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Essentielle Güter. Wirtschaftliche Abhängigkeit verringern / Schweizer Landesversorgung in sehr grossen Krisen sicherstellen

51877 · Amtliches Bulletin

Du 4 mars 2021

https://lexipedia.io/fr/docs/ch/ab-bo-bu/51877/de/essentielle-guter-wirtschaftliche-abhangigkeit-verringern-schweizer-landesversorgung-in-sehr-grossen-krisen-sicherstellen

Consulté le 11 sept. 2026

  1. Documents
  2. Confédération
  3. Bulletin officiel
Source

Objet parlementaire: Garantir l'approvisionnement du pays en cas de grandes crises (20.3906),

20.3268, 20.3906

Essentielle Güter. Wirtschaftliche Abhängigkeit verringern / Schweizer Landesversorgung in sehr grossen Krisen sicherstellen

Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

20.3268

Antrag der Mehrheit

Annahme der Motion

Antrag der Minderheit

(Fiala, Borloz, Dobler, Flach, Heimgartner, Hess Erich, Hurter Thomas, Pointet, Tuena, Wasserfallen Christian, Zuberbühler)

Ablehnung der Motion

Proposition de la majorité

Adopter la motion

Proposition de la minorité

(Fiala, Borloz, Dobler, Flach, Heimgartner, Hess Erich, Hurter Thomas, Pointet, Tuena, Wasserfallen Christian, Zuberbühler)

Rejeter la motion

Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission zu beiden Motionen erhalten. Die Kommission beantragt, die Motion 20.3906 abzulehnen.

Candinas Martin · 2VP-M · Nationalrat · Graubünden · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Die Sicherheitspolitische Kommission des Nationalrates hat an ihrer Sitzung vom 17. November 2020 die von Ständerätin Brigitte Häberli-Koller am 4. Mai 2020 und von Ständerat Thomas Minder am 19. Juni 2020 eingereichten Motionen vorberaten.

Die Motion Minder beauftragt den Bundesrat, dem Parlament eine Vorlage zu unterbreiten, um die Schweizer Landesversorgung in sehr grossen Krisen sicherzustellen. Hierzu sollen lebenswichtige Güter zur Aufrechterhaltung der Schweizer Volkswirtschaft und der Landesversorgung in der Schweiz hergestellt werden müssen.

Die Kommission anerkennt die Wichtigkeit einer sicheren Landesversorgung in Krisenzeiten. Ob die bestehenden Rechtsgrundlagen genügen, um die Versorgungssicherheit der Schweiz zu gewährleisten, soll der Bundesrat beurteilen. Die Forderung nach der Schaffung von neuen gesetzlichen Bestimmungen geht nach Meinung der Kommissionsmehrheit zu weit. Der Ausbau von inländischen Produktionskapazitäten ist ökonomisch nicht tragbar. Aus diesen Gründen beantragt unsere Kommission mit 18 zu 5 Stimmen bei 1 Enthaltung, die Motion 20.3906 abzulehnen. Es wurde kein Minderheitsantrag eingereicht, und wir haben keine Differenz zum Bundesrat.

Die Motion Häberli-Koller beauftragt den Bundesrat, Massnahmen zu ergreifen, um die Abhängigkeit von internationalen Liefer- und Produktionsketten für essenzielle Güter zu verringern. Gemäss der Kommissionsmehrheit zeigte die Krise im Frühjahr 2020, dass in gewissen Bereichen der Landesversorgung Handlungsbedarf besteht. Der Zugang zu lebenswichtigen Gütern im Energie-, Nahrungsmittel- und Heilmittelsektor, aber auch zu Roh- und Wirkstoffen ist für die importabhängige und global vernetzte Schweiz von essenzieller Bedeutung. Diesen Handlungsbedarf erkennt auch der Bundesrat im Grundsatz an, weshalb er an der Sitzung beantragte, die Motion folgendermassen zu ändern: Der Bundesrat wird beauftragt, Massnahmen zur Verringerung der Abhängigkeit von internationalen Liefer- und Produktionsketten für essenzielle Güter zu prüfen.

Aus Sicht der Mehrheit der Kommission ging dieser Antrag aber zu wenig weit. Wir wollen nicht, dass der Bundesrat nur Massnahmen prüft; wir wollen, dass er Massnahmen ergreift. Die Kommissionsmehrheit teilt die Ansicht des Bundesrates nicht, dass der Weg mittels Motion vorschnell und verfrüht sei. Wir brauchen eine umfassende Lagebeurteilung, eine Gesamtschau und damit eine evidenzbasierte und zielgerichtete Analyse der Versorgungssicherheit.

