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Keine Kinderarmut
Prelicz-Huber Katharina · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Grüne Fraktion
Mit unserer Motion möchten wir eine gesetzliche Grundlage für Ergänzungsleistungen für armutsbetroffene Familien schaffen. Wer keine Existenzsicherung hat, soll, wie dies bereits bei der AHV und der IV gebräuchlich ist, bis zum Ende der Ausbildung beziehungsweise des Studiums der Kinder und Jugendlichen bedarfsorientiert Ergänzungsleistungen erhalten. So gibt es keine Sorgen mehr um die Existenzsicherung und deutlich mehr Chancengleichheit für die Kinder.
Die Zahlen des BSV sind erschreckend: Die Armut nimmt zu. Einer der häufigsten Gründe dafür ist das Kinderhaben. 8,5 Prozent der Menschen in der Schweiz sind arm, das sind etwa 720 000 Personen, über 130 000 davon sind Kinder. Daneben gibt es noch einmal so viele Menschen, die gerade so an der Existenzgrenze leben. Mit Corona hat sich die Situation leider verschärft.
Kinder können nicht auswählen, in welche Familie sie hineingeboren werden, wachsen aber in Armut mit deutlich weniger Chancen auf, die Gesundheit leidet, es gibt weniger Möglichkeit der Teilhabe, der Integration und auch weniger Bildungschancen. Das ist der Schweiz - sie ist eines der reichsten Länder der Welt - unwürdig. Kinderhaben als Armutsrisiko, das kann doch nicht sein!
Aber Kinder kosten natürlich. Gemäss BSV braucht man für zwei Kinder etwa 360 000 Franken, bis sie 20 Jahre alt sind; bei drei Kindern sind wir bereits bei einer halben Million Franken. Das muss man sich leisten können. Wir brauchen aber Kinder für die Zukunft unserer Gesellschaft. Sie wissen es: Wir haben eigentlich zu wenig Kinder, soll sich unsere Gesellschaft gesund entwickeln.
Die Schweiz hat sich ebenfalls dem Ziel verschrieben, das die UNO in ihrer Agenda festgelegt hat: die Armut zu reduzieren. Leider aber ist die Realität seit 2014, dass die Zahlen zur Armut immer steigen.
Familienergänzungsleistungen wären eines der effektivsten Mittel, um gegen Armut anzukämpfen. Es gibt heute bereits vier Kantone - Solothurn, Genf, Tessin, Waadt -, die das so umsetzen, und sie machen sehr, sehr positive Erfahrungen. Der Kanton Waadt hat eine neue Studie herausgegeben, die zeigt, dass dadurch die Sozialhilfe reduziert wird, wodurch die Gemeinden deutlich entlastet werden. Der Stress der Existenzsicherung ist für die Familien weg. Es gibt eine Verbesserung der Gesundheit und der Integration. Durch diese Stabilität erhöhen viele das Arbeitspensum, und etwa ein Drittel kann bereits nach zwei Jahren wieder ohne Ergänzungsleistungen auskommen, weil sie wieder selber, ohne Unterstützung, durchkommen.
Leider machen das erst vier Kantone, alle anderen nicht. Da bleibt nur die Sozialhilfe, die in den Gemeinden sehr, sehr ungleich ist. Damit gibt es keine Sicherheit für die Familien. Vieles ist mit Scham verbunden. Es gibt Schwierigkeiten bei der Teilhabe am öffentlichen Leben - dafür können die Kinder nichts.
Es ist, noch einmal, im grössten Eigeninteresse eines Staats, gut für seine Kinder zu sorgen. Wir haben - das ist erfreulich - eine Politik gegen die Armut, auch seitens des Bundes. Aber sie reicht leider noch nicht. Gut ist die Anschubfinanzierung der Kita, gut ist auch die Prävention. Die finanzielle Existenzsicherung mit einer klaren Handhabung auf der Ebene des Bundes, quasi die Basis, fehlt aber leider.
Es kann nicht sein, dass das Kinderhaben in der reichen Schweiz ein Armutsrisiko ist. Ich bitte Sie deshalb, für die Kinder und im Sinne der UNO-Konvention die Motion unserer Fraktion anzunehmen, damit wir ein effektives Mittel gegen die Armut haben.
Berset Alain · VPBR-M · Bundesrat · Freiburg
La question de la pauvreté qui touche les familles et les enfants préoccupe la Confédération, évidemment, et également les cantons et les communes qui cherchent à la combattre par différentes mesures. Sur le plan fédéral, des mesures ont notamment été prises pour le soutien à l'accueil extrafamilial d'une part et la prévention de la pauvreté dans le cadre de la Plateforme nationale contre la pauvreté d'autre part. Pour le reste, il s'agit effectivement d'actions des cantons et des communes.
La lutte contre la pauvreté par des prestations sous condition de ressources - c'est ce qui est proposé - relève de la compétence des cantons. Vous l'avez dit, il y a des cantons qui les ont introduites. Les cantons de Vaud, de Soleure, de Genève et du Tessin ont introduit des prestations complémentaires pour les familles. Au niveau fédéral, cette question a également été examinée en détail à la suite d'interventions du Parlement et d'initiatives parlementaires, mais il faut bien relever que ce sont les cantons eux-mêmes qui sont compétents pour le faire et qu'ils n'ont pas voulu jusqu'ici d'une loi-cadre fédérale pour des prestations à leur charge. Ils n'ont donc pas souhaité que l'on développe cela, c'est la raison pour laquelle les choses se sont arrêtées. Dans l'intervalle, la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales a formulé des recommandations pour guider les cantons qui souhaiteraient introduire des prestations complémentaires pour les familles. Or, et il faut le constater, depuis dix ans, aucun autre canton, à part ceux que j'ai évoqués tout à l'heure, n'a introduit un tel régime. Il y en a un seul, le canton de Fribourg, dans lequel il existe aujourd'hui un projet de loi. Les autres n'ont pas l'air de vouloir agir dans ce domaine.
Il y a également eu l'initiative parlementaire Piller Carrard 20.454, déposée au mois de juin 2020 et qui porte sur le même sujet que la motion. A ma connaissance, elle est en cours d'examen dans les commissions. Dans ce cadre, la commission de votre conseil a demandé à l'administration d'interroger les cantons sur les mesures prises contre la pauvreté des enfants et sur leur position concernant les prestations complémentaires pour les familles. C'est une démarche intéressante pour voir où en sont les cantons aujourd'hui et ce qu'ils pensent faire. Les travaux sont en cours aujourd'hui en lien avec le traitement de l'initiative parlementaire Piller Carrard, et nous disposerons en principe à l'automne du résultat de cette enquête, qui pourrait aussi servir de base pour de futures réflexions sur le plan fédéral.
C'est avec cette argumentation que le Conseil fédéral propose de rejeter la motion, et de ne pas créer aujourd'hui ces bases légales. Aux dernières nouvelles, même si elles sont aujourd'hui un peu anciennes, les cantons eux-mêmes n'en voulaient pas, sauf ceux qui les ont déjà introduites. La Confédération pour l'instant se concentre sur les mesures qui sont prises sur le plan fédéral, à savoir, comme je l'ai dit tout à l'heure, l'accueil extrafamilial d'une part, et, d'autre part, la Plateforme nationale contre la pauvreté 2019-2024 qui poursuit son travail.
Avec cette argumentation, je vous invite, au nom du Conseil fédéral, à rejeter la motion.
Abstimmung
Präsident (Nussbaumer Eric, zweiter Vizepräsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 77 Stimmen
Dagegen ... 112 Stimmen
(0 Enthaltungen)