17.3267
Autoriser les aires d'autoroute à vendre et à servir de l'alcool afin qu'elles puissent se battre à armes égales
Intervention de procédure
Antrag der Mehrheit
Annahme der Motion
Antrag der Minderheit
(Hadorn, Allemann, Graf-Litscher, Hardegger, Rytz Regula)
Ablehnung der Motion
Proposition de la majorité
Adopter la motion
Proposition de la minorité
(Hadorn, Allemann, Graf-Litscher, Hardegger, Rytz Regula)
Rejeter la motion
Pieren Nadja · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
An der Sitzung der KVF des Nationalrates vom 11. April 2017 haben die Nationalräte Kurt Fluri, FDP, Fabio Regazzi, CVP, und ich den Antrag für die vorliegende Kommissionsmotion gestellt. Der Antrag wurde in der Kommission mit 19 zu 5 Stimmen bei 1 Enthaltung gutgeheissen.
Die Kommissionsmehrheit argumentiert, dass im Sinne der Gleichberechtigung zwischen Raststätten und Tankstellenshops der Ausschank und der Verkauf von Alkohol auch auf Autobahnraststätten erlaubt sein sollen. In der Schweiz ist dieser Verkauf bis anhin ausschliesslich auf den Autobahnraststätten verboten. Diese werden damit klar diskriminiert. Sie unterliegen einem unhaltbaren Konkurrenzverbot, welches die vorliegende Motion abschaffen will.
Die Leidtragenden dieser Diskriminierung sind zwei Gruppen von Personen: Die einen sind die Raststättenbesucher, die sich im Restaurant verpflegen. Der grössere Teil der Restaurantbesucher sind nicht Fahrer. Diese setzen sich nach dem Halt an der Raststätte nicht selber hinter das Steuer. Es sind z. B. Reisende auf einer Carfahrt oder Beifahrer, welche ohne schlechtes Gewissen zum Mittagessen ein Glas Wein trinken dürfen.
Heute verlassen genau diese Leute oft die Autobahn und verpflegen sich in einem nahegelegenen Restaurant, wo das Glas Wein erhältlich ist. Oder es sind Hotelgäste; zum Beispiel in der Raststätte Grauholz bei Bern gibt es rund 20 000 Hotelübernachtungen pro Jahr. Diese Gäste dürfen heute zum Nachtessen keinen Alkohol konsumieren, weil der Ausschank eben verboten ist. Sie fahren oft in die Stadt Bern, essen dort, trinken das erlaubte Glas Wein und fahren wieder zurück ins Hotel auf der Autobahnraststätte.
All diese Personen kennen die erlaubte Promillegrenze und haben sich jederzeit an das Gesetz zu halten. Jeder Autofahrer kennt die Promillegrenze und ist selber verantwortlich, sich an diese zu halten, wenn er sich hinter das Steuer setzt, sei es nach einem gemütlichen Abend mit Kollegen, nach einem Restaurantbesuch oder eben nach einem Besuch im Raststättenrestaurant. Es liegt in der Eigenverantwortung jeder Person, sich an das Gesetz zu halten.
Die zweite Gruppe, die von dieser Motion betroffen ist, sind die Betreiber der Autobahnraststätten. Während der Verkauf von Alkohol in Tankstellenshops auf Haupt- und Nebenstrassen erlaubt ist, darf ein Shop auf der Autobahnraststätte keinen Alkohol verkaufen. Liegt ein Shop direkt an der Autobahn, ist der Verkauf von Alkohol erlaubt. Das führt dazu, dass ein Autofahrer für den spontanen Grillabend das Fleisch, den Salat und das Bier in einem Tankstellenshop ausserhalb der Autobahn kaufen wird.
Die Angst, dass sich der Fahrer nach dem Kauf von Alkohol im Raststättenshop betrunken hinters Steuer setzt, ist unbegründet. Kaum jemand wird im Shop ein Bier kaufen, dieses Bier auf dem Parkplatz trinken und sich dann direkt hinters Steuer setzen und seine Fahrt fortsetzen.
