12.405
Schuldbetreibung. Abwärtsspirale bei Pfändung durchbrechen
Graf Maya · P-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Grüne Fraktion
Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Leutenegger Oberholzer, Jositsch, Kiener Nellen, Schneider Schüttel, Schwaab, Sommaruga Carlo, Vischer Daniel)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Leutenegger Oberholzer, Jositsch, Kiener Nellen, Schneider Schüttel, Schwaab, Sommaruga Carlo, Vischer Daniel)
Donner suite à l'initiative
Präsidentin (Graf Maya, Präsidentin): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.
Poggia Mauro · Mit-M · Nationalrat · Genf · Fraktionslos
Permettre aux débiteurs saisis de quitter une spirale sans fin n'est pas un jeu de mots, mais bien une réalité quotidienne pour des milliers d'habitants de notre pays, notamment dans les régions urbaines. Le but de cette initiative est simple et n'est aucunement l'expression d'une idéologie politique quelconque; il est le résultat d'une observation que peuvent faire toutes celles et tous ceux qui sont en contact avec des personnes en difficulté. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle est soutenue par Caritas, dont vous avez reçu un message.
La finalité de l'initiative est de permettre aux débiteurs dont les revenus sont saisis par un office des poursuites de déduire les acomptes d'impôts communaux, cantonaux et fédéraux effectivement versés. C'est ainsi qu'il vous est proposé une modification de l'article 93 de la loi sur la poursuite pour dettes et la faillite, qui traite des revenus relativement saisissables, par l'adjonction d'un article 93 alinéa 1bis, qui concrétise ce principe.
Le problème que l'initiative vise à résoudre est le suivant: le débiteur dont les gains sont saisis ne peut s'acquitter des impôts pour l'année en cours, car son minimum vital, dont la disposition lui est laissée, n'en tient pas compte. En conséquence, lorsque la taxation est prononcée, généralement dans le courant de l'année suivante, ce même débiteur est incapable de la régler et fait donc l'objet d'une nouvelle poursuite qui, elle non plus, ne lui permettra pas de verser les acomptes d'impôts pour l'année en cours, etc. Pire encore: plus le débiteur améliore ses revenus, plus la saisie est importante et plus la dette fiscale augmente, de sorte que ce système "encourage le découragement"!
Ce système est par ailleurs inégalitaire par rapport à la situation des personnes soumises à l'impôt à la source qui, elles, voient leur minimum vital calculé sur leur revenu après impôts. Inégalité de traitement aussi à l'égard des personnes qui se sont déclarées en faillite personnelle et qui peuvent, dans le cadre de l'article 265a de la loi sur la poursuite pour dettes et la faillite, invoquer leur retour à meilleure fortune en prenant en compte les impôts pour l'année courante.
Alors, me direz-vous, pourquoi s'oppose-t-on à cette initiative? La majorité de la commission considère que cette question devrait être réglée par l'intermédiaire de la Conférence des préposés aux poursuites et faillites de Suisse. A ce jour, rien n'a été fait à ce niveau et seuls les préposés de deux cantons - Soleure et Saint-Gall - permettent cette déduction. Cette situation reste cependant à la merci d'un recours au Tribunal fédéral de la part d'un créancier puisque la jurisprudence a jusqu'ici toujours considéré qu'il n'y avait aucune base légale pour une telle déduction.
Les opposants à cette initiative considèrent encore que le paiement des impôts ne serait pas indispensable, contrairement à la nourriture et au logement. Que dire alors des primes de l'assurance-maladie, obligatoire, qui sont déductibles alors que le droit aux soins a été admis en Suisse, même pour une personne qui ne bénéficierait d'aucune assurance? De plus, l'article 64a LAMal ne permet plus aux assureurs-maladie de suspendre leurs prestations en cas de non-paiement des primes par l'assuré. On peut donc vivre parfaitement et sans risque vital en ne réglant pas ses primes d'assurance-maladie.
Il est encore soutenu que l'initiative donnerait à l'Etat, créancier de droit public, un privilège dans la poursuite pour les impôts en cours. Sans doute, et alors? L'assureur-maladie est également un créancier de droit public, il n'en dispose pas moins d'un privilège. J'ajouterai même: tant mieux pour les finances publiques qui verraient ainsi leurs entrées fiscales plus régulières.
Enfin, la majorité de la commission considère que l'initiative prolongerait le temps de règlement des poursuites en cours. Peut-être, mais d'une part, elle réduirait le travail des offices des poursuites, avec des économies substantielles, et d'autre part, elle ne causerait aucun préjudice pour les créanciers, qui bénéficient de par la loi d'un intérêt de 5 pour cent bien supérieur à ce que nous servent nos banques.
