22.7057, 22.7062, 22.7074, 22.7076, 22.7079, 22.7081, 22.7095, 22.7125, 22.7146
Siège au Conseil de sécurité de l’ONU. Les bons offices de la Suisse sous pression ? / Associer le Parlement aux décisions du Conseil de sécurité de l’ONU / La candidature de la Suisse au Conseil de sécurité de l’ONU ne contredit-elle pas la position du Conseil fédéral, à savoir que cette institution doit être réformée ? / Le Parlement peut-il être associé à temps aux décisions concernant les votes urgents au Conseil de sécurité de l’ONU ? / Quelle influence a le comportement de vote de la Suisse au Conseil de sécurité sur le mandat de puissance protectrice entre la Russie et la Géorgie ? / Comment les bons offices de la Suisse sont-ils influencés par le fait de siéger au Conseil de sécurité de l’ONU, en particulier dans le contexte du conflit qui oppose l’Ukraine à la Russie ? / Lors de la votation populaire de 2002, le Conseil fédéral a-t-il communiqué suffisamment qu'il était seul à décider d'une éventuelle intervention militaire ? / Comment le Parlement pourra-t-il participer aux questions importantes en matière de politique extérieure si la Suisse siège au Conseil de sécurité de l’ONU ? / Candidature de la Suisse au Conseil de sécurité de l’ONU. Le Conseil fédéral met-il la paix du pays en danger ?
Cassis Ignazio · BPR-M · Conseil fédéral · Tessin
L'implication du Parlement a été traitée dans le rapport du Conseil fédéral du 11 septembre 2020, en réponse au postulat de la Commission de politique extérieure du Conseil des Etats 19.3967, "Siège de la Suisse au Conseil de sécurité de l'ONU. Implication du Parlement". Celui-ci a présenté une série d'options permettant d'associer le Parlement pendant la durée du mandat au Conseil de sécurité. Les Commissions de politique extérieure ont achevé leurs délibérations à ce sujet en octobre 2021 et ont fait part de leurs souhaits par écrit au Conseil fédéral. Le gouvernement en a pris acte et, par lettre du 17 décembre 2021 adressée aux deux commissions, j'ai confirmé la mise en oeuvre des modalités requises.
Les circonstances dans lesquelles le Conseil fédéral consultera les commissions en application de l'article 152 de la loi sur le Parlement sont détaillées dans ce rapport. Concrètement, ce sera le cas lors de la création d'un nouveau régime de sanctions ou s'il est question d'autoriser une intervention militaire. En outre, les Commissions de politique extérieures seront régulièrement informées des développements importants et consultées sur les priorités de la Suisse au sein du Conseil de sécurité. Le Parlement suisse dispose ainsi d'une participation étendue et unique au monde.
Im Sicherheitsrat wird die Schweiz die Positionen und Werte vertreten, die sie bereits heute vertritt und die sich aus der Bundesverfassung, dem Völkerrecht und sonstigen aussenpolitischen strategischen Grundlagendokumenten ergeben. Der Konflikt in der Ukraine ist das jüngste Beispiel. Die Ereignisse in Syrien seit 2011, in Afghanistan im letzten Jahr und der Entscheid zur Anerkennung der Staatlichkeit des Kosovo im Jahr 2008 sind andere.
Seit vielen Jahren setzt sich die Schweiz für die Verbesserung der Arbeitsmethoden des Sicherheitsrates ein, um die Wirksamkeit und Legitimität seiner Entscheide zu stärken. Als Mitglied des Gremiums wird sie dieses Engagement noch wirksamer, und zwar von innen, fortsetzen können. Der Bundesrat hat in seinem Bericht "Die Kandidatur der Schweiz für einen nichtständigen Sitz im Sicherheitsrat der Vereinten Nationen in der Periode 2023-2024" festgehalten, dass die Schweiz ihre Neutralität im Sicherheitsrat unverändert und vollumfänglich ausüben kann. Die Schweizer Neutralität bedeutet nicht Gleichgültigkeit. Im gegenwärtigen polarisierten Kontext ist Neutralität ein Vorteil, kein Hindernis.
Già durante la consultazione del Parlamento prima della decisione di formalizzare la candidatura, il Consiglio federale aveva sottolineato che i buoni uffici e i mandati di potenza protettrice affidati alla Svizzera non sarebbero stati messi in discussione da un'appartenenza al Consiglio di sicurezza. Un'indicazione a questo proposito è fornita dal fatto che la Svizzera ha potuto continuare il mandato di potenza protettrice degli Stati Uniti d'America nei confronti dell'Iran anche dopo aver ripreso le sanzioni dell'ONU contro l'Iran.