Diese Kommissionsmotion will gleich lange Spiesse für alle Gastronomiebetriebe und eine konsequente Handhabung. Es ist nicht konsequent, dass dieses Verbot auf Autobahnraststätten gilt, während es nicht auch die Gaststätten und Shops betrifft, welche in unmittelbarer Nähe zu Autobahnausfahrten und zum restlichen Strassennetz stehen. Unverantwortliches Handeln ist konsequent zu bestrafen, sei es auf einer Haupt- oder Nebenstrasse oder eben auf einer Autobahn. Der Ausschank und Verkauf von Alkohol auf Autobahnraststätten ist in all unseren Nachbarländern erlaubt.
Eine Minderheit der Kommission lehnt diese Motion ab. Sie argumentiert, dass man vermehrt auf eine präventive Wirkung achten müsse, da auf Autobahnen eine höhere Geschwindigkeit erlaubt sei. Bei vielen Unfällen sei Alkohol im Spiel, daher sei es fragwürdig, beim Verkauf von Alkohol auf Autobahnraststätten liberal sein zu wollen.
Die Kommission, wie gesagt, beantragt Ihnen mit 19 zu 5 Stimmen, der Motion zuzustimmen und den Bundesrat zu beauftragen, eine Lösung auszuarbeiten, damit alle Gastronomiebetriebe gleich behandelt werden.
Regazzi Fabio · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe PDC
La majorité de la Commission des transports et des télécommunications vous invite à soutenir sa motion demandant que la vente de boissons alcoolisées soit autorisée sur les aires d'autoroute. Il s'agit par-là de modifier la législation actuelle, notamment l'article 7 alinéa 4 de l'ordonnance sur les routes nationales, article relatif aux aires de repos. Comme la majorité de la commission, le Conseil fédéral propose d'accepter la motion.
Le principal but de la motion est notamment d'éliminer les inégalités de traitement entre, d'une part, les aires d'autoroute, où la vente d'alcool est interdite, et, d'autre part, les stations-service ou restaurants du reste du pays qui se situent souvent directement après les sorties d'autoroute, où la vente et la consommation d'alcool sont permises. A cause de cette interdiction, les restaurants et les "shops" des aires d'autoroute se trouvent pénalisés, car les automobilistes qui souhaiteraient acheter de l'alcool sont obligés de se ravitailler auprès des autres stations-service situées juste après les sorties d'autoroute. C'est pourquoi cette interdiction, qui crée une différence de traitement injuste, n'a pas de raison d'être.
A côté de cette motivation principale, il y en a d'autres, également importantes. L'interdiction actuelle de vendre ou de servir de l'alcool sur les aires d'autoroute existe depuis 1964. Depuis soixante ans, la politique de prévention des accidents routiers mise en place en Suisse a prévu différentes mesures grâce auxquelles aussi bien le nombre d'accidents que de morts sur nos routes a diminué - moins 3 pour cent d'accidents et moins 36 pour cent de décès entre 2012 et 2016. Cette diminution a été possible surtout grâce à la politique de prévention routière - qui a été récemment renforcée avec quelques excès, grâce à Via sicura - et certainement pas en raison de l'interdiction de la vente d'alcool sur les aires d'autoroute.
La motion ne peut donc pas avoir pour effet d'affaiblir la politique de sécurité routière de la Confédération, car elle touche un aspect marginal de cette stratégie. Un aspect qui comporte toutefois une différence de traitement injuste pour les commerces situés sur les aires d'autoroute, différence encore plus incompréhensible si l'on considère qu'aucun pays avoisinant ne l'a jamais introduite. En effet, ni l'Allemagne, ni l'Autriche, ni la France, ni l'Italie ne prévoient une pareille interdiction.
Ceci dit, cette proposition a soulevé des interrogations quant à la sécurité routière. Il est démontré que les accidents de la route sont particulièrement fréquents le week-end, le plus souvent la nuit et au petit matin. D'après les statistiques, les accidents toucheraient plus fréquemment de jeunes hommes, de 18 à 24 ans, qui se rendent dans des discothèques, des bars et d'autres lieux de loisirs, ou en reviennent. La principale cause des accidents routiers n'est donc pas le fait que les conducteurs se rendent dans un magasin pour acheter une bière ou du vin, mais au fait que les jeunes rentrent après avoir consommé de l'alcool dans des commerces en dehors des autoroutes. Si l'on ajoute que la majorité des clients des restaurants situés sur les aires d'autoroute sont des passagers - pensons aux bus, par exemple, où il y a un chauffeur pour 50 simples passagers - ou des personnes qui ne poursuivent leur voyage que le lendemain, on voit bien que cette interdiction représente une restriction excessive qui ne pourra pas contribuer à réellement améliorer la sécurité sur les autoroutes.
