17.423
Obligation de collaborer à la procédure d'asile. Possibilité de contrôler les téléphones mobiles
Aebi Andreas · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Antrag der Mehrheit
Eintreten
Antrag der Minderheit
(Glättli, Barrile, Funiciello, Gysin Greta, Kälin, Marra, Marti Samira, Widmer Céline)
Nichteintreten
Proposition de la majorité
Entrer en matière
Proposition de la minorité
(Glättli, Barrile, Funiciello, Gysin Greta, Kälin, Marra, Marti Samira, Widmer Céline)
Ne pas entrer en matière
Romano Marco · Mit-M · Conseil national · Tessin · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Questa modifica di legge trae origine dall'iniziativa parlamentare Rutz Gregor 17.423, "Obbligo di collaborare dei richiedenti l'asilo e possibilità di controllare i loro cellulari".
Dal titolo si deduce il fine. L'iniziativa propone una modifica della legge sull'asilo affinché gli obblighi di collaborare dei richiedenti l'asilo e i poteri di perquisizione e sequestro delle autorità competenti includano anche il diritto di controllare i supporti mobili di dati dei richiedenti e l'obbligo di consegnare tali apparecchi nel caso in cui non sia possibile accertare altrimenti l'identità.
La Commissione delle istituzioni politiche, il 1° febbraio 2018, ha dato seguito all'iniziativa parlamentare con 17 voti contro 7, riconoscendo la necessità di prevedere basi legali formali per queste operazioni molto utili ad accertare l'identità dei richiedenti l'asilo che si presentano senza documenti o non vogliono fornire informazioni. Il 21 giugno 2019 l'iniziativa è stata accolta in prima fase anche dalla commissione competente del Consiglio degli Stati con 9 voti contro 1 e 2 astensioni.
Un rapido e chiaro accertamento dell'identità, della nazionalità e del percorso che ha portato il richiedente in Svizzera sono una premessa essenziale per procedure d'asilo rapide ed efficaci. In questo ambito i supporti elettronici di dati possono contenere informazioni molto rilevanti. Talvolta queste informazioni sono anche utili per la polizia e le autorità giudiziarie.
Tra il 70 e l'80 per cento dei richiedenti l'asilo che giungono in Svizzera non dichiara l'identità, e l'accertamento risulta spesso molto difficile. Questo completamento della legge sull'asilo è quindi opportuno e utile al miglioramento della procedura. Il Consiglio federale sostiene la modifica proposta. I nuovi articoli introdotti definiscono in maniera chiara i limiti di queste verifiche, gli oggetti consultabili e le procedure previste.
Prima di elaborare queste basi legali, la commissione ha anche potuto prendere atto dei risultati significativi di un progetto pilota svolto tra il novembre del 2017 ed il maggio del 2018 dalla Segreteria di Stato della migrazione. La valutazione dei supporti elettronici di dati, fondamentalmente dei cellulari o tablet, dei richiedenti l'asilo ha fornito elementi concreti e utili nel quadro dell'evasione della domanda depositata.
Le informazioni rilevate possono essere anche utili nella lotta contro i passatori. Questo metodo inteso ad accertare l'identità è già praticato in altri paesi, cito ad esempio la Germania. E non vi è alcun motivo per cui non debba essere applicato anche in Svizzera - con regole definite che da un lato garantiscano la protezione della sfera privata dell'individuo e dall'altro tengano conto della necessità di disporre del maggior numero possibile di informazioni utili all'espletamento della procedura di asilo.
Sulla base delle informazioni acquisite, la commissione ha elaborato un progetto preliminare e il 20 febbraio 2020 lo ha posto in consultazione. 24 cantoni e 3 dei 5 partiti politici che hanno partecipato alla consultazione sostengono di principio il progetto.
L'intromissione nella sfera privata degli interessati è giustificata dall'interesse pubblico di una procedura d'asilo corretta e solida. La base legale formale è completa. L'approccio è proporzionato a tutela della sfera intima degli interessati. La verifica dei supporti elettronici di dati è l'ultima ratio, quando tutte le altre possibilità utili a risalire alle informazioni necessarie non hanno dato frutto. Si tratta di un obbligo che fa parte del principio di volere e dovere partecipare attivamente nella procedura; chi si rifiuta si pone nella condizione di essere escluso o di ricevere una risposta negativa.
Una minoranza della commissione è contraria ad introdurre questa possibilità dando valore assoluto alla protezione della sfera privata degli interessati e ritenendo il tutto sproporzionato.
La commissione raccomanda di entrare in materia. Nella riunione del 16 ottobre 2020 ha approvato il testo con 15 voti contro 8 e 2 astensioni. Nella votazione sul complesso - terminata quindi la consultazione dopo la presa di posizione del Consiglio federale - il progetto è stato approvato con 13 voti contro 8 e 2 astensioni.
Marra Ada · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
Cher collègue, vous avez évoqué le rapport final du projet pilote qui a pris fin en 2018. Confirmez-vous que ce rapport ne contient aucun chiffre quant aux cas confirmés ou infirmés lorsqu'il y a eu des clarifications? On nous parle de dizaines de cas clarifiés - le rapport du SEM mentionne 42 clarifications sur l'identité du requérant et 19 clarifications sur son origine -, mais jamais on ne précise si cela était en rapport avec ce qui a été dit par le requérant, et si cela était vrai ou si cela était faux. Confirmez-vous ce que je vous dis?
Romano Marco · Mit-M · Conseil national · Tessin · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Je n'ai pas le rapport sous les yeux. Il est dans le dossier. Je crois qu'il est consultable. On peut lire dans le rapport qu'il y a eu une utilisation de cette procédure qui a permis de façon significative d'améliorer le travail et de donner la possibilité aux collaborateurs de disposer d'une série d'informations qui n'étaient pas disponibles auparavant.
Cottier Damien · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe libéral-radical
Constatant qu'un nombre élevé de requérants n'est pas en mesure de présenter des papiers d'identité, que l'identité de 70 à 80 pour cent d'entre eux ne peut pas être déterminée avec certitude, que nombreux sont ceux qui sont néanmoins en possession d'un téléphone portable ou d'un support de même type et que plusieurs Etats ont décidé de rendre possible l'accès aux informations contenues dans ces supports dans le cadre de la procédure d'asile, le conseiller national Gregor Rutz a déposé en 2017 une initiative parlementaire demandant que la Suisse en fasse de même.
La Commission des institutions politiques du Conseil national y a donné suite et la commission soeur du Conseil des Etats également. Un projet de loi a donc été préparé qui a donné lieu à une consultation et à un avis, positif, du Conseil fédéral.
Dans ce cadre un test de six mois a été mis en place dans deux centres fédéraux. Ce test a permis de mieux étudier la faisabilité et l'utilité de ce procédé également en Suisse. Dans ce cadre, il a été possible d'établir l'identité du requérant dans 15 pour cent des cas, taux qui a été jugé satisfaisant. Ce taux est d'ailleurs similaire à celui enregistré en Allemagne, pays qui pratique cette mesure depuis plusieurs années.
Le projet qui vous est soumis cherche un équilibre. D'une part, il y a l'importance d'accéder à des informations fiables sur l'identité des personnes qui demandent l'asile, sur leur origine ou sur leur parcours, informations qui figurent au coeur de la procédure d'asile et au coeur des obligations internationales de notre pays au sens de la Convention de Genève.
D'autre part, nous sommes en présence d'une intrusion assez importante dans un droit fondamental, protégé par l'article 13 de la Constitution, qui prévoit que toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile, de sa correspondance, de ses relations postales et de ses télécommunications. Pour tenir compte de la tension entre ces deux intérêts, la commission a décidé d'entrer en matière, mais a prévu un certain nombre de garde-fous.
Premièrement, la remise du téléphone ou du support de données devra être une ultima ratio, si tous les autres moyens d'établir l'identité n'ont pas permis de le faire.
Deuxièmement, cette mesure devra faire l'objet d'une analyse au cas par cas s'agissant de sa proportionnalité et de sa nécessité, ceci à des fins de protection de la personne, mais aussi pour des raisons de coûts et de rationalité du processus.
Troisièmement, la personne sera informée au préalable sur la procédure, son but, son déroulement, la nature des informations traitées, la manière dont elles sont analysées, leur conservation et leur effacement.
Quatrièmement, l'analyse des données se fera en présence de la personne concernée et de son représentant juridique, sauf s'il refuse ou renonce à participer.
Cinquièmement, la remise de l'appareil découlera de l'obligation de collaborer prévue dans la procédure d'asile. Le projet de la majorité prévoit néanmoins qu'en cas de refus, il ne sera pas possible de confisquer l'appareil, car ce serait une atteinte excessive - et à vrai dire illicite - à la liberté personnelle de l'intéressé. Nous y reviendrons dans la discussion par article.
Pour autant, un refus ne resterait pas forcément sans conséquence puisqu'il en serait tenu compte dans la suite de la procédure d'asile.
Enfin, un rapport sera établi au bout de trois ans par le Conseil fédéral, qui analyserait le fonctionnement du système.
La majorité de la commission est convaincue que l'extension des moyens prévus sera pertinente pour assurer, dans certains cas, le bon déroulement de la procédure d'asile. Elle est également convaincue que les limites et les garanties prévues permettent de sauvegarder les droits fondamentaux des personnes concernées. Au fond, la majorité de la commission est d'avis que l'équilibre entre l'intérêt public et les libertés individuelles sera assuré par ce projet.
Une minorité Glättli estime, elle, que ce dispositif serait une atteinte trop forte aux droits fondamentaux, que la protection des données serait insuffisante et que le système serait trop coûteux. La minorité Glättli recommande de ne pas entrer en matière.
La majorité de la commission vous recommande d'entrer en matière. La commission est entrée en matière, par 15 voix contre 8 et 2 abstentions. Elle a adopté le projet au vote d'ensemble, par 13 voix contre 8 et 2 abstentions.
Kälin Irène · 1VP-F · Conseil national · Argovie · Groupe des VERT-E-S
Präsidentin (Kälin Irène, erste Vizepräsidentin): Herr Glättli begründet den Antrag der Minderheit auf Nichteintreten und äussert sich zugleich für die grüne Fraktion.
Glättli Balthasar · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S
Treten Sie nicht auf diese Vorlage ein. Ich begründe Ihnen das auf drei verschiedenen Ebenen.
Ich begründe dies erstens materiell, sachlich: Das offensichtliche Ziel dieser Vorlage ist es, Asylsuchende leichter abweisen oder sie nach einem negativen Entscheid leichter zurückführen zu können. Ursprünglich ging es um das zweite Ziel, die Rückführung, weil es nur um die Identitätsfeststellung ging. Jetzt geht es auch darum, Material zu beschaffen, das allenfalls sonst auch einen negativen Entscheid begründen könnte. Man kann das jetzt so oder so sehen, aber materiell haben wir einen Fakt: Es gibt Erfahrungswerte aus Deutschland, die zeigen, dass sich dieser angestrebte Nutzen nicht ergibt - ganz unabhängig davon, ob man das verhältnismässig findet, ob man das richtig findet oder sachgerecht. Die Erfahrungen aus Deutschland zeigen erstens, dass das Auslesen von Smartphones fehleranfällig ist. Bei einem Viertel scheiterte man schon aus technischen Gründen. Die Hälfte der Auswertungen war zweitens schlicht unbrauchbar. Zudem fanden sich drittens nur bei 1 oder 2 Prozent der brauchbaren Auswertungen überhaupt irgendwelche Widersprüche zu den Aussagen, die vorher schon im Verfahren gemacht worden waren. Es ist aber schlicht unbekannt, inwieweit diese rund 5 Promille an widersprüchlichen Aussagen dann tatsächlich so schwerwiegend gewesen sind, dass sie dazu geführt hätten, den Entscheid rückgängig zu machen, oder dass sie eine Identifizierung und somit eine Ausschaffung ermöglicht hätten, die vorher nicht möglich gewesen wäre. Die Erfolgsquote beträgt also nicht 5 Promille, sondern eine unbekannte Prozentzahl von diesen 5 Promille. Das ist der materielle Bonus, den man erzielt.
Diese Auswertung ist teuer, sie ist aufwendig, und sie ist untauglich für den angestrebten Zweck. Selbst der Bundesrat hat geschrieben, er gehe mit dem Eidgenössischen Datenschutz- und Öffentlichkeitsbeauftragten darin einig, dass "die Wirksamkeit und Geeignetheit der vorgeschlagenen Massnahmen zum heutigen Zeitpunkt nicht abschliessend beurteilt werden" könne.