En conclusion, l'initiative ne présente que des avantages réels pour les débiteurs, accessoirement pour les collectivités publiques, sans inconvénient pour les créanciers. Par ailleurs, elle permettrait d'inciter efficacement les personnes qui ont traversé une période difficile dans leur vie à améliorer leur situation rapidement, pour effacer les dettes passées et repartir sur des bases saines.
Je vous prie en conséquence de bien vouloir donner suite à cette initiative parlementaire.
Leutenegger Oberholzer Susanne · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Mit meiner Minderheit ersuche ich Sie, der parlamentarischen Initiative Poggia Folge zu geben. Herr Poggia will Artikel 93 des SchKG dahingehend ergänzen, dass in einem neuen Absatz 1bis festgehalten wird, dass die vom Schuldner effektiv für die Ratenzahlung von Steuern des laufenden Jahres gezahlten Beträge als unpfändbar gelten. Das hat zur Folge, dass diese Steuerzahlungen in die Berechnung des Notbedarfs des betreibungsrechtlichen Existenzminimums aufgenommen werden.
Das ist sehr wichtig; das sehen wir, wenn wir uns die reale Situation vieler Schuldnerinnen und Schuldner in diesem Land vor Augen führen. Laut Bundesamt für Statistik waren in der Schweiz im Jahr 2008 rund 657 000 Personen mit ihren Steuerzahlungen im Verzug. Die Steuern sind der wichtigste Grund für Überschuldungsprobleme von Privatpersonen. Die Situation verschärft sich laufend, weil laufend wieder neue Steuerforderungen entstehen und geltend gemacht werden. Das Problem ist somit völlig ungelöst, wenn diese Beträge bei der Berechnung des Notbedarfs ausgeklammert werden. Das ist der Grund dafür, dass Organisationen wie die private Schuldenberatung Schweiz und Caritas die Initiative Poggia unterstützen.
Die in der Kommission gegen die Initiative geltend gemachten Argumente sind meines Erachtens nicht stichhaltig. Es wurde zum Ersten darauf hingewiesen, dass man ja die Möglichkeit des Steuererlasses habe. Die Hürde des Steuererlasses ist in der Praxis aber hoch. Zudem sichert er keine einheitliche Praxis, denn der Erlass liegt allein im Ermessen der Behörden. Folglich ist eine rechtsgleiche Behandlung nicht gewährleistet.
Zum Zweiten besteht eine krasse Ungleichbehandlung zwischen den ordentlich besteuerten und den quellenbesteuerten Personen, denn wenn ausländische Arbeitnehmerinnen oder Arbeitnehmer der Quellenbesteuerung unterstehen, wird bei der Berechnung der pfändbaren Quote vom tatsächlich bezahlten Lohn ausgegangen. Das heisst also, dass - anders als bei den ordentlich besteuerten Personen - die laufenden Steuerzahlungen beim Notbedarf mitberücksichtigt werden.
Zum Dritten stellen wir eine ungleiche Behandlung, eine ungleiche Praxis in den Kantonen fest. Die Kantone Solothurn und St. Gallen berechnen den Notbedarf unter Berücksichtigung der laufenden Steuerzahlungen, und diese Praxis ist auch vom Bundesgericht geschützt worden. Die Konferenz der Betreibungs- und Konkursbeamten erwartet nun ein klares Signal der Politik zur Änderung des geltenden Gesetzes, damit eine Gleichbehandlung aller gesichert ist. Das würde heissen, dass wir der Initiative Poggia Folge geben müssen.
Die heutige Praxis, wonach die laufenden Steuerschulden nicht berücksichtigt werden, hat auch eine krasse Benachteiligung der öffentlichen Hand zur Folge. Bei privatwirtschaftlichen Gläubigern besteht vielfach die Möglichkeit, dass diese ihre Leistungen bei Zahlungsverzug aussetzen, wie das z. B. die Swisscom macht: Sie stellt bei Zahlungsverzug einfach den Telefondienst ein. Vermieter wiederum haben bei Zahlungsverzug von Mietern die Sicherstellungsmöglichkeit mit einem Retentionsrecht, oder die Forderungen werden beim Grundbedarf berücksichtigt, wie das z. B. beim Telefon der Fall ist. Auf der anderen Seite kann der Staat seine Leistungen bei einem Zahlungsverzug der Bürgerinnen und Bürger nicht einstellen oder den Zugang zur Infrastruktur verweigern. Auch deshalb ist es richtig, dass man die laufenden Steuern beim Notbedarf berücksichtigt. Wir wirken damit der Problematik der zunehmenden Verschuldung von Privatpersonen entgegen. Ich möchte auch noch eines sagen: Die Leute, die in diese Verschuldungssituation kommen, haben gar nicht die Möglichkeit, diese Situation z. B. durch Konsumverzicht zu ändern, denn die Steuern werden laufend wieder fällig und sind voraussetzungslos geschuldet.
