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Ein Freihandelsabkommen zwischen der Schweiz und den USA initiieren

46594 · Amtliches Bulletin

Du 20 juin 2019

https://lexipedia.io/fr/docs/ch/ab-bo-bu/46594/de/ein-freihandelsabkommen-zwischen-der-schweiz-und-den-usa-initiieren

Consulté le 11 sept. 2026

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  2. Confédération
  3. Bulletin officiel
Source

Objet parlementaire: Pour un accord de libre-échange entre la Suisse et les Etats-Unis (18.3797)

18.3797

Ein Freihandelsabkommen zwischen der Schweiz und den USA initiieren

Carobbio Guscetti Marina · P-F · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion

Antrag der Mehrheit

Annahme der Motion

Antrag der Minderheit

(Arslan, de la Reussille, Friedl, Molina, Naef, Nussbaumer, Sommaruga Carlo, Tornare)

Ablehnung der Motion

Proposition de la majorité

Adopter la motion

Proposition de la minorité

(Arslan, de la Reussille, Friedl, Molina, Naef, Nussbaumer, Sommaruga Carlo, Tornare)

Rejeter la motion

La presidente (Carobbio Guscetti Marina, presidente): Avete ricevuto un rapporto scritto della commissione.

Markwalder Christa · Mit-F · Nationalrat · Bern · FDP-Liberale Fraktion

Ich freue mich, Ihnen als seit 2011 amtierende Präsidentin des parlamentarischen Vereins Schweiz-USA heute im Namen der APK-NR die Unterstützung der Motion Graber Konrad zu beantragen.

Ständerat Graber fordert den Bundesrat auf, ein Freihandelsabkommen oder mindestens ein präferenzielles Handelsabkommen mit den USA anzustreben. Er verweist dabei auf die aussenwirtschaftliche Relevanz, denn die USA sind unsere zweitwichtigste und eine zunehmend bedeutende Handelspartnerin, und gleichzeitig auf die Notwendigkeit, innenpolitisch im Rahmen der exploratorischen Gespräche die wesentlichen Interessengruppen zu involvieren. Namentlich genannt werden neben dem zweiten und dritten Wirtschaftssektor insbesondere die Landwirtschafts- und die Konsumentenorganisationen.

Damit dieses Vorhaben - nach einem ersten und erst noch selbst zu verantwortenden Scheitern - im zweiten Anlauf gelingen kann, ist ein partizipativer Ansatz zu wählen. Die massgebenden parlamentarischen Kommissionen sollen zudem laufend konsultiert und informiert werden. Ziel eines Freihandelsabkommens mit den USA ist aus nationaler Sicht vor allem, die schweizerische Exportindustrie zu stärken und den Zugang zum US-Markt zu sichern. Gleichzeitig ist anzumerken, dass ein Freihandelsabkommen durchaus auch im Interesse der USA liegt, ist die Schweiz doch dort die siebtgrösste Investorin, deren Unternehmen in den USA rund eine halbe Million gutbezahlte Arbeitsplätze geschaffen haben und viel in Forschung, Entwicklung und Innovation investieren.

Die Schweizer Regierung hat im Januar 2006 die Verhandlungen mit den USA zu einem Freihandelsabkommen respektive die exploratorischen Gespräche, die dazu führen sollten, abgebrochen. In der Zwischenzeit haben die USA auf verschiedenen Kanälen signalisiert, dass sie für eine Wiederaufnahme von Verhandlungen bereit wären. Die Schweiz tut gut daran, diese Gelegenheit zu packen. Es bietet sich ein "window of opportunity", dessen Zeitrahmen allerdings begrenzt ist und nicht verschlafen werden darf.

Der Anteil der USA bei den Schweizer Exporten ist von 9,7 Prozent im Jahr 2007 auf heute 15,3 Prozent angewachsen. Die enge wirtschaftliche Beziehung widerspiegelt sich auch in den engen gegenseitigen Handelsbeziehungen. Der Austausch von Waren und Dienstleistungen hat die Grenze von 100 Milliarden überschritten und hat sich in den letzten 20 Jahren mehr als verdreifacht. Die USA exportieren mehr Dienstleistungen in die Schweiz als die Schweiz in die USA, währenddessen die Schweiz mehr Waren in die USA exportiert als die USA in die Schweiz.