Der zweite Kritikpunkt ist eine rechtliche Würdigung: Mich erschreckt, dass die grosse Mehrheit einer Kommission - der Staatspolitischen Kommission, in der ich sehr gerne sitze -, die sich um die Rechtsstaatlichkeit und um das Funktionieren der Institutionen bemühen müsste, in der Diskussion immer wieder einen Vergleich mit dem machte, was bei schweren Verbrechen zulässig ist. Ich erinnere daran: Das Asylverfahren ist nicht ein Strafverfahren gegen die Menschen, die Schutz suchen. Es ist ein Verwaltungsverfahren, in dem bestimmt werden soll, ob eine bestimmte Person, die Schutz beantragt, diesen Schutz auch benötigt, und in dem gleichzeitig festgestellt werden sollte, ob die Schweiz in Erfüllung ihrer eigenen internationalen Verpflichtungen Asyl oder Schutz gewähren muss. Es ist ein Verwaltungsverfahren, kein Strafverfahren. Aber selbst bei einem Strafverfahren, selbst wenn jemand dringend des Mordes verdächtigt wird, braucht es eine richterliche Anordnung zur Auswertung ebensolcher Daten: Computer-, Handy- oder Clouddaten. Hier, in einem Verwaltungsverfahren, soll das einfach auf die Seite gestellt werden.
Dritter Kritikpunkt - man kann sagen, okay, es gibt ja noch einen Zweitrat, der kann das dann korrigieren -: Wir haben schludrig gearbeitet. Es ist unklar, welche Daten denn genau bearbeitet werden dürfen. Es gibt in Artikel Absatz 2 eine nicht abschliessende Liste dessen, was durchsucht werden darf, und da fehlt dann sogar etwas, das schon vorher in Artikel 8a erwähnt wird, nämlich die Cloud und Cloud-Dienste. Verbunden mit Artikel 8a Absatz 1bis - also der Bestimmung, die sagt, dass notfalls auch die Bearbeitung von Personendaten Dritter erlaubt ist - heisst das nichts anderes, als dass zum Beispiel der Mailverkehr eines Asylsuchenden mit einem Medienschaffenden oder einem Anwalt durchsucht oder in der Cloud gespeicherter Mailverkehr mit einem Anwalt durchsucht werden kann. Weil es nicht wie im Strafverfahren klare Regeln über die Zulässigkeit und über die Verwertbarkeit der Informationen gibt, sondern das dann quasi dem allwissenden Urteil des Staatssekretariats für Migration überantwortet wird, droht da sogar eine Verletzung des Anwaltsgeheimnisses.
Zusammenfassend gesagt ist für mich klar: Materiell liegt der mögliche Nutzen im Promillebereich; rechtlich sind die Eingriffe in die Privatsphäre absolut unverhältnismässig; und gesetzgeberisch hat die Kommission nicht sauber gearbeitet.
Wenn wir diese Zusatzbestimmungen jetzt aufnähmen - Zusatzbestimmungen, die bestritten werden vom Eidgenössischen Datenschutz- und Öffentlichkeitsbeauftragten, vom UNHCR, von Staatsrechtlern in Zahl -, dann, so vermute ich bei den meisten von Ihnen, in falscher Hoffnung, dass die Entscheide am Schluss anders gefällt würden. Fakt ist jedoch, dass bei diesen ganz wenigen Promille, wo es allenfalls Differenzen gibt, nicht unbedingt gesagt ist, dass der Entscheid auch anders ausfallen würde.
Wenn heute eine Person ein Interesse hat, Informationen beizubringen, die helfen, ihr Schutzsuchen zu unterstützen und zu begründen, dann wird sie das auch tun. Das freiwillige Pilotprojekt, welches das SEM gemacht hat, ist in dem Sinne gut, dass man dann die Fähigkeiten hat, solche Vorbringungen auch kompetent auszuwerten.
Aber auch wenn eine Person die Mitwirkung verweigert und zum Beispiel das Handy einfach zerstört, besteht nach wie vor die Pflicht der Schweiz, genau abzuklären, ob durch eine Rückschiebung nicht die Interessen der Flüchtlingskonvention verletzt würden. Auch an dieser Situation ändert diese Revision also nichts.
Je vous invite donc à ne pas entrer en matière. Cette révision de la loi sur l'asile est inutile. Cette révision est inadéquate et pas proportionnelle. Et cette révision est aussi politiquement trompeuse. Il aurait mieux valu que la commission investisse 10 pour cent de l'effort intellectuel qu'elle a investi dans les travaux sur ce projet dans le but de dissuader des personnes qui ont besoin de notre protection pour réfléchir à la façon de mieux protéger ceux qui en ont besoin et qui n'ont peut-être pas les moyens de venir en Suisse pour demander l'asile, qui sont à la frontière de l'Europe, qui sont sur des îles en Grèce. C'est là qu'on devrait investir de la créativité, c'est pour cela qu'il faudrait améliorer notre loi.
N'entrez pas en matière!
Rutz Gregor · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Kollege Glättli, Sie haben uns in rhetorisch einmal mehr beeindruckender Weise viele Zahlen um die Ohren geschlagen - nur, es waren leider die falschen Zahlen. Ich will Ihnen jetzt ein paar Zahlen nennen, die im Zusammenhang mit diesem Vorstoss relevant sind. Ich schicke voraus: Mir liegt sehr viel daran, die humanitäre Tradition dieses Landes, auf die auch ich stolz bin, aufrechtzuerhalten. Leute, die des Schutzes bedürfen, sollen diesen auch erhalten. Genau darum brauchen wir diese Revision des Asylgesetzes.
Es geht bei der Vorlage um eine Erweiterung der Mitwirkungspflicht, Sie haben es gesehen. Warum haben wir hier Handlungsbedarf? Einmal mehr sei hier festgehalten: 2016 reisten rund 20 000 Asylbewerber ohne Identitätsausweis in dieses Land, ohne sagen zu können oder zu wollen, woher sie kommen. 2015 waren es drei Viertel der Asylbewerber. Wir haben in jedem Jahr Tausende von Asylbewerbern, von denen 70 bis 80 Prozent einreisen, ohne dass man ihre Identität kennt oder zweifelsfrei feststellen kann.
Nun kann ich einen Satz aus dem Bericht der Staatspolitischen Kommission vom 16. Oktober 2020 zitieren: "Die Schweiz ist verpflichtet, die Genfer Flüchtlingskonvention einzuhalten, und ist bemüht, ein funktionierendes Asylsystem zu führen. Dabei muss sichergestellt werden, dass das Recht auf Asyl jenen Menschen erteilt wird, die diesen Schutz auch wirklich benötigen. Hierfür ist die Identitätsabklärung ein wichtiger Aspekt." In dieser Aussage ist eigentlich auch schon alles Essenzielle erhalten.
Ich glaube, es gehört zu unserer Aufgabe, dass man diese Abklärungen sauber macht. Die Spielregeln gelten für beide Seiten, das heisst, der Staat hat sich selbstverständlich an die geltende Rechtsordnung zu halten, die Menschenrechte und all diese wichtigen Werte zu akzeptieren.
Umgekehrt darf man aber auch vom Gesuchsteller erwarten, dass er diese Rechtsordnung und diese Spielregeln einhält - und das, Kollege Glättli, ist eben genau der entscheidende Unterschied zwischen der von Ihnen bemühten Strafverfolgung als Beispiel und dem hier vorliegenden Tatbestand. Bei der Strafverfolgung will der Staat etwas vom Einzelnen. Darum gibt es dort spezielle Gesetze. Hier kommen die Leute zu uns, möchten etwas von uns und stellen ein Gesuch. Darum gelten eben auch für sie gewisse Spielregeln. Diese Auswertungen, die Sie präsentiert haben, sind so schlecht nicht. Natürlich würden wir uns auch wünschen, dass hier noch mehr und bessere Resultate erreicht werden könnten. Aber es darf doch festgehalten werden, dass man mit den Daten, die man hier erhalten kann, immer wieder Beiträge dazu leisten kann, um das Schlepperwesen zu bekämpfen oder sogar Kriegsverbrechen aufzudecken.
Das, meine ich, sind alles in allem wirklich Gründe, die für diese Vorlage sprechen. Wir meinen, es ist eine sehr gut vertretbare Vorlage, eine moderate Vorlage. Es geht hier um die Erweiterung der Mitwirkungspflichten, es geht um eine Klärung der Spielregeln. Ich glaube, wem die humanitäre Tradition unseres Landes am Herzen liegt, der tut gut daran, auf diese Vorlage einzutreten und ihr auch zuzustimmen.
Marra Ada · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
La minorité de la commission vous demande aujourd'hui de revenir à la raison, de cesser la surenchère sécuritaire absurde, coûteuse et inefficace, ainsi que de revenir au respect des droits des personnes que l'on semble vouloir, en Suisse et ailleurs, d'abord suspecter plutôt que de les considérer comme des êtres humains respectables.
Ainsi, ce projet de loi prévoit le contrôle - la fouille devrais-je dire - des téléphones mobiles, ordinateurs et autres supports électroniques des requérants d'asile à des fins d'identification. Or, même dans le cadre d'une procédure pénale qui pourrait être menée contre tout un chacun, la fouille de nos téléphones portables ferait l'objet d'une réglementation restrictive. Dans le cas des demandeurs d'asile en revanche, les règles prévues permettraient aux autorités d'accéder à toutes les données - photos d'amis, messages au conjoint ou autre. Le droit au respect de la vie privée serait ainsi considérablement réduit pour ce groupe de personnes.
L'initiative parlementaire Rutz Gregor, qui a donné naissance à ce projet de loi, se basait sur un projet pilote initié en 2016 en Allemagne, après que ce pays eut accueilli 800 000 réfugiés. On avait alors pensé pouvoir identifier plus facilement et rapidement des personnes qui n'étaient pas en possession de cartes d'identité ou de passeports. La question que je pose ici est simple: sommes-nous dans la situation de l'Allemagne, avec à peine plus de 14 000 personnes accueillies en 2019 avant le Covid-19 et une tendance à la baisse qui se vérifie depuis 2015? Sommes-nous dans une situation de surcharge en matière d'accueil de requérants d'asile, laquelle demanderait des mesures de traitement plus rapides et moins regardantes du point de vue du droit à l'intimité et à la vie privée de ces personnes? La réponse est, évidemment et clairement, non.
Au-delà de l'absurdité de telles mesures dans une situation absolument détendue en matière d'asile dans notre pays, il se trouve que le bilan présenté par l'Allemagne et la Suisse dans le cadre d'un projet pilote montre l'aspect décevant pour les autorités au regard des résultats attendus. En Allemagne, les propos des requérants ont été confirmés dans 34 pour cent des cas et 2 pour cent de ces fouilles seulement ont permis de réfuter leurs propos. En Suisse, le rapport - à propos duquel j'ai déjà posé une question - ne dit au fond absolument rien sur cette question. Cette mesure porte donc atteinte à la vie privée de façon disproportionnée, sans apporter d'informations nouvelles pour autant, ce qui démontre son inutilité.
Pour toutes ces raisons, le groupe socialiste vous propose de ne pas entrer en matière sur ce projet invasif, inefficace et inutile.
Marti Samira · Mit-F · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe socialiste
Das Recht auf Asyl ist ein international verbrieftes Recht. Bei uns ist das in Artikel 3 des Schweizer Asylgesetzes definiert: "Flüchtlinge sind Personen, die in ihrem Heimatstaat oder im Land, in dem sie zuletzt wohnten, wegen ihrer Rasse, Religion, Nationalität, Zugehörigkeit zu einer bestimmten sozialen Gruppe oder wegen ihrer politischen Anschauungen ernsthaften Nachteilen ausgesetzt sind [...]. Als ernsthafte Nachteile gelten namentlich die Gefährdung des Leibes, des Lebens oder der Freiheit sowie Massnahmen, die einen unerträglichen psychischen Druck bewirken."
Gestützt darauf haben Menschen in der Schweiz ein Recht auf Asyl. Sie sind keine Bittsteller, sondern sie ersuchen um ein ihnen verfassungsmässig garantiertes Recht. Es ist leider immer wieder nötig, Sie daran zu erinnern.
Während des Verfahrens sind Asylsuchende nun selbstverständlich dazu verpflichtet, allfällige Beweismittel bezüglich ihrer Herkunft und ihrer Bedrohungslage vollständig zu bezeichnen und sie unverzüglich einzureichen, wie es heute in Artikel 8 festgehalten ist. Die Pflicht zur Kooperation besteht also. Die Frage, die sich heute nun stellt, ist, was passiert, wenn die betreffende Person diese Pflicht nicht erfüllt.
Wie weit darf der Staat in diesem Fall in die Persönlichkeitsrechte der Individuen eingreifen? Welche Voraussetzungen müssen gegeben sein, damit der Staat Handydaten gegen den Willen der Person auswerten darf? Das sind Fragen, die sich nicht nur bei Asylverfahren, also bei Verwaltungsverfahren, stellen, sondern selbstverständlich auch bei viel heikleren, gefährlicheren Angelegenheiten, zum Beispiel bei Strafverfahren oder bei der Identifikation von Mördern. In einem Strafverfahren braucht es einen gerichtlichen Entscheid für die Handy-Durchsuchung. Auch im Strafverfahren gibt es immer noch das Recht, sich selbst nicht belasten zu müssen.
