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Sterblichkeit, Invalidität und Risiken nach Berufsgruppe und Gesellschaftsklasse in der Schweiz

51857 · Amtliches Bulletin

Du 3 mars 2021

https://lexipedia.io/fr/docs/ch/ab-bo-bu/51857/de/sterblichkeit-invaliditat-und-risiken-nach-berufsgruppe-und-gesellschaftsklasse-in-der-schweiz

Consulté le 11 sept. 2026

  1. Documents
  2. Confédération
  3. Bulletin officiel
Source

Objet parlementaire: Mortalité, invalidité et risques selon la profession et la classe sociale en Suisse (20.4337)

20.4337

Sterblichkeit, Invalidität und Risiken nach Berufsgruppe und Gesellschaftsklasse in der Schweiz

Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Antrag der Mehrheit

Annahme der Motion

Antrag der Minderheit

(Gmür Alois, Grin, Gschwind, Keller Peter, Nicolet, Ritter, Schilliger, Schwander, Sollberger, Strupler)

Ablehnung der Motion

Proposition de la majorité

Adopter la motion

Proposition de la minorité

(Gmür Alois, Grin, Gschwind, Keller Peter, Nicolet, Ritter, Schilliger, Schwander, Sollberger, Strupler)

Rejeter la motion

Wettstein Felix · Mit-M · Nationalrat · Solothurn · Grüne Fraktion

Die Finanzkommission beantragt Ihnen mit dieser Kommissionsmotion die Schaffung einer besseren statistischen Datengrundlage im Bereich der Gesundheits-, der Behinderungs- und der Sterblichkeitsdaten. Das zentrale Anliegen dieser Motion ist es, dass wir besser Bescheid wissen über den Zusammenhang zwischen der sozialen Lage und der Wahrscheinlichkeit, dass jemand schwer erkrankt, zu einem IV-Fall wird oder frühzeitig stirbt.

Wenn wir von der sozialen Lage sprechen, dann meinen wir hauptsächlich die Unterschiede beim höchsten Bildungsabschluss, beim Einkommen und bei der beruflichen Stellung. Grundsätzlich ist der Zusammenhang bekannt und weltweit unbestritten: Menschen mit geringerer Ausbildung, mit tiefen Löhnen und in prekärer Beschäftigungslage haben ein deutlich höheres Risiko, an einer chronischen Krankheit zu erkranken, oft sogar an mehreren Krankheiten. Deutlich erhöht ist ihr Risiko, von Invalidität betroffen zu sein, und ihre Lebenserwartung ist deutlich tiefer als jene der Durchschnittsbevölkerung.

Allerdings ist die Datenlage dazu in der Schweiz oft dürftig. Wir haben in der Kommission festgestellt, dass andere Staaten im Vergleich zu uns eine bessere Datenbasis haben. Wir haben zwar Statistiken zu übertragbaren Krankheiten, wir haben die Todesursachenstatistik, aufgeschlüsselt nach 5-Jahres-Altersgruppen, nach Geschlecht, Wohnkanton und Kalenderwoche. Auch die potenziell verlorenen Lebensjahre je nach Todesursache werden vom Bundesamt für Statistik regelmässig berechnet und publiziert. Wichtig wäre es jedoch, mehr darüber zu wissen, wie sich die einzelnen Erkrankungsrisiken und Todesursachen entlang der Zugehörigkeit zur sozialen Schicht verteilen. Dieses Wissen ist Bedingung sowohl für zielgerichtete Behandlungen als auch für eine erfolgreiche Prävention.

Wir haben in der Kommission zum Beispiel auf die aktuelle Nationale Strategie zur Prävention nichtübertragbarer Krankheiten (NCD-Strategie) verwiesen. Zu ihren zentralen Zielen gehört es, die gesundheitliche Chancengleichheit zu verbessern respektive Ungleichheiten als Folge der sozialen Zugehörigkeit zu verkleinern. Auch für die anstehenden Revisionen der Sozialversicherungen AHV und BVG ist es wichtig, eine bessere Datenbasis zum Zusammenhang zwischen sozialer Lage und Lebenserwartung respektive Krankheits- und Invaliditätsrisiken zu bekommen.

