21.4336
Justice restaurative
Kälin Irène · P-F · Nationalrat · Aargau · Grüne Fraktion
Antrag der Mehrheit
Annahme der Motion
Antrag der Minderheit
(Addor, Geissbühler, Nidegger, Reimann Lukas, Schwander, Steinemann, Tuena)
Ablehnung der Motion
Proposition de la majorité
Adopter la motion
Proposition de la minorité
(Addor, Geissbühler, Nidegger, Reimann Lukas, Schwander, Steinemann, Tuena)
Rejeter la motion
Präsidentin (Kälin Irène, Präsidentin): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.
Flach Beat · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Grünliberale Fraktion
Sie haben Ihren einst mutigen Entscheid nun in der zweiten Lesung zur Änderung der Strafprozessordnung überdacht und die Justice restaurative nicht aufgenommen, sondern sind dem Ständerat gefolgt. Der Ständerat hat aber Verständnis für unser Anliegen gehabt, die Justice restaurative in die Rechtsordnung der Schweiz aufzunehmen, und hat die Motion 21.4336 auf den Weg geschickt. Diese Motion hat Ihre Kommission für Rechtsfragen am 3. Februar dieses Jahres beraten, und zwar genau wie jetzt auch im Anschluss an die Differenzberatung der Revision der Strafprozessordnung.
Die Motion fordert den Bundesrat auf, unter Einbezug der Strafbefreiungsgründe gemäss Artikel 52 ff. StGB eine Gesetzgebungsgrundlage zur Verankerung der Justice restaurative in der Strafprozessordnung auszuarbeiten. Das war eigentlich auch der Inhalt des ausformulierten Vorschlags, den Sie in der Fahne zur Revision der Strafprozessordnung bereits vor sich hatten. Wir gehen jetzt quasi noch einmal etwas zurück, um eine noch ausgewogenere und besser abgestützte Vorlage zu erarbeiten.
Bei der Justice restaurative geht es tatsächlich um ein neues Instrument. Es geht um ein komplett freiwilliges System, welches ermöglicht, dass sich Opfer und Täter dort, wo es Sinn macht und für das Opfer stimmt, wo aber auch der Täter mitmacht, weil er die mentale Voraussetzung dafür hat, in einem mediatorischen Prozess aufeinander zugehen. Es ermöglicht, dass sich auf der einen Seite der Täter mit seiner begangenen Straftat und seinem Verhalten auseinandersetzen kann und dass auf der anderen Seite das Opfer die Möglichkeit hat, das Erlebte zu verarbeiten, um nicht für den Rest seines Lebens Opfer zu bleiben, sondern aus dieser Rolle herauszukommen.
Dieses Instrument passt selbstverständlich nicht in allen Fällen; es passt nicht in Bagatellfällen und auch nicht in ganz besonders schweren Fällen. Dem Opfer aber zu ermöglichen, die Tat mit dem Straftäter zusammen in einem Prozess aufzuarbeiten, ist etwas sehr Wertvolles, das unser Rechtssystem mit einem zusätzlichen, wie gesagt freiwilligen, absolut fakultativen Instrument ergänzen kann.
Mit 18 zu 7 Stimmen bei 0 Enthaltungen beantragt Ihnen die Kommission, die Motion anzunehmen und keine weiteren Projekte oder Postulate abzuwarten. Das könnte man am Ende auch wieder in einer einzigen Gesetzgebung zusammenfassen. Ich glaube, es würde unserer Rechtsordnung wirklich guttun, hier einen Schritt vorwärtszumachen.
Hurni Baptiste · Mit-M · Nationalrat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion
Je ne serai pas long, car nous avons déjà mené l'essentiel du débat dans la discussion sur le code de procédure pénale. La question fondamentale qui divisait était de savoir si le concept de justice restaurative était à introduire immédiatement, un peu en force, dans le projet de révision qui nous était soumis au point précédent de l'ordre du jour, ou si la justice restaurative devait être étudiée, mise en consultation pour avoir un projet ultérieurement.
Notre commission, comme le Conseil des Etats, a choisi de ne pas intégrer ce projet dans la révision actuelle du code de procédure pénale. La question qui se pose maintenant, qui n'était pas très contestée sur le fond en commission, est de savoir s'il est pertinent d'étudier ce sujet et de proposer une méthodologie de justice restaurative. Comme cela a été rappelé, par 18 voix contre 7 votre commission estime qu'il est utile d'étudier cela.
