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Für eine wirksame Bekämpfung des Drogenkleinhandels
Hêche Claude · 1VP-M · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion
Le président (Hêche Claude, premier vice-président): Un rapport écrit de la commission vous a été remis. La commission et le Conseil fédéral proposent de rejeter la motion.
Rechsteiner Paul · Mit-M · Ständerat · St. Gallen · Sozialdemokratische Fraktion
Auch hier handelt es sich um eine Motion aus dem Nationalrat, die von der Kommission einstimmig abgelehnt wird, in Übereinstimmung mit der Haltung des Bundesrates. Worum geht es? Nationalrat Lüscher schlägt mit dieser Motion vor, Drogenverkäufe zwingend mit einer Mindeststrafe von drei Monaten zu belegen, und zwar unabhängig von der Art der Droge und unabhängig von der Menge. Der Nationalrat hat dieser Motion ohne Diskussion mit 98 zu 76 Stimmen bei 5 Enthaltungen zugestimmt, trotz der Argumente des Bundesrates.
Die SGK Ihres Rates hat die Motion am 15. Mai 2014 beraten und kam mit dem Bundesrat zum Schluss, dass dieser Vorstoss falsch ist, gesundheitspolitisch falsch und strafrechtlich falsch. Weshalb? Wenn nicht zwischen verschiedenen Arten von Drogen unterschieden wird, dann stösst der Vorstoss ins Leere. Der Vorstoss will ja Drogen unterschiedslos gleich behandeln, ob es sich um weiche Drogen wie Cannabis handelt oder um harte Drogen wie Heroin oder Kokain. Unterschiedslos soll in Zukunft eine Strafe von drei Monaten Platz greifen. Das ist auch unverhältnismässig, verglichen mit anderen Delikten im Strafrecht. Das ist das eine Argument.
Das zweite Argument lautet wie folgt: Wenn die Mindeststrafe von drei Monaten gelten soll, unabhängig von der Menge, wenn auch Kleinstmengen im Mikrobereich bereits zu einer Mindeststrafe von drei Monaten führen sollen, sobald sie weitergegeben werden, dann schlägt das einem Grundsatz des Strafrechts, nämlich der Verhältnismässigkeit, ins Gesicht. Es ist disproportional, eine solche Mindeststrafe vorzusehen. Deshalb funktioniert diese Motion auch aus strafrechtlichen Gründen für die Kommission nicht. Auch gesundheitspolitisch führt sie in eine falsche Richtung. Sie widerspricht ebenfalls allen drogenpolitischen Beschlüssen, die in den letzten Jahren und Jahrzehnten getroffen worden sind. Ich erinnere an das zuletzt eingeführte Ordnungsbussensystem im Bereich von Cannabis.
Deshalb schlägt die Kommission einstimmig vor, diese Motion abzulehnen.
Berset Alain · BR-M · Bundesrat · Freiburg
Je vous invite à suivre la proposition de votre commission, qui reprend la position du Conseil fédéral, et à rejeter la motion.
Le but général de la motion, à savoir la réduction de ce trafic, est incontestable. Ce n'est pas la question qui est en jeu ici. Il s'agit de savoir comment on atteint ce but.
Le Conseil fédéral est d'avis que les modifications qui sont entrées en vigueur en juillet 2011 grâce à la révision de la loi sur les stupéfiants donnent déjà un instrument efficace contre les petits trafiquants de cocaïne. Selon le monitorage suisse des addictions et l'enquête suisse sur la santé, on constate une légère tendance à la baisse de la consommation de drogues illégales en général et pour la cocaïne en particulier.
A cela s'ajoute le fait que la politique en matière de drogue ne repose pas que sur un pilier. On sait maintenant que ce qui fonctionne, ce sont plusieurs piliers et pas seulement la répression. Dans le fond, c'est un système qui combine la prévention, la réduction des risques, la thérapie et la répression. Je ne crois pas qu'il faille modifier ou changer un système qui fonctionne.
Ce qu'il faut encore savoir du point de vue du droit pénal, c'est que le petit trafic de cocaïne, dont il est question dans la motion, peut aujourd'hui déjà être considéré comme un délit grave, par exemple en cas de récidive portant sur de petites quantités. Nous avons donc déjà une certaine marge de manoeuvre permettant au juge d'effectuer son travail, de juger de la situation, et qui devrait aussi inciter le Parlement à ne pas fixer de peine minimale parce que cela va à l'encontre du principe de culpabilité de l'auteur. Le Code pénal prévoit qu'il revient précisément au juge de déterminer les peines individuelles, ce qui permet de tenir compte de la gravité de la situation, des antécédents de l'auteur et de l'effet de la peine sur la personne concernée.
Avec cette argumentation, je vous invite, comme votre commission d'ailleurs, à rejeter la motion.
Hêche Claude · 1VP-M · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion
Abgelehnt - Rejeté