Die Kommissionsmotion will den Anstoss dazu geben, dass ein entsprechendes Monitoring aufgebaut und anschliessend regelmässig fortgeführt wird. Eine Minderheit der Kommission empfiehlt diese Motion allerdings nicht zur Annahme.

Feller Olivier · Mit-M · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

J'ai le plaisir de remplacer au pied levé notre collègue Christian Dandrès qui est excusé aujourd'hui. La Commission des finances a déposé la motion que nous examinons aujourd'hui, le 12 novembre 2020, dans le cadre de l'examen du budget 2021 de la Confédération. La commission constate qu'il n'existe aujourd'hui pas de statistique fiable permettant d'évaluer l'impact de l'appartenance à un groupe professionnel déterminé ou à une catégorie socioéconomique déterminée sur l'espérance de vie, l'invalidité et la mortalité. La commission demande alors au Conseil fédéral soit de mandater l'Office fédéral de la statistique pour l'établissement de données statistiques en la matière, soit de confier une telle tâche à des experts externes.

Il peut paraître de prime abord étonnant que la Commission des finances s'occupe d'une telle problématique. Mais, en réalité, ce n'est pas vraiment étonnant car, au cours des prochaines années, l'évolution des budgets et des comptes de la Confédération dépendra largement des besoins de financement dans le domaine des assurances sociales. Il importe dès lors de disposer de statistiques utiles, y compris s'agissant du lien qui peut exister le cas échéant entre l'appartenance à un groupe socioéconomique déterminé et l'espérance de vie. Il se trouve que, dans la statistique actuelle, l'espérance de vie n'est différenciée qu'en fonction de l'âge et du sexe. Le Conseil fédéral a d'ailleurs admis cette lacune en réponse à la question 20.5672 de l'heure des questions.

Dans le cadre de l'examen du budget 2021 de la Confédération, la Commission des finances a demandé à l'Office fédéral de la statistique si une différenciation de l'espérance de vie en fonction des différentes catégories socioprofessionnelles était envisageable. L'Office fédéral de la statistique a alors répondu qu'il ne prévoyait pas d'établir une telle statistique, ni dans sa planification annuelle, ni dans sa planification pluriannuelle 2020-2023.

Une minorité Gmür Alois, dont vous entendrez les arguments tout à l'heure, considère que la mise en oeuvre de la motion engendrerait des efforts financiers disproportionnés. Le Conseil fédéral lui-même propose d'ailleurs de rejeter la motion, mais il précise qu'il pourrait s'accommoder d'une proposition visant à réaliser une étude de faisabilité concernant l'établissement d'une statistique différenciant l'espérance de vie en fonction de l'appartenance à telle ou telle catégorie socioéconomique.

La majorité de la Commission des finances estime que les statistiques demandées par le biais de cette motion sont indispensables. Il est nécessaire de connaître un certain nombre de faits pour prendre des décisions opportunes, non seulement dans le domaine des assurances sociales, mais aussi dans le domaine de la politique financière.

C'est pourquoi la majorité de la commission vous invite à accepter la motion.

Gmür Alois · Mit-M · Nationalrat · Schwyz · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Meine Minderheit ist der Meinung, dass es übertrieben ist, die Risiken, allenfalls vor dem Pensionsalter invalid zu werden, nach Beruf, nach Zugehörigkeit zu einer Gesellschaftsklasse und nach sozialer Lage statistisch zu erheben. Wir erachten es als problematisch, aufgrund dieser Statistiken eventuell staatliche Massnahmen zu ergreifen. Das Gesundheits- und Rentensystem auch noch auf solche Zahlen auszurichten, überfordert das System. Es ist schon eine Errungenschaft, wenn wir das bisherige System einigermassen im Gleichgewicht halten können. Es allenfalls noch mit zusätzlichen Auflagen aufgrund von Resultaten aus der zusätzlich verlangten Statistik zu belasten, ist zu ambitiös und nicht realistisch.