Sur ce thème, il est enfin opportun de rappeler un dernier argument. La loi, pour ce qui concerne la conduite en état d'ébriété, est claire et même très sévère. Tout conducteur, celui qui roule sur une route cantonale comme celui qui roule sur une autoroute, doit respecter la loi; mais cela relève de sa responsabilité individuelle.
Pour toutes ces raisons, je vous invite au nom de la commission, qui a pris sa décision par 19 voix contre 5 et 1 abstention, à soutenir cette motion.
Fridez Pierre-Alain · Mit-M · Conseil national · Jura · Groupe socialiste
Monsieur Regazzi, il est clair qu'il existe un principe de base: boire ou conduire, il faut choisir. Les usagers d'une autoroute, lorsqu'ils s'arrêtent sur une aire de repos, le font simplement pour se désaltérer et manger quelque chose, mais ils sont en fait en train de voyager.
Pouvez-vous m'expliquer à quoi cela servirait de permettre la vente d'alcool sur ces aires alors que, de toute façon, il y serait vendu plus cher qu'ailleurs? En outre, les usagers, s'ils décident de quitter l'autoroute, peuvent très bien aller s'approvisionner en alcool dans tous les autres magasins existant, ce qui réduit de fait le risque que des automobilistes consomment de l'alcool en conduisant, que ce soit sur la route ou sur l'autoroute; c'est le but visé par la législation en vigueur.
Regazzi Fabio · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe PDC
Tout d'abord, merci pour votre question, Monsieur Fridez. Cela dépend. C'est un choix personnel de celui qui conduit. L'automobiliste sait ce qu'il peut faire et ce qu'il ne peut pas faire. S'il arrive sur une aire de services sur une autoroute, il doit décider. Si des passagers veulent boire une bière, ils peuvent le faire tout tranquillement. Je ne vois pas où est le problème. C'est une question, comme je l'ai dit, de responsabilité individuelle.
Carobbio Guscetti Marina · 2VP-F · Conseil national · Tessin · Groupe socialiste
Collega Regazzi, è innegabile che tra il consumo di alcol e la guida ci sia una correlazione per quanto riguarda il rischio di incidenti. Lei oggi vuole liberalizzare il settore delle bevande alcoliche, autorizzando la vendita di quest'ultime nelle aree di servizio autostradali. Che misure vuole portare avanti per diminuire i rischi legati al consumo di alcol nel traffico? Vuole più multe, più controlli, maggiori investimenti nella prevenzione?
Regazzi Fabio · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe PDC
Evidentemente siamo d'accordo sul fatto che l'alcol è una delle cause degli incidenti. Ma questo non dipende dalla possibilità di poter vendere o meno queste bevande all'interno dell'autostrada.
Per quanto mi riguarda posso dire che sicuramente la legislazione già oggi è molto severa. Io insisterei e investirei maggiormente sulla prevenzione che comunque ha portato dei buoni risultati fino ad oggi, visto che in ogni caso gli incidenti e i morti sulle strade dovuti all'alcol sono diminuiti in modo sensibile negli ultimi anni.
Hadorn Philipp · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe socialiste
Wir beschäftigen uns hier, in diesem Rat, mit Fragen ganz unterschiedlicher Bedeutung, von unterschiedlicher Tragweite. Man mag sich streiten, wie wichtig die vorliegende Kommissionsmotion der KVF-NR mit dem Titel "Für gleich lange Spiesse. Verkauf und Ausschank von Alkohol auch auf Autobahnraststätten zulassen" ist. Hier geht es nicht um eine Frage, die nach der politischen Parteifarbe zu beurteilen ist. Beruflich darf ich mich in der Gewerkschaft des Verkehrspersonals laufend mit Verkehrsfragen auseinandersetzen. Auch als Präsident des Blauen Kreuzes Schweiz kenne ich Berichte, Erkenntnisse und Erfahrungen von der Front, auch im Zusammenhang mit Alkohol im Verkehr. Die Organisationen mit Engagement für Suchtkranke, Prävention und Verkehrsopfer schlagen Alarm. Selbst Kreise, welche sich sonst für eine möglichst liberale Wirtschaftsordnung einsetzen, zögern oder warnen gar vor dieser Motion. Auch die Beratungsstelle für Unfallverhütung spricht Klartext.
