20.489
Die Organisationen "Islamischer Zentralrat Schweiz" und "Association des Savants Musulmans" sollen verboten werden
Kälin Irène · P-F · Nationalrat · Aargau · Grüne Fraktion
Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Addor, Cattaneo, de Quattro, Heimgartner, Hess Erich, Hurter Thomas, Riniker, Tuena, Walliser, Zuberbühler)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Addor, Cattaneo, de Quattro, Heimgartner, Hess Erich, Hurter Thomas, Riniker, Tuena, Walliser, Zuberbühler)
Donner suite à l'initiative
Präsidentin (Kälin Irène, Präsidentin): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.
Marchesi Piero · Mit-M · Nationalrat · Tessin · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
La sicurezza del nostro paese dipende da molti fattori. Uno di questi è il quadro giuridico determinato dal legislatore, che pone chiari paletti a chi opera affinché la sicurezza venga meno. Affrontare i problemi è una prerogativa svizzera, soprattutto quando abbiamo la possibilità di non commettere gli stessi errori dei paesi a noi vicini. Sottovalutare i pericoli e rinviare le decisioni, in attesa che le minacce si attenuino, o peggio ancora, non agire sperando che i problemi si risolvano da soli, è quanto di più sbagliato si possa fare, in modo particolare quando si tratta di terrorismo e della sicurezza dei nostri cittadini.
Con questa iniziativa parlamentare porto alla vostra attenzione una minaccia reale e concreta per la sicurezza del nostro paese. Non lo dico io, lo ha sancito il Tribunale penale federale, che con una sentenza ha condannato il presidente e la responsabile delle pubbliche relazioni del Consiglio centrale islamico della Svizzera rispettivamente a 15 e 18 mesi di detenzione con la condizionale: a loro carico una condanna per propaganda proibita in favore di Al-Qaida e di altre organizzazioni estremiste. Il Consiglio centrale islamico è stato più volte attenzionato dalle forze inquirenti e di polizia. È ormai palese che operi nel silenzio e contro gli interessi del nostro paese. Lo stesso vale per l'Associazione degli studiosi musulmani nella quale operano di fatto le stesse persone del Consiglio centrale islamico.
Ringrazio la Commissione della politica di sicurezza per aver trattato la mia iniziativa parlamentare, ma rilevo alcuni aspetti che hanno purtroppo portato a un preavviso negativo all'attenzione del nostro Consiglio. Il primo è che la commissione non si è chinata particolarmente sulle accuse, gravissime, esposte nell'iniziativa a carico delle due organizzazioni. La sentenza del Tribunale penale federale rileva fatti di una tale gravità che dovrebbero preoccupare tutti noi. Il secondo è che la commissione ritiene questa proposta facilmente aggirabile, perché le organizzazioni in questione potrebbero operare sotto altri nomi. Certamente, ma lo stesso vale anche per le organizzazioni Al-Qaida o Stato islamico. Per questo motivo è opportuno che il Parlamento adegui le leggi e lo faccia ogniqualvolta si renda necessario.
Oppure ci si potrebbe interrogare piuttosto se Al-Qaida e lo Stato islamico non operino già ora attraverso il Consiglio centrale islamico e l'Associazione degli studiosi musulmani. A maggiore ragione è dunque necessario adeguare la legge di pertinenza.
Il terzo motivo è che la maggioranza della commissione ritiene che non dovrebbe essere solamente una decisione politica a provocare l'inserimento di altre organizzazioni terroristiche nella lista di quelle vietate. In questo caso però, la decisione politica sarebbe una naturale conseguenza di una decisione di un tribunale, a seguito di una sentenza molto chiara.
Questa iniziativa risponde ad un'esigenza concreta. Per questo motivo vi invito a voler darle seguito. Evitiamo di compiere gli stessi errori di altri paesi, i quali hanno dormito sonni tranquilli sottovalutando le minacce. Poi si sono trovati a rimpiangere la loro inattività, o magari, peggio ancora, a piangere dei morti e a rimproverarsi di non aver preso delle decisioni quando c'era il tempo per farlo. Quindi, agiamo e agiamo ora!
Hess Erich · Mit-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Es ist wichtig, dass wir dieser parlamentarischen Initiative Folge geben, um in Zukunft die Sicherheit in der Schweiz wie auch international gewährleisten zu können. Es kann nicht sein, dass wir terroristische oder terrornahe Organisationen in der Schweiz beherbergen und dass diese hier unbehelligt ihr Unwesen treiben können. Die Absicht dieser Organisationen ist klar: Sie helfen, extremistische Organisationen wie die Al-Kaida zu finanzieren, und das können wir beim besten Willen nicht tolerieren.
