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Verbot von belastenden Tierversuchen an Primaten
Graf Maya · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Grüne Fraktion
In meiner Motion geht es nicht darum, Tierversuche grundsätzlich zu verbieten, sondern darum, dass belastende Versuche an Primaten aus ethischen und wissenschaftlichen Gründen nicht mehr zeitgemäss sind. Sie verursachen sehr viel Leid, ein Erkenntnisgewinn kann aber nicht festgestellt werden. Zudem erfolgt die Güterabwägung leider einseitig, und dies, obwohl die Eidgenössische Kommission für Tierversuche und die Eidgenössische Ethikkommission für die Biotechnologie im Ausserhumanbereich in ihrem Bericht bereits 2006 etwas anderes empfohlen haben. Es braucht eine Güterabwägung, und diese erfolgt - das sehen wir am Beispiel der Uni Zürich - heute einseitig zugunsten der Forschung. Die beiden eidgenössischen Fachkommissionen halten nämlich fest, dass Primaten aufgrund ihrer kognitiven sowie emotionalen Fähigkeiten eine Sonderstellung zukäme und dass belastende Versuche aufgrund dessen für die sensiblen, intelligenten Tiere unzumutbar seien. Heute aber wird im Wettbewerb um immer mehr Primatenversuche in der Schweiz einfach darüber hinweggegangen - auf Kosten dieser leidensfähigen, uns nahe verwandten Lebewesen.
Daher braucht es dieses Verbot von belastenden Primatenversuchen als Rahmenbedingung und als Chance. Ein Verbot dieser grausamen Affenversuche gefährdet die biomedizinische Forschung und die Sicherheit der Medikamente nämlich in keiner Weise. Tausende Affen werden und wurden unter Angst, Schmerz und Leid den Versuchen der Forschung geopfert, ohne dass daraus in den letzten Jahrzehnten neue Therapien oder Medikamente zur Behandlung von Krankheiten wie Alzheimer, Parkinson oder Krebs resultiert hätten. Nein, es muss im Gegenteil festgestellt werden, dass die Primaten diese Zivilisationskrankheiten gar nicht auf natürliche Weise bekommen. Das heisst, sie müssen zuerst krank gemacht werden, damit man nachher an ihnen forschen kann. Es zeigt sich bei der modernen Forschung auch immer deutlicher, dass Resultate von Tierversuchen auch mit Primaten nicht eins zu eins auf Menschen übertragen werden können.
Ein weiteres Argument für ein Verbot ist, so scheint mir, in der heutigen Zeit besonders wichtig: Es gibt heute, in der digitalisierten Wissenschaftswelt, unendlich viele Möglichkeiten, Organismen und die Auswirkungen von Krankheiten an Computermodellen oder mithilfe anderer Technologien nachzubilden und zu studieren, mit In-vitro-Verfahren beispielsweise oder mit der Methode "Organs on a Chip". Die Digitalisierung schreitet rasant voran, weshalb es unverständlich ist, wieso gewisse, ja viele Forscher trotzdem immer noch nach Primatenversuchen rufen, obwohl sie überholte Versuchsansätze haben.
Schliesslich: Diese jährlich von der öffentlichen Hand aufgewendeten Millionen - fast 100 Millionen Franken an öffentlichen Geldern werden pro Jahr insgesamt für Tierversuche ausgegeben, inklusive fragwürdiger Primatenversuche - könnten in längst etablierten Methoden eingesetzt werden, welche Tierversuche ersetzen würden. Diese Innovation würde die Schweiz weltweit an die Spitze der biomedizinischen Forschung bringen, nicht aber das Beharren auf veralteten, unwürdigen Methoden, die auf Kosten unserer nächsten Verwandten im Tierreich gehen. Kürzlich haben die Niederlande bekanntgegeben, dass sie bis 2025 auf Tierversuche gänzlich verzichten, dies mit dem Ziel, führend in der Innovation zu werden. Auch der Forschungsstandort Schweiz könnte viel mehr davon profitieren, wenn er auf innovative Alternativmethoden setzen würde, anstatt auf veraltete und unwürdige Primatenversuche. Das Feld der Alternativmethoden bietet diese Möglichkeit. Wichtig ist zudem, dass diese Alternativmethoden in der Regel sicherer, günstiger und schneller sind als Tierversuche.
Aus all diesen und noch viel mehr Gründen - die Zeit läuft ab - bitte ich Sie, heute diesen ersten wichtigen Schritt zu machen und meine Motion für ein Verbot von belastenden Tierversuchen an Primaten anzunehmen.
Page Pierre-André · Mit-M · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Madame Graf, j'ai bien écouté votre intervention et je constate que vous faites vraiment un amalgame entre toutes les expériences sur tous les animaux. Il existe, en Suisse, notamment dans mon canton, un centre où des expériences sur les primates sont effectuées, qui est reconnu et conforme aux exigences de la protection des animaux. Avez-vous déjà visité ce centre? Si ce n'est pas le cas, je vous invite cordialement à le faire afin de vous rendre compte que les animaux y sont bien traités.