Die Diskussion über Verkehrssicherheit und Alkoholkonsum auf den Autobahnraststätten ist alt. Die 2005 gesenkte Promillegrenze beim Fahren hat sich bewährt. Heute ist es auch für viele Weinliebhaberinnen und Weinliebhaber eine Selbstverständlichkeit, das Glas leer zu lassen, wenn noch eine Autofahrt bevorsteht. Das Verbot des Verkaufs und des Ausschanks von Alkohol auf Autobahnraststätten wurde 1964 eingeführt, und es hat sich bewährt. Die Verkehrsdichte hat in den vergangenen Jahren enorm zugenommen. Im Jahr 1971 forderte der Strassenverkehr 1773 Todesopfer, im Jahr 2016 waren es gemäss dem Bundesamt für Strassen (Astra) noch 216. Im Jahr 2016 spielte der Alkoholeinfluss auf Schweizer Strassen bei 2402 Unfällen mit Sachschäden und bei 1181 Unfällen mit Personenschäden, also mit Verletzten oder Toten, eine Rolle. Bei jedem achten der 216 Verkehrsunfälle mit Todesfolgen im vergangenen Jahr war gemäss Astra Alkohol die mutmassliche Hauptursache, bei den Unfällen mit Schwerverletzten bei jedem zehnten. Das sind Fakten.
Die Autobahnraststätten sind heute bereits stark reguliert. Es ist schlichtweg fehl am Platz, jetzt beim Konsum und Verkauf von Alkohol den Deregulierungseifer ungebremst zu lassen. Auch Sie wissen es: Das Quasimonopol bei den Autobahnraststätten drückt sich trotz Preisfreiheit auch heute noch in den deutlich höheren Benzinpreisen aus.
Auch das Volk will dieses Verbot gar nicht aufheben. Gemäss der Beratungsstelle für Unfallverhütung ergab eine Umfrage, dass 82 Prozent der Bevölkerung dies nicht wollen. Selbst bei einer Umfrage von "24 Heures" in der Romandie sprachen sich zwei Drittel der Befragten gegen eine Aufhebung des Verbots aus. Es ist eine Zwängerei mit Risiken für alle Verkehrsteilnehmer, auch für Menschen, welche dem Alkohol im Alltag nicht gewachsen sind; ganz zu schweigen von all dem Leid bei Verletzten, Angehörigen usw. Zudem entsteht noch ein wirtschaftlicher Schaden, auch bei Arbeitgebern und im Gesundheitswesen. Gemäss Astra sind auf der Autobahn im Durchschnitt 1,2 Personen pro Fahrzeug unterwegs. Die Argumentation, dass den Mitreisenden ein Genuss vorenthalten werde, kann also ebenfalls nicht von Relevanz sein.
Übrigens gibt es auch in den Nachbarländern Einschränkungen. In der Debatte zum neuen Alkoholgesetz legte Bundesrätin Doris Leuthard am 17. Juni 2014 hier dar, Alkoholausschank sei in diesem Rat ein Dauerbrenner. Schon 2002 wurde ein Vorstoss Triponez abgelehnt. Am 17. Juni 2014 wurde eine entsprechende Motion Pieren mit 100 zu 83 Stimmen abgelehnt. Damals machte der Bundesrat geltend, er habe noch immer die gleiche ablehnende Meinung.
In Kenntnis all dieser Fakten ist es einfach scheinheilig, von persönlicher Freiheit und Selbstverantwortung zu sprechen. Es geht nicht um den Kauf von "Grillspiessli" auf den Autobahnraststätten. Nein, die Annahme der Motion erhöht das Risiko, von einem Metallteil des Fahrzeugs eines anderen Verkehrsteilnehmers aufgespiesst zu werden. Den erfolgreichen und wirksamen Präventionsmassnahmen zur Erhöhung der Verkehrssicherheit darf jetzt weder ein Eckzahn gezogen noch ein Dolchstoss versetzt werden. Bleiben wir beim moderaten, zweckmässigen Schutz, und tragen wir zur Sicherheit auf unseren Autobahnen bei.
