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Geschäftsbericht 2018 des Bundesgerichtes
Carobbio Guscetti Marina · P-F · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion
La presidente (Carobbio Guscetti Marina, presidente): Saluto il presidente del Tribunale federale e gli do il benvenuto. Signor Ulrich Meyer, la ringrazio di essere venuto a discutere con noi oggi.
Eichenberger-Walther Corina · Mit-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion
Die Subkommissionen Gerichte/Bundesanwaltschaft der Geschäftsprüfungskommissionen von National- und Ständerat haben am 10. April das Schweizerische Bundesgericht - dieses Mal in Luzern und nicht in Lausanne - besucht und dort mit Präsident Ulrich Meyer, den Mitgliedern der Verwaltungskommission, Bundesrichterin Martha Niquille und Bundesrichter Yves Donzallaz, sowie Generalsekretär Tschümperlin die jährliche Aussprache geführt. Im Anschluss daran führten die Subkommissionen Gespräche mit der Präsidentin des Bundesverwaltungsgerichtes, Marianne Ryter, dem Präsidenten des Bundesstrafgerichtes, Stephan Blättler, sowie dem Präsidenten des Bundespatentgerichtes, Mark Schweizer.
Einmal mehr waren die Fallzahlen ein Thema. 38 Bundesrichterinnen und Bundesrichter, 153 Bundesgerichtsschreiberinnen und -schreiber sowie das Gerichtspersonal erledigten insgesamt 8040 Fälle, was einen neuen Rekord darstellt. Die 8000er-Marke ist nun geknackt. Der Output, d. h. die Anzahl erledigter Fälle, überstieg die Eingänge, was sehr erfreulich ist. Ein Vorteil der Flexibilität des Globalbudgets ist, dass die Zahl der Gerichtsschreiberinnen und -schreiber durch eine Verlagerung der Stellen aus den Diensten in die Rechtsprechung leicht gestiegen ist, was zur Erledigung einer höheren Anzahl an Fällen beigetragen hat.
Beschäftigt haben das Schweizerische Bundesgericht auch das Bundesgerichtsgesetz, das in der parlamentarischen Beratung ist, sowie das Projekt Justitia 4.0. Das Schweizerische Bundesgericht führt zurzeit die Justizkonferenz an; einmal im Jahr treffen sich die Vertreter der obersten Gerichte der 26 Kantone. Im letzten Jahr konnte sie die Governance für dieses Projekt fertigstellen, und das Kick-off-Meeting fand im letzten Februar statt. Dabei ging es um die zentrale Frage der Positionierung der Gerichte innerhalb des Programms "Harmonisierung der Informatik in der Strafjustiz". Die Arbeitsweise wird erleichtert, indem der Zugriff auf die Akten der Vorinstanzen künftig elektronisch zur Verfügung stehen wird, was mehr Effizienz mit sich bringen wird.
Weiter war die Koordination der Rechtsprechung gemäss Artikel 23 Absatz 1 des Bundesgerichtsgesetzes Thema der Aussprache. Dabei geht es vor allem um Praxisänderungen, zu denen die Vereinigung der betroffenen Abteilungen obligatorisch die Zustimmung zu geben hat. Hat eine Abteilung über eine grundlegende Rechtsfrage zu entscheiden, die mehrere Abteilungen betrifft, so erfolgt die Einholung der Zustimmung auf Beschluss der Abteilung. Künftig soll gar in einem Koordinationsverfahren eine Praxisänderung noch breiter abgestützt werden, im Idealfall durch alle 38 Bundesrichterinnen und Bundesrichter. Diese Verfahren sind nie öffentlich, da es sich um eine Diskussion über abstrakte Rechtsfragen handelt. Die Entscheidung über solche abstrakte Rechtsfragen ist alsdann für die urteilende Abteilung verbindlich. Die Aufsicht über beziehungsweise Zusammenarbeit mit den erstinstanzlichen Gerichten in Bellinzona und St. Gallen läuft gut und ergab keine speziellen Bemerkungen.
Die Strafkammern in Bellinzona verzeichneten 73 Eingänge und 72 Erledigungen. Die Zahlen sind im Vergleich zum letzten Jahr hoch. Die Beschwerdekammer hatte 703 Eingänge und 717 Erledigungen, also im Rahmen des Vorjahres. Herausfordernd für das Bundesstrafgericht sind vor allem die unregelmässigen Eingänge in den verschiedenen Landessprachen. Infolge von verschiedenen Personalmutationen brauchte es bei der Besetzung der Verwaltungskommission etwas Flexibilität. Die Funktionsfähigkeit war jedoch nie beeinträchtigt.