Die Kommission schlägt Ihnen nun vor, alle Asylsuchenden, die in einem Verwaltungsverfahren sind, pauschal diesen Mördern gleichzustellen. Schlimmer noch: Sie gestehen ihnen sogar weniger Persönlichkeitsschutz zu als den Mördern in diesem Land, denn die Kommissionsmehrheit verzichtet auf einen gerichtlichen Entscheid, erlaubt sogar die Bearbeitung der Daten Dritter, wenn dies denn für die Identifikation nötig sein sollte. Kurz, es gibt keine Voraussetzungen, keine Hürden mehr für diesen massiven Eingriff in die Persönlichkeitsrechte der Betroffenen, und dies aus einem einzigen Grund: weil diese Menschen auf der Flucht sind.
Die SP-Fraktion wird auf diese Vorlage nicht eintreten.
Binder-Keller Marianne · Mit-F · Conseil national · Argovie · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Die Mitte-Fraktion wird auf die Vorlage eintreten und will das Asylgesetz anpassen. Wenn die Identität von asylsuchenden Personen nicht ermittelt werden kann, weil die Reisepapiere fehlen, dann soll das Staatssekretariat für Migration auch mobile Datenträger wie Handys oder Tablets auswerten dürfen. Dazu muss das Asylgesetz in verschiedenen Bereichen angepasst und müssen die rechtlichen Grundlagen geschaffen werden, Grundlagen, die in anderen Ländern bereits vorhanden sind, unter anderem in Deutschland, Finnland und den Niederlanden.
Pilotversuche, auch in der Schweiz, mit freiwillig ausgehändigten Geräten haben gezeigt, dass damit tatsächlich wichtige Rückschlüsse gezogen werden können. Tatsache ist, dass in den letzten Jahren monatlich zwischen 1000 und 1500 Personen in der Schweiz ein Asylgesuch eingereicht haben. Bei 70 bis 80 Prozent dieser Personen ist die Identität nicht bekannt, oder sie kann nicht zweifelsfrei geklärt werden. Wollen wir jedoch unserer Pflicht nachkommen, jenen Menschen in der Schweiz das Recht auf Asyl zu gewähren, die unseren Schutz auch wirklich benötigen, wollen wir die Genfer Flüchtlingskonvention einhalten, ist die Auswertung von mobilen Datenträgern ein wichtiger Aspekt, um herauszufinden, woher jemand kommt.
Das Recht auf Asyl bedingt auch eine Pflicht, nämlich eine Mitwirkungspflicht der Asylsuchenden, dieses Schutzrecht für sich nachzuweisen und zu begründen. Dazu braucht es einen Namen, es braucht die Nennung des Landes, aus welchem man kommt, und eine Begründung, weshalb man an Leib und Leben bedroht ist. Sich erkennen zu geben, sich auszuweisen, hat nichts mit sich selbst zu beschuldigen zu tun, was wir jetzt auch schon gehört haben. Es geht nicht darum, dass man jemanden verdächtigt, ein Unrecht begangen zu haben, sondern darum, dass jemand einen Antrag stellt, nämlich einen Antrag auf Asyl. Diesen Antrag muss er doch - wie jeden anderen Antrag - möglichst lückenlos begründen, damit ihm stattgegeben wird.
Ich wiederhole es: Bei 70 bis 80 Prozent der Personen, die ein Asylgesuch einreichen, ist die Identität nicht bekannt. Wie soll man also diesen Personen ein Menschenrecht zukommen lassen, wenn man gar nicht weiss, um wen es sich handelt? Genau dies schwächt nämlich das Vertrauen ins Asylwesen, und es ist auch nicht ein Akt von Humanität, wenn man Menschen Schutz gibt, wenn sie diesen, anders als andere Menschen, nicht benötigen. Es ist kein Akt von Humanität, jemandem in der Schweiz ein Menschenrecht zukommen zu lassen, das ihm in seinem eigenen Land eben auch garantiert ist. Weiss man, woher jemand kommt, kennt man nachweisbar die Umstände seiner Flucht, dann kann der Entscheid schnell, effizient und nachvollziehbar gefällt werden.
Die Mitwirkungspflicht der asylsuchenden Person ist in Artikel 8 geregelt, der nun mit einem neuen Buchstaben g ergänzt wird. Es ist klar: Nur wenn die Identität, die Nationalität oder der Reiseweg nicht festgestellt werden können, weder mit Papieren noch auf andere Weise, müssen dem Staatssekretariat für Migration vorübergehend elektronische Datenträger ausgehändigt werden. Das bedeutet auch, dass der asylsuchenden Person immer zuerst die Gelegenheit eingeräumt wird, von sich aus diese Angaben zu machen. Weigert sie sich und verweigert sie auch die Einsicht in ihre mobilen Datenträger, ist dies gewissermassen bezeichnend und kann - gerade dies - letztlich zu einer Wegweisung führen.
Der Schutz der Privatsphäre ist ein wichtiges Grundrecht, das selbstverständlich auch im Asylverfahren gewährt werden muss. Ein Eingriff in dieses Grundrecht ist nur unter bestimmten Bedingungen gerechtfertigt: Es braucht dafür eine gesetzliche Grundlage; es muss ein öffentliches Interesse bestehen; der Eingriff muss verhältnismässig sein; und der Kerngehalt des Grundrechts muss gewahrt werden.
Durch die vorgeschlagene Massnahme kann zudem ein Beitrag geleistet werden, das Schlepperwesen zu bekämpfen und Hinweise für die Aufdeckung von Kriegsverbrechen zu erhalten.
Ich bitte Sie, auf diese Vorlage einzutreten und den Einzelantrag Marra auf Streichung von Artikel 8 Absatz 1 Buchstabe g und Artikel 47 Absatz 2 abzulehnen; sonst könnte man ja gleich Nichteintreten beschliessen.
Fluri Kurt · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe libéral-radical
Wir bitten Sie ebenfalls, auf diese Vorlage einzutreten.
Wenn man die Sprecherinnen und Sprecher von der Minderheit gehört hat, kommt man nicht darum herum, von Horrorgeschichten zu sprechen. Insbesondere Herr Glättli hat in seiner bekannten "Dramaturgie" so gesprochen, als ob es um das Asylrecht an sich ginge. Das Asylrecht an sich ist nicht bestritten. Es geht um eine Ergänzung von Artikel 8, "Mitwirkungspflicht". Und ob dieses neue Vorgehen, sofern es in Kraft treten kann, zu unbrauchbaren Ergebnissen führen wird oder nicht, wird man dann sehen. In einem Pilotprojekt gab es immerhin in 15 Prozent der Fälle einen Erfolg, natürlich unter den Umständen der Freiwilligkeit. Ob das so zutreffen wird, wissen wir nicht. Wir haben in diesen Gesetzentwurf ja genau deswegen eine Evaluation nach drei Jahren eingefügt.
Das Asylverfahren ist an die Person gebunden. Wir haben ein individuelles Asylrecht. Die Asylberechtigung wird individuell abgeklärt, nicht gruppenweise. Somit ist die Identifizierung ein wichtiges Element des ganzen Asylverfahrens. Ohne Identifikation kann keine Asylberechtigung abgeklärt und ausgesprochen werden. Die Mitwirkung der Asylsuchenden ist gesetzlich verankert und muss in Anbetracht des gewährten Schutzes eingefordert werden können. Wenn die Verweigerung der Mitwirkung die Frage der Identität offenlässt, dann ist es Sache der entscheidenden Behörde, das im Gesamtzusammenhang zu würdigen. Es geht nicht darum, die Asylbewerberzahl zu senken, sondern es geht darum, die Asylverfahren rechtsstaatlich haltbar so durchzuführen, dass eine Identifikation möglich ist.
Das Asylverfahren ist kein Strafverfahren, Herr Glättli, das ist uns klar. Aber die Voraussetzungen sind in unserem Entwurf ebenfalls umschrieben. Es geht um Artikel 8 Absatz 1 Buchstabe g und um Artikel 8a Absätze 1 und 1bis. Dort ist genau definiert, wozu diese Überwachung und diese Datenauswertung erfolgen darf, nämlich zur Klärung der Identität, der Nationalität und/oder des Reisewegs - für nichts anderes. Und es geht auch nicht darum, die Privatsphäre auszukundschaften, Frau Marra und Frau Marti, sondern es geht darum, herauszufinden, ob die Angaben der Asylsuchenden stimmen oder nicht.
Herr Glättli hat sich sogar noch zur Aussage verstiegen, dass 10 Prozent der für dieses Geschäft eingesetzten intellektuellen Kräfte genügen würden, um das Asylverfahren in der Schweiz menschenrechtswürdig auszugestalten. Ich möchte Herrn Glättli einmal mehr darauf hinweisen, dass wir ein rechtsstaatlich einwandfreies Asylverfahren haben und die Problematik der echten Asylsuchenden nicht darin besteht, die Hürden unseres Asylgesetzes zu überspringen, sondern vor allem, zuerst einmal nach Europa und in unser Land zu gelangen. Das ist eine ganz andere Frage.
Schliesslich noch zum Eidgenössischen Datenschutz- und Öffentlichkeitsbeauftragten: Dieser hat uns am 4. Juni 2020 einen Katalog mit Voraussetzungen dafür geschickt, dass das Verfahren aus seiner Sicht bedenkenlos abgewickelt werden kann. Auch die Konferenz der schweizerischen Datenschutzbeauftragten Privatim hat sich mit Schreiben vom selben Datum so geäussert. Die zur Verfügung stehende Zeit lässt es nicht zu, diese Einwände Punkt für Punkt abzuarbeiten, aber ich habe mir diese Mühe genommen. Jeder Einwand, jedes Bedenken dieser beiden Datenschutzbeauftragtenkreise, des eidgenössischen und der kantonalen, konnte in unserem Gesetz abgehandelt und - eine zweite Stellungnahme haben wir nicht erhalten - aus unserer Sicht befriedigend geklärt werden. Sämtliche Hinweise dieser Datenschutzbeauftragten zur Präzisierung haben wir aufgenommen und ins Gesetz eingebaut. Somit ist dieses Gesetz aus unserer Sicht rechtsstaatlich einwandfrei. Es dient dem Zweck der Identifikation, und weil unser Asylwesen auf die Einzelbewertung abstellt und nicht auf eine Gruppenbewertung, ist es nötig, die Identität abzuklären. Genau dazu dient diese Revision des Asylgesetzes und des Ausländer- und Integrationsgesetzes.
Wir bitten Sie deshalb, auf die Vorlage einzutreten.
Gredig Corina · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral
Jeder Mensch hat das Recht, unser Land um Asyl zu ersuchen. Es ist dann unsere Pflicht als Land, jedes einzelne Asylgesuch sorgsam zu behandeln und sauber abzuklären, ob eine Person nach den Regeln unseres Asylrechts schutzbedürftig ist. Das ist einerseits unsere Pflicht, weil alle bedrohten Personen die Chance auf ein faires Verfahren haben sollen, andererseits machen wir es darum, weil wir wollen, dass die richtigen Personen von unserem Asylrecht geschützt sind. Denn ein positiver Asylentscheid muss danach heissen: Eintritt, gleiche Chancen und Unterstützung für die Integration in unsere Gesellschaft und Wirtschaft. Damit diese Aufnahme in unsere Gesellschaft gelingt, muss beim Eintritt besonders darauf achtgegeben werden, dass die richtigen Personen geschützt werden. Dies hilft den Schutzbedürftigen selber bei der Integration in unsere Gesellschaft und erhöht auch die Akzeptanz unseres Asylsystems.
Der Klärung der Identität und der Fluchtgründe kommt in diesem Prozess eine zentrale Rolle zu. Ist jemand bedroht und sucht Schutz, dann wird mit der bereits bestehenden Mitwirkungspflicht von den Asylsuchenden Kooperation in der Aufdeckung der Identität und der Fluchtgründe vorausgesetzt. Nicht immer können diese zweifelsfrei festgestellt werden. Nicht alle Asylsuchenden arbeiten kooperativ an der Aufklärung der eigenen Identität mit. In solchen Fällen soll neu, quasi als letzte Möglichkeit, auch ein so persönlicher Gegenstand wie das eigene Mobiltelefon dazu dienen, die Identität festzustellen. Der Einbezug des Mobiltelefons ist ein schwerer Eingriff in das Recht auf Privatsphäre. Er wirft zudem auch Fragen des Datenschutzes und der Verhältnismässigkeit auf. Deshalb können wir einem solchen Eingriff nur als Ultima-Ratio-Massnahme zustimmen, der enge Grenzen gesetzt werden.
In der Beratung wurde die Vorlage in diese Richtung verbessert. Zentral für eine Zustimmung zur Vorlage ist für uns insbesondere die Verhältnismässigkeitsprüfung in Artikel 8a Absatz 2bis. Das SEM muss für jeden Einzelfall vorgängig die Notwendigkeit und Verhältnismässigkeit des Verfahrens analysieren. Verbessert wurde auch die Informationsverpflichtung seitens der Behörden. Die Information muss umfassend erfolgen. Wir begrüssen es auch, dass die betroffenen Personen bei der Auswertung der Daten dabei sein können. Die Daten sollen aber maximal sechs Monate aufbewahrt werden. Zudem müssen die Daten von Dritten geschützt werden. Wir unterstützen deshalb die entsprechenden Minderheitsanträge.
