Lexipedia
AccueilActualitéExplorerRépertoire
ConditionsConfidentialitéAssistance
Se connecter

Bürgerkrieg in Jemen. Schweizer Vermittlungsversuch?

47195 · Amtliches Bulletin

Du 18 sept. 2019

https://lexipedia.io/fr/docs/ch/ab-bo-bu/47195/de/burgerkrieg-in-jemen-schweizer-vermittlungsversuch

Consulté le 1 sept. 2026

  1. Documents
  2. Confédération
  3. Bulletin officiel
Source

Objet parlementaire: Guerre civile au Yémen. Tentative de médiation suisse? (17.4298)

17.4298

Bürgerkrieg in Jemen. Schweizer Vermittlungsversuch?

Tornare Manuel · Mit-M · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion

La guerre civile épouvantable, effroyable qui se déroule au Yémen pourrait malheureusement, et bien que nous ne le souhaitions pas, être précurseure - on le voit avec ce qui s'est passé ces derniers jours en Arabie saoudite - de déflagrations mondiales, comme l'avait été la guerre d'Espagne en 1936-1939.

Par mon postulat, je demande au Conseil fédéral, à la Suisse, qui a agi comme médiatrice dans de nombreux conflits, de jouer son rôle. Pourquoi doit-elle jouer son rôle? Parce que toutes les médiations entreprises jusqu'à présent, que ce soit par l'ONU, des ONG ou d'autres organismes paraonusiens ont pour l'instant échoué.

Je rappelle que cette guerre civile a commencé en 2014, dans un pays à structure sociale très clanique. Il s'agit de rebelles chiites Houthis et des forces fidèles à l'ancien président Saleh, qui s'opposent au gouvernement d'Hadi, élu en 2012 à la suite d'un coup d'Etat. Ce conflit pourrait se cantonner à une guerre civile, mais il s'est internationalisé avec des acteurs très puissants comme l'Arabie saoudite ou l'Iran, et cela pourrait - malheureusement - avoir des conséquences redoutables, même pour nous; on le voit maintenant avec l'augmentation du prix du pétrole - certains s'en réjouiront, d'autres pas - qui est une conséquence indirecte de ce qui se passe dans cette région du monde.

En plus, la crise humanitaire est épouvantable. Quelles sont ceux qui souffrent le plus, généralement, dans les conflits? Les femmes et, surtout, les enfants. De nombreux enfants, en ce moment, au Yémen, meurent de faim. Et je dirai que, malheureusement, tout le monde s'en fout! On voit peu de photos, il y a peu de reportages sur cette crise au Yémen mais, Mesdames et Messieurs, il y a 14 millions de personnes, au Yémen, qui souffrent de la faim! Nous, les Suisses, qui avons fondé le Comité international de la Croix-Rouge grâce à Henry Dunant; nous qui sommes dépositaires de nombreuses conventions humanitaires; nous qui avons été les précurseurs du droit humanitaire, pouvons-nous rester indifférents? L'excellente Madame Bachelet, devant le Conseil des droits de l'homme, à Genève, a dit dernièrement que c'était une des plus graves crises mondiales au niveau humanitaire.

Ce que je demande, Monsieur le conseiller fédéral, c'est un peu ce que vous me répondez dans votre réponse au nom du Conseil fédéral - et je ne vois pas pourquoi le Conseil fédéral s'y oppose. Notre pays a une tradition de médiation. Le conseiller fédéral - qui était de votre parti - qui, dans l'histoire de la Suisse, est le plus intervenu en tant que médiateur au nom de la Suisse fut Max Petitpierre. C'est lui qui fut à l'origine de la conférence sur l'Indochine organisée à Genève en 1954 et de celle sur le désarmement de 1955 qui s'est également tenue à Genève. Je souhaiterais, en tant que conseiller national, habitant une ville comme Genève, et en tant que Suisse et fier de l'être, que la Suisse fasse un peu comme certains pays scandinaves, à savoir qu'elle soit beaucoup plus souvent médiatrice lors de conflits internationaux.

