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Aufarbeitung der Rolle der Schweiz in der Finanzierung und Stützung des Regimes von Wladimir Putin

62056 · Amtliches Bulletin

Du 20 sept. 2023

https://lexipedia.io/fr/docs/ch/ab-bo-bu/62056/de/aufarbeitung-der-rolle-der-schweiz-in-der-finanzierung-und-stutzung-des-regimes-von-wladimir-putin

Consulté le 11 sept. 2026

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  3. Bulletin officiel
Source

Objet parlementaire: Étudier le rôle de la Suisse dans le financement et le soutien du régime de Vladimir Poutine (22.3442)

22.3442

Aufarbeitung der Rolle der Schweiz in der Finanzierung und Stützung des Regimes von Wladimir Putin

Friedl Claudia · Mit-F · Nationalrat · St. Gallen · Sozialdemokratische Fraktion

Das Anliegen dieses Postulates ist aktueller denn je, denn es geht darum, in einem unabhängigen Bericht untersuchen zu lassen, ob die Vorwürfe zutreffen, dass die Schweiz das System Putin unterstützt und stabilisiert hat, insbesondere seit der Krim-Annexion 2014, und ob sie das immer noch tut.

Dieser Vorstoss stammt vom Mai 2022, ist also vor mehr als einem Jahr eingereicht worden. Die Fragen aber sind brennender denn je geworden. Es werden weltweit immer häufiger Fragen zu den Finanzflüssen von russischen Unternehmen und Privaten gestellt. Immer wieder wird die Schweiz erwähnt, weil sie eine Metropole für den Rohstoffhandel, auch für den russischen Rohstoffhandel, ist. Die Frage, ob über die Schweiz durch kremlnahe Oligarchen Geschäfte betrieben werden, die den Krieg Putins finanzieren, stellt sich immer wieder. Gemäss der aktuellen Tagespresse wurde durch Datenlecks aufgedeckt, dass Schweizer Banken auch nach Putins Angriff auf die Ukraine Anfang 2022 russische Kunden betreut haben und ihnen sogar neue Konten eingerichtet haben, um die Geschäfte weiterlaufen zu lassen.

Die Brisanz des Themas hat gegenüber dem Vorjahr noch zugenommen. Die Bereitschaft, die Situation zu klären, ist aber aufseiten des Bundesrates nicht zu erkennen. Stattdessen wehrt sich der Bundesrat auch jetzt noch hartnäckig gegen die Beschuldigungen aus den Ländern der G-7, die der Schweiz vorwerfen, dass trotz Krieg Geschäfte mit verdächtigen Russen gemacht würden.

Die Schweiz sieht sich mit den Anschuldigungen der Helsinki-Kommission konfrontiert. Die Schweiz macht nicht bei der internationalen Taskforce zum Aufspüren russischer Oligarchengelder mit. Wir müssen ernsthaft aufpassen, dass unsere abwehrende Haltung nicht einen ordentlichen Reputationsschaden mit sich bringt. Aber besser, als sich gegen Vorwürfe zu wehren, ist eine eigenständig veranlasste unabhängige Untersuchung der Sachverhalte, denn die Frage nach der Verantwortung der Schweiz als Finanzplatz stellt sich nicht erst dann, wenn Panzer die Grenzen überqueren, sondern eigentlich schon viel früher. Der Aufbau eines Machtzirkels erfordert jahrelange Planung und riesige Finanzmittel. Die Neutralität eines Landes wie der Schweiz beginnt deshalb nicht erst mit dem Start eines Krieges, sondern viel früher. Aus einer solchen Aufarbeitung liessen sich auch mögliche Schwachstellen erkennen, deren Behebung unser Land stärken könnte. Mit dem Postulat kann ein entscheidender Schritt in die richtige Richtung gemacht werden.

Ich bitte Sie deshalb, das Postulat anzunehmen.