Ich ersuche Sie deshalb, indem Sie der Initiative Poggia Folge geben, den Menschen zu helfen, die ein geringes Einkommen haben, und zwar so zu helfen, dass sie aus der Verschuldungssituation herauskommen und vor allem dem aktuellen Teufelskreis der Überschuldung entkommen - ein Teufelskreis, der wesentlich durch die laufenden Steuerschulden mitverursacht wird.
Freysinger Oskar · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
L'auteur demande que l'article 93 de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite soit modifié en y ajoutant un alinéa 1bis qui prévoit: "Ne sont pas saisissables les sommes effectivement versées par le débiteur au titre des acomptes d'impôts fédéraux, cantonaux et communaux pour l'année en cours."
La majorité de la commission estime qu'il faut maintenir la liberté dont bénéficient actuellement les cantons pour déterminer si les impôts courants sont ou non pris en considération lors du calcul du minimum vital selon l'article 93 de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite. Donc à l'heure actuelle, les cantons ont cette liberté. Il y a bien sûr une recommandation de la Conférence des préposés aux poursuites et faillites de Suisse, mais les cantons restent libres et souverains dans ce domaine. Il n'y a que deux cantons, Soleure et Saint-Gall, qui incluent les impôts courants dans le calcul du minimum vital.
De l'avis de la majorité de la commission, le fait que la prise en considération des impôts courants favorise les créanciers publics par rapport aux créanciers privés plaide contre cette pratique. Par ailleurs, la majorité a rappelé l'argument que la possibilité existe pour le débiteur disposant du minimum vital de bénéficier d'une remise d'impôt. Mais l'argument qui a prévalu, c'est qu'il est plutôt judicieux de réglementer cela au niveau cantonal, de garder cette liberté au nom du fédéralisme et de ne pas réglementer cela au niveau fédéral.
La minorité de la commission pointe le doigt principalement sur une inégalité de traitement, particulièrement entre les contribuables imposés à la source et les autres contribuables.
C'est en vertu de tous ces arguments qu'en définitive, la commission vous recommande de ne pas donner suite à l'initiative. Elle a pris sa décision par 13 voix contre 7 et 1 abstention.
Vogler Karl · Mit-M · Nationalrat · Obwalden · Fraktion CVP-EVP
Die parlamentarische Initiative Poggia "Schuldbetreibung. Abwärtsspirale bei Pfändung durchbrechen" verlangt die Ergänzung von Artikel 93 SchKG mit einem neuen Absatz 1bis, in welchem stipuliert wird, dass die vom Schuldner effektiv überwiesenen Beträge für die Ratenzahlungen von Bundes-, Kantons- und Gemeindesteuern des laufenden Jahres unpfändbar sind.
Die Begründung der parlamentarischen Initiative haben Sie soeben gehört: Es geht, wie festgestellt wurde, darum, dass tatsächlich bezahlte Beträge für die Bundes-, Kantons- und Gemeindesteuern unpfändbar sein sollen, diese also zum betreibungsrechtlichen Existenzminimum hinzugerechnet werden. Damit soll verhindert werden, dass sich der Schuldner bzw. die Schuldnerin bei den Steuerbehörden weiter bzw. neu verschuldet, weil ja die Einkünfte, und zwar auch die gepfändeten Einkünfte, besteuert werden.
Ich komme zur rechtlichen Ausgangslage und zur Kommissionsarbeit: Festzustellen gilt es vorab, dass die mit der parlamentarischen Initiative Poggia aufgeworfene Frage nicht etwa neu ist. Diese hat in der Vergangenheit immer wieder Anlass zu entsprechenden Diskussionen gegeben, unter anderem anlässlich der letzten grossen SchKG-Revision oder jeweilen auch im Rahmen der Überarbeitung der Richtlinien für die Berechnung des Existenzminimums.