Graf Maya · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Grüne Fraktion
Nein, ich habe dieses Zentrum noch nicht besucht, aber ich habe viel darüber gelesen. Sie haben sicher dort auch gesehen, dass die Primaten, die in einem Versuch sind, sich nicht in einer natürlichen artgerechten Haltung befinden können. Bei den Versuchen an der Universität Zürich wird ihnen beispielsweise Flüssigkeit vorenthalten - sie dürfen also nicht trinken -, damit sie gefügig gemacht werden und als Belohnung nachher Wasser bekommen. Sie sind in dieser Zeit separiert von ihren Artgenossen, und diese Versuche gehen monatelang. Ich denke, man kann hier nicht von einer artgerechten Haltung sprechen, wenn sich diese Primaten in dieser ganz schmerzlichen Situation mit den belastenden Versuchen befinden.
Berset Alain · VPBR-M · Bundesrat · Freiburg
Je commencerai par vous dire comment la législation suisse sur la protection des animaux a évolué, pour devenir, en réalité, l'une des plus sévères au monde et comment le domaine des expériences sur les animaux y est réglementé.
Les expériences sur les animaux, dans notre pays, ne sont admises que si aucune alternative n'est possible. Le nombre d'expériences doit être limité à l'indispensable. Les expériences sur des primates sont un dernier recours. Le recours aux primates doit faire l'objet d'une pesée d'intérêts; ce n'est que lorsque des intérêts prépondérants l'exigent que l'expérience est admise. De plus, la détention d'animaux de laboratoire et la formation des chercheurs et des responsables d'animaleries sont également soumises à des règles très strictes.
C'est donc la loi sur la protection des animaux qui charge la Confédération d'encourager "le développement, la reconnaissance et l'application de méthodes qui peuvent remplacer des expériences sur les animaux ou réduire soit le nombre des animaux utilisés, soit les contraintes qui leur sont imposées". A cet effet, la fondation Recherches 3R, créée en 1987, se concentre depuis trente ans sur les méthodes de substitution à l'expérimentation animale. Grâce au principe des 3R, le nombre d'expériences sur les animaux a fortement diminué ces dernières années.
En Suisse, le nombre d'expériences imposant des contraintes aux primates est passé de 460 en 1999 à 90 en 2016, et aucune contrainte de degré 3 n'a été imposée à des primates en 2015 et en 2016. Il faudra voir ce que donnent les chiffres 2017, mais l'évolution est très forte dans ce domaine, laquelle permet d'accompagner la recherche tout en limitant au maximum les effets de la recherche sur les animaux.
Sur la base d'un avis de la Commission fédérale pour les expériences sur animaux et de la Commission fédérale d'éthique pour la biotechnologie dans le domaine non humain, plus aucune expérience provoquant des contraintes n'est menée sur des grands singes en Suisse depuis plusieurs années. Pour les autres primates, les exigences applicables à l'exécution des expériences sur les animaux ont fait - je crois - leurs preuves. La majorité des membres des commissions compétentes partagent notre avis à ce sujet.
Qu'en est-il de la suite? En 2015, le Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI) et l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires ont demandé à swissuniversities d'élaborer une proposition pour créer un centre national de compétence 3R. La proposition prévoit que toutes les hautes écoles encouragent les 3R dans les trois domaines que sont la formation de base, la communication et la recherche. Ce centre national de compétence verra le jour en 2018, et le SEFRI et l'office fédéral compétent le soutiendront financièrement, à hauteur de 4 millions de francs environ, pour la période 2018 à 2020. De leur côté, les universités et l'industrie privée y contribueront ensemble, pour le même montant que la Confédération, soit 4 millions de francs également.
Il reste encore la révision en cours de l'ordonnance sur la protection des animaux, qui prévoit, elle aussi, des améliorations. Ainsi, chaque institut ou laboratoire qui effectue des recherches sur les animaux devra désigner un délégué qui sera chargé de veiller au respect des dispositions sur la protection des animaux.
En conclusion, nous voyons que nous avons beaucoup évolué et que nous continuons de beaucoup évoluer. Je mets beaucoup d'espoir aussi dans ce centre national, qui aura un financement conséquent pour poursuivre ses travaux. Nous pensons qu'avec cette manière de progresser, de sensibiliser, de former et d'avancer avec les milieux concernés, nous obtenons vraisemblablement les meilleurs résultats et nous garantissons qu'une recherche, lorsqu'elle est absolument nécessaire, puisse être réalisée dans le cadre en vigueur, un cadre le plus strict possible, que nous nous efforçons d'affiner toujours et encore.