J'ajouterai quelques mots sur la définition de la justice restaurative. L'idée derrière la justice restaurative est un processus qui consiste à offrir aux victimes d'infraction qui le désirent un processus restauratif en parallèle et non en remplacement de ce qu'on appelle la justice rétributive, celle qui condamne à une peine. Dit autrement, le processus restauratif permet, en parallèle, après ou avant, de mener une procédure de médiation dans l'intérêt de la victime, sans interférer dans la procédure usuelle, qui peut, mais qui ne doit jamais - je le répète: qui ne doit jamais -, être prise en considération dans le résultat de la procédure usuelle. Il s'agit donc d'une médiation, qui n'est pas obligatoire, qui participe d'une volonté commune de la victime et de l'auteur et qui ne change rien, du moins rien obligatoirement, à la condamnation qu'il peut y avoir dans la procédure pénale usuelle.
La majorité de la commission estime que la justice restaurative n'est pas une pure question privée, qu'il y a un intérêt public à l'étudier, en tout cas, et certainement à la proposer. Il faut savoir que les différents pays qui ont mis en place ce type de processus de justice restaurative en sont tous extrêmement satisfaits, que ce sont des processus qui ont été mis en place à la demande des associations de victimes et que les principales personnes qui estiment en être les bénéficiaires sont aujourd'hui les victimes d'infractions.
Il nous apparaît donc qu'il n'y a pas de risque à accepter cette motion, qu'il s'agit de modifications de la procédure et d'innovations législatives qui sont intéressantes.
Addor Jean-Luc · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Je l'ai dit tout à l'heure dans le débat sur la révision du code de procédure pénale, le concept de justice restaurative est assez fumeux. J'en veux pour preuve que le terme n'existe apparemment qu'en français. Il semble qu'il n'y ait pas de vraie traduction en allemand ni en italien. Je ne sais pas pourquoi.
J'ai l'impression qu'on crée de la confusion et qu'il y a un glissement dans le langage entre la justice restaurative et la médiation, qui est pour moi quelque chose d'assez différent. C'est la démonstration du caractère relativement fumeux du processus de justice restaurative.
J'aimerais rectifier un point dans les propos que M. Hurni vient de tenir. Il est inexact de dire que le processus de justice restaurative n'a pas d'incidence sur la procédure. En tout cas dans le concept qui était proposé, que le conseil a rejeté, il pouvait bel et bien y avoir une incidence, en plus à tous les stades de la procédure.
De l'avis de la minorité, il n'est évidemment pas question d'empêcher des processus privés qui aboutissent à ce qu'on pourrait appeler une forme de pardon, mais il nous semble qu'il n'y a pas lieu d'inscrire ces processus dans la loi. C'est la raison pour laquelle la minorité de la commission vous propose de rejeter la motion.
Keller-Sutter Karin · BR-F · Bundesrat · St. Gallen
Sie wissen, der Bundesrat ist ebenfalls bereit, das Thema zu vertiefen. Er ist aber der Ansicht, dass es zunächst eine sorgfältige Prüfung und vor allem auch eine Konsultation der interessierten Kreise braucht, bevor man entscheiden kann, ob und allenfalls wie die Justice restaurative in die Strafprozessordnung oder, besser gesagt, überhaupt in unsere Rechtsordnung einfliessen kann. Ich möchte darauf hinweisen, dass die Justice restaurative im Bereich des Strafvollzugs bereits heute praktiziert wird. Hierfür bräuchte es keine neuen Regeln.
Der Bundesrat ist durchaus offen, diese Prüfungsschritte vorzunehmen. Es erscheint im Moment aber verfrüht, schon definitiv festzulegen - die RK-S gibt mit der Motion einen definitiven Gesetzgebungsauftrag -, dass die Justice restaurative tatsächlich in die Strafprozessordnung eingeführt werden soll. Es gibt schon noch zahlreiche Fragen, die zunächst geklärt werden müssen. Diese Abklärungen lassen sich problemlos im Rahmen des Postulates Mazzone 18.4063, "Wiedergutmachungsjustiz in unsere Rechtsordnung integrieren. Es muss mehr getan werden", vornehmen. Das Postulat ist noch hängig. Es würde auch erlauben, das ganze Konzept nicht nur auf die Strafprozessordnung zu fokussieren, sondern auch andere Bereiche, beispielsweise die Opferhilfe oder eben auch den Strafvollzug, mit einzubeziehen.
Sie sehen, für den Bundesrat ist zentral, dass die Frage der Einführung der Justice restaurative nicht quasi definitiv entschieden wird, bevor die erforderlichen Entscheidgrundlagen und Abklärungen vorliegen.
Der Bundesrat beantragt deshalb die Ablehnung der Motion.
Kälin Irène · P-F · Nationalrat · Aargau · Grüne Fraktion
Präsidentin (Kälin Irène, Präsidentin): Die Kommission beantragt, die Motion anzunehmen. Eine Minderheit Addor und der Bundesrat beantragen, die Motion abzulehnen.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 120 Stimmen
Dagegen ... 52 Stimmen
(0 Enthaltungen)