17.3272
Mit einer Regulierungsreduktion die Nahrungsmittelverschwendung vermeiden
Keller-Sutter Karin · P-F · Ständerat · St. Gallen · FDP-Liberale Fraktion
Präsidentin (Keller-Sutter Karin, Präsidentin): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten. Die Kommission und der Bundesrat beantragen die Ablehnung der Motion.
Häberli-Koller Brigitte · Mit-F · Ständerat · Thurgau · CVP-Fraktion
Die WBK hat die Motion 17.3272 der Schwesterkommission, "Mit einer Regulierungsreduktion die Nahrungsmittelverschwendung vermeiden", am 12. Oktober 2017 vorberaten und empfiehlt Ihnen einstimmig die Ablehnung dieser Motion. Sie wurde vom Nationalrat am 7. Juni 2017 klar angenommen. Die Motion beauftragt den Bundesrat, die massgebenden Gesetzesgrundlagen mittels Regulierungsreduktion so zu vereinfachen, dass die Lebensmittelverluste in der Lebensmittelindustrie verringert werden können. In der Begründung zur Motion ist zu lesen, dass zu vermuten sei, dass vermeidbare Verluste auch deshalb entstünden, weil gesetzliche Auflagen dies erforderlich machen bzw. dazu führen.
Unsere Kommission ist sich der Problematik der Nahrungsmittelverluste bewusst und möchte diese Verluste ebenfalls vermeiden. Wir sind jedoch der Meinung, dass die Vermeidung von Nahrungsmittelverschwendung weder über strengere Vorgaben für die Hersteller, die Verteiler und die Gastronomie noch über eine Deregulierung oder eine Lockerung der Gesetzgebung erreicht werden kann. Die Kommission hat auch Kenntnis genommen von den Initiativen, die die Produzenten, der Detailhandel und die Behörden schon ergriffen haben. Das Motionsanliegen wird nach Meinung der Kommission jedoch bereits im Rahmen der Agenda 2030, der der Bund beigetreten ist, umgesetzt. Im Rahmen des Aktionsplans Grüne Wirtschaft und mit der Verabschiedung der Agenda 2030 hat sich die Schweiz bereiterklärt, die Ziele für nachhaltige Entwicklung zu erreichen.
Ziel 12 sieht unter anderem vor, dass bis 2030 die weltweite Nahrungsmittelverschwendung pro Kopf auf Einzelhandels- und Verbraucherebene zu halbieren ist und dass die entlang der Produktions- und Lieferkette entstandenen Nahrungsmittelverluste, einschliesslich Nachernteverlusten, zu verringern sind. Eine Deregulierungsmöglichkeit bestünde einzig in einer Lockerung der Anforderungen an die Lebensmittelsicherheit. Dies würde aber den Gesundheitsschutz der Bevölkerung erheblich vermindern. Zudem würde dies Importe von in der EU nicht konformen Lebensmitteln, zum Beispiel bei zu hohen Rückständen von Pflanzenschutzmitteln, in die Schweiz ermöglichen. Auch die Deregulierung der Datierungsvorschriften zöge eine gefährliche Lücke im Gesundheitsschutz nach sich. Um Lebensmittelverluste zu vermeiden, gilt es, die Konsumentinnen und Konsumenten zu informieren, wie sie solche Verluste verhindern können, und die Lebensmittelindustrie bei der Umsetzung des Lebensmittelrechts zu unterstützen sowie zusammen mit der Industrie Empfehlungen zur Umsetzung der Datierungsvorgaben zu entwickeln.
Unsere Kommission möchte die Entwicklung aufmerksam verfolgen und hat deshalb mit 6 zu 2 Stimmen bei 1 Enthaltung beschlossen, ein Postulat mit dem Titel "Zwischenbilanz Agenda 2030" (17.3966) einzureichen. Dieses verlangt, bis spätestens in fünf Jahren einen Bericht über die Massnahmen vorzulegen, die zur Erreichung von Ziel 12 mit dem Titel "Nachhaltige Konsum- und Produktionsmuster sicherstellen" dieser Agenda 2030 für nachhaltige Entwicklung ergriffen wurden. Dieses Postulat ist für den 30. November hier in unserem Rat traktandiert.
Ich bitte Sie, die Motion aus den genannten Gründen abzulehnen.
Berset Alain · VPBR-M · Bundesrat · Freiburg
Je crois que ce qu'on peut encore dire à ce sujet, c'est que la motion s'appuie sur une étude de la Haute école des sciences appliquées de Zurich, une étude intéressante, mais qui n'aboutit pas à la conclusion selon laquelle ce problème serait dû à une régulation excessive. Il est assez intéressant de voir qu'une étude - qui pointe un problème que le Conseil fédéral ne nie pas, que nous voyons et contre lequel nous devons nous engager - a abouti à une conclusion qui diffère de l'argumentation utilisée dans l'élaboration de la motion.
Nous avons regardé de près s'il y avait quelque chose à modifier dans le droit alimentaire et dans le droit sur les épizooties. Nous avons constaté que les règles existantes protégeaient la santé des consommateurs, permettaient d'éviter, dans le droit alimentaire, que les consommateurs soient trompés dans leurs choix.
On cite souvent dans le débat la possibilité de simplifier les règles concernant la date de péremption. Mais cette date n'est pas fixée par l'autorité: ce n'est pas l'Office fédéral de la sécurité alimentaire qui fixe les dates de péremption; il demande simplement que ces dates existent pour l'information des consommateurs. Toute régulation ou dérégulation dans ce domaine ne changerait pas grand-chose, parce qu'on n'imagine pas que les producteurs se passeraient d'indiquer une date, ce qui paraît relativement raisonnable.
Dans le droit sur les épizooties, qui est un autre domaine, il s'agit de protéger la santé animale - mais cela a naturellement aussi des conséquences sur la santé humaine -, notamment en limitant l'utilisation des déchets alimentaires dans l'alimentation animale. Il est vrai que des interdictions existent dans ce domaine, par exemple l'interdiction d'utiliser des déchets de cuisine et de table pour nourrir les porcs. Si on devait aller jusqu'à la levée de cette interdiction, cela pourrait avoir des conséquences, à savoir favoriser l'apparition de maladies dans le domaine animal et remettre en cause - ou en question, pour le moins - la reconnaissance mutuelle de l'équivalence des réglementations entre la Suisse et l'Union européenne; cela aurait des conséquences sur nos exportations, notamment de fromage et de viande.
Quelle est la voie choisie par le Conseil fédéral? Car, je le répète, nous reconnaissons le problème. La voie choisie par le Conseil fédéral a été de prendre toutes les mesures possibles, sur les plans légal et réglementaire, pour lutter contre le gaspillage alimentaire, mais qui ne sont pas de la dérégulation. Nous avons pris d'ailleurs des engagements en ce sens, dans le cadre de l'Agenda 2030. De plus, le plan d'action Economie verte prévoit des mesures dans ce domaine. Nous avons aussi prévu de rédiger un guide qui vise à faciliter le don de denrées alimentaires aux oeuvres caritatives.
Pour résumer, le problème est reconnu, nous agissons dans les domaines où cela est possible et efficace de le faire. Nous pensons, à l'instar de la commission et de l'étude de la Haute école des sciences appliquées de Zurich, que ce n'est pas en dérégulant que cela peut se faire.
C'est la raison pour laquelle je vous invite à suivre la commission, qui recommande de rejeter la motion.
Keller-Sutter Karin · P-F · Ständerat · St. Gallen · FDP-Liberale Fraktion
Abgelehnt - Rejeté