Offen bleibt für uns, ob dieses Instrument wirklich dazu geeignet ist, die Aufklärungsrate zu steigern. Man braucht nicht allzu viel Fantasie, um sich Umgehungsstrategien zu überlegen. Hat sich das Vorgehen der Behörden erst einmal herumgesprochen, könnten Mobiltelefone weggeworfen oder geteilt werden, oder dann werden Inhalte halt einfach gelöscht. Vor diesem Hintergrund erachten wir es als zentral, dass die Kommission die Evaluation der Massnahme in der Vorlage verankert hat. Der Bundesrat soll darüber dem Parlament in drei Jahren einen Bericht vorlegen, in welchem die Zweckmässigkeit, die Wirksamkeit und die Wirtschaftlichkeit dieser Massnahme unter die Lupe genommen wird.
Keller-Sutter Karin · BR-F · Conseil fédéral · St-Gall
Der Bundesrat unterstützt das Anliegen der parlamentarischen Initiative Rutz Gregor und die von der SPK-N beantragte Gesetzesrevision. Er ist der Ansicht, dass die Auswertung von elektronischen Datenträgern zusätzlich zu den bereits bestehenden Möglichkeiten im Einzelfall dazu beitragen kann, die Identität, die Nationalität und den Reiseweg einer asylsuchenden Person zu klären.
Die Überprüfung eines elektronischen Datenträgers stellt einen schwerwiegenden Eingriff in das Grundrecht auf Schutz der Privatsphäre dar. Die vorgeschlagene Einschränkung dieses Grundrechts bedarf deshalb einer formell-gesetzlichen Grundlage. Vor diesem Hintergrund begrüsst der Bundesrat die vorgeschlagenen Regelungen, insbesondere jene zur Beachtung des Verhältnismässigkeitsprinzips und zum Datenschutz. Der Bundesrat erachtet es für die Einhaltung des Verhältnismässigkeitsprinzips zudem als sehr wichtig, dass keine systematische Auswertung elektronischer Datenträger erfolgt und dass vor der Überprüfung eines elektronischen Datenträgers zuerst andere geeignete Massnahmen zur Identitätsfeststellung mit geringerer Eingriffsintensität ergriffen werden.
Eine asylsuchende Person muss dabei umfassend über ihre Rechte und Pflichten informiert werden. Eine solche Informationspflicht ist neben der bereits ohnehin bestehenden Informationspflicht durch die Rechtsberatung gerade in diesem sensiblen Bereich sinnvoll und wichtig. In jedem Fall muss auch dem datenschutzrechtlichen Zweckbindungsprinzip Rechnung getragen werden. Dies bedeutet, dass die Daten nur zur dafür vorgesehenen gesetzlich verankerten Zielsetzung bearbeitet werden dürfen.
Ebenfalls begrüsst der Bundesrat, dass allfällige Daten von Drittpersonen nur dann bearbeitet werden dürfen, wenn die Personendaten der asylsuchenden Person nicht ausreichen, um deren Identität festzustellen. Es wird zusätzlich zu prüfen sein, ob hier weiterer Regelungsbedarf auf Verordnungsstufe besteht. Dies hängt unter anderem auch mit der zukünftigen technischen Umsetzung der Vorlage zusammen.
Der Bundesrat hat Verständnis für die Einwände, die insbesondere hinsichtlich der längerfristigen Wirksamkeit der vorgeschlagenen Massnahmen in der Vernehmlassung von verschiedenen Seiten geäussert wurden. Er begrüsst es daher, dass dem Parlament drei Jahre nach Inkrafttreten der vorgeschlagenen Gesetzesänderungen ein Bericht über die Zweckmässigkeit, Wirksamkeit und Wirtschaftlichkeit der vorgeschlagenen Massnahmen unterbreitet werden soll.
Der Entwurf der SPK-N sieht sodann vor, dass elektronische Datenträger ausschliesslich im Rahmen der Mitwirkungspflicht beim Asyl- und Wegweisungsverfahren auszuhändigen sind. Verweigert eine betroffene Person dem SEM die Einsicht in einen elektronischen Datenträger, wird dies im Rahmen der Glaubwürdigkeitsprüfung beim Entscheid über das Asylgesuch berücksichtigt. Gegen einen ablehnenden Entscheid steht der Beschwerdeweg ans Bundesverwaltungsgericht offen. Weitergehende Massnahmen wie insbesondere die von einer Minderheit der Kommission vorgeschlagene zwangsweise Abnahme von Datenträgern lehnt der Bundesrat als unverhältnismässig ab.
Schliesslich begrüsst der Bundesrat sowohl die Möglichkeit der Zwischenspeicherung wie auch die Regelung, wonach die betroffene Person bei der Auswertung der Daten grundsätzlich anwesend ist. Bei einem Verzicht der betroffenen Person darauf, bei der Auswertung anwesend zu sein, oder bei ihrem Nichterscheinen kann die Auswertung der Daten aber auch ohne sie durchgeführt werden. Die vorgeschlagene Regelung ist praxistauglich, und die Verfahrensrechte der Betroffenen werden gewahrt. Durch die Möglichkeit der Zwischenspeicherung gehen zudem Daten bis zu ihrer Auswertung nicht verloren, und die Datenträger können dem betroffenen Asylsuchenden nach der Zwischenspeicherung wieder ausgehändigt werden. Die von der Mehrheit der SPK-N beantragte Dauer der Zwischenspeicherung von einem Jahr trägt nach Auffassung des Bundesrates dem Bedürfnis Rechnung, dass die Daten nach einem vorübergehenden Untertauchen der Betroffenen bei einer weiteren oder späteren Wiederaufnahme des Asylverfahrens noch vorhanden sind und dann eben in Anwesenheit der betroffenen Person ausgewertet werden können.
Der Bundesrat beantragt Eintreten und Zustimmung zur Vorlage der SPK-N. Er empfiehlt die Anträge der Minderheiten zur Ablehnung.
Sie sehen die Anträge des Bundesrates auf der Fahne. Der Bundesrat unterstützt durchgehend die Kommissionsmehrheit. Ich werde mich daher, wenn nicht nötig, nicht nochmals zu diesen Anträgen melden.
Widmer Céline · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Sehr geehrte Frau Bundesrätin, erlauben Sie mir die Frage, wie Sie als Justizministerin zur Tatsache stehen, dass mit dieser Vorlage die Hürden für den Zugriff auf elektronische Daten bei einem administrativen Asylverfahren tiefer sind als bei einem Strafverfahren.
Keller-Sutter Karin · BR-F · Conseil fédéral · St-Gall
Frau Widmer, ich glaube, diese Frage hat Herr Fluri vorhin schon beantwortet. Es geht hier nicht um ein Strafverfahren, sondern um ein Administrativverfahren bzw. um ein Verwaltungsverfahren. Es ist im Asylgesetz vorgesehen, dass eine Person, die in der Schweiz um Asyl ersucht, auch eine Mitwirkungspflicht hat. Das ist in Artikel 8 geregelt, demgemäss ein Asylsuchender im Verfahren die Pflicht hat, seine Identität offenzulegen und auch bei der Identitätsfeststellung mitzuwirken. Wenn Asylsuchende in der Schweiz Schutz suchen, kann man auch von ihnen erwarten, dass sie über sich, ihre Verhältnisse und ihre Identität, soweit es ihnen möglich ist, Auskunft geben.
Marra Ada · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
Madame la conseillère fédérale, dans le rapport final d'évaluation du projet pilote du SEM rendu public en 2018, il est indiqué que "sur les 565 appareils analysés, des éléments pertinents pour la procédure d'asile ont pu être découverts dans 85 cas", soit un taux de clarification de 15 pour cent. Mais le rapport ne livre aucun chiffre sur les éléments qui auraient confirmé ou infirmé l'identité des requérants d'asile. Pourquoi ne parle-t-on pas de cela dans le rapport?
Keller-Sutter Karin · BR-F · Conseil fédéral · St-Gall
Madame Marra, je ne peux pas vous donner une réponse concrète. Mais je peux tout simplement vous dire que, dans 15 pour cent des cas, il a été possible de clarifier l'identité d'un requérant grâce aux données récoltées dans les téléphones mobiles. Voyez-vous, c'est seulement un aspect du problème. Il y a aussi des entretiens avec les requérants d'asile et - je l'ai dit avant - l'obligation de coopérer avec les autorités lorsqu'une personne demande l'asile en Suisse. Alors, ce n'est qu'un aspect de la question, si vous voulez, mais il y en a d'autres. Parfois, on procède à une étude linguistique pour déterminer de quelle région du monde une personne vient. On examine aussi les papiers d'identité. Etc. Alors, il est probablement très difficile de dénombrer exactement les cas où la récolte des données contenues dans les téléphones mobiles a vraiment été décisive.
Cottier Damien · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe libéral-radical
Je souhaite apporter deux ou trois clarifications au nom de la commission.
Sur le point qui vient d'être discuté d'abord, il est au fond un peu égal, Madame Marra, de savoir si l'identité est confirmée ou pas. Ce qui compte, c'est de savoir qui est la personne; ce qui compte, en tout cas dans la perspective des travaux qui ont été menés par la commission, c'est que l'on puisse accéder à l'information. Et si l'accès aux données qui se trouvent dans les téléphones mobiles ou dans d'autres supports de données électroniques permet cela, la commission a jugé qu'il s'agissait d'une amélioration de la procédure d'asile.
Vous citiez tout à l'heure - et vous l'évoquez dans l'une de vos propositions individuelles - le fait que la Suisse n'est actuellement pas confrontée à un grand nombre de procédures d'asile. Ce n'est pas la question: la question n'est pas celle du nombre. La question est de savoir si le cas d'une personne qui dépose une demande d'asile correspond aux critères fixés dans la Convention de Genève et dans la loi sur l'asile, et si cette personne a droit à l'asile en Suisse ou pas. Et pour cela, il faut pouvoir établir son identité, son origine, et, le cas échéant, son parcours et son profil personnel, et c'est à cela que sert la procédure d'asile. Cette mesure, qui est toujours appliquée de manière subsidiaire, sert à amener des éléments supplémentaires, factuels, objectifs, qui permettent de clarifier les choses lorsqu'il n'est pas possible de le faire par d'autres moyens, soit ceux cités à l'article 8 alinéa 1 sous les lettres qui précèdent la lettre g.
S'agissant des chiffres donnés par M. Glättli, ils ont également été corrigés par d'autres intervenants. L'Allemagne pratique ce système depuis 2017. D'après les informations données à la commission, les autorités allemandes ont estimé depuis lors qu'il fallait essayer de rechercher ces données dans les téléphones portables dans 8900 cas. Sur ces 8900 cas, il y en a 1494 où ces informations ont pu être trouvées. Cela représente à peu près le même pourcentage que celui obtenu dans le cadre du projet pilote mené en Suisse, soit un taux de l'ordre de 15 pour cent, et pas tellement de l'ordre de celui que vous avez évoqué. Il est clair que si l'on compare à l'ensemble des demandes d'asile, on peut obtenir des chiffres qui sont proportionnellement plus faibles, mais si on prend en considération uniquement les cas où l'on a estimé qu'il était nécessaire de le faire - et, encore une fois, il s'agit de l'ultima ratio dans la procédure -, on arrive aux chiffres qui ont été évoqués.
Marra Ada · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
Cher collègue, cette modification de la loi sur l'asile est faite pour pouvoir confirmer ou infirmer les propos tenus par des requérants d'asile au cas où le SEM estimerait que l'identité d'un requérant n'est pas sûre. Comment pouvez-vous dire que le fait de savoir si les chiffres sont exacts dans le projet pilote ou de connaître la proportion des requérants qui n'ont pas menti, et qui ne méritent donc pas de faire l'objet de cette suspicion, importe peu?
Cottier Damien · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe libéral-radical
C'est un malentendu. Il s'agit simplement de savoir si les informations permettent de confirmer ou d'infirmer les propos. C'est donc une information supplémentaire. La problématique n'est pas tellement de savoir si ce que la personne a affirmé ou pas correspond à son identité ou même à son statut. La problématique est d'identifier la personne telle qu'elle est. C'est cela que j'essayais de dire et je crois que nous nous sommes mal compris.
Romano Marco · Mit-M · Conseil national · Tessin · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Kollege Glättli hat die Arbeit der Kommission ziemlich heftig kritisiert; da muss man Stellung nehmen: Die Arbeit wurde vertieft durchgeführt. Es gab eine Vernehmlassung mit einem Vernehmlassungsbericht, in dem man ganz klar lesen kann, dass diese kleinen Änderungen im Asylgesetz von einer Mehrheit der Antwortenden unterstützt werden. Es gab eine Stellungnahme des Bundesrates. Das Ganze liegt dem Rat vor. Die parlamentarische Initiative wurde auch von der ständerätlichen Kommission vorberaten, und auch aus dieser Beratung kamen positive Meldungen zu dieser Reform.
