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Keine SMS und Tweets aus Gerichtssälen
Rossini Stéphane · P-M · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion
Le président (Rossini Stéphane, président): La motion Ribaux a été reprise par Monsieur Feller.
Feller Olivier · Mit-M · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion
Notre ancien collègue Alain Ribaux propose une modification du Code de procédure civile ainsi que du Code de procédure pénale afin d'ancrer dans ces deux textes l'interdiction d'utiliser, au cours des audiences dans les procédures judiciaires, des moyens de communication tels que les tweets et les SMS.
Il est vrai que ces moyens de communication modernes donnent à tous ceux qui se trouvent dans une salle d'audience - les parties, bien sûr, mais aussi les représentants des médias, les spectateurs - la possibilité de communiquer avec des tierces personnes qui ne se trouvent pas dans la salle d'audience et informer ainsi ces tierces personnes du déroulement de l'audience en temps réel. Cela peut poser des problèmes s'agissant de la manifestation de la vérité. En effet, on peut imaginer que, par exemple s'il y a tout d'un coup un son que l'on entend dans une salle, cela peut créer une excitation - comme cela se passe en ce moment -, lorsqu'un tweet est envoyé à un témoin qui est sur le point d'être entendu mais qui n'est pas encore dans la salle, que ce tweet qui concerne le déroulement de l'audience puisse influencer la déclaration future du témoin. Cela peut donc nuire à la manifestation de la vérité. De façon générale, des renseignements fournis en temps réel aux personnes non présentes comportent également des risques, par exemple en matière de sécurité ou de pertinence des informations qui sont ainsi diffusées.
Le Conseil fédéral partage l'approche générale de Monsieur Ribaux. Il considère, comme lui, que la recherche de la vérité par les autorités judiciaires ne doit pas être entravée. Cela étant, le Conseil fédéral estime que le Code de procédure civile et le Code de procédure pénale comportent déjà un certain nombre d'outils, un certain nombre de moyens qui sont suffisants pour permettre au président de l'audience, aux juges, d'ordonner, par exemple, l'interdiction de la diffusion de tweets ou de SMS.
Le problème dans l'appréciation du Conseil fédéral est le suivant: le principe en vigueur, c'est que toute communication au moyen des nouvelles technologies, toute communication vis-à-vis de l'extérieur est possible, sauf si le juge ordonne une interdiction. Ce que souhaiterait, à juste titre, Monsieur Alain Ribaux, c'est que le principe soit l'interdiction de communiquer vis-à-vis de l'extérieur. Dans la législation d'exécution concrète du principe d'interdiction, on pourra évidemment imaginer l'introduction de quelques exceptions. Ce que nous souhaitons et ce que je vous propose d'accepter, c'est une interdiction de communiquer pendant le procès, à des tiers, des informations concernant le déroulement de l'audience, étant entendu que dans la législation d'application, des exceptions pourront être prévues.
Sommaruga Simonetta · BPR-F · Bundesrat · Bern
Die Motion sieht die Wahrheitsfindung in Gefahr, wenn Medienschaffende oder Zuschauer Einzelheiten aus öffentlichen Gerichtsverhandlungen per SMS oder Twitter an Dritte ausserhalb des Gerichtssaales übermitteln. Der Motionär befürchtet, dass der Gebrauch von solchen Kommunikationsmitteln die Aussagen von Personen beeinflussen könnte, die noch befragt werden sollen. Weiter könnte die Sicherheit der Verhandlungen gefährdet werden. Um das zu verhindern, verlangt die Motion, dass der Gebrauch der erwähnten Kommunikationsmittel in Gerichtssälen grundsätzlich verboten wird.
Auch der Bundesrat ist der Meinung, dass die Verfahrensgesetze sicherstellen müssen, dass die Justizbehörden bei der Wahrheitsfindung nicht gestört oder behindert werden. Das Grundanliegen der Motion ist in diesem Sinne durchaus berechtigt. Anders als der Motionär ist der Bundesrat aber der Auffassung, dass wir mit den bestehenden Regelungen eigentlich genügende gesetzliche Grundlagen haben. Denn die Straf- und die Zivilprozessordnung verpflichten die Gerichte bzw. die Verfahrensleitung, dass während der Verhandlung für Ruhe und Ordnung gesorgt wird. Diese Pflicht respektive diese Kompetenz umfasst auch die Sorge um eine unbeeinflusste Wahrheitsfindung. Das heisst also, soweit die Gefahr besteht, dass bestimmte Machenschaften die Wahrheitsfindung beeinträchtigen könnten, können die Gerichte schon heute gestützt auf das geltende Recht die nötigen Massnahmen anordnen. Das kann zum Beispiel auch ein Verbot sein, während der Verhandlung mit Dritten ausserhalb des Gerichtssaales zu kommunizieren.
Abgesehen davon, dass das geltende Recht bereits genügende Regelungen enthält, muss man vielleicht auch noch die Problematik insgesamt etwas relativieren. In Strafverfahren werden Zeuginnen und Zeugen zwar durchaus auch vor Gericht befragt. Die für die Wahrheitsfindung entscheidenden Einvernahmen finden allerdings nicht im Hauptverfahren, sondern im Vorverfahren vor der Staatsanwaltschaft statt. Somit dürfte es doch einen eher geringen Einfluss auf die Wahrheitsfindung haben, wenn ein Zeuge in der Hauptverhandlung Kenntnis davon hat, welche Aussagen die beschuldigte Person oder ein anderer Zeuge gemacht hat, weil er seine Aussagen normalerweise eben bereits vorher deponiert hat. Es kommt noch hinzu, dass Zeuginnen und Zeugen zur wahrheitsgemässen Aussage verpflichtet sind, wobei diese Pflicht auch durch Strafandrohung verstärkt wird.
Das sind die Gründe, weshalb der Bundesrat der Meinung ist, dass wir heute genügende gesetzliche Grundlagen haben, dass diese Motion keinen Mehrwert bringt und deshalb abgelehnt werden soll.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 50 Stimmen
Dagegen ... 131 Stimmen
(5 Enthaltungen)
Schluss der Sitzung um 13.00 Uhr
La séance est levée à 13 h 00