Portmann Hans-Peter · Mit-M · Nationalrat · Zürich · FDP-Liberale Fraktion

Geschätzte Kollegin, können Sie jetzt bitte die Fakten für uns auf den Tisch legen, wo genau die Schweiz die Sanktionen umgehe, sie nicht einhalte und damit, wie Sie sagen, das Putin-Regime unterstütze? Oder plappern Sie da einfach unhaltbare Anschuldigungen von linken Organisationen nach?

Friedl Claudia · Mit-F · Nationalrat · St. Gallen · Sozialdemokratische Fraktion

Ich plappere da vielleicht jemandem nach, aber es sind doch auch die Qualitätsmedien mit dabei. Ich habe gesagt, man solle das rückblickend bis 2014 untersuchen, denn die ganze Sache beginnt schon früher, nicht erst mit dem Start des Krieges.

Parmelin Guy · BR-M · Bundesrat · Waadt

Tout d'abord, je souhaiterais souligner que le Conseil fédéral se penche déjà sur plusieurs questions soulevées par ce postulat, déposé peu après le lancement de la guerre d'agression russe contre l'Ukraine, soit le 11 mai 2022. Pour un grand nombre de questions, des réponses ont déjà été apportées ou sont en cours d'élaboration. En voici quelques exemples à titre illustratif.

Concernant les intermédiaires financiers, ils sont informés de leurs obligations, notamment concernant le gel des valeurs patrimoniales, et sont assistés dans les démarches nécessaires à cette fin. Tous les signaux font état d'une grande prudence et d'un respect strict de la part de tous les acteurs financiers, qui continuent par ailleurs de remplir leurs obligations usuelles, comme la lutte contre le blanchiment d'argent.

Des travaux visant à améliorer les bases statistiques relatives au négoce des matières premières en Suisse sont en cours. Le 29 juin 2022, le Conseil fédéral a chargé les départements responsables d'examiner en détail une collecte de données plus spécifiques.

S'agissant de la question relative à l'octroi de visas dits dorés, au sens de l'article 32 de l'ordonnance relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative, à des Russes fortunés au cours des deux dernières décennies, le Conseil fédéral y a répondu dans son avis du 18 mai 2022 sur l'interpellation Marti Samira 22.3197, ainsi que dans la réponse complémentaire du 7 juin 2022 à la question 22.7369 de la même conseillère nationale.

Pour revenir à la demande explicite du postulat, à savoir que le Conseil fédéral se charge de faire rédiger un rapport indépendant sur les accusations selon lesquelles la Suisse aurait contribué à financer et à stabiliser le régime de Vladimir Poutine, permettez-moi de faire les remarques suivantes. Le Conseil fédéral estime hasardeux de parler d'un rôle indirect de la Suisse dans le financement de la guerre d'agression russe contre l'Ukraine.

Le cadre légal suisse offre des conditions-cadres économiques qui correspondent aux besoins du pays. Ces conditions ont une portée générale, sous réserve notamment de sanctions ou de contrôle des exportations, et n'accommodent pas certains pays ou formes de gouvernement spécifiques. La mise en oeuvre ou l'application des sanctions contre la Russie est une de ses priorités majeures.

Pour veiller au respect des sanctions, la Confédération utilise de manière conséquente tous les instruments de contrôle à sa disposition. L'obligation de renseigner, l'assistance administrative, l'entraide judiciaire et le contact avec les associations économiques ou les entreprises font partie intégrante de l'arsenal d'instruments de contrôle dont les services compétents - par ailleurs renforcés récemment - se servent au quotidien.

En outre, le Conseil fédéral estime que les données actuellement disponibles et les critères flous et difficiles à appliquer rétroactivement que sont les entreprises proches du Kremlin et les oligarques proches de Poutine ne permettent pas l'établissement d'un rapport fondé et concluant, et ce même s'il était de portée plus large - c'est-à-dire qu'il englobe d'autres pays. De plus, vouloir distinguer spécifiquement les oligarques russes est questionnable sur le plan de l'Etat de droit et de la politique de la neutralité.

Pour toutes ces raisons, le Conseil fédéral vous prie de rejeter ce postulat.

Abstimmung

Präsident (Candinas Martin, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung des