11.3178
Befreiung der elektronischen Zigaretten von der Tabaksteuer
Walter Hansjörg · Mit-M · Nationalrat · Thurgau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Antrag der Mehrheit
Annahme der Motion
Antrag der Minderheit
(Thorens Goumaz, Schelbert, Zisyadis)
Ablehnung der Motion
Proposition de la majorité
Adopter la motion
Proposition de la minorité
(Thorens Goumaz, Schelbert, Zisyadis)
Rejeter la motion
Fässler-Osterwalder Hildegard · Mit-F · Nationalrat · St. Gallen · Sozialdemokratische Fraktion
Dies ist so ein Geschäft, das mich immer wieder beflügelt, in der WAK-NR aktiv zu sein. Man lernt nie aus. Ich habe dadurch das Gerät der elektronischen Zigarette, der E-Zigarette, kennengelernt. Ich wusste vorher nicht, dass so etwas existiert. Aber nachdem ich gehört hatte, dass auf diesem Gerät, das keinen Tabak verbraucht, die Tabaksteuer erhoben wird, wurde ich doch einigermassen aufmerksam auf dieses Ding. Das ist ein elektronisches Gerät, das man aufladen kann und das wie eine etwas zu grosse Zigarette aussieht. Wenn man das Gerät in Gang setzt, leuchtet vorne ein kleines Licht, eine LED-Lampe, die dann so tut, wie wenn es vorne glühen würde. Der "Genuss" für jene, die das Ding benutzen, besteht darin, dass Wasserdampf entsteht, also nicht Rauch, was offenbar ein Gefühl des Rauchens hervorrufen soll. Man kann dieses Wasser auch noch mit Nikotin oder mit irgendwelchen Geschmackssubstanzen anreichern und damit dann allenfalls das Rauchen simulieren. So viel zu diesem Gerät.
Wie gesagt, das Gerät enthält keinen Tabak. Es wird aber gesetzlich der Tabaksteuer unterworfen. Es ist tatsächlich so, dass es um den Tabak geht und nicht etwa darum, dass das Nikotin, wenn man das Gerät damit auffüllt, zu besteuern wäre. Sonst müsste man in Analogie dazu auch Nikotinpflaster, Nikotininhalationsgeräte oder Nikotinkaugummis der Tabaksteuer unterwerfen. Es macht eigentlich keinen Sinn, eine Steuer auf einem Stoff zu erheben, der in einem Produkt gar nicht enthalten ist.
Die Tabaksteuer wird ja vor allem erhoben, weil sie eine Lenkungswirkung haben sollte, nämlich dass weniger geraucht wird. Es wird immer gesagt, man müsse die Tabaksteuer wieder erhöhen, damit weniger geraucht werde. Der Effekt ist bekannt: Das findet so nicht statt. Der Vorteil der Tabaksteuer ist, dass damit die AHV und die IV alimentiert werden. Nun, bei diesem Gerät geht es um Steuereinnahmen von ungefähr 200 000 Franken. Niemand wird sagen, wenn man diese Besteuerung aufhebe, schade das der AHV- und IV-Kasse wirklich. Ich glaube, es geht hier um den Grundsatz, dass man nur Dinge mit einer Steuer belastet, in denen das, was besteuert werden soll, auch enthalten ist.
Jetzt sagen natürlich jene, die die Steuer beibehalten wollen, schon zu Recht, dass dieses Gerät nicht ein Entwöhnungsgerät ist, weil man auch nicht so recht weiss, welche gesundheitlichen Schädigungen, vor allem wenn man Nikotin drin hat, entstehen könnten. Aber aus Sicht der Mehrheit ist das noch kein Grund, diese Besteuerung beizubehalten. Vielmehr müsste man dieses Gerät allenfalls auf anderem Weg klassieren, wenn es gesundheitsschädlich ist, und vielleicht eine Zulassung bei Swissmedic veranlassen, was ja dann das Gerät auch verteuern würde.
Die Kommission möchte Ihnen mit 15 zu 4 Stimmen beliebt machen, die Motion anzunehmen und diese Besteuerung aufzuheben. Der Ständerat hat das - daran sehen Sie die Gewichtung dieses Geschäfts - mit 17 zu 6 Stimmen, also mit der halben Belegschaft, auch so beschlossen.
Die Minderheit ist der Auffassung, dass diese elektronischen Zigaretten mit einer Steuerbefreiung den von Swissmedic als Entwöhnungshilfen anerkannten Produkten gleichgestellt würden. Da aber erhebliche Zweifel über die Wirksamkeit der E-Zigaretten als Ausstiegshilfe sowie über deren Unschädlichkeit bestehen, möchte sie eigentlich bei der Besteuerung dieser Zigaretten bleiben.
Ich empfehle Ihnen Annahme der Motion.
Rime Jean-François · Mit-M · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Je ne suis pas aussi téméraire que Madame Hildegard Fässler: je n'ai pas essayé la cigarette électronique.
L'auteur de la motion demande d'exonérer les cigarettes électroniques de l'impôt sur le tabac. Ces cigarettes ont pour but d'aider les fumeurs à essayer d'arrêter de fumer. La panoplie antitabac comprend bien sûr l'imposition du tabac, des tabacs manufacturés et de leurs produits de substitution. Les fumeurs désireux d'arrêter - je pense qu'il y en a quelques-uns parmi vous, en tout cas Monsieur Lüscher, qui avait arrêté de fumer, mais qui a recommencé - ont besoin de moyens auxiliaires pour s'abstenir de fumer. Le recours aux cigarettes électroniques peut indubitablement constituer un traitement substitutif utile pour aider les fumeurs à abandonner la cigarette. Soumettre à l'impôt sur le tabac un auxiliaire qui aide précisément les fumeurs à se libérer de leur dépendance à l'égard du tabac met à mal la cohérence de la politique de l'Etat en la matière.
La possibilité d'imposer les produits de substitution a été introduite dans la Constitution en 1971, lors de la 8e révision de l'AVS, afin d'assurer le financement de l'AVS/AI. Sont réputés produits de substitution les produits qui ne sont pas ou ne sont que partiellement composés de tabac, mais qui sont utilisés de la même manière que le tabac ou comme tabacs manufacturés, même s'ils ne doivent pas être allumés pour être consommés.
Le Conseil des Etats a adopté la motion le 16 juin 2011 par 17 voix contre 6. Par contre, le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.
Les considérations de la commission sont les suivantes: pour la majorité de la commission, la question est de savoir si les cigarettes électroniques permettent ou non d'arrêter de fumer ou si elles ont des effets nocifs pour la santé; cela n'est pas scientifiquement tranché. Les effets nocifs dans le tabac étant avérés, une taxation par l'Etat se justifie, mais pour la cigarette électronique il n'y a aucun résultat scientifique.
Pour la minorité, exonérer les cigarettes électroniques équivaudrait à les mettre sur le même pied d'égalité que les produits qui sont reconnus par Swissmedic comme médicaments aidant à la désaccoutumance.
Votre commission s'est prononcée par 15 voix contre 4 et 2 abstentions. Je vous propose donc d'adopter cette motion.
Thorens Goumaz Adèle · Mit-F · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion
La motion Zanetti prévoit que les cigarettes électroniques soient exonérées de l'impôt sur le tabac, au même titre que les produits d'aide à l'arrêt du tabagisme contrôlés et validés par Swissmedic. Le groupe des Verts vous demande de suivre le Conseil fédéral et de refuser cette défiscalisation en soutenant la proposition de la minorité que j'ai déposée, pour les raisons suivantes.
Tout d'abord, aucune étude à large échelle n'a pu démontrer jusqu'ici l'efficacité des cigarettes électroniques en matière de désaccoutumance au tabac: il n'existe pas d'étude qui le prouve, même s'il ne faut bien entendu pas l'exclure absolument. Beaucoup plus grave: il n'existe aucune étude sur les effets de ces "e-cigarettes" sur la santé; par contre, ce qui est sûr, c'est que des analyses ont montré que certaines de ces cigarettes censées ne pas contenir du tout de nicotine en contenaient en réalité. Pire encore: des substances toxiques comme le propylène glycol ont été détectées dans ces "e-cigarettes".
L'Organisation mondiale de la santé a dès lors émis une mise en garde contre les cigarettes électroniques en 2008, suivie par la Food and Drug Administration américaine en 2009. L'Office fédéral de la santé publique recommande la plus grande prudence: en Suisse, seules les cigarettes censées ne pas contenir de nicotine sont autorisées à la vente, mais l'immense majorité des consommateurs recherchent justement la nicotine. Ils se procurent donc les cigarettes électroniques par Internet, l'importation pour la consommation individuelle étant autorisée, les "e-cigarettes" devant simplement être déclarées et taxées.