Unterstützen Sie meine Minderheit aus Verantwortung und lehnen Sie die vorliegende Motion ab.
Leuthard Doris · BPR-F · Conseil fédéral · Argovie
Auch das ist eine Frage, wie richtig gesagt wurde, die regelmässig politisch diskutiert wird. Aus dem Jahr 2002 gibt es eine Motion Triponez dazu; aus dem Jahr 2012 eine entsprechende Motion Pieren. Bisher hat der Nationalrat dieses Anliegen immer abgelehnt. Es ist ein Anliegen Ihrer Kommission, nicht des Bundesrates. Wir können aber aufgrund der neuesten Entwicklungen der Motion zustimmen.
Für uns ist es nicht eine Gewerbevorlage, für uns geht es mehr um die Sicherheitsaspekte. Die neusten Zahlen mit dem Jahr 2015 als Grundlage zeigen: Es gab rund 18 000 Unfälle mit rund 19 000 Verunfallten. Das Gros dieser Unfälle findet natürlich nicht auf dem Nationalstrassennetz statt, sondern innerorts und dann noch leicht ausserorts. Innerorts sind es etwa 14 000 Verunfallte. Dort hat man locker Zugang zu Alkohol. Wenn Sie die neusten Statistiken anschauen, sehen Sie, dass wir auf den Nationalstrassen eine kleine Anzahl Unfälle haben. Der grösste Teil der Unfälle mit Verletzten ist auf übersetzte Geschwindigkeit zurückzuführen. Mit grossem Abstand folgen Unfälle, bei denen Alkohol im Spiel war. Wenn man das anschaut, muss man sagen: Man müsste eigentlich innerorts den Zugang zu Alkohol verbieten. Aber auf dem Nationalstrassennetz ist es offenbar die Regel: Wer fährt, trinkt nicht, und wer trinkt, fährt nicht. Das findet dort Beachtung.
Es wurde gesagt, dass dieses Verbot 1964 in die Verordnung aufgenommen wurde. Damals hat man gleichzeitig auch die 0,8-Promille-Grenze eingeführt. Wir haben heute mit Alkohol und der Sicherheit einen ganz anderen Umgang - Gott sei Dank! Denn damals war das noch ein bisschen ein Kavaliersdelikt. Das ist heute natürlich nicht mehr der Fall. Wir haben die Promillegrenze nochmals gesenkt. Heute gibt es viele Tankstellenshops. Damals, 1964, konnte man Alkohol nur auf einer Autobahnraststätte oder in Restaurants und Dorfbeizen erwerben.
Heute ist die Situation komplett anders. Es gibt unzählige Shops; es gibt 450 Autobahneinfahrten und -ausfahrten, alle 4 Kilometer. Es ist völlig einfach, sich Alkohol zu beschaffen, wenn man denn möchte. Insofern muss man sagen - wenn man die Zahlen anschaut und die Tatsache, dass etwa 40 Prozent des Verkehrs auf den Nationalstrassen abgewickelt wird -, dass wir das grössere Problem auf den Strassen innerorts und ausserorts haben, aber nicht auf den Nationalstrassen. In diesem Sinne sind die Autobahnen die sichersten Strassen, auch wenn wir auch dort weiterhin versuchen müssen, jeden Unfall zu verhindern. Diese Motion wird an dieser Situation nichts ändern.
Fehlmann Rielle Laurence · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe socialiste
Madame la présidente de la Confédération, je suis assez préoccupée par le fait que le Conseil fédéral soutienne cette motion, malgré les recommandations contraires du Bureau de prévention des accidents, qui est une autorité en matière de sécurité routière. Est-ce que cette position du Conseil fédéral est due à une pesée d'intérêts ayant abouti à la décision de soutenir quelques représentants de l'économie au détriment de la sécurité et de l'intégrité corporelle des usagers de la route?