Die Lehren aus der Krise müssen gezogen werden. So soll der Bundesrat konkrete Massnahmen ergreifen, welche den Zugang zu lebenswichtigen Gütern besser sichern. Es ist nicht die Absicht der Motion und der Kommissionsmehrheit, auf eine Renationalisierung der Güterproduktion zu zielen. Es soll vielmehr die Verringerung der Abhängigkeit der Schweiz von internationalen Liefer- und Produktionsketten gefördert werden, damit die Versorgungssicherheit in zukünftigen Krisen besser gewährleistet und die nachhaltige Wirtschaft der Schweiz gestärkt wird. Die Motion will den Bund dazu veranlassen, Lehren aus den Fehlern bei der Bewältigung der Covid-19-Krise zu ziehen und notwendige Massnahmen vorzunehmen oder, wenn nötig, dem Parlament vorzuschlagen.

Aus diesen Gründen beantragt die Kommission mit 13 zu 11 Stimmen, dem Ständerat zu folgen und die Motion Häberli-Koller anzunehmen.

Porchet Léonore · Mit-F · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion

Les leçons à tirer de la pandémie de coronavirus en matière d'approvisionnement sont nombreuses. Lors de la première vague, nous avons été dans des situations critiques, en particulier avec les masques, les respirateurs et même avec certains produits médicamenteux qui étaient indispensables aux soins intensifs des personnes gravement touchées par le virus.

La question qui nous est posée aujourd'hui par le biais des deux motions Häberli-Koller 20.3268 et Minder 20.3906, déposées à la Chambre haute, est donc bien celle du bilan à tirer quant à notre politique d'approvisionnement. Les deux textes ont été adoptés par le Conseil des Etats et ces deux motions font aujourd'hui l'objet d'un examen simultané devant notre conseil.

La motion Minder 20.3906 charge le Conseil fédéral de présenter un projet permettant de garantir l'approvisionnement du pays en cas de grande crise. Selon le texte: "L'idée est de produire les biens de première nécessité sans lesquels l'économie et l'approvisionnement du pays ne pourraient être garantis. Pour les biens qui seraient impossibles ou économiquement trop compliqués à produire, le projet prévoira une obligation de créer des réserves suffisantes."

La majorité de la Commission de la politique de sécurité du Conseil national estime que la motion va trop loin. La loi fédérale sur l'approvisionnement économique du pays permet d'ores et déjà de créer des stocks et d'exiger la participation du secteur privé dans la constitution et la création de réserves. Cette motion va à l'encontre des prérogatives de l'Etat, selon la majorité de la commission. Une relocalisation, même partielle, des activités sur sol suisse ne règlerait en outre pas le problème de l'approvisionnement, puisque toutes les chaînes de production sont dépendantes de l'étranger. A ce titre, le Conseil fédéral doit oeuvrer pour que le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) puisse anticiper et coordonner plus efficacement la livraison et les commandes de matériel de première nécessité également avec le secteur privé.

Une minorité de la commission soutient la motion Minder, car elle estime que la crise est le moment idéal pour opérer des changements de fond. La relocalisation en Suisse des chaînes de production de biens essentiels permettraient non seulement une création d'emplois bienvenue, mais cette relocalisation serait aussi une réponse alternative et écologique permettant de réduire les distances parcourues par les marchandises.

Le Conseil fédéral estime quant à lui être attentif à l'approvisionnement, notamment par le biais de l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays et par le biais du SECO. M. le président de la Confédération a rappelé qu'il avait, comme chef du DEFR, commandé une enquête administrative sur l'approvisionnement économique du pays, laquelle est à bout touchant et permettra au Conseil fédéral de réévaluer l'efficacité des mesures prises.

La motion 20.3268 charge quant à elle le Conseil fédéral de réduire notre dépendance aux chaînes de production internationales pour les biens essentiels. Outre le renforcement de l'approvisionnement en prévision d'une prochaine crise, cette motion demande une augmentation de la production indigène. Une majorité de la commission soutient cette motion. Le Conseil fédéral y est chargé de mettre en place des mesures pour réduire notre dépendance et non pas de soumettre un projet de réorientation de la production, comme le propose la motion déposée par le conseiller aux Etats Thomas Minder.