Zu den Zahlen und zur Wirksamkeit: Wie im Bericht geschildert ist, kann man sagen, dass jeder aufgeklärte Fall eine positive Entwicklung repräsentiert; es ist eine Person mehr, zu der wir einen ganz klaren und soliden Entscheid treffen können. Das gehört zur humanitären Tradition der Schweiz und ermöglicht auch, dass unser System effizient bleibt, vor allem zugunsten der Personen, die in der Schweiz Hilfe beantragen.
Aebi Andreas · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Wir stimmen über den Antrag der Minderheit Glättli auf Nichteintreten ab.
Vote
Abstimmung - Vote
Für Eintreten ... 122 Stimmen
Dagegen ... 65 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Aebi Andreas · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Asylgesetz
Loi sur l'asile
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Ziff. I Einleitung
Antrag der Kommission: BBl
Titre et préambule, ch. I introduction
Proposition de la commission: FF
Angenommen - Adopté
Block 1 - Bloc 1
Zwangsweiser Entzug mobiler Datenträger
Saisie des supports électroniques de données sans le consentement de leur détenteur
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Die Detailberatung ist in zwei Blöcke aufgeteilt. Eine entsprechende Übersicht wurde Ihnen ausgeteilt.
Rutz Gregor · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich kann es kurz machen. Sie sehen, dass es bei diesen beiden Minderheitsanträgen darum geht, ob der Entzug der mobilen Geräte im Asylverfahren und im Wegweisungsverfahren auch zwangsweise erfolgen kann.
Ich möchte nur noch einmal darauf hinweisen, um was es hier wirklich geht. Es wurde schon mehrfach gesagt, aber ich glaube, dass es immer noch nicht alle ganz verinnerlicht haben: Es geht um eine Ergänzung der Mitwirkungspflicht gemäss Artikel 8 des Asylgesetzes. Die Mitwirkungspflicht umfasst bereits jetzt sechs Punkte, nämlich die Offenlegung der Identität, die Abgabe der Reisepapiere und Identitätsausweise, die Angabe des Grundes, warum man um Asyl nachsucht usw. Das alles ist im Rahmen der Rechtsordnung, der humanitären Tradition, weil wir eben jenen Leuten Asyl bieten möchten, die es wirklich nötig haben.
Das alles soll jetzt bei Absatz 1 ergänzt werden um einen Buchstaben g, bei dem es darum geht, dass elektronische Datenträger vorübergehend auszuhändigen sind, wenn die Identität, die Nationalität oder der Reiseweg weder gestützt auf Identitätsausweise noch auf andere Weise festgestellt werden können. Wenn das im Rahmen der bereits bestehenden Mitwirkungspflicht nicht möglich ist, möglicherweise weil der Gesuchsteller nicht mitwirken will, dann soll eine Möglichkeit bestehen, auf diese Datenträger zuzugreifen.
Es stellt sich die Frage, ob das zwangsweise erfolgen soll oder nicht. Wir beantragen Ihnen: Ja, das soll zwangsweise erfolgen. Denn wir sind der Auffassung: Wenn wir eine Regel aufstellen, soll diese auch durchgesetzt werden können. Ich bin der Auffassung - und das sage ich all jenen, welche bezüglich der Auswertung Bedenken haben -, dass diese Regelung eine erhebliche präventive Wirkung haben wird, in dem Sinne, dass man dann eben weiss, welche Regeln in der Schweiz gelten, und sich die Gesuchsteller automatisch mehr bemühen werden, hier mitzuwirken.
In diesem Sinn bitten wir Sie, den beiden Minderheitsanträgen Rutz Gregor zuzustimmen.
Buffat Michaël · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Le groupe UDC est pleinement satisfait que le conseil soit entré en matière. Tout comme vous, il considère que les mesures proposées constituent un moyen pertinent et efficace pour répondre à un besoin avéré d'obtenir des informations concernant l'identité de requérants d'asile.
Le groupe UDC vous invite à ne pas affaiblir ce projet et à suivre les deux minorités Rutz Gregor dans ce bloc.
Tout d'abord, à l'article 8 de la loi sur l'asile, sur l'obligation de collaborer, il y a lieu expressément, à notre sens, de préciser qu'en cas de refus du requérant, le SEM pourrait ordonner la saisie des supports électroniques de données lorsque c'est nécessaire afin d'établir l'identité d'un requérant. La modification à l'article 47 est identique.
En ce qui concerne la deuxième minorité Rutz Gregor, à l'article 90 lettre d de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration, nous demandons également que le requérant au sens de cette loi remette aux autorités compétentes les supports électroniques de données pouvant prouver son identité si les documents fournis sont insuffisants pour l'établir. Si la personne refuse de remettre ces supports, l'autorité compétente peut en ordonner la saisie. Les intéressés ont la possibilité de fournir de leur propre chef les informations nécessaires et utiles afin de ne pas devoir être obligés de donner leur téléphone mobile ou autre support de données électroniques.
Comme, en pratique, l'identité de 70 à 80 pour cent des requérants ne peut pas être établie avec certitude, il est nécessaire d'agir. Force est de constater que les téléphones mobiles se perdent moins facilement que les papiers d'identité. De plus, les essais pilotes ont montré de bons résultats. Avec ces propositions, nous augmenteront encore le taux d'élucidation de l'identité des requérants.
Le groupe UDC vous invite donc à soutenir les deux propositions de minorité Rutz Gregor.
Marra Ada · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
Dans ce bloc 1, nous discutons à l'article 8 du coeur de la réforme, à savoir d'une part l'inscription du principe ouvrant la possibilité de fouilles des supports électroniques, d'autre part de la nécessité ou non du consentement du requérant pour de telles fouilles. Selon la majorité, la fouille des téléphones ne se ferait pas sans le consentement des personnes.
La proposition de minorité Rutz Gregor vise à effectuer cette fouille sans le consentement du requérant. S'il est évident que le groupe socialiste vous propose de rejeter l'amendement autoritaire Rutz Gregor, ma proposition offre la possibilité à l'hémicycle de ne pas non plus suivre la majorité et de refuser le principe de ces contrôles, dont le but peut être atteint - et cela a été démontré - par d'autres moyens.
Dans ce bloc 1, nous traitons également de l'article 47 qui se trouve dans la section traitant de la procédure de renvoi du requérant. Il faut souligner qu'au départ, même l'initiative parlementaire 17.423 Rutz Gregor n'allait pas si loin, puisqu'elle demandait la fouille des téléphones uniquement lors de la procédure d'examen d'une demande d'asile. Dans la révision de la loi qui vous est présentée, on va donc bien plus loin que la volonté de l'auteur de l'initiative. Ici aussi, ma proposition permet à celles et ceux qui ne veulent pas de ces mesures inutiles de s'y opposer. Si le principe venait toutefois à être adopté par cet hémicycle, alors le groupe socialiste suivrait la majorité, afin de ne pas inscrire la possibilité de ces fouilles sans le consentement du requérant, même durant la phase de renvoi.
Permettez-moi quelques considérations à ce stade. La volonté de la majorité de maintenir la nécessité du consentement dans l'une ou l'autre de ces phases est déjà affaiblie par le fait qu'à l'article 76 de la loi sur les étrangers et l'intégration, il est spécifié qu'une mise en détention administrative peut être prévue au cas où le requérant ne collabore pas au sens des articles 8 alinéa 1 et 47. Pour le dire de manière claire, la menace d'une détention administrative au cas où le requérant ne consentirait pas à la fouille de ses supports électroniques, soit dans la phase d'examen de la demande d'asile, soit dans la procédure de renvoi, rend quasiment obligatoire le consentement.
Comme je l'ai déjà annoncé dans le débat d'entrée en matière, dans le cadre d'une procédure pénale, lors d'une fouille de téléphone, il y a des règles; pas dans cette loi. Ainsi, la question de savoir quelles données peuvent être collectées et qui y a accès n'est pas réglementée de manière précise. Je rappellerai simplement que ces gens ont droit à leur vie privée et aux secrets que celle-ci peut comporter. Un tel veut cacher son homosexualité à ses proches; tel autre a une double vie, ou que sais-je encore, toutes choses qui ne nous appartiennent absolument pas et qui contreviennent de manière disproportionnée au droit à la vie privée.
Pour toutes ces raisons, le moins que l'on puisse faire, c'est rejeter les propositions de minorité Rutz Gregor et surtout, soutenir ma proposition.
Aebi Andreas · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Die Mitte-Fraktion unterstützt die Anträge der Mehrheit.
Widmer Céline · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Es handelt sich hier nicht um eine geringfügige Erweiterung der Mitwirkungspflicht, wie das jetzt so suggeriert worden ist. Vielmehr wollen Sie einen massiven Eingriff in die Privatsphäre der Asylsuchenden erreichen. Deshalb brauchen Sie diese gesetzliche Grundlage. Um das handelt es sich hier.
Die SP-Fraktion - das haben Sie gehört - stellt sich ganz klar dagegen, weil das ein datenschutzpolitischer Dammbruch wäre, weil das unverhältnismässig wäre, weil das das Asylverfahren verlängern und verkomplizieren würde und weil zudem äusserst fraglich ist, ob tatsächlich ein Nutzen resultieren würde. Wir unterstützen daher in diesem Block 1 die beiden Einzelanträge Marra.
Immerhin - immerhin! - sieht diese Vorlage vor, dass der asylsuchenden Person immer zuerst die Gelegenheit eingeräumt werden muss, von sich aus Angaben zur Herkunft zu machen. Dem entgegengesetzt ist der Antrag der Minderheit Rutz Gregor zu Artikel 8 Absatz 1 Buchstabe g, die einen zwangsweisen Entzug gesetzlich verankern will. Dagegen wehren wir uns aus grundrechtlichen und datenschutzrechtlichen Überlegungen in aller Form. Dass Handys nicht gegen den Willen von Asylsuchenden entzogen werden, ist das minimalste Zugeständnis, das man mit Blick auf die Grundrechte noch machen kann. Genau darauf stützt sich ja die Einschätzung der Mehrheit der Kommission, dass die Vorlage eben kein unverhältnismässiger Eingriff in die Privatsphäre sei. Auch der Eidgenössische Datenschutz- und Öffentlichkeitsbeauftragte hat ganz klar festgehalten, dass die Aushändigung der elektronischen Datenträger nicht unter Zwang erfolgen dürfe. Wenn schon das ganze Anliegen unverhältnismässig ist - diese Zwangsregelung der SVP geht definitiv zu weit.
Die SP-Fraktion lehnt auch den Antrag der Minderheit Rutz Gregor zu Artikel 90 Buchstabe d des Ausländer- und Integrationsgesetzes ab, welche die Datenauswertung auch noch auf Personen aus dem Ausländerbereich erweitern will, inklusive des zwangsweisen Entzugs von Handys und Computern. Das ist nicht nur unwürdig, sondern entspricht auch nicht dem Anliegen der parlamentarischen Initiative. Bitte lehnen Sie diesen Minderheitsantrag ab.
Aebi Andreas · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Die grünliberale Fraktion verzichtet auf ein Votum.
Glättli Balthasar · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S
Auch ich bitte Sie im Namen der grünen Fraktion, die Minderheitsanträge Rutz Gregor abzulehnen. Man sieht auch hier wieder ein wenig, wie man im Rahmen der ganzen Problematik mit der Schrotflinte schiesst und hofft, dann irgendetwas zu treffen. Im Grundsatz ist in Artikel 8 Absatz 1 Buchstabe d schon geregelt, dass man Beweismittel und Hinweise bezeichnen soll. Das ist eigentlich schon geregelt. Von daher trägt man einfach Wasser in den Rhein. Man kann sagen, wenn das tatsächlich noch mit einem zwangsweisen Einzug erfolgen soll, dann ist das doppelt problematisch.
Immerhin kann man sagen, dass der Teil bezüglich Ausländer- und Integrationsgesetz mindestens insofern korrekt ist, als er die ursprüngliche Intention der parlamentarischen Initiative aufnimmt. Dort ging es nämlich um die Identifizierung, während es im ersten Teil, bei Artikel 8 des Asylgesetzes, eigentlich um mehr geht, als in der ursprünglichen parlamentarischen Initiative überhaupt angedacht und gefordert wurde. Es ist quasi wieder einmal eine Übererfüllung dessen, was eigentlich in der ersten Phase beschlossen wurde.
Zum Einzelantrag Marra, der bereits begründet wurde, kann ich nur sagen, dass wir diesen als grüne Fraktion auch unterstützen.
Fluri Kurt · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe libéral-radical
Die beiden Minderheitsanträge Rutz Gregor lehnen wir ab, weil es aus unserer Sicht unverhältnismässig wäre, diese Datenträger "lediglich" für die Abklärung der Identität zwangsweise einzuziehen. Wir wissen, dass eine Weigerung des Asylsuchenden, diese Datenträger zur Verfügung zu stellen, in die Gesamtwürdigung zum Asylentscheid einfliessen kann. Zu entscheiden, ob das dann zu Recht erfolgt ist oder nicht, ist Sache der anschliessenden Beschwerdeinstanz.
