18.305
Les primes ne doivent pas servir à financer les commissions versées aux intermédiaires
Moret Isabelle · P-F · Conseil national · Vaud · Groupe libéral-radical
Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Gysi Barbara, Bertschy, Carobbio Guscetti, Feri Yvonne, Giezendanner, Graf Maya, Heim, Schenker Silvia, Weibel)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Gysi Barbara, Bertschy, Carobbio Guscetti, Feri Yvonne, Giezendanner, Graf Maya, Heim, Schenker Silvia, Weibel)
Donner suite à l'initiative
La présidente (Moret Isabelle, présidente): Vous avez reçu un rapport écrit de la commission.
Roduit Benjamin · Mit-M · Conseil national · Valais · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Nous allons débattre d'un thème récurrent, celui des intermédiaires dans les assurances et de leurs commissions. De nombreuses interventions ont été déposées ces dernières années - les plus anciennes remontent à 2009 - pour endiguer les démarches des courtiers et leur cortège d'appels intempestifs. Le but de la présente initiative est de modifier la loi sur la surveillance de l'assurance-maladie (LSAMal) pour interdire le versement de commissions incitant au changement de caisse-maladie pour l'assurance de base.
C'est un fait, de nombreuses personnes changent de caisse maladie chaque année sur le conseil de courtiers. Or, ces courtiers peuvent recevoir jusqu'à 1500 francs pour la conclusion d'une nouvelle police de base et, au final, ces commissions, dont le total est estimé à près de 300 millions de francs, sont payées par les assurés.
L'article 19 alinéa 3 de la LSAMal permet un accord sectoriel dans le domaine du démarchage téléphonique pour limiter l'indemnisation des intermédiaires, la commission maximale étant de 50 francs par contrat dans l'assurance obligatoire des soins. Or, selon l'initiative, toutes les assurances n'ont pas signé cet accord et, dans les faits, très peu d'entre elles se conforment à l'accord. L'expérience montrant qu'il ne suffit pas de limiter le seul montant de la commission, l'initiative a en fait pour objectif final d'interdire totalement le versement de commissions de courtage pour éviter les changements de caisse motivés uniquement par le versement d'une commission.
Selon l'argumentaire, "une grande partie des 684 000 changements en 2016 serait due aux activités de conseil des courtiers". La majorité de la commission met en doute la cause unique de ces changements. Une saine concurrence offrant des prestations avantageuses en est certainement la cause principale, et cela est bien. La majorité estime aussi que le fait d'interdire totalement le versement de commissions aux intermédiaires dans le secteur de l'assurance de base, comme le prévoit l'initiative, va trop loin. Le législateur ne devrait en tout cas pas restreindre la liberté économique des assureurs, d'où le caractère non contraignant de l'article 19 alinéa 3. De plus, la majorité considère qu'une prestation de conseil doit pouvoir être rémunérée à sa juste valeur.
Surtout, aux yeux de la majorité, les problèmes les plus aigus suscités par les commissions d'intermédiaires ont déjà été abordés. En effet, le 16 octobre 2018, après avoir auditionné une délégation du Parlement cantonal saint-gallois et proposé, par 11 voix contre 1 et aucune abstention, au Conseil des Etats de ne pas donner suite à cette initiative, la commission du Conseil des Etats a déposé la motion 18.4091, qui prévoit la création d'une base légale permettant au Conseil fédéral de déclarer obligatoire pour l'ensemble de la branche une réglementation des commissions versées aux intermédiaires, de prévoir des sanctions en cas de non-respect et d'y inclure des points sensibles, comme l'interdiction des démarchages téléphoniques.
La motion a été acceptée largement par notre conseil, le 14 mars 2019, et son champ d'action fut étendu à l'assurance complémentaire.
Depuis, les assureurs, en particulier les associations faîtières Santésuisse et Curafutura, ont annoncé au début de cette année avoir trouvé un accord de branche concernant le démarchage téléphonique à froid et les limites en matière de commissions. Celui-ci entrera en vigueur le 1er janvier 2021. Pour sa part, le Conseil fédéral a mis en consultation, en mai dernier, un projet de loi reprenant les exigences de la motion. Au chapitre de la rémunération des intermédiaires, le Conseil fédéral pourra ainsi déclarer obligatoire le montant maximal fixé par les assureurs, de sorte que l'assureur qui ne le respecterait pas serait soumis à une sanction.
La minorité reconnaît que la motion 18.4091 va dans le bon sens, mais comme dans le cadre de l'initiative, elle demande l'interdiction générale du versement de commissions pour les nouveaux contrats dans l'assurance de base. Elle estime en effet que les commissions versées aux intermédiaires sont financées directement par les primes des assurés et, indirectement, par le secteur public, au moyen des subventions pour la réduction individuelle des primes.