Il seggio è compatibile con l'impegno della Svizzera in materia di politica di pace. Con la sua partecipazione, la Svizzera può mettere a disposizione del Consiglio di sicurezza la sua lunga esperienza e credibilità nella costruzione della pace. Anche grazie ad un migliore accesso alle informazioni e agli attori chiave, altri Stati hanno dimostrato di poter assumere ruoli importanti durante l'esercizio del loro mandato nel Consiglio di sicurezza. Ad esempio, la Svezia è riuscita a portare a Stoccolma i colloqui di pace sullo Yemen condotti dall'ONU, che prima si erano tenuti in Svizzera.
Addor Jean-Luc · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Monsieur le président de la Confédération, vous avez parlé de neutralité. Effectivement, c'est l'élément d'appréciation décisif par rapport à la candidature de la Suisse au Conseil de sécurité de l'ONU. J'ai l'impression que beaucoup de monde parle de la neutralité, spécialement ces temps-ci, mais que bientôt plus personne ne sait ce que c'est.
Pour le Conseil fédéral, est-ce conforme à la neutralité que de décider de la guerre et de la paix? Est-ce conforme à la neutralité que de décider de sanctions ou de prolonger des sanctions qui, potentiellement, peuvent impliquer, viser ou toucher des Etats pour lesquels la Suisse, qui se dit encore neutre, assume des mandats de bons offices?
Cassis Ignazio · BPR-M · Conseil fédéral · Tessin
Les Nations Unies ont été créées pour la paix et non pas pour la guerre. Donc, les missions militaires qu'elles peuvent - très rarement - décider d'accomplir ont comme but la paix et non la guerre. Ceci est conforme à la neutralité. Il est vrai que, actuellement, il y a une intense discussion sur la neutralité, en raison de la position de la Suisse concernant l'invasion de la Russie en Ukraine. Cette discussion, c'est bien qu'elle puisse avoir lieu, de manière à pouvoir éclairer encore une fois, après tant d'années, ce qui est le droit de neutralité et ce qui est la politique de la neutralité de la Suisse. Le Conseil fédéral estime que les sanctions qu'il a prises plusieurs fois au cours des vingt dernières années sont toutes conformes à sa neutralité.
Tuena Mauro · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Herr Bundespräsident, Sie haben vorhin in Ihren Ausführungen auf Französisch gesagt, Sie hätten bereits viele positive Dinge in die UNO einbringen können. Ich möchte wissen, welche positive Entwicklung sich Ihrer Meinung nach seither durch Ihre, wie Sie sagen, positive Einbringung ergeben hat.
Cassis Ignazio · BPR-M · Conseil fédéral · Tessin
Danke, Herr Nationalrat Tuena. Wir haben die positiven Effekte, die die Schweiz erzielen kann, in drei unterschiedlichen Berichten dargelegt. Ich kann Ihnen folgende drei Punkte nennen: Erstens erlaubt es die neutrale Position der Schweiz, eine balancierte, ausgleichende Rolle im UNO-Sicherheitsrat einzunehmen, genau wie sie es in der UNO-Generalversammlung tut. Zweitens erhalten wir durch die Präsenz im UNO-Sicherheitsrat viele Informationen, die uns normalerweise nicht zur Verfügung stehen. Das hilft der Schweiz, sich besser zu positionieren. Drittens können wir der ganzen Welt zeigen, dass auch die Schweiz bereit ist, in der Gemeinschaft der Nationen ihren Beitrag für den Frieden auf der Welt zu leisten.
Hess Erich · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Geschätzter Herr Bundesrat, hat Ihnen die Tatsache, dass sich die Schweiz den internationalen Sanktionen gegen Russland angeschlossen hat, nicht gezeigt, dass derartige Stellungnahmen sehr heikel sein können und wir somit auch in der UNO gegenüber gewissen Konfliktstaaten, wie Russland jetzt einer ist, nicht mehr als neutral angesehen werden?
Cassis Ignazio · BPR-M · Conseil fédéral · Tessin
Danke, Herr Nationalrat Hess. Wie gesagt, ist die Neutralität der Schweiz unangetastet. Wenn wir im Bundesrat solche Sanktionen entscheiden, dann muss vorher eine Gesamtbeurteilung gemacht werden. Deshalb braucht das auch etwas Zeit: Man muss genau prüfen, welchen Impact die Sanktionen auf die Neutralität und die Diplomatie haben. Das hat der Bundesrat in der Geschichte der Schweiz immer gemacht. Es wäre deshalb auch falsch zu erwarten, dass der Bundesrat einen solch schwierigen Entscheid - Sie haben von einem heiklen Entscheid gesprochen - ohne gründliche Auslegeordnung trifft. Der Bundesrat hat auch dieses Mal eine solche Auslegeordnung gemacht.