Warum also brauchen wir denn noch ein Freihandelsabkommen, wenn die Handelsbeziehungen so boomen? Weil nach wie vor Zölle erhoben werden, z. B. auf Maschinen und organischen Chemikalien, aber auch auf Automobil- und Parfumprodukten. Beide Länder schützen ihre landwirtschaftlichen Produkte stark, weshalb für das Gelingen eines Freihandelsabkommens kreative Ansätze im Bereich Landwirtschaft gefragt sind, wie wir sie schon bei anderen Freihandelsverhandlungen erfolgreich angewendet haben. Ökonomische Studien zeigen zudem auf, dass Freihandelsabkommen im Schnitt zu um 2,2 Prozent höheren Handelsvolumen führen, was dem wirtschaftlichen Austausch Schweiz-USA einen zusätzlichen Schub verleihen würde. Wenn wir vorwärtsmachen, könnten wir analog zum Abkommen mit China noch vor der EU einen Abschluss erreichen. Andernfalls ist zu erwarten, dass zu einem späteren Zeitpunkt nur noch ein Nachvollzug möglich wäre.

Die Kommissionsmehrheit unterstützt den Motionär, wonach Lehren aus dem Abbruch der exploratorischen Gespräche in den Jahren 2005 und 2006 und natürlich auch aus den laufenden Verhandlungen mit der EU um ein Rahmenabkommen zu berücksichtigen sind. Den Zeitfaktor gilt es dabei nicht zu vernachlässigen: Die Motion wurde am 20. September letzten Jahres eingereicht. Der Bundesrat hat sie am 14. November positiv beantwortet und zur Annahme empfohlen. Am 6. Dezember hat der Ständerat die Motion ohne Gegenstimme angenommen. Ihre Kommission hat die Motion am 25. März beraten und empfiehlt Ihnen mit 16 zu 8 Stimmen bei 1 Enthaltung, die Motion anzunehmen.

Der Bundesrat braucht jedoch nicht auf die parlamentarische Unterstützung zu warten, sondern sollte unter Einbezug der relevanten Stakeholder endlich ein Verhandlungsmandat vorbereiten. Diese Chance, sehr geehrter Herr Bundesrat Parmelin, sollten Sie als Wirtschaftsminister jetzt nutzen und das "window of opportunity" entsprechend nutzen.

Béglé Claude · Mit-M · Nationalrat · Waadt · CVP-Fraktion

Votre Commission de politique extérieure a débattu de la motion du conseiller aux Etats Konrad Graber chargeant le Conseil fédéral de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, ou du moins un accord préférentiel, ceci après consultation avec les partenaires concernés. Le travail de la commission a montré que cet accord est important, mais qu'il doit être équilibré pour les deux partenaires et qu'il nous faut être tenaces face au géant américain.

Notre économie a besoin d'un accord commercial avec les Etats-Unis, car les Etats-Unis sont devenus notre deuxième marché d'exportation derrière l'Allemagne. A l'heure où l'avenir des relations bilatérales entre la Suisse et l'Union européenne manque de clarté, il est impératif de diversifier nos débouchés. Or il se trouve que nos exportations vers les Etats-Unis ont doublé en valeur en l'espace de dix ans - c'est un marché très dynamique. Dès lors, nos entreprises ont besoin d'un cadre commercial qui leur octroie de bonnes conditions en termes de taxes, de normes techniques, de sécurité juridique, et que ce cadre soit garanti dans la durée. Cela permettrait de réduire de 300 millions de francs les taxes douanières qui s'ajoutent au prix des exportations suisses.

Rappelons qu'une tentative d'accord avait échoué en 2006. Le lobby agricole y était opposé, craignant de voir arriver sur le marché suisse du boeuf aux hormones ou des poulets lavés au chlore. Les milieux de la recherche étaient également inquiets quant à la bonne protection de la propriété intellectuelle.

Cette fois, ce sont les Etats-Unis qui ont fait le premier pas en indiquant qu'ils étaient ouverts à reprendre les discussions en vue de conclure des accords bilatéraux et qu'ils étaient disposés à trouver un accord. Mais ils insistent sur la nécessité d'être efficaces et d'avoir une feuille de route qui soit claire. Dans un premier temps, ils se sont plaints d'une balance commerciale déséquilibrée, en notre faveur, mais ils ont compris cette disparité vu la différence du nombre de consommateurs composant les deux marchés.