En conclusion, comme le Conseil des Etats, qui a déjà décidé le 12 décembre 2018 de ne pas donner suite à l'initiative - et qui a également traité la motion 18.4091 -, la commission vous propose, par 11 voix contre 9 et 1 abstention, de ne pas y donner suite non plus.
Sauter Regine · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe libéral-radical
Wir behandeln hier eine Standesinitiative St. Gallen, die eine Anpassung des Krankenversicherungsaufsichtsgesetzes fordert, um die Zahlung von Provisionen für Wechsel in der Grundversicherung zu untersagen. Als Begründung wird angeführt, dass ein grosser Teil der jährlichen Wechsel in der obligatorischen Krankenversicherung aufgrund der Beratungstätigkeit von Maklern erfolge. Studien würden zeigen, dass die Krankenkassen jährlich Hunderte von Millionen Franken an Provisionen für neue Abschlüsse an Vermittler entrichteten. Getragen würden diese Vermittlungsprovisionen durch die Versicherten, die diese Kundengewinnungsaktionen mit ihren Prämien bezahlten.
Die Standesinitiative hält weiter fest, dass gemäss Artikel 19 Absatz 3 des Krankenversicherungsaufsichtsgesetzes die Krankenkassen eine Branchenvereinbarung im Bereich Telefonwerbung zur Beschränkung der Höhe der Vermittlerprovisionen abschliessen könnten. Eine solche Vereinbarung hätten viele Krankenkassen unterzeichnet, verschiedene Kassen aber eben auch nicht. Zudem würden sich trotz Branchenvereinbarung die wenigsten Versicherer an die Abmachung halten. Ein gänzliches Verbot für die Auszahlung von Vermittlerprovisionen bei der Grundversicherung würde gemäss der Standesinitiative klare Bedingungen schaffen und den allein provisionsmotivierten Wechsel unterbinden.
Der Ständerat hat der vorliegenden Standesinitiative im Dezember 2018 ohne Gegenantrag keine Folge gegeben. Die Mehrheit Ihrer vorberatenden Kommission hält fest, dass das Parlament mit der Annahme der Motion 18.4091, "Krankenkassen. Verbindliche Regelung der Vermittlerprovisionen, Sanktionen und Qualitätssicherung", bereits auf die durch hohe Vermittlungsprovisionen ausgelösten Probleme reagiert hat.
Die Motion beauftragt den Bundesrat, einen Erlassentwurf vorzubereiten, damit der Bundesrat eine Branchenregelung für Vermittlerprovisionen in der Grund- und Zusatzversicherung für allgemeinverbindlich erklären und Sanktionen bei Nichteinhaltung vorsehen kann.
Die von der Standesinitiative erhobene Forderung nach einem generellen Verbot der Auszahlung von Vermittlerprovisionen in der Grundversicherung erachtet die Mehrheit als zu weitgehend, da eine massvolle Vergütung von Beratungsleistungen weiterhin möglich sein soll.
Auch die Minderheit Ihrer Kommission begrüsst die Stossrichtung der genannten Motion. Sie möchte aber noch einen Schritt weiter gehen: Da die hohen Vermittlungsprovisionen über die Prämien von den Versicherten selbst und indirekt über die Prämienverbilligungen auch von der öffentlichen Hand bezahlt werden, unterstützt sie die Forderung der Standesinitiative, dass Zahlungen von Provisionen für Wechsel in der Grundversicherung generell untersagt werden.
Die Kommission beantragt Ihnen mit 11 zu 9 Stimmen bei 1 Enthaltung, der Standesinitiative keine Folge zu geben.
Gysi Barbara · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe socialiste
Ich beantrage Ihnen als St. Gallerin, die Standesinitiative St. Gallen "Keine Prämiengelder für Vermittlungsprovisionen" zu unterstützen.
In den Jahren 2014 bis 2018 wurden total 176,5 Millionen Franken oder durchschnittlich 35,3 Millionen pro Jahr aus der Grundversicherung an Vermittlerprovisionen bezahlt. Diese Zahlen hat der "K-Tipp" im Frühling veröffentlicht. Sie stammen aus dem Bundesamt für Gesundheit, denn die Standesinitiative war ursprünglich in der Frühjahrssession traktandiert. Das sind jährlich 35,3 Millionen Franken für Vermittlerprovisionen, die für Wechsel in der Grundversicherung ausbezahlt werden, in der von Gesetzes wegen keine Gewinne gemacht werden dürfen - 35,3 Millionen Franken jedes Jahr, die den Versicherten vorenthalten werden und die diesen dann zur Bezahlung von Rechnungen fehlen. Das ist eine Menge Geld, das wir gerne direkt in die Versicherungen einschiessen würden. Wir diskutieren im Rahmen des Kostendämpfungspaketes manchmal um kleinere Beträge und über Massnahmen, die mit weniger Einsparungen verbunden sind.