Diese Organisationen respektieren unsere Rechtsordnung nicht, auch nicht die Bundesverfassung. Nein, sie wollen unsere Rechtsordnung mit Füssen treten, sprich: Sie haben ganz andere Mentalitäten, und das Problem wird sich in Zukunft noch massiv verschärfen. Wir wissen, wir haben eine grosse Zuwanderung, also Flüchtlingsströme genau aus diesen Gebieten. Deshalb müssen wir rechtzeitig handeln und diese beiden Organisationen ganz klar als illegal erklären, da auch klar ist, dass die Vertreter dieser Organisationen ganz nahe Kontakte zu Al-Kaida-Organisationen haben.
Ich bitte Sie im Namen der grossen Minderheit der Kommission ganz klar, dieser Initiative Folge zu geben.
Fridez Pierre-Alain · Mit-M · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion
Votre Commission de la politique de sécurité a examiné l'initiative parlementaire Marchesi lors de sa séance du 11 octobre dernier. Dans son initiative, M. Marchesi fait référence à la loi fédérale du 12 décembre 2014 interdisant les groupes Al-Qaïda et "Etat islamique" et les organisations apparentées. Il propose d'ajouter à cette liste le Conseil central islamique suisse et l'Association des savants musulmans.
M. Marchesi énumère dans le développement de son initiative toute une série d'informations tendant à démontrer les relations entre ces deux organisations, en particulier Al-Qaïda et les mouvements liés à Al-Qaïda. Les noms de toute une série d'activistes de la mouvance islamique sont cités. Ces personnes auraient eu des contacts avec les organisations suisses visées par l'initiative parlementaire. Comme preuves de contacts interdits par la législation suisse, les récentes condamnations de Nicolas Blancho et Qaasim Illi, principaux responsables du Conseil central islamique suisse, à des peines de respectivement 15 et 18 mois de prison avec sursis par le Tribunal pénal fédéral pour propagande interdite en faveur d'Al-Qaïda et d'autres organisations extrémistes.
Pour l'auteur de l'initiative, le fait de prouver des liens entre toutes les organisations citées est la preuve du danger potentiel que représentent pour notre pays le Conseil central islamique suisse et l'Association des savants musulmans.
En préambule, lors des débats en commission, le représentant de l'administration fédérale nous a rappelé que la législation suisse disposait depuis peu, à la suite de la révision de la loi fédérale sur le renseignement en 2020, de deux bases légales où figurent la liste des organisations terroristes interdites en Suisse: la loi fédérale du 12 décembre 2014 interdisant les groupes Al-Qaïda et "Etat islamique" et les organisations apparentées, et l'article 74 de la loi fédérale sur le renseignement. La première court jusqu'à fin 2022 et pourrait, du fait de ce doublon, ne pas être prolongée. Elle l'a déjà été une fois. Il paraîtrait en effet logique de l'abandonner et de se référer dorénavant à l'article 74 de la loi fédérale sur le renseignement, selon lequel la liste des organisations terroristes interdites en Suisse se fonde sur les prises de position de l'ONU.
Dans la discussion, il a été rappelé que, lors des débats sur la loi fédérale sur le renseignement, le souhait avait été formulé que figure dans la liste des organisations interdites celles qui sont reconnues par les instances internationales, notamment par l'ONU. Le fait d'ajouter sur la liste figurant dans la loi visée par l'initiative parlementaire les noms d'organisations ne déployant une activité qu'en Suisse n'aurait pas grand sens. Les activités et la dangerosité du Conseil central islamique et de l'Association des savants musulmans sont sans commune mesure avec celles d'Al-Qaïda et de l'"Etat islamique" - une personnes dans la commission les a même considérées comme des organisations peu sérieuses.
Par ailleurs, nous disposons déjà des bases légales pour agir, preuve en est que leurs dirigeants ont été poursuivis et condamnés pour leurs agissements. Vu qu'il s'est agi de peines avec sursis, on peut en conclure que les autorités policières et judiciaires ne les ont pas considérés comme représentant une grande dangerosité. Si nous interdisons ces organisations, cela sera pris comme le signe que nous leur accordons beaucoup d'importance, une sorte de publicité, ce qui tendra à radicaliser leurs membres tandis que, une fois les organisations dissoutes, rien n'empêchera la constitution d'une nouvelle organisation par la suite.
Un parlementaire a comparé la proposition à une politique des symboles, un geste politique sans effet réel, sans répercussion politique sur le terrain, mais juste susceptible de péjorer la situation. Par ailleurs, nous disposons déjà de bases légales permettant de mettre des organisations potentiellement dangereuses sous surveillance. Pour le cas particulier discuté aujourd'hui et compte tenu du risque potentiel faible représenté par les organisations suisses citées dans l'intervention, ce fait constitue un élément rassurant.
Les soutiens exprimés à l'égard de l'initiative parlementaire de M. Marchesi ont rappelé l'importance de tout faire pour protéger le pays, et ils considèrent que les deux organisations citées représentent un danger pour la sécurité nationale. Ces organisations agissent de concert et pratiquent de la propagande interdite, des activités de financement, et apportent un soutien logistique à la mouvance islamique. Par ailleurs, le fait d'ajouter ces deux organisations à la liste de la loi sur Al-Qaïda et l'"Etat islamique" représenterait, pour ces soutiens, un signe clair à l'intention du Conseil fédéral de la volonté du Parlement de prolonger la loi en question au-delà de 2022.