Par ailleurs, il est aussi dans notre intérêt de boucler un accord commercial entre la Suisse et les Etats-Unis avant que l'Union européenne ne le fasse. En effet, si la Suisse passe après l'Union européenne, elle y perdra sa marge de manoeuvre et devra se calquer sur ce qui aura déjà été négocié.

Conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis doit bien sûr se faire de façon équilibrée. La première mission de nos négociateurs est de vérifier que les Etats-Unis et la Suisse ont des objectifs de négociation convergents, et c'est ce qu'ils ont commencé à faire depuis l'automne dernier avec une phase dite exploratoire qui se poursuit. Dans cette négociation, les deux partenaires ont un intérêt réciproque à aller de l'avant, et la Suisse a de solides atouts à faire valoir. Notre pays est le sixième investisseur aux Etats-Unis, avec 309 milliards de dollars. Nos entreprises y emploient un demi-million de personnes à des postes qualifiés et bien payés; elles ont également lancé des programmes d'apprentissage "à la Suisse", lesquels sont une nouveauté très appréciée aux Etats-Unis. Réciproquement, les Etats-Unis sont le premier investisseur étranger en Suisse, avec 457 milliards de francs.

L'objectif est bien d'arriver à un accord équilibré. Dans cette phase exploratoire, la Suisse a commencé à présenter les enjeux. Elle a ainsi fait savoir qu'elle ne souhaitait pas de libre-échange sans limite. Concernant l'agriculture, la Suisse se montre plus flexible qu'il y a treize ans, mais la question de la reconnaissance des appellations d'origine contrôlée devra être posée, celle de la protection de la propriété intellectuelle aussi. L'objectif est d'arriver à des échanges complémentaires utiles aux deux pays.

Il est prévu de ne rien retirer de l'agenda des pourparlers, au début, y compris les questions agricoles. Cela étant, ce dossier ne devrait pas s'annoncer trop scabreux, car 75 pour cent des exportations américaines concernent des produits manufacturés, contre 11 pour cent seulement pour l'agriculture. Les consommateurs américains apprécient de plus en plus nos produits à valeur ajoutée, les fromages AOC par exemple.

Il y aura bien sûr des points à éclaircir, comme l'ont fait savoir certains membres de la commission: dans quelle mesure la Suisse peut-elle faire de l'agriculture un secteur stratégique, au même titre que les Américains font de l'aluminium et de l'acier deux secteurs stratégiques de leur économie? Les USA tâtent aussi le terrain pour connaître notre réceptivité aux OGM; le niveau de flexibilité devra être clarifié. Madame la secrétaire d'Etat Ineichen-Fleisch s'est toutefois montrée rassurante. Selon elle, les Etats-Unis doivent prendre conscience qu'ils ne peuvent exporter vers la Suisse que des produits de haute qualité et dans des quantités limitées. Si l'agriculture est intégrée dans l'accord, la Suisse défendra l'idée qu'une grande partie de ce secteur est d'intérêt national et qu'elle doit être préservée. La Suisse n'acceptera pas de conditions intenables.

En conclusion, il est important de soutenir la motion Graber Konrad car, pour que la Suisse puisse parvenir à un bon accord afin de soutenir ses exportations tout en préservant au mieux son agriculture, elle devra réaliser un long travail de persuasion, en interne comme face aux partenaires, pour faire comprendre nos spécificités à ces interlocuteurs. Tout cela devra avoir lieu avant que l'Union européenne se lance dans le même processus.

Par conséquent, la commission vous invite, par 16 voix contre 8 et 1 abstention, à soutenir cette motion.

Arslan Sibel · Mit-F · Nationalrat · Basel-Stadt · Grüne Fraktion

Handel ist wichtig, aber mit sozialen und ökologischen Leitplanken. Grundsätzlich finden auch wir Freihandelsabkommen wünschenswert und halten es deshalb für notwendig, dass auch ein Weg für ein Freihandelsabkommen mit den USA gefunden werden kann. Schliesslich sind diese unser zweitwichtigster Handelspartner. Der Weg muss aber in Strukturen eingebettet sein, die auch wir befürworten können. Deshalb lehnen ich und die grüne Fraktion die vorliegende Motion ab.