In der Aussprache mit dem Bundesverwaltungsgericht zeigte sich, dass erfreulicherweise mehr Fälle erledigt werden konnten als eingegangen sind. Vor allem erhöhte sich die Zahl der Eingänge im Kartellrecht. Diese Verfahren sind sehr umfangreich und rechtlich komplex, und durch Umorganisation wird da versucht, die Fälle effizient zu verhandeln und die Verfahrensdauer im Griff zu behalten.
Das Bundespatentgericht funktioniert gut. Es gab 29 Eingänge. Die Zahl der ordentlichen Verfahren hat abgenommen, während die Zahl der summarischen Verfahren gleich geblieben ist. Die mittlere Verfahrensdauer konnte von 541 auf 438 Tage gesenkt werden.
Generell kann gesagt werden, dass die Aufsicht des Bundesgerichtes über die erstinstanzlichen Gerichte gut funktioniert. Die Aussprache zeigte auch, dass die Zusammenarbeit und der Betrieb in den erstinstanzlichen Gerichten gut laufen.
Im Namen der Geschäftsprüfungskommission bitte ich Sie, den Jahresbericht der eidgenössischen Gerichte zu genehmigen.
Nantermod Philippe · Mit-M · Nationalrat · Wallis · FDP-Liberale Fraktion
Le 10 avril 2019, la sous-commission responsable des autorités judiciaires de la Commission de gestion s'est réunie à Lucerne, au siège du Tribunal fédéral dans sa Cour des assurances sociales. Nous traitons régulièrement de questions qui ont un lien avec la justice fédérale. Nous avons pu parler, lors de la dernière session spéciale, des affaires relatives au Tribunal pénal fédéral et nous parlons beaucoup du Ministère public de la Confédération. Ici, il est question expressément des points relatifs au Tribunal fédéral et aux tribunaux qui en dépendent.
Tout d'abord une statistique générale pour se faire une idée du fonctionnement de la justice du Tribunal fédéral. Pour 2018, notre plus haute cour présente des chiffres noirs, si on peut les appeler ainsi; par chiffres noirs, il faut comprendre qu'il y a plus de recours qui sont traités que de recours qui entrent, ce qui fait diminuer la masse globale d'affaires en suspens. Cela signifie concrètement qu'il y a eu 8040 cas traités contre seulement 7795 affaires introduites. La durée moyenne d'une procédure reste quasiment inchangée: 145 jours, contre 144 l'année précédente. Ainsi, 38 juges et 153 greffiers ont permis de faire diminuer le nombre d'affaires pendantes de 245 unités.
Cette évolution positive peut s'expliquer par deux phénomènes. D'une part, c'est la première année que le nombre des affaires tranchées a passé le cap des 8000 unités; on peut s'en féliciter. D'autre part, le nombre de nouvelles affaires a légèrement diminué, passant de 8033 en 2017 à 7795 en 2018. Dans le détail, on constate que ces chiffres sont noirs pour la première Cour de droit public, mais non pour la deuxième, qui, elle, est compétente en matière de droits fondamentaux, de droit fiscal, de droit des étrangers et de droit public économique. En droit civil, de la même manière, la première Cour a connu plus de recours que de cas liquidés, contrairement à la deuxième. C'est en droit pénal que l'écart est le plus saisissant, avec 1602 affaires liquidées contre seulement 1389 affaires introduites.
Sur le fond, on constate que 14,5 pour cent des recours, mais seulement 3,9 pour cent des recours constitutionnels subsidiaires ont été admis, ce qui signifie que 85 pour cent des affaires portées devant le Tribunal fédéral sont soit rejetées, soit déclarées irrecevables. Un tel résultat ne peut pas être attendu chaque année. On a pu le constater d'ailleurs lors des exercices précédents. Relevons encore qu'une évolution comparable a été constatée par-devant le Tribunal administratif fédéral - 7406 nouvelles affaires contre 7603 affaires tranchées - et par-devant le Tribunal pénal fédéral avec 776 nouvelles affaires contre 789 décisions. Une enquête de satisfaction a d'ailleurs été, pour la première fois, menée auprès des avocats l'année dernière. Elle a montré un degré général de satisfaction de 82 pour cent.