La majorité de la commission estime qu'en plus de renforcer l'approvisionnement en prévision d'une prochaine crise et d'apprendre de nos erreurs, cela permettrait de créer de nouveaux emplois et peut-être aussi de répondre à des enjeux environnementaux. Une minorité de la commission estime que les dispositifs légaux en place suffisent à répondre aux besoins de la Suisse et propose de rejeter cette motion.

Le Conseil fédéral demande que lui soit confiée la tâche d'examiner quelles mesures pourraient être mises en place, plutôt que de mettre en place de nouvelles mesures. Cette proposition de modification du Conseil fédéral a été acceptée par 11 membres de la commission, tandis que 13 membres ont soutenu la motion dans sa version originale.

En définitive, la motion transmise par le Conseil des Etats et déposée par M. Minder a été rejetée, par 18 voix contre 5 et 1 abstention, tandis que celle déposée par Mme Häberli-Koller a été adoptée, par 13 voix contre 11 et aucune abstention.

Fiala Doris · Mit-F · Nationalrat · Zürich · FDP-Liberale Fraktion

Der Vorstoss leuchtet im Grunde oberflächlich ein. Wenn ich dennoch für die Minderheit spreche, so möchte ich Folgendes sagen: Wir hatten ernährungstechnisch keine Probleme. Sie und auch der Bundesrat, wir alle wissen: Erstens waren die Probleme, die sich zeigten, bei der Maskenbesorgung. Zweitens haben wir Probleme in der Versorgung mit Impfstoffen. Bis heute haben wir dieses Problem. Ich denke, auch ohne diese Motion hat der Bundesrat die Problematik längst begriffen und wird, so hoffe ich doch, in Zukunft die Weichen anders stellen. Es würde sich auch die Frage aufdrängen, inwiefern in einer Krise eben der Föderalismus bezüglich der Landesversorgung mit essenziellen Gütern ein Problem sein könnte und ob es nicht zutrifft, dass in der Krise das Heft mehr "top-down" in die Hand genommen werden sollte.

Ich danke Ihnen deshalb, wenn Sie die Minderheit berücksichtigen und diese Motionen ablehnen.

Parmelin Guy · BPR-M · Bundesrat · Waadt

Je vais aborder les deux motions ensemble. La motion Minder 20.3906 charge le Conseil fédéral de soumettre un projet visant à garantir l'approvisionnement du pays en cas de grandes crises et la motion Häberli-Koller 20.3268 vise à ce que des mesures soient prises pour réduire la dépendance des chaînes de production et des livraisons internationales en ce qui concerne les biens essentiels.

Dans un premier temps, il est important de revenir sur les événements qu'a connus notre pays en matière d'approvisionnement depuis le début de la pandémie. Il est vrai qu'il était parfois difficile de trouver certains produits du quotidien au début de la pandémie. Certains rayons de magasin sont même restés vides pendant quelques jours. De plus, l'éventualité que nous puissions manquer d'équipements de protection médicale ou d'appareils médicaux a fait l'objet de nombreuses spéculations. De manière générale, les chaînes de production ont été mises à rude épreuve, de même que les livraisons aux entreprises. Jusqu'à présent, nous n'avons cependant pas subi de sérieuses pénuries durant cette crise. Il y a eu, je l'ai dit, des situations ponctuelles difficiles et une augmentation des coûts de transport, mais nous avons pu agir et apporter les correctifs là où cela était nécessaire.

La crise a aussi mis en évidence les interdépendances globales, non seulement économiques, mais aussi sociales. En effet, l'économie suisse est fortement intégrée dans l'économie mondiale. Cela lui permet de se spécialiser dans des secteurs dans lesquels elle est très compétitive sur les marchés internationaux, et cela depuis des décennies. C'est un fondement de la prospérité économique de la Suisse. Cette spécialisation sur la haute technologie nous permet, dans de très nombreux secteurs, de nous rendre indispensables sur les marchés internationaux, et c'est un atout.

En même temps, la Suisse doit impérativement avoir accès aux biens essentiels dans différents secteurs. Nous pensons ici aux secteurs de l'énergie, de l'alimentation, des médicaments, ainsi qu'aux matières premières et aux principes actifs, notamment pharmaceutiques. En effet, en l'état actuel, ces principes actifs sont fabriqués quasi exclusivement en Asie.

Dans un second temps, j'aimerais aussi vous rappeler les instruments dont dispose le Conseil fédéral, ainsi que les travaux en cours en ce qui concerne la sécurité d'approvisionnement. Comme l'a dit Mme la conseillère nationale Fiala, nous avons déjà commencé à tirer les enseignements et à travailler sur des améliorations. Aussi, en nous basant sur la loi fédérale sur l'approvisionnement économique du pays, le Conseil fédéral veut rendre obligatoire le stockage de certains biens vitaux. Le stockage obligatoire est régulièrement analysé et ajusté par l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays (AEP).