Drei Hauptgründe haben mich bewogen, die Motion zur Ablehnung zu empfehlen. Erstens ist die Motion unnötig, denn Gespräche mit den USA bezüglich Freihandelsabkommen haben bereits stattgefunden bzw. finden immer noch statt. Immerhin hat unser Bundespräsident mit dem Präsidenten der USA das Thema auf höchster Stufe aufgenommen. Zweitens müsste die Schweiz als Efta-Mitglied zumindest umfassend prüfen, ob ein gemeinsames Vorgehen nicht sinnvoller wäre. Schliesslich enthält die Motion drittens praktisch keine Bedingungen inhaltlicher Natur, zumindest nicht in politisch heiklen Punkten. Damit ist der Widerstand verschiedener Stakeholder vorprogrammiert.

Natürlich ist es dem Parlament unbenommen, mittels Vorstössen Freihandelsabkommen zu fordern, vor allem wenn der Bundesrat diesbezüglich inaktiv ist. Dies trifft im vorliegenden Fall genau nicht zu. Es war der Bundesrat, welcher die Initiative für ein Freihandelsabkommen ergriffen hat. Die Überweisung der Motion könnte nach aussen, vor allem Richtung USA, den Eindruck von Uneinigkeit, von mangelnder Koordination innerhalb der Schweizer Politik erwecken. Unsere Zeit kommt dann, wenn es um die Mandatserteilung geht.

Präsident Trump ist bekannt für eine Politik nach dem Motto "Divide et impera", also "Teile und herrsche". Multilaterale Abkommen sind ihm ein Gräuel. Er möchte nur mit Einzelstaaten verhandeln, am liebsten mit schwächeren, damit er die Bedingungen diktieren kann. Verhandelt jedoch die Efta mit den USA, besteht zwar immer noch kein Gleichgewicht, doch die Einseitigkeit wird beschränkt. Sicher ist die Schweiz durchaus fähig, alleine mit den USA zu verhandeln, aber zuerst sollte man einen gemeinsamen Weg mit den Efta-Ländern prüfen, mit welchen wir diesbezüglich eine gemeinsame Lösung anstreben sollten.

Die Motion Graber Konrad nennt kaum inhaltliche Bedingungen, dabei gäbe es eine Reihe von wichtigen Themen zu beachten: Ein Freihandelsabkommen muss in allen Bereichen der Nachhaltigkeit verpflichtet sein, also auch der Einhaltung der Umweltstandards. Die Einhaltung der Menschenrechte ist zwingend, was gerade bei Wanderarbeiterinnen und -arbeitern in den USA nicht selbstverständlich ist. Gleich lange Spiesse sind selbstverständlich, eine Dominanz der USA kommt für uns nicht infrage. Ein Freihandelsabkommen darf nicht zulasten von Entwicklungsstaaten gehen. Es muss KMU-tauglich sein. Es muss die Gleichstellung vollumfänglich respektieren. Ein Freihandelsabkommen darf die Schweizer Landwirtschaft nicht fundamental benachteiligen. Ökologische Bauern dürfen nicht das Nachsehen haben. Schliesslich kommen Hormonfleisch- und Gentechprodukte für uns nicht infrage. Die Agrarpolitik der USA kann klimapolitisch nicht gerade als umweltfreundlich bezeichnet werden. Und ganz wichtig: Bei den Konsultationen müssten auch die NGO wie beispielsweise Alliance Sud einbezogen werden und nicht nur die politischen Parteien und Wirtschaftsverbände. In der Motion Graber Konrad werden diese Punkte nicht erwähnt.

Ich bitte Sie aus den genannten Gründen, die Motion abzulehnen.

Parmelin Guy · BR-M · Bundesrat · Waadt

Les Etats-Unis sont le deuxième partenaire commercial de la Suisse après l'Union européenne. En 2017, 15 pour cent de nos exportations de marchandises ont été acheminées vers les Etats-Unis et 7 pour cent de nos importations en provenaient. Le commerce total incluant les marchandises et les services s'est élevé à près de 120 milliards de francs suisses. La Suisse est, avec un capital de 309 milliards de dollars, le septième investisseur le plus important aux Etats-Unis.

Au vu de la "bilatéralisation" de la politique commerciale aux Etats-Unis, de la forte orientation à l'exportation de la Suisse - la Suisse fait partie des pays où le commerce extérieur contribue le plus au produit intérieur brut -, ainsi que de l'importance majeure du marché américain pour la Suisse, la question d'un accord de libre-échange se pose à nouveau.