Par ailleurs, nous avons traité encore, notamment, du projet Justitia 4.0. Ce dernier a connu des développements réjouissants. Pour mémoire, il a pour but d'introduire le dossier judiciaire électronique dans l'ensemble de la justice helvétique. Ce projet est national. Dans un Etat fédéral comme le nôtre, où - je le rappelle - l'organisation judiciaire appartient aux cantons, la mise en oeuvre d'un tel programme n'est pas évidente. Elle implique la collaboration, notamment, du Tribunal fédéral, des ministères publics, de l'Office fédéral de la justice ou encore de la Fédération suisse des avocats.
Le 18 octobre 2018, une séance s'est tenue avec l'ensemble des partenaires qui ont conclu le contrat de collaboration avec le Tribunal fédéral pour la mise en oeuvre de ce nouveau système. Ce sont ainsi douze cantons qui représentent 80 pour cent de la population qui en font partie. Relevons que les cantons romands de Genève, Vaud, Neuchâtel, Fribourg, Valais et Berne font partie de cette convention.
A l'inverse, les projets internes au Tribunal fédéral, à savoir l'e-dossier pour la digitalisation complète du dossier judiciaire, ont pris une année de retard, tout comme le projet GEVER pour l'introduction du dossier sans papier. Le Tribunal fédéral a déjà pris des mesures pour renforcer les moyens destinés à corriger cette situation.
De manière générale, au nom de la commission, je peux une fois de plus féliciter le Tribunal fédéral pour son bon travail, pour la qualité des jugements rendus, pour la rapidité d'exécution en comparaison internationale, et le remercier aussi d'avoir répondu à toutes les questions que nous nous posions, et je vous invite, au nom de la commission, à accepter ce rapport.
Carobbio Guscetti Marina · P-F · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion
Meyer Ulrich, Präsident des Bundesgerichtes: Natürlich bin ich stolz, Ihnen einen Geschäftsbericht präsentieren zu können, der, wie gesagt wurde, mit schwarzen Zahlen abschliesst. Über 8000 Urteile wurden erlassen. Trotzdem ist das für ein höchstes Gericht im Land kein idealer Zustand.
Die grundlegendste Unterscheidung, die Sie ja machen müssen, wenn Sie einen Prozess anstrengen, ist die Unterscheidung von Tatfragen, was passiert ist, und Rechtsfragen, was sich rechtlich daraus ergibt. Wenn Sie jetzt in der Einleitung des Geschäftsberichtes die Angaben über die Zahlen nehmen, dann sehen Sie, dass von diesen 8040 erlassenen Urteilen nur 6,1 Prozent in Fünferbesetzung ergingen; die Fünferbesetzung ist die gesetzliche Besetzung für Fragen von grundsätzlicher Bedeutung. Noch weniger, nämlich 3,2 Prozent der Urteile, haben den Weg in die Amtliche Sammlung gefunden.
Was ist der grosse Rest der Fälle? Nach zuverlässigen Schätzungen aus allen sieben Abteilungen sind 80 Prozent der Rügen, die vorgetragen werden, im Grunde genommen Tatsächliches, sie betreffen die Tatsachenebene. Das macht uns eben grosse Mühe und hat bewirkt, dass das Bundesgericht auch im Jahr 2018 eine richtige Urteilsfabrik gewesen ist. Deswegen warten wir nach wie vor auf die Revision des Bundesgerichtsgesetzes, die Sie ja am 13. März 2019 hier beraten haben, und wir warten nun, was aus der Kleinen Kammer kommt.
Das wären meine allgemeinen Bemerkungen zur Bewältigung der Geschäftslast im letzten Jahr.
La presidente (Carobbio Guscetti Marina, presidente): I relatori rinunciano a prendere la parola.
Eintreten ist obligatorisch
L'entrée en matière est acquise de plein droit
Bundesbeschluss über den Geschäftsbericht des Bundesgerichtes für das Jahr 2018
Arrêté fédéral approuvant le rapport de gestion du Tribunal fédéral de l'année 2018
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Art. 1, 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule, art. 1, 2
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
La presidente (Carobbio Guscetti Marina, presidente): Considerato che l'entrata in materia è obligatoria, la votazione sul complesso non avrà luogo. Le decisioni delle due Camere sono concordanti. Il decreto federale essendo stato accettato dal Consiglio nazionale e dal Cosiglio degli Stati è così liquidato.
Ringrazio il presidente del Tribunale federale per aver partecipato alla nostra seduta e gli auguro un buon pomeriggio.