Leuthard Doris · BPR-F · Conseil fédéral · Argovie
Madame Fehlmann Rielle, j'ai essayé d'expliquer et d'argumenter: le Conseil fédéral s'est basé sur la statistique des accidents et de leurs causes pour faire sa proposition. Comme je l'ai dit, sur 17 000 accidents, environ 2000 ont lieu sur les routes nationales. La grande majorité des accidents a lieu sur des routes cantonales ou communales, malgré le fait que 40 pour cent du trafic a lieu sur les routes nationales. Sur les 2000 accidents ayant eu lieu sur les routes nationales, la grande majorité est survenue en raison d'une vitesse inadaptée et non en raison de la consommation d'alcool. La pesée des intérêts s'est faite de manière factuelle à l'aide de la statistique.
Hadorn Philipp · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe socialiste
Sie haben dargelegt, in wie viel Prozent der Unfälle - auch mit Schwerverletzten - der Alkohol eine Rolle spielt. Dieser Wert ist zurückgegangen, es sind noch 11 Prozent, haben wir festgestellt.
Denken Sie nicht, dass dieses Verbot aufrechterhalten werden sollte, wenn wir jetzt sehen, was für eine erfolgreiche Massnahme wir mit diesem Bestandteil der Verkehrssicherheitspolitik getroffen haben? Oder worin sehen Sie den Vorteil, dieses Verbot aufzugeben, wenn wir doch sehen, dass der Erfolg sichtbar und erkennbar ist? Bei welchen Präventionsmassnahmen machen wir das, dass wir sie einschränken, wenn wir Erfolge sehen?
Leuthard Doris · BPR-F · Conseil fédéral · Argovie
Nochmals, Herr Nationalrat: Für den Bundesrat ändert sich nicht sehr viel; das ist unsere Hauptaussage. Nochmals: Das Gros der Unfälle findet nicht auf dem Nationalstrassennetz statt, und die Ursache derjenigen Unfälle, die es auf dem Nationalstrassennetz gibt, ist meistens die Geschwindigkeit. Wenn man das jetzt aufgrund der Leichtigkeit, mit der man sich Alkohol beschaffen kann, aufwiegt, wird das aus unserer Sicht auf die Statistik keinen grossen Einfluss haben. Wir müssen weiterhin am Alkoholproblem arbeiten. Aber man sollte, wie die Statistik eben zeigt, innerorts und ausserorts generell den Grundsatz befolgen: Wer trinkt, fährt nicht, und wer fährt, trinkt nicht - das ist schon sehr, sehr wichtig. Insofern sind wir da auch auf der Linie der Beratungsstelle für Unfallverhütung, die das ja auch sehr propagiert.
Rytz Regula · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe des VERT-E-S
Ich möchte hier gerade anknüpfen. Wenn Sie nun feststellen würden - falls dieser Vorstoss tatsächlich auch noch durch den Ständerat kommen würde, was hoffentlich nicht passiert -, dass es auf den Autobahnen nach einer Liberalisierung des Alkoholverkaufs an den Raststätten mehr Unfälle geben würde, würden Sie diese Liberalisierung dann auch wieder zurückschrauben? Wird das beobachtet, und handeln Sie dann wieder?
Leuthard Doris · BPR-F · Conseil fédéral · Argovie
Selbstverständlich. Der Bund muss immer wieder fragen, ob Massnahmen, die wir getroffen haben, Erfolg haben oder ob sie einen negativen Effekt haben. Es wäre für mich selbstverständlich, dass wir auch hier, falls die Aufhebung des Verbots in dieser Verordnung umgesetzt würde, nach ein paar Jahren wieder hinschauen würden. Wir könnten dann feststellen, ob sich unsere Annahmen bewahrheitet haben oder ob es einen negativen Effekt gibt. Das scheint mir richtig zu sein.
Intervention de procédure
Präsident (Stahl Jürg, Präsident): Die Kommission und der Bundesrat beantragen die Annahme der Motion. Eine Minderheit beantragt die Ablehnung der Motion.
Vote
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 115 Stimmen
Dagegen ... 62 Stimmen
(3 Enthaltungen)
Stahl Jürg · P-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich freue mich, in Ihrem Namen unserem Kollegen Hans Grunder zu seinem heutigen Geburtstag zu gratulieren. (Beifall)