Le 5 septembre de l'année passée, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national avait approuvé une proposition recommandant de mener des discussions exploratoires pour un possible accord de libre-échange avec les Etats-Unis. Ces négociations ont débuté et nous les poursuivons actuellement. Elles doivent permettre de déterminer, de part et d'autre, les positions, les attentes, les opportunités, et de voir s'il existe une base commune pour pouvoir lancer de vraies négociations s'appuyant sur un vrai mandat de négociation, avec comme but un succès.

Le 11 avril dernier, j'ai rencontré à Washington le représentant spécial des Etats-Unis pour le commerce, Monsieur Robert Lighthizer. Nous avons eu un échange approfondi et avons convenu de poursuivre les discussions exploratoires. Vous le savez, la rencontre de Monsieur Maurer, président de la Confédération, avec le président américain Donald Trump, le 16 mai dernier, a également permis d'en parler et d'apporter un soutien supplémentaire, à un très haut niveau politique, à ces discussions exploratoires.

Pour la Suisse, un accord de libre-échange avec les Etats-Unis offrirait de nouvelles opportunités pour l'économie, cela garantirait de la sécurité juridique, et cela créerait surtout un cadre institutionnalisé pour renforcer les relations économiques bilatérales. Naturellement, cela implique certains défis, en particulier pour le secteur agricole, dans lequel les Etats-Unis poursuivent des intérêts offensifs. Il convient donc de clarifier dans quelle mesure nous pourrions avoir une certaine flexibilité, où nous pourrions avoir des solutions pour des produits sensibles, quel degré de libéralisation acceptable nous pourrions trouver pour les deux pays. Il faut noter aussi - et cela a été relevé par le rapporteur - que les spécialités de fromage sont de plus en plus prisées aux Etats-Unis, et la Suisse a donc aussi, en matière agricole, certains intérêts offensifs à faire valoir.

Si les discussions exploratoires débouchent sur un résultat positif, alors les commissions compétentes du Parlement et les cantons seront informés et consultés. Nous pourrons alors aller de l'avant et impliquerons naturellement les cercles concernés en temps opportun.

Pour conclure, je dirai, pour répondre à Madame Markwalder, rapporteuse, qu'il y a effectivement une fenêtre d'opportunité. Nous voulons en profiter, nous y travaillons et, pour cela, il faut qu'il y ait du répondant des deux côtés. C'est dans ce sens que nous souhaitons poursuivre nos efforts ces prochaines semaines.

Nicolet Jacques · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Monsieur le conseiller fédéral, j'ai bien compris ce que vous avez expliqué au sujet des accords commerciaux avec les Etats-Unis. Qu'en est-il de la reconnaissance de nos AOP et de nos IGP, étant donné que la question de nos fromages a été évoquée?

Parmelin Guy · BR-M · Bundesrat · Waadt

Monsieur le conseiller national Nicolet, dans toutes les négociations d'accords que nous menons, nous faisons valoir nos intérêts offensifs. Nous avons toujours à l'esprit l'aspect ayant trait aux AOP et aux IGP. Cela dit, nous avons parfois du succès, parfois moins. Mais je répète que nous défendons les intérêts de tous les secteurs économiques et pas seulement ceux d'un secteur du pays; nous devons trouver une solution équilibrée.

Markwalder Christa · Mit-F · Nationalrat · Bern · FDP-Liberale Fraktion

Die Kommission beantragt mit 16 zu 8 Stimmen bei 1 Enthaltung, die Motion anzunehmen. Namens der Kommission bitte ich Sie, den Antrag der Kommissionsmehrheit anzunehmen. Ich möchte im Folgenden noch kurz auf die Argumente der Minderheit eingehen.

Das erste Argument lautet, diese Motion sei unnötig, da exploratorische Gespräche ohnehin stattfinden würden. Wenn Sie schauen, was in der Debatte des Ständerates vom 6. Dezember 2018 gesagt wurde - nämlich man könne diese Verhandlungen rasch vorantreiben und vielleicht sogar innerhalb eines Jahres abschliessen -, und wenn Sie bedenken, dass seither wieder ein halbes Jahr verstrichen ist, dann muss man einfach sagen: Offensichtlich braucht es den parlamentarischen Druck, auch mit einer Motion, damit der Bundesrat nun ein Verhandlungsmandat vorbereitet.

