatsächlich sehr kontrovers diskutiert wird, dauern nun schon lange. Es ist nicht genau abzusehen, wann sie beendet sein werden.
Aus Schweizer Sicht ist zunächst einmal festzuhalten, dass wir ein Land sind, das Dienstleistungen exportiert. Der Export von Dienstleistungen ist für die Schweiz von ausserordentlicher Bedeutung. In Bezug auf Dienstleistungen ist die Schweiz tatsächlich international wettbewerbsfähig. Es ist für die Schweiz, das ist die feste Meinung der Kommissionsmehrheit, von existentieller Bedeutung, dass Handel und Export von Dienstleistungen in geordnetem Rahmen ablaufen können. Jegliche Tendenz, sich in diesem Bereich abzuschotten, nicht mitzumachen, wäre zum Schaden der Schweiz - darüber muss man sich im Klaren sein.
Als kleines Land ist die Schweiz selbstverständlich daran interessiert, dass bezüglich Export von Dienstleistungen Regeln - Regeln, nicht Regulierungen - geschaffen werden, die von allen Partnerländern anerkannt und eingehalten werden. Sie ist daran interessiert, dass nicht einfach Grossmächte im Rahmen eines "Rechtes des politisch Stärkeren" ihre Vorstellungen einseitig durchsetzen können. Deshalb ist es gerade für ein kleines Land, für einen Kleinstaat wie die Schweiz, von existenzieller Bedeutung, dass vernünftige, von allen anwendbare Regeln geschaffen werden können.
Nun, das Gats-Abkommen wird vor allem deshalb kontrovers beurteilt, weil es sich auch mit der Privatisierung von Dienstleistungen befasst. In diesem Bereich gehen die Meinungen diametral auseinander, wobei zunächst festzuhalten ist, dass Verschiedenes, was da an Meinungen zirkuliert, auf Missverständnissen beruht. Es trifft zu, dass im Rahmen des Gats die Privatisierung von Dienstleistungen möglich gemacht werden soll. Aber es trifft nicht zu, dass dies in irgendeiner Art und Weise als obligatorisch erklärt worden ist. Jedes Land kann für sich entscheiden, was es im Hinblick auf Privatisierungen übernehmen will und was nicht. Die Schweiz hat - das ist ja ein besonders umstrittenes Kapitel - bezüglich Verfügungsgewalt über Wasser ausdrücklich bekannt gegeben, sie wolle keine Privatisierung dieses Bereichs vornehmen.
Es ist also festzuhalten, dass aus der Sicht der Schweiz keinerlei Absichten bestehen, aufgrund dieses Gats-Abkommens zusätzliche Privatisierungen etwa im öffentlichen Dienst vorzunehmen. Dennoch ist die Kommissionsmehrheit nicht der Auffassung, dass dies verboten werden soll, weil es bekanntlich auch Länder gibt, in denen die Verhältnisse anders sind. Es gibt Länder, in denen die Regierung den Service public z. B. nur der ihr genehmen Mehrheit bzw. dem ihr genehmen Teil der Bevölkerung zukommen lässt und nicht allen. Im Blick auf die Realität macht es wirklich keinen Sinn zu verbieten, dass auch Möglichkeiten gesucht und gefunden werden können, dass auch die vernachlässigsten Bevölkerungsteile in den Genuss von solchen Dienstleistungen kommen können.
Die Kommissionsmehrheit möchte Ihnen empfehlen, dieser parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben, die ganze Problematik rund um das Gats sachgerecht und nicht ideologisch zu beurteilen und dabei die Referendumsmöglichkeit so zu bewerten, wie dies von der Verfassung vorgegeben ist. Das Gats schafft nicht automatische Rechtsanpassungen, es schafft nur Möglichkeiten, die gesetzliche Anpassungen erlauben würden, die dann ohnehin in der Regel dem fakultativen Referendum unterstellt werden. Wenn es um einen Verfassungsartikel ginge, käme ein obligatorisches Referendum zum Zug. Aber aus dem Gats-Abkommen selbst entstehen keine Automatismen. Und da gilt Folgendes: Die Logik bezüglich Staatsvertragsreferenden lautet so, dass nur dann, wenn unabänderliche Rechtsanpassungen automatisch akzeptiert werden müssen, das obligatorische Referendum vorgesehen ist. Wenn dies nicht der Fall ist, dann ist das obligatorische Referendum von der Verfassung her nicht gerechtfertigt.