Zum Einzelantrag Marra: Wenn wir Artikel 8 Absatz 1 Buchstabe g streichen, dann hätten wir gar nicht erst auf die Vorlage eintreten müssen. Immerhin gibt mir dieser Antrag Gelegenheit, auf einen wichtigen Punkt im Schreiben des Edöb und im Privatim-Schreiben hinzuweisen. Frau Widmer hat vorhin gesagt, dass wir mit dieser Vorlage einen Dammbruch im Datenschutzrecht hinnehmen würden. Der Edöb hat auf Seite 2 Ziffer II Absatz 3 seiner Stellungnahme ausdrücklich verlangt, eine solche Massnahme dürfe "nur für den Zweck in Betracht gezogen werden, der in der Rechtsgrundlage vorgesehen ist, nämlich die betroffene Person zu identifizieren. Es dürfen nur die zu diesem Zweck notwendigen Daten erhoben und bearbeitet werden." In Litera g der Vorlage heisst es ausdrücklich, dass der Datenträger dazu dient, die Identität, die Nationalität oder den Reiseweg ausfindig zu machen. Es geht nicht um irgendwelche geschlechtlichen Neigungen oder Affären, Frau Marra, sondern um diese drei Elemente, die eben der Identifizierung dieser Person dienen. Deswegen sind wir der Auffassung, die Anforderungen des Datenschutzes seien vollumfänglich erfüllt.
Aebi Andreas · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Frau Bundesrätin Keller-Sutter verzichtet auf ein Votum. Sie unterstützt die Anträge der Mehrheit.
Cottier Damien · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe libéral-radical
Nous sommes effectivement en présence de deux minorités Rutz Gregor que nous allons traiter ensemble, car elles demandent la même chose, à savoir la possibilité de confisquer le support électronique de données en cas de refus.
La commission vous demande de ne pas suivre ces propositions de minorité.
Je l'ai dit tout à l'heure dans le débat d'entrée en matière. Le Conseil fédéral l'a dit, et plusieurs intervenants l'ont également souligné, ce projet de loi prévoit des intrusions assez importantes dans certaines libertés fondamentales protégées par l'article 13 de la Constitution fédérale ainsi que par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. S'il est toujours possible de prévoir des exceptions aux droits fondamentaux quand des intérêts publics prépondérants l'emportent, mais cela doit être strictement encadré dans la loi et les raisons de cette exception doivent être appropriées, nécessaires et proportionnées.
Or dans le cas présent, avec la proposition de minorité Rutz Gregor, une telle confiscation ne serait pas proportionnée, et d'ailleurs probablement pas nécessaire. Le Conseil fédéral ne dit d'ailleurs rien d'autre dans son avis écrit du 20 janvier lorsqu'il indique que la confiscation des supports de données représenterait "une atteinte illicite à la liberté personnelle de l'intéressé". Entendez par là que la proportionnalité ne serait pas respectée, ce d'autant plus - et cela a été souligné par plusieurs intervenants - que nous sommes ici dans une procédure administrative et non pas dans une procédure pénale. Ce défaut de proportionnalité se trouverait encore renforcé par le fait qu'un accès aux données contenues dans le support électronique ne donne aucune garantie d'établir avec certitude l'identité, comme cela a été relevé lors de nos échanges avec Mme Marra. Sous cet angle, l'on peut donc douter de la nécessité même de la mesure.
Par ailleurs, il faut noter que le droit de recours contre cette décision, qui est prévu par la minorité, serait certainement utilisé assez souvent. On risquerait donc de prolonger la procédure d'asile pour une étape intermédiaire. Cela créerait au fond une sorte de procédure dans la procédure, ce qui n'était évidemment pas le but du législateur, qui, ces dernières années, a plutôt travaillé à une accélération de la procédure d'asile.
Ces propositions de minorité, si elles étaient acceptées, remettraient assez fortement en cause l'équilibre qui a été recherché dans ce projet de loi, avec, d'une part, l'intérêt public d'accéder à ces moyens d'information, et, d'autre part, l'intérêt privé légitime à protéger sa sphère privée.
Les représentants de la minorité - ils ont défendu leur position - estiment quant à eux que, sans cette disposition, il serait trop facile pour des requérants d'échapper à leur obligation de collaborer à l'établissement de leur identité et de leur origine.
La majorité de la commission n'est pas de cet avis et, en son nom, je vous invite à rejeter ces deux propositions. S'agissant de la première minorité, la décision a été prise par 14 voix contre 8, et, s'agissant de la deuxième minorité, par 17 voix contre 7.
J'ajoute quelques mots à propos des propositions Marra pour rectifier une ou deux choses au sujet de ces deux propositions même si elles n'ont pas été discutées en tant que telles en commission. Leur acceptation reviendrait à remettre totalement en cause le projet qui vous est soumis par la majorité de la commission. Dans ce sens, la commission ne soutient pas les propositions Marra.
S'agissant des arguments développés, il est faux de dire que le projet présenté est inefficace, à la fois en s'appuyant sur l'exemple allemand - dont l'efficacité a été jugée globalement positive selon les informations qui nous ont été fournies - et sur le test mené en Suisse, au sujet duquel on nous dit qu'avec 15 pour cent les objectifs ont été atteints. Donc il est faux de dire que la mesure serait inefficace.
S'agissant de la possibilité de se retrouver en détention administrative, qui est mentionnée dans le développement de Mme Marra, il faut préciser que ce ne serait pas le cas. Il n'y aurait pas d'automatisme. Il ne serait pas impossible qu'une personne se retrouve en détention administrative après avoir refusé de donner son support électronique de données, mais ce ne serait pas une conséquence directe. Cela pourrait tout au plus être l'indice que cette personne ne collabore pas à la procédure de renvoi. Je souhaitais encore apporter cette précision.
La majorité de la commission vous demande de rejeter les propositions défendues par les minorités. Pour que le projet soit cohérent, la commission ne peut évidemment pas vous recommander d'adopter les propositions individuelles.
Romano Marco · Mit-M · Conseil national · Tessin · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Sia nel quadro della procedura d'asilo sia in quella di allontanamento il richiedente ha un obbligo di partecipare attivamente e di fornire tutte le informazioni utili e necessarie alla definizione del quadro essenziale a prendere decisioni corrette e fondate. L'ottenimento dell'asilo o di protezione è condizionato a chiare regole e condizioni, la piena conoscenza dell'identità è quindi essenziale.
L'utilizzo delle informazioni contenute su dispositivi mobili è una possibilità aggiuntiva quando il richiedente non è in grado o non vuole fornire spontaneamente la propria identità, la nazionalità e informazioni sul percorso che lo ha portato in Svizzera.
La maggioranza della commissione è contraria a prevedere un ritiro forzato dei supporti elettronici di dati come proposto dalle minoranze Rutz Gregor. Non è infatti necessario e introdurrebbe una procedura amministrativa, quindi con un'ulteriore facoltà di ricorso, nella procedura amministrativa di asilo, quindi allungando i tempi e complicando le procedure. Nel chiedere al richiedente l'asilo di consegnare i propri supporti elettronici è fatto riferimento al suo obbligo di collaborare - secondo l'articolo 8 della legge sull'asilo - nel quadro della procedura. Non è invece prevista la possibilità per la SEM di confiscare supporti elettronici di dati contro la volontà dell'interessato.
La nuova lettera g sancisce un obbligo generale di consegnare temporaneamente supporti elettronici di dati. Questo obbligo vale durante l'intera durata della procedura d'asilo. In ogni caso, il richiedente l'asilo deve dapprima avere la possibilità di fornire personalmente le informazioni richieste. Un obbligo assoluto, sotto costrizione, rappresenterebbe un'ingerenza eccessiva nei diritti fondamentali degli interessati. E di fatto non è necessario, perché la mancata partecipazione attiva comporta poi o la cassazione della procedura o perlomeno un blocco da parte dell'autorità non essendo a disposizione l'essenziale, quindi l'identità della persona interessata.
Se il richiedente non autorizza la SEM a consultare il suo cellulare o il suo computer portatile, se ne terrà conto al momento dell'esame della credibilità e della disponibilità a collaborare. Il rifiuto di collaborare può giustificare, come detto, lo stralcio della procedura o una decisione negativa.
In merito alle due proposte individuali Marra vi invitiamo a rifiutarle - la tematica è già stata discussa in commissione. Di fatto, andrebbero a sabotare la modifica di legge prevista. L'obbligo di collaborare secondo l'articolo 8 della legge sull'asilo è molto chiaro: devono essere fornite tutte le informazioni. È evidente che dei dispositivi mobili come i cellulari o gli iPad possano contenere informazioni utili a determinare tutti gli elementi necessari per svolgere una procedura d'asilo completa e corretta.
Aebi Andreas · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ziff. I Art. 8 Abs. 1 Bst. g, 4
Antrag der Kommission: BBl
Antrag des Bundesrates: BBl
Antrag Marra
Art. 8 Abs. 1 Bst. g
Streichen
Ch. I art. 8 al. 1 let. g, 4
Proposition de la commission: FF
Proposition du Conseil fédéral: FF
Proposition Marra
Art. 8 al. 1 let. g
Biffer
Développement par écrit
La Suisse n'est pas dans une situation où elle accueille des centaines de milliers de requérants qui "l'obligerait" à introduire de nouvelles mesures, comme la fouille des supports électroniques, pour connaître l'identité des requérants d'asile en contrevenant à la vie privée des requérants d'asile, qui y ont droit. C'est une mesure disproportionnée et inefficace pour le but recherché, comme l'ont montré les exemples allemands et le projet pilote du SEM en Suisse.
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Die Abstimmung gilt auch für Ziffer I Artikel 47 Absatz 2.
Vote
Erste Abstimmung - Premier vote
Für den Antrag der Mehrheit/des Bundesrates ... 117 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 70 Stimmen
(1 Enthaltung)
Vote
Zweite Abstimmung - Deuxième vote
Für den Antrag der Mehrheit/des Bundesrates ... 121 Stimmen
Für den Antrag Marra ... 65 Stimmen
(1 Enthaltung)
Aebi Andreas · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ziff. II Art. 90 Einleitung, Bst. d
Antrag der Kommission: BBl
Antrag des Bundesrates: BBl
Ch. II art. 90 introduction, let. d
Proposition de la commission: FF
Proposition du Conseil fédéral: FF
Vote
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit/des Bundesrates ... 118 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 70 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Aebi Andreas · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Block 2 - Bloc 2
Personendaten von Drittpersonen, Prüfung der Notwendigkeit und Verhältnismässigkeit im Einzelfall, Information über Verfahren, Dauer der Speicherung der Daten
Données personnelles de tiers, analyse de la nécessité et de la proportionnalité pour chaque cas individuel, information sur la procédure, durée de sauvegarde des données
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Die Anträge der Minderheit Barrile werden von Frau Céline Widmer vertreten.
Widmer Céline · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Ich spreche für die Minderheitsanträge, die ich von Angelo Barrile übernommen habe und heute hier für ihn vertrete, und ich übernehme auch noch das deutsche Fraktionsvotum zu diesem Block.
Die Vorlage sieht vor, dass Personendaten von Drittpersonen zwar nur dann bearbeitet werden, wenn die Daten der betroffenen asylsuchenden Person nicht ausreichen, aber sie erlaubt es eben. Uns geht die Bearbeitung von Personendaten von Drittpersonen aber ganz grundsätzlich zu weit, auch wenn sie nur subsidiär beansprucht wird. Deshalb beantrage ich Ihnen in Vertretung von Nationalrat Barrile, Absatz 1bis von Artikel 8a zu streichen.
Absatz 5 von Artikel 8a sieht vor, dass die Personendaten spätestens nach einem Jahr gelöscht werden. Ich beantrage Ihnen in Vertretung von Herrn Barrile, dass die Aufbewahrungsfrist auf sechs Monate verkürzt wird. Für eine datenschutzrechtlich möglichst massvolle Umsetzung dieser Vorlage ist es notwendig, dass die aus diesen Durchsuchungen gewonnenen Daten so rasch wie möglich gelöscht werden. Dies entspricht auch dem Grundsatz der Datensparsamkeit des Datenschutzgesetzes. Vor diesem Hintergrund muss die vorgeschlagene Dauer der Speicherung von einem Jahr halbiert werden.
Nun zu den anderen Präzisierungen in Artikel 8a zur Bearbeitung dieser Daten aus elektronischen Geräten: Diese begrüssen wir mehrheitlich. Insbesondere wichtig ist uns, dass in jedem einzelnen Fall vorgängig geprüft wird, ob eine Auswertung wirklich notwendig und verhältnismässig ist. Den Antrag der Minderheit Rutz Gregor, die diesen Absatz 2bis streichen will, lehnt die SP-Fraktion entschieden ab.