Dans le cadre de la préparation à des pénuries graves, le Conseil fédéral peut déjà, au besoin, prendre des mesures contraignantes si les mesures volontaires prises par le secteur privé ne sont plus suffisantes pour faire face à des perturbations. En outre, suite à la pandémie liée au Covid-19, les travaux suivants sont en cours:

1. Le système des réserves obligatoires sera réexaminé par l'AEP dans le cadre de la mise en oeuvre de la motion Burgherr 20.3197, qui a été adoptée par le Parlement.

2. Le domaine Alimentation de l'AEP réexamine actuellement le système des réserves obligatoires dans le domaine des aliments, des fourrages et des semences.

3. Il est prévu de mettre en place un stockage obligatoire d'éthanol. Le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation à ce sujet le mois dernier.

4. Concernant les médicaments essentiels, l'Office fédéral de la santé publique, en collaboration avec Swissmedic et l'AEP, rédige actuellement un rapport sur les défis posés par l'approvisionnement. Ce rapport devra décrire les pistes possibles en matière de surveillance du marché, de stockage, d'accès aux produits pharmaceutiques. Les mesures proposées sur la base de ce rapport devront faire l'objet de discussions le plus rapidement possible et de manière interdisciplinaire. Pour trouver des solutions concrètes, il faut que les acteurs économiques, les cantons, les hôpitaux participent à ces échanges dès le départ.

En définitive, le Conseil fédéral est convaincu que les instruments existants suffisent pour analyser en continu la sécurité de l'approvisionnement et pour prendre les dispositions qui s'imposent. En plus de cela, comme l'a relevé Mme la conseillère nationale Porchet dans son rapport pour la commission, le Conseil fédéral a maintenant les résultats de l'analyse qui avait été demandée par le biais d'une enquête administrative à Me Cornel Borbély, qui a soumis ses résultats aux Commissions de gestion.

La mise en oeuvre de différentes propositions a déjà commencé. L'un des points principaux concerne le délégué à l'approvisionnement économique du pays, dont le poste ne devrait plus être à 40 pour cent, mais à 100 pour cent. Ce type de mesures nécessitera des discussions et des modifications légales sur lesquelles nous travaillons. Nous travaillons également avec d'autres départements, dont le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports et le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication, puisqu'il y a des questions d'approvisionnement et de sécurité de l'approvisionnement qui concernent le secteur énergétique.

En conséquence, le Conseil fédéral est d'avis que la mise en oeuvre de la motion Minder demeure inutile. Là, je vous recommande de suivre la décision de votre Commission de la politique de sécurité et de rejeter cette motion.

Concernant la motion Häberli-Koller, son auteure a bien précisé lors de la discussion au Conseil des Etats qu'il n'était pas question de renationaliser certaines industries en Suisse. Elle attend des mesures plus flexibles afin de mieux préparer notre économie pour les cas de crise, et ces mesures doivent également prendre en considération la coopération internationale. Je vous assure que le Conseil fédéral est pleinement conscient de l'importance de la sécurité de l'approvisionnement pour la Suisse. Et, dans le cas de l'évaluation de la crise que nous menons actuellement, il analyse de A à Z tous les problèmes auxquels nous avons été confrontés, et il va en tirer les leçons. Une fois que cela sera fait, il agira. Je vous l'ai dit, les travaux sont en cours. Nous jugeons que cette motion n'est pas, dans ce contexte, l'instrument le plus adéquat, et ce d'autant plus que la motion demande des mesures concrètes sans avoir fait l'analyse préalable des éventuels problèmes. Et c'est là que nous voyons la difficulté.

Pour ces raisons, le Conseil fédéral a d'abord proposé de transformer la motion en mandat d'examen. La majorité de la commission en a décidé autrement. Nous vous proposons ici aussi, vu que les travaux sont déjà en cours, de rejeter cette motion.

Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

20.3268

Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Die Mehrheit der Kommission beantragt die Annahme der Motion. Eine Minderheit Fiala und der Bundesrat beantragen die Ablehnung der Motion.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 130 Stimmen

Dagegen ... 54 Stimmen

(4 Enthaltungen)

Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

20.3906

Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Die Kommission und der Bundesrat beantragen die Ablehnung der Motion.

Abgelehnt - Rejeté