Dennoch hat eine knappe Kommissionsmehrheit die Standesinitiative des Kantons St. Gallen abgelehnt, Sie haben es bereits gehört. Argumentiert wird vor allem, mit der Annahme der Motion 18.4091 der SGK-S, "Krankenkassen. Verbindliche Regelung der Vermittlerprovisionen, Sanktionen und Qualitätssicherung", sei in genügender Art und Weise reagiert worden. Doch die Vernehmlassungsfrist zur Vorlage ist gerade abgelaufen und die Vernehmlassung noch nicht ausgewertet. Wir wissen noch nicht, wie diese Vorlage uns dann im Detail präsentiert werden wird. Wir wissen hingegen, dass die Versicherer Vereinbarungen abschliessen können, aber nicht zwingend müssen. Der Bundesrat, mindestens sieht es die Vernehmlassungsvorlage so vor, kann, wenn zwei Drittel der Versicherer mitmachen, solche Vereinbarungen für verbindlich erklären. Es können aber immer noch Provisionen bezahlt werden. Es ist also keine vollständige Aufhebung, es ist höchstens eine Selbstbeschränkung der Branche. Wie das in der Vergangenheit funktioniert hat, wissen wir: Es hat nicht funktioniert.
Eine knappe Kommissionsmehrheit vertraut also allzu stark den Versprechen der Branche, sich zu beschränken. Es muss allerdings festgehalten werden: Dieses Geschäft wurde noch in der letzten Legislatur behandelt, als die Kommission auch anders zusammengesetzt war.
Im sankt-gallischen Kantonsrat wurde dieses Anliegen übrigens von der CVP-Fraktion unterstützt. Das scheint aber den Mitgliedern der Kommission für soziale Sicherheit und Gesundheit entgangen zu sein. Es ist doch absurd, wenn wir der Grundversicherung Gelder entziehen, aber Vermittlerprovisionen bezahlt werden dürfen, in einem Bereich, in dem eine Versicherungspflicht besteht, in einem Bereich, in dem die Leistungen für alle die gleichen sein müssen! Darüber muss man nicht beraten, denn eigentlich ist klar: Jede Krankenkasse muss den Prämienzahlenden die gleichen Leistungen abgelten. Darum braucht es auch nicht Vermittlerprovisionen. Die Vermittlerprovisionen können die Krankenkassen, wenn sie sie haben wollen, aus der Zusatzversicherung finanzieren, weil vor allem das der Anreiz ist, dass man überhaupt Leute in die eigene Versicherung holen will.
Wenn man dann der Branche glauben will, sollen ab 2021 keine Werbeanrufe mehr gemacht werden. Ich glaube das jedoch erst, wenn es wirklich umgesetzt wird. Und die Branche ist ziemlich clever. Sie macht zwar hier Vereinbarungen, aber früher wurden diese Dinge von Callcentern gemacht, heute wird es einfach von der Branche internalisiert, und die Versicherer machen es selber. Dann sind es nicht mehr Externe, aber die Anrufe werden weitergehen, und man wird versuchen, sich einfach diese Scheibe selber abzuschneiden.
Mit der Verordnungsänderung, die eben jetzt in Diskussion ist und auf die sich die Kommission abstützt, ist man auf dünnem Eis. Sie wird nicht dazu führen, dass es keine Provisionen mehr gibt, diese werden höchstens ein wenig eingeschränkt. Aber ich bin nicht sicher, ob das dann wirklich auch genügen wird.
Die Standesinitiative verlangt, dass eben kein Geld der Grundversicherung entzogen wird, dass keine Provisionen mehr bezahlt werden dürfen. Jedes Jahr wechseln rund 600 000 Versicherte die Krankenkasse. Das soll nicht mit Vermittlerprovisionen dann noch honoriert werden.
Bitte entziehen Sie diese 35 Millionen jedes Jahr nicht den Versicherten, lassen Sie vielmehr dieses Geld in der Grundversicherung drin, und unterstützen Sie die Standesinitiative!
Moret Isabelle · P-F · Conseil national · Vaud · Groupe libéral-radical
La présidente (Moret Isabelle, présidente): La commission propose de ne pas donner suite à l'initiative. Une minorité Gysi Barbara propose d'y donner suite.
Vote
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 96 Stimmen
Dagegen ... 79 Stimmen
(8 Enthaltungen)