Die Kommissionsmehrheit ist der Auffassung, dass bezüglich Gats nicht von der geltenden Regel abgewichen werden soll, und beantragt Ihnen deshalb, der parlamentarischen Initiative Zisyadis keine Folge zu geben.
Darbellay Christophe · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Christlichdemokratische Fraktion
L'initiative parlementaire Zisyadis, déposée le 18 mars 2005, demande de soumettre l'Accord général sur le commerce des services (AGCS) au référendum obligatoire et, par conséquent, de requérir l'aval du peuple et des cantons. L'auteur invoque l'argument du déficit démocratique, de l'intransparence de ce qu'il considère comme une instance supranationale contournant les assemblées parlementaires.
L'AGCS concerne le monde entier, notamment en matière de politique des marchés publics. Il doit être considéré comme une composante essentielle de tout projet politique. Il en est de même pour des secteurs clés comme l'environnement, la santé, l'éducation ou la culture. Vu des conséquences de l'AGCS, Monsieur Zisyadis revendique un débat national sur son instauration. Précisément, c'est son caractère supranational qui requiert, selon lui, le référendum obligatoire. L'esprit de l'initiative parlementaire Zisyadis s'inscrit d'ailleurs dans la mouvance de dizaines de communes suisses qui se déclarent hors AGCS.
Au terme d'un court débat, deux propositions ont été débattues: la première était de ne pas donner suite à l'initiative. Il a été décidé de faire de la sorte par 12 voix contre 7 et 2 abstentions.
La deuxième consistait à transformer l'idée principale de l'initiative parlementaire Zisyadis en postulat de la commission. Elle a aussi été rejetée, par 13 voix contre 9. Cette idée tendait à demander que le Conseil fédéral s'engage à exclure - parce qu'ils relèvent du service public - un certain nombre de services et de prestations du champ de l'AGCS, cela parce qu'il y a une ambiguïté à propos de l'AGCS. Le postulat demandait d'y intégrer les normes internationales en matière de travail des enfants, de travail forcé ou de liberté syndicale.
La majorité de la commission est consciente de la liste des engagements présentée en commission par le Conseil fédéral. Nous savons quelles sont les concessions concrètes que notre pays est prêt à faire dans le secteur des services. Il n'y a aucune obligation de contracter dans les domaines que le Conseil fédéral considère comme relevant du service public. Ils sont par conséquent exclus du champ d'application. Le processus de développement de l'AGCS postule qu'il y ait des offres et des contre-offres; par conséquent, c'est bien la Confédération, et non un partenaire étranger ou une instance supranationale, qui choisit ce que nous mettons ou ne mettons pas dans la corbeille de la mariée.
La majorité estime que la Suisse est en mesure aujourd'hui de défendre valablement ses intérêts en matière de service public. Les règles régissant le référendum obligatoire et le référendum facultatif sont claires. En pratique, une question très importante est forcément soumise au vote du peuple. Une question d'importance moindre, même si c'est une question d'interprétation, n'est pas forcément soumise au vote du peuple.
Nous avons en Suisse une tradition dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce et de son prédécesseur, le GATT, puisque nous sommes depuis 1995 membre fondateur de l'OMC et que le secteur des services, que nous ne saurions exclure a priori d'une négociation, est très important et constitue une part prépondérante de l'économie de ce pays.
La majorité ne considère pas que l'adhésion à l'AGCS corresponde à l'adhésion à une organisation supranationale puisqu'au sens formel et juridique, l'AGCS fait partie intégrante de l'OMC et n'en est qu'une partie. Ce n'est pas une nouvelle institution. La Confédération suisse ne fait pas autre chose que de soumettre dans le cadre de l'AGCS de nouvelles offres de sa part pour une négociation future. Le postulat a été également rejeté puisque c'est l'affaire du Conseil fédéral de mener une négociation, de savoir quelles sont les concessions et ce qu'on peut offrir. Il s'agissait aussi d'éviter toute distorsion de concurrence et d'éviter aussi d'isoler l'économie suisse sur le plan international.