Es handelt sich unbestritten um einen schweren Eingriff in die Privatsphäre der Betroffenen. Daher ist es zwingend notwendig, dass die asylsuchende Person vor Aushändigung der Datenträger umfassend über den Ablauf der Datendurchsuchung und die Speicherung und Löschung informiert wird. Es geht bei dieser Informationspflicht auch darum, dass die Rechte der Betroffenen im Verfahren gewahrt werden; dies hat auch Frau Bundesrätin Keller-Sutter vorhin betont. Der Streichungsantrag der Minderheit zu Absatz 3bis ist daher abzulehnen.
Wichtig ist auch, dass die betroffene Person während der Auswertung anwesend sein kann. Richtig und wichtig ist ebenfalls, dass in den Schlussbestimmungen eine Monitoring-Pflicht aufgenommen wurde. Es ist gemäss heutigem Kenntnisstand - und da lässt sich nichts schönreden - eben wirklich äusserst fraglich, ob die Massnahmen überhaupt die gewünschte Wirkung erzielen. Das kritisierte nicht nur der Edöb in seiner Stellungnahme; auch der Bundesrat gibt zu, dass diese Frage heute nicht abschliessend beurteilt werden kann. Der Bundesrat muss deshalb spätestens nach drei Jahren einen Bericht vorlegen. Dieser muss nachweisen, ob diese Gesetzesänderung zumindest im Sinne des Erfinders zweckmässig, wirksam und wirtschaftlich oder eben doch reine Symbolpolitik auf dem Buckel der Schwächsten ist.
Im Namen der SP-Fraktion bitte ich Sie, die von mir übernommenen Minderheitsanträge Barrile und die Einzelanträge Marra zu unterstützen.
Rutz Gregor · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich kann es kurz machen. Sie sehen, meine Minderheitsanträge betreffen Artikel 8a Absätze 2bis und 3bis. Wir sind froh, dass das Bewusstsein für die Bedeutung dieser Vorlage doch bei vielen gewachsen zu sein scheint. Wir hatten intensive Diskussionen in der Kommission. Wir hatten eine Vernehmlassung mit spannenden Ergebnissen. Ich möchte an dieser Stelle noch einmal darauf hinweisen, dass verschiedene Kantone, darunter auch die Grenzkantone Zürich und Tessin, aber auch die Vereinigung der kantonalen Migrationsämter hier in verschiedenen Punkten hätten weiter gehen wollen, als wir in den bisherigen Beratungen gegangen sind. Uns liegt einfach am Herzen, dass das Verfahren fair, korrekt, aber auch effizient ist, weil wir glauben, dass rasche Entscheide und rasche Verfahren auch im Asylbereich durchaus auch im Interesse der Betroffenen sind.
Vor diesem Hintergrund empfehlen wir Ihnen, die angesprochenen beiden Bestimmungen zu streichen. Wir glauben, die Regeln sind genügend klar, dass eben Personendaten von Drittpersonen nur dann bearbeitet werden dürfen, wenn die anderen Massnahmen nicht zum Ziel führen. Dass man aber für jeden Einzelfall noch eine umständliche Analyse macht, scheint uns definitiv zu weit zu gehen. Darum beantragen wir Ihnen, diese beiden Bestimmungen zu streichen.
Marchesi Piero · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe de l'Union démocratique du Centre
L'iniziativa parlamentare Rutz Gregor, "Obbligo di collaborare dei richiedenti l'asilo e possibilità di controllare i loro cellulari", ha il chiaro obiettivo di migliorare l'identificazione dei richiedenti l'asilo che non vogliono rendere chiara la loro identità attraverso le informazioni personali acquisite sul supporto elettronico personale. Negli scorsi anni, in media dalle 15 000 alle 20 000 persone all'anno, hanno depositato una richiesta d'asilo, e per il 70 per cento di loro è stato impossibile identificare chiaramente l'identità e la provenienza.
Capirete che questa situazione non sia più tollerabile. Non va bene ai cittadini svizzeri, che con le loro imposte sostengono importanti costi per l'accoglienza e la gestione dei richiedenti l'asilo, i quali verosimilmente non palesano la loro identità perché sanno benissimo che non avrebbero nessuna chance di venir accolti. E non va bene neppure a quei richiedenti l'asilo che davvero necessitano di protezione e di un luogo sicuro dove poter soggiornare. Perché a fronte di questi dati oggettivi vengono messi tutti nello stesso calderone.
La proposta del collega Rutz Gregor presenta una soluzione pragmatica, facilmente attuabile e soprattutto molto efficace. I falsi richiedenti l'asilo perdono spesso i documenti di identificazione, molto meno i cellulari, chissà perché? Per questo, a nome del gruppo dell'UDC intendo difendere le proposte di minoranza Rutz Gregor.
In particolare, all'articolo 2bis la maggioranza propone quanto segue: "Per ogni singolo caso la SEM analizza preventivamente la necessità e la proporzionalità della procedura prevista dal presente articolo." Questo di fatto è mettere sabbia negli ingranaggi della procedura, perché accettando questa disposizione si creerebbero le basi per impugnare le richieste e mettere l'autorità pubblica nelle condizioni di rinunciare alla procedura per non dover incappare in possibili dubbi.
Nell'articolo 3bis invece la maggioranza indica che "il richiedente l'asilo è informato della procedura prevista dal presente articolo, in particolare del suo scopo, del suo svolgimento, del tipo di dati valutati, del metodo di valutazione e di registrazione nonché della cancellazione dei dati". Questo articolo è perfetto se si intende sabotare gli intenti dell'iniziativa.
È ora che finalmente si cerchi di fare ordine nell'ambito dell'asilo e di dare aiuto e protezione a chi veramente lo merita e che ne ha fondamentale necessità. Per chi invece viene nel nostro paese, richiedendo asilo politico quando già gli è chiaro che non ne ha nessuna possibilità per via delle leggi in vigore, sarebbe invece buona cosa applicare quanto proposto nell'iniziativa parlamentare. Seguendo le minoranze appena sviluppate si eviterebbe di mettere sabbia negli ingranaggi di un meccanismo che ha invece necessità di funzionare in modo efficace. Grazie per sostenere queste due minoranze e grazie per il vostro sostegno!
Marra Ada · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste
L'article 8a alinéa 1bis vise à étendre la fouille des supports électroniques à des tierces personnes au cas où le farfouillage dans ceux du requérant d'asile dont le SEM veut confirmer l'identité ne suffirait pas. Avec cette mesure, nous sommes en train d'augmenter le degré de violation de l'intimité des gens qui ne sont pas directement concernés par le but de cette mesure, sans réellement savoir quelles données peuvent être recherchées et retenues, ni qui effectuera les démarches. On ira chercher sur les comptes Facebook, dans les e-mails, dans les téléphones du frère, du cousin, de la maîtresse, de l'amant. Je le demande encore une fois: est-ce que la situation en lien avec les demandes d'asile dans notre pays nous oblige à passer par là? La réponse est clairement non.
Notre groupe vous propose d'au moins supprimer cette mesure étendue à des tierces personnes et vous invite à suivre la minorité Barrile reprise par Mme Widmer en biffant l'alinéa.
L'article 8a alinéa 2bis vise quant à lui à enfin préciser qu'il faut tenir compte de la proportionnalité dans le recours aux mesures. L'article 8a alinéa 3bis tend à spécifier quelque peu la procédure et les droits du requérant si la fouille venait à avoir lieu. Autant d'éléments qui vont dans le sens de garantir un minimum de droits au requérant, des droits que les minorités Rutz Gregor veulent abolir. Nous vous invitons donc à soutenir les propositions de la majorité si le principe même des fouilles est retenu.
Vous vous doutez bien que le traitement de toutes ces données est extrêmement délicat, et nous avons vu que la réponse aux questions qui? quoi? et pourquoi? est peu claire. Il nous semble donc que la durée d'existence des données récoltées ne doit pas excéder six mois, et non pas un an comme nous le propose la majorité de la commission, puisque les révisions de la loi sur l'asile tendent, comme l'a dit M. Cottier par ailleurs, plutôt à raccourcir qu'à rallonger la durée de la procédure. Nous vous proposons donc, à l'alinéa 5, de suivre la minorité Barrile reprise par Mme Widmer.
Binder-Keller Marianne · Mit-F · Conseil national · Argovie · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Ich möchte einfach sagen, wie die Mitte-Fraktion in diesem zweiten Block stimmen wird: Wir werden der Mehrheit folgen, werden aber bei Artikel 8a Absätze 2bis und 3bis der Minderheit Rutz Gregor zustimmen. Wir sind der klaren Meinung, dass es einen raschen Entscheid, einen effizienten Entscheid braucht. Die Rechte müssen gewahrt werden, aber jeden Einzelfall nochmals aufwendig zu prüfen, ist genau dem abträglich, was wir alle wollen, nämlich schnelle und gerechte Verfahren.
Das Gleiche gilt selbstverständlich auch beim Einzelantrag Marra, Artikel 8a Absatz 1 zu streichen. Wie gesagt, hätte man dann auch gerade Nichteintreten beschliessen können. Es handelt sich, wie auch mein Kollege Kurt Fluri gesagt hat, nicht um einen Strafprozess, bei dem jemand seine Unschuld beweisen muss und bei dem die Sicherheiten gewährleistet sein müssen, dass der Angeklagte seine Daten nicht selber liefern und sich damit belasten muss, sondern um einen Antrag. Bei einem Antrag ist es ja gerade nötig, möglichst viele Daten von sich zu liefern, um seinen Schutz zu rechtfertigen. Was spricht denn dagegen, Daten zu liefern, wenn einem nachher ein Recht zusteht? Wohl allein der Grund, dass es einem vielleicht nicht zusteht.
Unsere Kolleginnen der EVP werden bei Artikel 8a Absätze 2bis und 3bis aber der Mehrheit folgen.
Glättli Balthasar · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S
Vorab: Wir werden den Einzelantrag Marra annehmen. Das ist klar, es ist im Prinzip das Gleiche wie das Nichteintreten, wir machen die gleiche Übung einfach nochmals.
Bezüglich der Personendaten von Drittpersonen möchte ich einfach darauf hinweisen, dass das nun nochmals eine ganz neue Büchse ist, die wir hier öffnen. Ich habe es im Eintretensvotum schon ein wenig angetönt. Das eine ist, wenn Sie Daten der betroffenen Person bearbeiten. Das andere ist, wenn Sie Daten - sei es eines Mobiltelefons, sei es eines Tablets oder sei es eben auch dieser Cloud-Dienste oder von Speichermedien - irgendeiner Drittperson bearbeiten, die Sie im Kontext dieser Durchsuchung finden. Da ist aus meiner Sicht die Verhältnismässigkeit noch viel, viel weniger gegeben, und es ist auch nicht klar, wie da zum Beispiel der Schutz des Pressegeheimnisses usw. gewährleistet werden kann. Deshalb bitte ich Sie wirklich nochmals, mindestens zu überdenken, bei Artikel 8a Absatz 1bis mit der Minderheit Barrile zu gehen.
Betreffend die Prüfung der Notwendigkeit und Verhältnismässigkeit im Einzelfall habe ich jetzt Kollegin Binder zugehört. Ja, also liebe Kollegin Binder, Sie sagen, man müsse das immer angemessen machen; doch man muss es dann faktisch nicht im Einzelfall prüfen. Verhältnismässigkeit ist immer ein Bezug auf den Einzelfall, nicht ein Bezug auf irgendein abstraktes Prinzip. Da müssen Sie ja den Einzelfall anschauen. Sonst sagen Sie einfach, man mache es serienmässig, und das ist nicht das, was Sie jetzt als Ziel der ganzen Übung formuliert haben. Man könnte jetzt noch darüber diskutieren, ob es wirklich am SEM liegt, dies zu beurteilen. Es will die Analyse dazu, ob das eigene Handeln verhältnismässig sei oder nicht, eigentlich selber vornehmen. Nehmen wir mal an, dass das SEM diese Analyse machen kann: Dann soll es das auch tun. Gehen Sie hier mit der Mehrheit.
Dass die Information über das Verfahren erfolgen soll, ist ja klar, meine ich. Lehnen Sie auch hier den Minderheitsantrag Rutz Gregor ab. Wenn man die Dauer der Speicherung der Daten mit den Zielen vergleicht, von denen man jetzt gesprochen hat, dann ist es absolut unverständlich, weshalb man nicht mit der Minderheit Barrile stimmt.
In dem Sinne empfiehlt Ihnen die grüne Fraktion, die Minderheitsanträge Barrile anzunehmen und die Minderheitsanträge Rutz Gregor abzulehnen.
Fluri Kurt · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe libéral-radical
Wir bitten Sie, zur Wahrung des Gleichgewichts des Rechtsstaates alle vier Minderheitsanträge abzulehnen.