Die konkrete Berechnung des Existenzminimums ist im SchKG bewusst nicht geregelt worden. Der Gesetzgeber wünschte eine gewisse Flexibilität. Um trotzdem eine gewisse Einheitlichkeit zu gewährleisten, legt die Konferenz der Betreibungs- und Konkursbeamten der Schweiz unverbindliche Richtlinien für die Berechnung des betreibungsrechtlichen Existenzminimums, des sogenannten Notbedarfs, nach Artikel 93 SchKG fest. Gemäss diesen Richtlinien sind Steuern bei der Berechnung des Notbedarfs nicht zu berücksichtigen. Einzig bei ausländischen Arbeitnehmenden, welche der Quellensteuer unterliegen, ist bei der Berechnung der pfändbaren Quote vom Lohn auszugehen, der diesen tatsächlich ausbezahlt wird. Obwohl die Richtlinien für die Berechnung des Existenzminimums unverbindlich sind, werden diese von den meisten Kantonen gesamthaft oder in wesentlichen Teilen übernommen.
Was nun die Steuern betrifft, haben die Kantone St. Gallen und Solothurn - es wurde gesagt - von ihrer Freiheit Gebrauch gemacht und lassen es grundsätzlich zu, dass die Steuern beim Notbedarf eingerechnet werden. Diese Praxis wurde vom Bundesgericht gutgeheissen.
Ein wesentlicher Teil der Kommissionsdiskussion drehte sich denn auch um die Frage, ob im Sinne der parlamentarischen Initiative Artikel 93 Absatz 1 SchKG ergänzt werden soll oder ob eine allfällige Anpassung über die Richtlinien für die Berechnung des betreibungsrechtlichen Existenzminimums herbeizuführen wäre. Während die Kommissionsminderheit die Meinung vertrat, dass die heutige, nichteinheitliche Praxis der Kantone zu einer Ungleichbehandlung der Betroffenen führe und auch eine Ungleichbehandlung zwischen den quellenbesteuerten Steuerpflichtigen und den übrigen Steuerpflichtigen bestehe, wurde von der Kommissionsmehrheit betont, dass eine Anpassung, wenn überhaupt, über die Richtlinien für die Berechnung des betreibungsrechtlichen Existenzminimums zu erfolgen hätte. Die Kommissionsmehrheit erachtet es als nicht opportun, im SchKG punktuell die Behandlung der Steuern zu regeln, alles andere aber weiterhin den Kantonen zu überlassen.
Ihre Kommission beantragt Ihnen mit 13 zu 7 Stimmen bei 1 Enthaltung, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben, zusammengefasst mit folgender Begründung:
1. Eine allfällige Anpassung hätte, wie ausgeführt, über die Richtlinien für die Berechnung des betreibungsrechtlichen Existenzminimums zu erfolgen. Ein Handlungsbedarf auf Ebene Bund besteht daher nicht. Es wäre an den Kantonen, ihre Praxis im Sinne der parlamentarischen Initiative zu überdenken.
2. Nach Meinung der Kommissionsmehrheit gibt es weiter keinen Grund, Steuerschulden gegenüber Privatschulden zu privilegieren.
3. Verschiedene Kantone kennen die Möglichkeit, in wirtschaftlichen Härtefällen ein Gesuch um Steuererlass einzureichen, womit eine weitere Verschuldung der Betroffenen verhindert werden kann.
Namens der Mehrheit Ihrer Kommission ersuche ich Sie, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben. Ihre Kommission hat das, wie festgestellt, mit 13 zu 7 Stimmen bei 1 Enthaltung beschlossen.
Leutenegger Oberholzer Susanne · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Herr Vogler, ich nehme an, Sie haben zur Kenntnis genommen, dass wir uns hier bei der parlamentarischen Initiative Poggia in der ersten Phase befinden. Sie haben jetzt als Lösungsvorschlag auf die Kantone verwiesen. Haben Sie zur Kenntnis genommen, dass die Konferenz der Betreibungs- und Konkursbeamten der Schweiz von uns eine politische Lösung erwartet, wie sie jetzt Herr Poggia eben vorschlägt? Die Ausgestaltung obliegt dann ja uns.
Vogler Karl · Mit-M · Nationalrat · Obwalden · Fraktion CVP-EVP
Frau Kollegin, ich habe das zur Kenntnis genommen. Trotzdem ist die Mehrheit der Kommission zum Ergebnis gekommen, der parlamentarischen Initiative sei keine Folge zu geben.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 58 Stimmen
Dagegen ... 106 Stimmen