A l'instar de la majorité de la commission, je vous invite à ne pas donner suite à l'initiative parlementaire Zisyadis.
Rennwald Jean-Claude · Mit-M · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion
Au nom de la minorité de la commission, je vous demande de donner suite à l'initiative parlementaire Zisyadis.
Je crois que face à une telle proposition il y a quelques questions assez fondamentales à se poser, à savoir: est-ce que l'accord doit être soumis au référendum facultatif ou obligatoire? l'accord en question a-t-il un caractère supranational? ou encore est-ce que l'on adhère à une forme d'organisation supranationale?
La minorité de la commission estime que dans le cas de l'Accord général sur le commerce des services (AGCS), on se trouve face à la nécessité de prévoir un référendum obligatoire et cela pour les raisons suivantes.
Tout d'abord, il faut constater que l'AGCS manque de transparence et le débat à son sujet n'est pas assez démocratique. Ensuite, la réglementation qui en sortira s'appliquera à tous les milieux institutionnels, sur les plans national et local. Et puis, cet accord a force de loi pour les pays signataires et l'OMC a les moyens de contraindre ses membres à l'appliquer.
Pour les secteurs dans lesquels des engagements sont pris dans ce cadre, l'OMC s'introduit dans des domaines qui jusqu'ici étaient d'ordre réglementaire et législatif. Nous sommes donc en présence, et je pèse mes mots, d'un engagement politico-économique sans précédent, mais aussi sans équivalent juridique. Ce qu'on peut aussi redouter, c'est que par ce biais on essaie d'imposer un certain nombre de réformes sur le plan interne, qu'on ne pourra pas véritablement contrôler et en fait, de ce point de vue, cet accord est une tentative visant à préparer le terrain à des libéralisations dans l'économie interne, sans passer par les procédures politiques et démocratiques habituelles.
J'aimerais citer un communiqué du SECO du 14 juin 2006 qui précise que la Suisse s'en tient au principe selon lequel aucun secteur ne doit a priori être exclu des négociations. Il n'y a que le cas de l'eau potable qui est mentionné explicitement comme n'en faisant pas partie. Alors, même si la Suisse n'est pas intéressée par une libéralisation dans plusieurs secteurs, on peut imaginer que d'autres Etats le sont et qu'alors la Suisse sera contrainte à monnayer certains aspects contre d'autres.
Je souligne encore que parfois, lorsqu'on parle de service universel, les recommandations ne sont pas toujours très claires parce qu'il y a dans certains cas une coexistence des services publics et des services privés. Il y a des services qui relèvent du monopole d'Etat dans certains pays et pas dans d'autres; et il y a des situations où le service universel est fourni par une compagnie privée. Tout cela vous montre qu'on nage dans une totale ambiguïté.
J'aimerais encore ajouter que de très larges milieux partagent les préoccupations exprimées dans l'initiative Zisyadis puisque de grandes villes, et mêmes de très grandes villes comme Vancouver, Toronto, Québec, Melbourne, Paris, Vienne et d'autres se sont déclarées hors zone AGCS, ce qui est aussi le cas de quelques communes suisses comme Delémont, Genève ou Lausanne, pour ne citer que ces trois exemples.
J'aimerais pour terminer revenir sur un aspect de l'exposé de Monsieur Schlüer. Monsieur Schlüer, vous avez dit: "Les exportations sont vitales pour ce pays." Jusque-là, vous avez totalement raison. J'irai même plus loin: les exportations sont la locomotive de l'économie suisse, et sans exportations, ce pays est mort. Mais je trouve quand même que vous êtes un petit peu gonflé de venir, vous, faire ce type de déclaration, lorsque l'on sait que vous êtes opposé à l'adhésion à l'Union européenne; que vous avez combattu les accords bilatéraux, qui étaient favorables aux industries d'exportation; et enfin que l'UDC et l'ASIN, ces prochains jours ou ces prochaines semaines, vont déposer un référendum contre la participation de la Suisse aux efforts de cohésion européenne, pour un montant d'un milliard de francs sur cinq ans, dont le rejet serait catastrophique pour ce pays et plus spécialement pour ses exportations. Je dois vous dire que j'ai de la peine à suivre vos raisonnements.