Je le répète, Monsieur le conseiller fédéral, je pense qu'un vote positif du Parlement sur ce postulat donnerait plus de force à votre action, dont je reconnais la valeur. Vos déclarations d'avant-hier à Genève m'ont conforté dans l'impression positive que j'ai de certains aspects de votre politique. Mais je pense que ce postulat n'est pas en contradiction, contrairement à ce que vous dites dans votre avis au sujet de mon postulat, avec la position du Conseil fédéral.

Je vous remercie de soutenir ce postulat.

Cassis Ignazio · BR-M · Bundesrat · Tessin

Non, le Conseil fédéral ne s'oppose pas à vos intentions, ni à vos appels; il s'oppose tout simplement au postulat, parce que celui-ci charge le Conseil fédéral de préparer un rapport sur quelque chose qu'il fait de toute manière. Un acte parlementaire qui charge le Conseil fédéral de faire ce que, de toute manière, il fait déjà avec beaucoup de persuasion, de conviction et de force est donc un acte inutile. Le Conseil fédéral, selon ses directives au sujet des interventions parlementaires en général - sauf à quelques rares exceptions -, dit non si ce qui est demandé se fait déjà. Et c'est exactement la situation avec le présent postulat.

Vous avez absolument raison: la crise humanitaire au Yémen est atroce, mais vous avez tort quand vous dites que la Suisse est indifférente. Ce n'est pas vrai. La Suisse soutient le travail, de manière convaincante et convaincue, de Martin Griffiths, envoyé spécial du secrétaire général pour le Yémen à Genève. Cela se fait à Genève avec les bons offices de la Suisse. L'aide humanitaire suisse engagera 41 millions de francs de nos citoyens au Yémen pour 2017-2020. En plus, pour la troisième année consécutive, la Suisse a organisé en 2019, cette année, avec la Suède et les Nations Unies, une conférence de levée de fonds de haut niveau, et cette conférence a permis d'obtenir des promesses de dons à hauteur de 2,6 milliards de dollars.

Alors, si vous taxez cela d'indifférence, j'estime pour ma part que c'est un peu exagéré. Nous oeuvrons énormément dans ce domaine. Avec cet argent, nous pouvons aider des gens qui souffrent énormément. Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure, avec cet argent, de faire cesser la guerre. Malheureusement, ce pouvoir nous ne l'avons pas. Ce sont uniquement les Nations Unies qui ont ce pouvoir. Nous, tout ce que nous pouvons faire, c'est soutenir avec toute notre capacité organisationnelle, opérationnelle, financière les Nations Unies pour qu'elles arrivent à faire conclure un accord de paix. Bien entendu que si les Nations Unies nous demandent de conduire une médiation, d'offrir nos bons offices, nous le ferons. Nous n'avons pas besoin d'avertir la presse suisse et d'annoncer que nous sommes prêts à le faire, nous sommes tout le temps prêts à le faire. Donc, dans notre ADN, il y a cette manière de faire. Rappelons par exemple que notre pays a hébergé deux pourparlers de paix à Genève et à Macolin en 2015.

De plus, si le Conseil fédéral disait que, compte tenu du fait que nous faisons déjà tout cela, nous proposons d'accepter le postulat, nous risquerions de donner aux Nations Unies le signal que nous interférons dans ce qui est fait et dans la relation que la Suisse a avec les Nations Unies.

Par conséquent, en nous appuyant sur ces réflexions, nous avons décidé, en séance du Conseil fédéral, de proposer de rejeter ce postulat, mais ce n'est pas là un rejet des intentions qui sont à l'origine de son dépôt.

Abstimmung

La présidente (Moret Isabelle, première vice-présidente): Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Postulates ... 85 Stimmen

Dagegen ... 95 Stimmen

(2 Enthaltungen)