Lors du vote, votre commission a proposé de ne pas donner suite à l'initiative parlementaire par 13 voix contre 1 et 1 abstention.
Rechsteiner Thomas · Mit-M · Nationalrat · Appenzell I.-Rh. · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Ihre Sicherheitspolitische Kommission hat an der Sitzung vom 11. Oktober dieses Jahres die von Nationalrat Piero Marchesi am 16. Dezember letzten Jahres eingereichte parlamentarische Initiative geprüft. Die Initiative verlangt, dass die Liste der verbotenen Gruppierungen und Organisationen in Artikel 1 des Bundesgesetzes vom 12. Dezember 2014 über das Verbot der Gruppierungen Al-Kaida und "Islamischer Staat" sowie verwandter Organisationen um die zwei Organisationen "Islamischer Zentralrat Schweiz" und "Association des Savants Musulmans" ergänzt wird. Die Kommission beantragt mit 13 zu 11 Stimmen bei 1 Enthaltung, der Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit beantragt, der Initiative Folge zu geben.
Die Kommission hat die Initiative geprüft und anhand von drei wichtigen Punkten ihren Entschluss gefasst:
1. Die Wirkung des Verbots: Die Kommission ist mehrheitlich der Meinung, dass ein Verbot dieser beiden Organisationen keine konkrete Verbesserung der inneren Sicherheit in der Schweiz ergibt. Die Organisationen würden bei einem Verbot ihre Tätigkeit nicht zwingend einstellen und ihren Wirkungskreis nicht verlieren. Es ist nämlich anzunehmen, dass sie dann einfach unter einem anderen Namen oder in einer anderen Form fortbestehen würden. Mit dem Verbot nur des Namens kann die Aktivität nicht verhindert werden, oder anders gesagt: Das Verbot kann ganz leicht umgangen werden.
2. Der politische Wille und auch die Unterstützung der Strafbehörden in der Verfolgung: Die Kommissionsmehrheit ist der Meinung, dass das Verbot weiterer Organisationen nicht nur auf einem politischen Entscheid, den wir hier fällen können, beruhen sollte, sondern auch von den Strafbehörden unterstützt werden sollte. Das Anliegen ist in der Kommission von den Strafbehörden nicht angemeldet worden, obwohl die Kommission in regem Austausch mit diesen Behörden steht. Ausserdem soll das Bundesgesetz über das Verbot der Gruppierungen Al-Kaida und "Islamischer Staat" sowie verwandter Organisationen Ende 2022 aufgehoben werden. Der Bundesrat wird dann voraussichtlich die Organisationen Al-Kaida und "Islamischer Staat", gestützt auf Artikel 74 des Bundesgesetzes über den Nachrichtendienst, weiterhin verbieten.
3. Die gesetzliche Grundlage und eine Verbindung zur UNO: Die Kommission hat diesen Punkt intensiv diskutiert. Ein Verbot muss sich gemäss Artikel 74 Absatz 2 des Nachrichtendienstgesetzes auf einen Verbots- oder Sanktionsbeschluss der Vereinten Nationen abstützen. Das ist aktuell nicht der Fall; die UNO hat diese Organisationen nicht explizit verboten. Die Verbindung mit der UNO macht Sinn, da der Terrorismus nur auf internationaler Ebene und in Zusammenarbeit mit anderen Staaten effektiv bekämpft werden kann.
Die Kommissionsminderheit hingegen bedauert, dass die Schweiz nicht selbst darüber entscheiden kann, Organisationen zu verbieten, die sie als Gefahr für die Sicherheit des Landes einstuft. Beide Organisationen seien, so die Minderheit, in der Schweiz aktiv, und deshalb habe die Schweiz das Recht, diese Organisationen ohne Konsultation der UNO zu verbieten. Zudem, hält die Minderheit fest, könne mit der Annahme dieser parlamentarischen Initiative ein Signal an den Bundesrat und auch an uns, das Parlament, gesandt werden, damit nicht weiter Untätigkeit herrsche und das Bundesgesetz über das Verbot der Gruppierungen Al-Kaida und "Islamischer Staat" sowie verwandter Organisationen über 2022 hinaus verlängert werde.
Ich schliesse mit der Haltung der Kommission: Sie lehnt die parlamentarische Initiative mit 13 zu 11 Stimmen bei 1 Enthaltung ab und bittet Sie, dies auch zu tun.
Abstimmung
Präsidentin (Kälin Irène, Präsidentin): Die Mehrheit der Kommission beantragt, der Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit Addor beantragt, ihr Folge zu geben.
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 54 Stimmen
Dagegen ... 130 Stimmen
(3 Enthaltungen)