Compte tenu de ce qui est en train de se passer, nous nous dirigeons lentement vers une situation qui correspond, il me semble, à la volonté de l'auteure de la motion. Il est donc adéquat de rejeter cette motion, tout en poursuivant nos travaux avec tous les acteurs concernés pour améliorer encore la situation partout où cela est possible.
Je vous invite donc, au nom du Conseil fédéral, à rejeter la motion.
Chevalley Isabelle · Mit-F · Nationalrat · Waadt · Grünliberale Fraktion
Monsieur le conseiller fédéral, je déclare d'abord mes liens d'intérêts: je suis membre de la fondation Recherches 3R. Vous dites qu'il y a moins d'animaux utilisés depuis qu'existe la fondation Recherches 3R. J'ai envie de dire "jein", parce que c'est vrai pour l'industrie, où cela a baissé, mais cela a augmenté dans les universités et les milieux publics, où il y a beaucoup d'argent. Vous dites qu'on va investir 4 millions de francs dans le centre de la fondation Recherches 3R, mais, aujourd'hui, on dépense plus de 100 millions de francs dans l'expérimentation animale.
Vous dites qu'il faut se limiter à l'absolue nécessité, c'est vrai, sauf que les options n'existent que si on les cherche, et on ne peut les chercher que si on se donne les moyens de le faire. Quand vous mettez 4 millions de francs face à 100 millions de francs, pensez-vous vraiment qu'on puisse arriver à faire quelque chose?
Berset Alain · VPBR-M · Bundesrat · Freiburg
Tout d'abord, Madame Chevalley, je suis heureux que vous me posiez la question, non pas en allemand, mais en français, parce qu'elle est assez complexe et, comme cela, je suis sûr de l'avoir bien comprise! (Hilarité)
J'ai deux éléments de réponse à vous apporter. La premier, c'est qu'effectivement vous pouvez dire que 4 millions de francs, ce n'est pas grand-chose. Mais, attendez, ce centre national est nouveau, il verra le jour en 2018 et aura à sa disposition non pas 4, mais 8 millions de francs - 4 millions de la Confédération et 4 millions de l'industrie privée et des universités. Nous prétendons qu'avec 8 millions de francs et un nouveau centre national, on peut vraiment avancer sur ces questions.
Vous me direz alors: "Pourquoi ce centre n'a-t-il pas vu le jour plus tôt? Pourquoi vient-il si tard?" On pourrait poser d'autres questions à ce sujet. Le fait est qu'il vient aujourd'hui et que nous souhaitons l'accompagner, le soutenir et faire en sorte que l'ensemble des acteurs travaillent ensemble parce que nous sommes convaincus qu'un élément essentiel consiste à sensibiliser les gens et à expliquer pourquoi il faut limiter les expérimentations sur les animaux. C'est dans ce sens que nous allons travailler.
Le second élément, c'est que si nous nous référons au nombre d'expériences imposant des contraintes aux primates - et c'est naturellement là que sont les difficultés -, nous constatons qu'il est passé de 460 en 1999 à 90 en 2016. On a donc divisé par 5 le nombre d'expérimentations. Cela montre que les mesures que nous avons prises portent leurs fruits, que cela fonctionne. Je vous le redis: aucune contrainte de degré 3 n'a été imposée à des primates en 2015 et 2016.
Tout cela va donc dans la bonne direction et nous souhaitons continuer, avec l'ensemble des partenaires concernés, à travailler, et travailler encore, pour améliorer la situation.
Graf Maya · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Grüne Fraktion
Das Bundesgericht untersagte 2009 neurowissenschaftliche Tierversuche an Primaten, an der ETH und an der Universität Zürich, weil diese Tiere durch stundenlanges Fixiertsein im Primatenstuhl und den vorgängigen, teils mehrere Tage andauernden Flüssigkeitsentzug zu stark belastet seien. Nun hat das Verwaltungsgericht in Zürich im Jahre 2015 dem praktisch identischen Versuch zugestimmt. Können Sie mir sagen: Welchen Stellenwert hatten hier unser Tierschutzgesetz, das eine Güterabwägung vorschreibt, und unsere Bundesverfassung, die die Würde der Kreatur festschreibt, bei diesem Entscheid oder überhaupt in dieser Frage?
Berset Alain · VPBR-M · Bundesrat · Freiburg
Merci pour votre question, Madame Graf. Ce que je peux vous dire, c'est que nous continuons à collaborer avec les autorités compétentes - le Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation, l'office fédéral compétent - pour améliorer la situation dans ce domaine. Vous me permettrez, en l'état, de ne pas commenter les pratiques des tribunaux, et notamment pas les pratiques là où vous estimez qu'elles divergent de celles des tribunaux sur les cas individuels. Je ne suis pas en mesure de faire ce commentaire. Je crois que, dans un cas comme celui-là, la séparation des pouvoirs s'impose.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 66 Stimmen
Dagegen ... 110 Stimmen
(4 Enthaltungen)