Es ist uns bewusst, dass die Gesundheit von den Faktoren Beruf, Zugehörigkeit zu einer Gesellschaftsklasse und soziale Lage beeinflusst werden kann. Staatliche Eingriffe je nach gesellschaftlicher Stellung und sozialer Lage sowie Berufsart aufgrund von Statistiken zu favorisieren, geht der Minderheit jedoch zu weit und ist aus deren Sicht nicht durchführbar. Die häufigsten Todesursachen werden jetzt schon statistisch erhoben und nach Geschlechtern aufgeschlüsselt. Zudem legen die Betriebe im beruflichen Bereich grossen Wert auf die Arbeitssicherheit, dank welcher gemäss der Eidgenössischen Koordinationskommission für Arbeitssicherheit sehr viele Unfälle am Arbeitsplatz vermieden werden können. Auch Krankheiten aufgrund der beruflichen Tätigkeit werden mit Arbeitsschutzkonzepten wirkungsvoll bekämpft.

Mit dieser Motion wird die statistische Erhebung zur Invalidität und Sterblichkeit massiv ausgeweitet. Wir bezweifeln, dass mit zusätzlichen umfangreichen Erhebungen des Bundesamtes für Statistik in der Praxis wirklich etwas erreicht wird.

Die Minderheit erachtet die Motion deshalb als nicht zielführend und lehnt sie ab.

Berset Alain · BR-M · Bundesrat · Freiburg

Tout d'abord, je dois vous dire que nous reconnaissons évidemment l'intérêt que pourraient avoir ces chiffres qui nous donneraient des informations complémentaires en vue de la réforme, par exemple, des assurances sociales. Il y a donc un intérêt de ce côté-là. Mais je crois que si on doit dire les choses de manière très directe, et avec toute la clarté requise, l'objectif de la motion est beaucoup plus vite dit ou écrit que réalisé. C'est ce qui nous inquiète aujourd'hui.

En réalité, je crois que l'on sous-estime aujourd'hui largement la portée des travaux qui seraient nécessaires pour aboutir à ce que la commission demande en quelques lignes. La portée des travaux, sur le plan statistique, est énorme. C'est quelque chose qui ne peut pas être développé en quelques semaines ou même en quelques années. Nous avons d'ailleurs deux réformes, l'une du premier pilier, l'autre du deuxième pilier, qui sont pendantes devant le Parlement. La question du rôle que jouerait la demande portée par cette motion au regard des révisions actuellement en cours se pose, évidemment. Serait-elle de nature à freiner ces réformes - parce que l'on préfèrerait attendre de voir ce que disent ces statistiques commandées par le Parlement avant d'agir - ou est-ce que ce ne sera pas le cas? Cela nous semble de nature à compliquer les choses.

Le rapporteur a dit que le Conseil fédéral était prêt à s'accommoder, au deuxième conseil, d'une étude de faisabilité. Je peux vous le confirmer, Monsieur Feller, nous sommes accommodants, et nous sommes prêts à faire cet effort. C'est la raison pour laquelle, si nous vous recommandons ici le rejet de la motion, ce n'est pas un rejet aussi strict qu'il n'y paraît. C'est plutôt l'expression d'un certain respect devant l'immensité de la tâche qui nous attendrait.

Si vous deviez adopter cette motion, ce que nous ne souhaitons pas, mais enfin nous sommes réalistes, alors nous nous permettrions, au deuxième conseil, de faire valoir ces arguments et, peut-être, d'apporter une modification à la motion de manière à commencer par étudier la faisabilité de tels travaux, à définir ensuite selon quelles priorités ils devraient être réalisés, et ensuite seulement à entreprendre les travaux nécessaires pour compléter les statistiques sur ce point.

C'est avec cette argumentation que je vous invite, au nom du Conseil fédéral, à rejeter la motion.

Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Die Mehrheit der Kommission beantragt die Annahme der Motion. Eine Minderheit Gmür Alois und der Bundesrat beantragen die Ablehnung der Motion.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 85 Stimmen

Dagegen ... 106 Stimmen

(0 Enthaltungen)