En réalité, contrairement à ce qui vous a été dit, ces "e-cigarettes" ont été créées par l'industrie du tabac non pas pour aider les gens à arrêter de fumer, mais pour contourner les mesures de restriction antitabac votées par de nombreux Etats ces dernières années.
Ces cigarettes ne comportent en effet aucun avertissement en lien avec leurs effets sur la santé - et pour cause, on ne les connaît pas - et l'on peut utiliser ces cigarettes dans les lieux publics puisqu'elles n'émettent pas de fumée. Dans sa mise en garde de 2009, la Food and Drug Administration dénonce vigoureusement le fait que ces cigarettes visent sciemment un jeune public. Elles peuvent notamment être parfumées au chocolat dans ce but.
Die eigentliche Frage ist, ob wir durch diese Steuerbefreiung den Verkauf eines Produktes, das sich für die Raucherentwöhnung nicht bewährt hat, fördern wollen - eines Produktes, dessen Inhalt nicht kontrolliert wird; eines Produktes, das, wie gezeigt wurde, teilweise giftige Substanzen enthält; eines Produktes, dessen langfristige Auswirkungen auf die Gesundheit niemand kennt.
Die Grünen werden die Verantwortung für eine steuerliche Regelung, deren Folgen für die öffentliche Gesundheit unbekannt sind, nicht übernehmen. Wenn wir als Unterstützung zur Raucherentwöhnung keine Steuer auf elektronischen Zigaretten wollen, gibt es eine sehr einfache Art und Weise, dies umzusetzen: die Validierung durch Swissmedic. Einzig dieser Weg erlaubt eine wissenschaftlich fundierte Entscheidung in Kenntnis der Wirkung von elektronischen Zigaretten auf die Gesundheit und damit eine gerechtfertigte Steuerbefreiung.
Widmer-Schlumpf Eveline · VPBR-F · Bundesrat · Graubünden
Ich bin sehr froh, dass Frau Thorens Goumaz vor mir gesprochen hat; so fühle ich mich nicht ganz allein, nachdem Ihre WAK dieser Motion mit 15 zu 4 Stimmen zugestimmt hat. Ich meine, es wäre besser, man würde die Motion ablehnen. Verfassung- und Gesetzgeber wollen ja Ersatzprodukte der Tabaksteuerpflicht unterstellen und nur Produkte, die zur Entwöhnung dienen, von der Steuer befreien.
Es geht mir hier, das wird Sie erstaunen, nicht in erster Linie um die Mindereinnahmen von 200 000 Franken; es geht tatsächlich um eine grundsätzliche Frage. Keine Ersatzprodukte - und somit von der Steuer befreit - sind nur die bei Swissmedic registrierten Raucherentwöhnungspräparate: Das sind Nikotininhalatoren, -pflaster und -kaugummi. Alle, die schon eine solche Prozedur durchgemacht haben, wissen, was es alles gibt. Es sind Hilfsmittel für den Ausstieg, darum sind sie von der Steuer befreit. Für diese E-Zigaretten, Frau Thorens Goumaz hat es zu Recht gesagt, gibt es keine Zulassung als wirksame Entwöhnungspräparate von Swissmedic. Wenn man sie jetzt von der Steuer befreien würde, würde man eine Vielzahl anderer Produkte, die auch in der Warteschlaufe sind und auch geprüft werden sollen, ebenfalls von der Steuer befreien müssen.
Ich denke, es geht schon um eine Grundsatzfrage. Bis jetzt haben wir eine klare Unterscheidung vorgenommen: Ersatzprodukte werden nicht von der Steuer befreit, Entwöhnungsprodukte hingegen schon. Es gibt wirklich mehr Gründe, bei dieser Unterscheidung zu bleiben, als es Gründe gibt, sie willkürlich und mit Bezug auf nur ein Produkt aufzuheben.
Ich möchte Sie deshalb bitten, die Motion abzulehnen.
Abstimmung
Präsident (Walter Hansjörg, Präsident): Sie haben einen schriftlichen Bericht erhalten. Die Kommissionsmehrheit beantragt die Annahme der Motion. Die Kommissionsminderheit und der Bundesrat beantragen die Ablehnung der Motion.
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 90 Stimmen
Dagegen ... 61 Stimmen