Das zweite Argument lautet, die Efta-Staaten seien einzubeziehen. Das würde selbstverständlich zu neuen zeitlichen Verzögerungen führen. Wir haben in der Vergangenheit bekanntlich bewiesen, indem wir mit Japan oder China eigene Freihandelsabkommen abgeschlossen haben, dass wir durchaus alleine zu guten Verhandlungsergebnissen imstande sind.

Drittens wurde moniert, die Motion enthalte keine inhaltlichen Vorgaben. Das stimmt. Aber das lässt dem Bundesrat natürlich auch genügend Flexibilität, um sein Verhandlungsmandat entsprechend zu definieren. Es ist auch eine Stärke, dass inhaltlich keine Vorgaben seitens des Parlamentes gemacht werden, sondern dass der Bundesrat die Möglichkeiten ausloten kann.

Schliesslich haben Sie noch gesagt, diese Motion demonstriere Uneinigkeit. Da muss ich widersprechen. Denn der Ständerat hat sie einstimmig gutgeheissen. Der Bundesrat hat sie befürwortet. Die Mehrheit Ihrer Kommission empfiehlt sie zur Annahme. Die Einzige, die eine andere Meinung hat, sind Sie.

Damit möchte ich Sie noch einmal ermuntern, diese Motion anzunehmen.

Arslan Sibel · Mit-F · Nationalrat · Basel-Stadt · Grüne Fraktion

Besten Dank, Frau Markwalder, für Ihre Ausführungen. Wenn doch der Bundesrat am Diskutieren ist, wenn doch diese Gespräche stattfinden, könnte er doch etwas vorlegen, und wir könnten Stellung dazu nehmen. Warum soll ein Antrag, eine Motion seitens des Parlamentes nötig sein, damit wir gegen aussen als einig wirken können? Ich finde, das ist widersprüchlich.

Markwalder Christa · Mit-F · Nationalrat · Bern · FDP-Liberale Fraktion

Der Bundesrat hätte uns bereits zu einem Verhandlungsmandat konsultieren können. Er hat es aber noch nicht gemacht. Deshalb braucht es offensichtlich auch diese Motion, die überdies fordert, dass wir dieses Mal vor allem die Lehren aus den letzten, gescheiterten exploratorischen Gesprächen ziehen und frühzeitig auch innenpolitisch das Terrain vorbereiten, um dann die Verhandlungen rasch und erfolgreich führen zu können.

Béglé Claude · Mit-M · Nationalrat · Waadt · CVP-Fraktion

Il est évident que dans tout accord de libre-échange on va trouver des éléments gênants. Un accord parfait n'existe pas, parce qu'il faut tenir compte des intérêts des deux parties.

Hier, on aurait pu renoncer à l'accord de libre-échange avec la Turquie à cause des droits de l'homme. On pourrait invoquer pour celui avec les Etats-Unis la peine de mort. On pourrait avoir des arguments semblables avec la Russie, avec la Chine, avec la majorité des pays. Il y a aussi la question agricole à considérer.

La question de fond qui se pose, c'est toujours celle de la pesée d'intérêts. Un pays comme le nôtre, qui gagne un franc sur deux à l'étranger, a besoin de débouchés. Sans cela, c'est notre prospérité que l'on doit être d'accord de sacrifier partiellement. Alors, si on veut se rendre moins dépendant de l'Union européenne - et on voit ces derniers jours toutes les difficultés qu'on a à parvenir à un accord avec elle -, eh bien il faut bien d'autres débouchés. Ces débouchés doivent être significatifs. Les Etats-Unis représentent, en dehors de l'Union européenne, le principal marché d'exportation et, en plus, c'est un marché qui est en pleine croissance puisque le volume des échanges a doublé en dix ans.

En conséquence, la question qui se pose à vous, est la suivante: voulez-vous garantir la prospérité de la Suisse grâce à des accords de libre-échange, quitte à devoir faire évidemment, de temps en temps, une concession, ou voulez-vous plutôt opter pour une politique de repli?

La majorité de votre commission, de même que le Conseil des Etats et le Conseil fédéral, tous vous recommandent de voter en faveur de cette motion.

Carobbio Guscetti Marina · P-F · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion

La presidente (Carobbio Guscetti Marina, presidente): La commissione e il Consiglio federale propongono di accogliere la mozione. Une minoranza Arslan propone di respingerla.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 122 Stimmen

Dagegen ... 47 Stimmen

(9 Enthaltungen)