Zisyadis Josef · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Fraktionslos
Il est vrai que j'ai été un tout petit peu surpris et interloqué par Monsieur Schlüer, rapporteur de la commission qui a réussi, je ne sais pas si c'est par masochisme, à faire tout un discours qu'il n'avait même pas fait en commission, apportant ici de nouveaux éléments, totalement incongrus, à mon sens. C'est peut-être pour cacher sa gêne, lui qui demande en toutes occasions que la Suisse puisse voter sur n'importe quel accord international. Dans le cas présent, comme membre de l'UDC, il accepte tout simplement qu'il n'y ait pas de référendum sur la question!
Il y a deux façons d'aborder la question qui vous est soumise: soit nous entrons sur le fond du problème et nous discutons de l'Accord général sur le commerce des services (AGCS), soit nous nous concentrons sur l'essentiel de ma proposition, qui consiste à considérer que cet accord est d'une telle importance qu'il ne peut pas être soustrait à la volonté populaire. A mon sens, il doit être considéré comme une adhésion à une communauté supranationale et donc être soumis au référendum obligatoire.
En quoi les parlementaires du monde entier sont-ils concernés par cet accord? L'AGCS inaugure quelque chose de fondamentalement nouveau en matière internationale. C'est une bombe juridique à fragmentation. C'est la raison pour laquelle il faut le soumettre au référendum obligatoire. Cet accord est peu connu, si ce n'est par certains cercles, par certains technocrates qui négocient et par certaines personnes qui s'y intéressent depuis quelques années en avançant, d'ailleurs, quelques éléments douteux.
Depuis trois ou quatre ans, des dizaines de villes suisses, les unes après les autres, et des centaines de villes ou de régions européennes et d'autres continents se sont déclarées hors AGCS. Il y a donc une mise en place concrète d'un processus que nous pouvons appeler citoyen, qui devrait nous concerner en tant qu'élus nationaux.
L'AGCS concerne tous les secteurs, y compris vitaux comme la santé, l'éducation, la culture ou l'environnement. Il affectera indirectement des domaines essentiels comme le droit du travail et la possibilité de poursuivre des objectifs d'intérêt général. Il se négocie à huis clos, et il est si complexe que les technocrates eux-mêmes s'y prennent les pieds. Ce qui est en tout cas sûr, c'est que les parlements du monde entier sont mis à l'écart de ce processus. Ce qui est sans précédent juridique, c'est que l'AGCS soumet les pays membres à l'obligation de renégocier périodiquement afin de privatiser toujours plus les services.
Je voudrais attirer votre attention sur l'article 19 AGCS, que l'on peut considérer comme une bombe à fragmentation: "Conformément aux objectifs du présent accord, les membres engageront des séries de négociations successives qui commenceront cinq ans au plus tard après la date d'entrée en vigueur de l'accord sur l'OMC et auront lieu périodiquement par la suite, en vue d'élever progressivement le niveau de libéralisation." C'est assez clair, me semble-t-il.
Si le principe même de la démocratie repose sur les capacités des représentants élus de la population de légiférer dans l'intérêt des citoyens, l'AGCS ne reflète pas cette conception. Pour qu'un service ne soit pas concerné par l'AGCS, il doit être entièrement gratuit et n'être fourni que par l'Etat. Il ne suffit donc pas de penser que nous pourrons corriger l'application de cet accord parce que nous avons de la bonne volonté en Suisse et de croire que nous ferons les choses de manière différente et avec un certain bon sens. Non, cet accord est beaucoup plus pernicieux qu'il n'y paraît. Les gouvernements et les parlements ne savent pour l'instant pas ce que leur réserve l'AGCS. Les élus ne sont informés ni des nouveaux services, ni de l'engrenage des négociations qui ont été mises en place. Quoi qu'il en soit, l'AGCS remet en cause la compétence des parlements élus par la population.
Mon initiative parlementaire vous demande donc principalement et fondamentalement l'ouverture d'un débat national sur l'AGCS, ainsi que la possibilité de prévoir une votation permettant au peuple et aux cantons de s'exprimer à ce propos.
Je vous invite, par souci de démocratie, à donner suite à mon initiative parlementaire.
Verfahrensbeitrag
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