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Pas d'aide au développement pour les puissances militaires
Büchel Roland Rino · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Meine Motion verlangt, dass sich der Bund - und dabei insbesondere die Deza sowie das Seco - im Bereich der internationalen Zusammenarbeit, der Entwicklungszusammenarbeit, der multilateralen Zusammenarbeit und der humanitären Hilfe nur noch in Ländern engagiert, die im Verhältnis zum BIP über die letzten fünf Jahre nicht mehr als doppelt so viel für das Militär ausgegeben haben wie die Schweiz. Ich nehme dabei explizit jede zeitlich begrenzte Soforthilfe an die Zivilbevölkerung bei Naturkatastrophen und internen bewaffneten Konflikten aus. Diese wäre also weiterhin möglich.
Warum habe ich mich entschlossen, diese Motion einzureichen? Sie wissen, dass über die sogenannte Entwicklungszusammenarbeit heute Hunderte Millionen Franken von der Schweiz in Länder mit gewaltigen Ausgaben für Armee und Kriegsmaterial fliessen. Nehmen wir zum Beispiel Pakistan: Das Land gibt allein für den Unterhalt seiner Atomsprengköpfe jedes Jahr Unsummen aus. Trotzdem hat die Schweiz allein von 2007 bis 2011 mit einem dreistelligen Millionenbetrag Entwicklungshilfe geleistet. Es ist stossend, dass wir auf diese Art Länder unterstützen, die pro Kopf ein Mehrfaches unserer Verteidigungskosten für ihre Rüstung ausgeben.
Nun hat der Bundesrat in der Botschaft zur internationalen Zusammenarbeit 2013-2016 den Beitrag der Schweiz zur Bewältigung der Armutsprobleme und der globalen Herausforderungen explizit hervorgehoben. Arbeiten wir wirklich in Richtung dieses Ziels, wenn wir am Hindukusch, also in Afghanistan und Pakistan, über ein sogenanntes Kooperationsprogramm Millionen für die Stärkung der guten lokalen Gouvernanz ausgeben? Es ist beinahe unglaublich naiv, wenn wir den lokalen Machthabern Mittel zur Verfügung stellen und dabei ernsthaft glauben, dass wir damit die Lebensbedingungen armer Bevölkerungsschichten verbessern würden.
Der Bundesrat ist gegen meine Motion. Er sagt in seiner schriftlichen Stellungnahme: "Die Motion verfolgt den Ansatz, Regierungen mit relativ hohen Rüstungsausgaben indirekt zu sanktionieren." Was ist denn daran so schlecht, Herr Bundespräsident? Im Gegensatz zum Bundesrat denke ich, dass dieser Ansatz sehr wohl zielführend ist.
Generell wäre diese Vorgehensweise in Bezug "auf die angestrebte Reduktion der Rüstungsausgaben letztlich kontraproduktiv", fantasiert der Verfasser der bundesrätlichen Stellungnahme weiter. Diese Stellungnahme hat gar amüsante Züge. So steht darin doch tatsächlich schwarz auf weiss: "Das Beispiel Nordkoreas zeigt, dass die adäquate Antwort auf solche Situationen ... gezielte Sanktionen sind."
Ich möchte Sie an etwas erinnern: Für Nordkorea wurden Lieferungen von hochpräzisen Sportwaffen genehmigt. Eine Sesselbahn durfte jedoch nicht geliefert werden. So viel zur "adäquaten Antwort" mittels "gezielter Sanktionen"! Wenn wir jedoch den sinnvollen Ansatz über die Streichung der Entwicklungsmillionen wählen, ist es natürlich wichtig, dass wir auf eine saubere Berechnungsgrundlage setzen. Diese liegt vom renommierten Stockholm International Peace Research Institute (Sipri) pfannenfertig vor. Das Institut wird seit Jahren auch von der Schweiz unterstützt und gilt als weltweit anerkannte Institution.
Sie sehen, es gibt eigentlich keine stichhaltigen Gründe, gegen den sinn- und massvollen Inhalt dieser Motion zu sein. Ich bitte Sie deshalb, meinen Vorstoss anzunehmen.
Burkhalter Didier · BPR-M · Conseil fédéral · Neuchâtel
Si vous adoptez cette motion, qu'est-ce que cela signifie? Cela veut dire que vous visez des gouvernements et que vous manquez la cible, mais que vous touchez ceux qu'on devrait aider, les plus pauvres. C'est ce qui se passe si vous adoptez cette motion.
Pour le Conseil fédéral, il est clair que la coopération internationale ne vise pas à soutenir des gouvernements; elle contribue à diminuer la part des populations les plus pauvres et les plus défavorisées. C'est précisément la volonté du Parlement. Lorsque le Parlement a approuvé les propositions du Conseil fédéral relatives au message concernant la coopération internationale 2013-2016, il a exprimé la volonté de renforcer l'engagement de la Suisse dans des situations fragiles, particulièrement difficiles, sans tenir compte directement des gouvernements, mais plutôt de la situation de ceux qu'il faut aider, des plus pauvres. C'est précisément aussi le but de la Constitution.
La motion remet cela en question. Elle remet en question un élément stratégique pour notre pays. Son acceptation aurait pour conséquence l'interruption de la coopération au développement, et aussi en partie de l'aide humanitaire, dans des régions où les gens en ont le plus besoin.
Concrètement, si on se base sur les données 2013, la Suisse devrait mettre fin à ses engagements de coopération internationale dans au moins 15 pays ou régions qui sont considérés comme prioritaires dans le message dont vous avez accepté les propositions. Cela correspond à environ 40 pour cent de ces pays ou régions. Les pays concernés seraient le Burundi, le Tchad, la Colombie, le Vietnam ou le Myanmar, par exemple. On stopperait des programmes à long terme qui sont dans l'intérêt de la Suisse. Par ces projets et programmes la Suisse s'engage pour améliorer les conditions de vie mais aussi pour la résolution des conflits et pour les questions de bonne gouvernance. Avec une collaboration, qui est souvent faite de façon décentralisée, on renforce le contrôle démocratique dans ces pays, la discussion sur les budgets, le contrôle des dépenses militaires. La motion est donc contre-productive dans l'optique même d'une réduction des dépenses militaires.
Autre problème: le seuil fixé dans la motion. Ce seuil ne constitue pas une base objective, il devrait être appliqué indépendamment d'une éventuelle nécessité de rattrapage, qui pourrait se justifier, ou du contexte spécifique aux différents pays en matière de politique de sécurité. De plus, est-ce vraiment dans l'intérêt de la Suisse? Par exemple, si vous avez une aide de la Suisse dans des pays, tels la Jordanie ou le Liban, proches de régions où il y a potentiellement beaucoup de réfugiés - par exemple la Syrie -, et que, tout à coup, à cause de ce critère supplémentaire, il devenait impossible d'agir, eh bien nous nous trouverions dans une situation où l'on aurait une augmentation du risque de migration jusque dans les pays occidentaux, plutôt que de la capacité de régler le problème dans la zone proche, ce qui est exactement dans l'intérêt de la Suisse.
La Suisse entend également poursuivre son engagement en faveur de la stabilité dans le monde, en contribuant à la promotion de la paix, au désarmement, à la sécurité internationale, et elle ne doit pas s'imaginer - c'est cela qui est naïf - pouvoir régler ces problèmes en punissant la part de la population qui est la plus pauvre, la plus fragile.
Nous vous recommandons donc de rejeter cette motion.
Vote
Präsident (Lustenberger Ruedi, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 61 Stimmen
Dagegen ... 128 Stimmen
(4 Enthaltungen)