Ich komme zur ersten Minderheit Barrile, zu Artikel 8a Absatz 1bis: Es ist selbstverständlich, dass zur Erreichung des Ziels, nämlich der Feststellung der Identität, bezüglich Reiseweg, Nationalität und persönliche Identität unter Umständen auch Drittpersonen einbezogen werden dürfen, unter denselben Bedingungen, die auch für den Asylsuchenden selbst gelten. Das ist unseres Erachtens selbstverständlich. Auch diese Drittpersonen werden vom selben rechtsstaatlichen Schutz umfasst.
Ich komme zur zweiten Minderheit Barrile, zu Artikel 8a Absatz 5. Hier geht es nicht darum, das Verfahren mit dieser Jahresfrist zu verlängern, sondern um das Gegenteil. Die Erfahrung, dass diese Verfahren eben sehr häufig länger dauern - über sechs bzw. acht, neun Monate hinaus oder eben ein Jahr -, führt uns zum Entscheid, dass die Daten während eines Jahres aufbewahrt werden sollen, dann aber automatisch gelöscht werden müssen. Es heisst ferner auch "spätestens". Wenn ein Verfahren früher abgeschlossen worden ist, dann werden diese Daten eben auch früher gelöscht.
Wir bitten Sie aber auch, den Minderheitsantrag Rutz Gregor zu Artikel 8a Absatz 2bis abzulehnen. Die rechtsstaatlichen Voraussetzungen rechtfertigen es unseres Erachtens, dass für jeden Einzelfall die Notwendigkeit und die Verhältnismässigkeit des Verfahrens analysiert wird. Das braucht eine tiefgründige, aber nicht eine umfangreiche Analyse. Ich gehe davon aus, dass sich aufgrund der bis zu diesem Zeitpunkt gemachten Erfahrungen mit dem betroffenen Asylsuchenden die Frage sehr schnell beantworten lässt, ob diese zusätzliche Abklärung nach Artikel 8 Absatz 1 Litera g notwendig und verhältnismässig sei oder nicht.
Wir bitten Sie auch, den zweiten Minderheitsantrag Rutz Gregor zu Artikel 8a Absatz 3bis abzulehnen. Es ist selbstverständlich und auch hier rechtsstaatlich notwendig, dass die asylsuchende Person in das Verfahren einbezogen wird, wie es unser Entwurf beschreibt.
Somit bitte ich Sie, alle vier Minderheitsanträge abzulehnen, selbstverständlich auch den Antrag Marra zu Artikel 8a Absatz 1 und Artikel 47 Absatz 3. Ohne diese beiden Bestimmungen müssen wir die ganze Revision gar nicht erst machen.
Aebi Andreas · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Die grünliberale Fraktion verzichtet auf ein Votum. Frau Bundesrätin Keller-Sutter verzichtet ebenfalls. Sie unterstützt die Anträge der Mehrheit.
Romano Marco · Mit-M · Conseil national · Tessin · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
L'articolo 8a disciplina il trattamento dei dati personali ottenuti grazie a supporti elettronici di dati. Di principio possono essere trattati soltanto i dati personali del richiedente l'asilo interessato. Dati personali di terzi possono essere trattati unicamente se i dati del richiedente l'asilo interessato non sono sufficienti per determinarne l'identità, la nazionalità o l'itinerario del viaggio che lo ha portato in Svizzera.
La minoranza Barrile, ripresa da Widmer Céline, considera eccessivo il trattamento di dati personali di terzi e respinge questa disposizione al capoverso 1bis.
La maggioranza della commissione, con 14 voti contro 8 e 2 astenuti, ritiene invece che per una procedura corretta e completa debbano poter essere utilizzate tutte le informazioni utili a chiarire elementi sconosciuti, perché taciuti o ignorati dal richiedente. In questo quadro sono contemplati anche dati di terzi che direttamente o indirettamente sono legati all'interessato. Pensiamo ad esempio a famigliari o persone con le quali è stato condiviso il viaggio, o un momento nel passato recente. Ogni informazione utile rafforza il dossier, per una pratica completa e rapida. L'interesse è di entrambe le parti.
All'articolo 8a capoverso 5 la minoranza Barrile, ripresa dalla collega Céline Widmer, vorrebbe che i dati siano cancellati già dopo 6 mesi dalla loro registrazione. La maggioranza della commissione, con 14 voti contro 10, ritiene utile, come il Consiglio federale, conservare i dati per un anno. Di norma, ove opportuno e possibile, la valutazione deve essere effettuata già durante la fase preparatoria. È tuttavia ipotizzabile procedere alla valutazione anche nel quadro dell'audizione sui motivi d'asilo o lungo tutto il percorso della procedura, motivo per cui è utile e opportuno trattenere i dati per un anno. È chiaro, ed e anche statuito così, che dopo un anno questi debbano essere cancellati. Nella pratica capiterà anche spesso che vengano cancellati prima, non appena la procedura si conclude. Il periodo di un anno è quindi giustificato in relazione a procedure che potrebbero allungarsi, ma che devono sempre restare nei termini stabiliti dalla legge ed essere le più celeri possibile.
Sulle altre due minoranze si esprimerà il relatore della commissione.
Cottier Damien · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe libéral-radical
Sur la proposition Marra, j'ai déjà dit quelques mots tout à l'heure. Excusez-moi, Madame Marra, je n'ai pas été très clair à propos de la question que vous avez posée au sujet du nombre de cas où l'on peut établir l'identité d'un requérant. Je profite de l'occasion pour rectifier et ajouter quelques précisions.
L'établissement de l'identité est souhaitable. Dans l'idéal, c'est à cela qu'on arrive. Mais il y a d'autres objectifs que la loi permettrait d'atteindre. A l'article 8 alinéa 1 lettre g, il s'agit d'établir l'identité et, subsidiairement, la nationalité et l'itinéraire suivi par le requérant. J'ai consulté la "fact sheet" que nous avons reçue en commission suite aux tests menés dans deux centres. Sur 565 analyses, pour 85 d'entre elles - ces fameux 15 pour cent dont on parlait - on a eu des informations utiles sur l'un des trois éléments précités, donc pas seulement sur l'identité. Dans 42 cas, il s'agissait de l'identité; dans 19 cas, de l'origine; dans 24 cas, de l'itinéraire suivi par la personne. D'autres informations utiles définies dans la loi peuvent donc être trouvées par ce moyen. C'est ainsi que l'on parvient à 15 pour cent. Cela permet de préciser ce que j'ai dit tout à l'heure.
Dans votre développement, vous laissez entendre que la manière dont les données sont traitées et la manière dont on les utilise ne sont pas claires. Les objectifs sont clairement définis dans la loi. La manière de les traiter sera définie par le Conseil fédéral. Cela figure à l'article 8a alinéa 5. C'est au Conseil fédéral de fixer quelles données sont relevées. Il règle les modalités de l'accès aux données et les modalités de leur analyse. Ces questions seront clarifiées au niveau de l'ordonnance. La majorité de la commission a voulu procéder de cette manière. Voilà pour la proposition Marra.
J'en viens à la proposition de la minorité Rutz Gregor, à l'article 8a alinéa 2bis. La commission a introduit une disposition suite à la procédure de consultation, ceci afin de tenir compte des critiques exprimées, notamment par le HCR mais pas uniquement, s'agissant de la proportionnalité de la mesure - c'est toujours cette question de la proportionnalité. On l'a déjà dit: cette mesure est l'ultima ratio. C'est une intrusion d'une importance tout de même assez grande dans la sphère privée, et cela engendre par ailleurs un processus administratif d'une certaine lourdeur et ayant un certain coût. C'est pour cette raison que la commission a estimé qu'il était nécessaire d'analyser au cas par cas, en fonction des informations qui ont déjà été données au cours du reste de la procédure par les autres moyens prévus à l'article 8 alinéa 1, dans chaque cas concret, si la mesure est proportionnée et si elle est nécessaire. Le Conseil fédéral a d'ailleurs apporté son soutien explicite à cette disposition dans son avis, et ce exactement pour ces raisons. Là encore, il s'agit de faire une pesée des intérêts, entre l'intérêt public d'un côté et la protection de la sphère privée de l'autre.
La minorité estime que ce contrôle alourdirait inutilement la procédure. Ce n'est pas l'avis de la commission, qui a refusé la proposition défendue par la minorité Rutz Gregor, par 13 voix contre 10 et 2 abstentions.
A l'article 8a alinéa 3bis, la commission a également ajouté une disposition après la consultation pour tenir compte d'un certain nombre de critiques. Il s'agit d'une obligation d'information spécifique. Des obligations d'information figurent dans d'autres dispositions de la loi sur l'asile, notamment à l'article 26 alinéa 3 et à l'article 102g alinéa 2, mais la commission a estimé qu'il était important de préciser à l'article 8a ce devoir d'information de manière spécifique, et ce pour trois raisons. D'abord parce que, on l'a dit et répété, il ne s'agit pas d'une mesure anodine mais d'une intrusion d'une certaine importance dans la sphère privée. D'autre part parce que, la commission n'ayant pas prévu de droit de confisquer les supports électroniques, on compte sur la collaboration active du requérant et, ce faisant, il est important qu'il comprenne bien quels sont ses droits et ses devoirs, ce qu'on prévoit de faire avec ses données et ce qu'on ne fera pas, mais aussi ce qu'il en adviendra, notamment le fait qu'elles seront effacées comme cela est prévu par la loi. Enfin, dans le même ordre d'idée, la collaboration active du requérant est le meilleur garant de l'efficacité et du bon déroulement de l'ensemble de la procédure. Or il faut être conscient qu'on se trouve face à des personnes qui ont souvent été marquées par des drames, par des situations personnelles extrêmement lourdes, par des violences, parfois par des abus des forces de l'ordre dans leur pays ou dans les pays de transit, et qu'il importe d'établir ou de rétablir autant que possible un rapport de confiance avec les autorités suisses. Le devoir d'information, de l'avis de la commission, s'inscrit aussi dans ce cadre.
Là aussi, le Conseil fédéral soutient explicitement l'adjonction de la commission. Une minorité estime que c'est un alourdissement inutile du projet. Ce n'est pas l'avis de la commission, qui a décidé de rejeter cette deuxième proposition faisant l'objet d'une minorité Rutz Gregor, par 14 voix contre 10.
Aebi Andreas · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ziff. I Art. 8a
Antrag der Kommission: BBl
Antrag des Bundesrates: BBl
Antrag Marra
Abs. 1
Streichen
Ch. I art. 8a
Proposition de la commission: FF
Proposition du Conseil fédéral: FF
Proposition Marra
Al. 1
Biffer
Développement par écrit
La gestion de la fouille des supports électroniques pour toute personne en procédure pénale est restrictive et encadrée. Les requérants d'asile qui ne font que demander l'asile se voient moins bien traités puisque on ne sait pas qui va effectuer ces fouilles, ni la limite des données observées. Un meurtrier a plus de droits dans notre pays qu'un requérant d'asile. De plus, s'il ne consent pas à céder ses supports électroniques, il peut se retrouver en détention administrative. C'est une menace qui relativise le non-consentement.
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Die Abstimmung gilt auch für Ziffer I Artikel 47 Absatz 3.
Vote
Abs. 1 - Al. 1
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Kommission ... 124 Stimmen
Für den Antrag Marra ... 65 Stimmen
(1 Enthaltung)
Vote
Abs. 1bis - Al. 1bis
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit/des Bundesrates ... 111 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 79 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Vote
Abs. 2bis - Al. 2bis
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit/des Bundesrates ... 102 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 88 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Vote
Abs. 3bis - Al. 3bis
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit/des Bundesrates ... 102 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 87 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Vote
Abs. 5 - Al. 5
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit/des Bundesrates ... 111 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 79 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Übrige Bestimmungen angenommen
Les autres dispositions sont adoptées
Aebi Andreas · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ziff. I Art. 47
Antrag der Kommission: BBl
Antrag des Bundesrates: BBl
Antrag Marra
Abs. 2, 3
Streichen
Ch. I art. 47
Proposition de la commission: FF
Proposition du Conseil fédéral: FF
Proposition Marra
Al. 2, 3
Biffer
Développement par écrit
L'initiative Rutz Gregor proposait la fouille des téléphones dans la phase de demande d'asile du requérant. Le Conseil fédéral et la majorité de la commission veulent aller plus loin et demandent d'étendre ces fouilles lors de la procédure de renvoi. Nous nous y opposons.
Präsident (Aebi Andreas, Präsident): Der Antrag der Minderheit Rutz Gregor zu Absatz 2 wurde bei Artikel 8 abgelehnt. Die Anträge Marra wurden bei den Artikeln 8 und 8a abgelehnt.
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit/des Bundesrates
Adopté selon la proposition de la majorité/du Conseil fédéral
Ziff. I Art. 96 Abs. 1; Schlussbestimmungen; Ziff. II Art. 76 Abs. 1 Bst. b Ziff. 3; Ziff. III
Antrag der Kommission: BBl
Ch. I art. 96 al. 1; dispositions finales; ch. II art. 76 al. 1 let. b ch. 3; ch. III
Proposition de la commission: FF
Angenommen - Adopté
Vote
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes ... 123 Stimmen
Dagegen ... 65 Stimmen
(0 Enthaltungen)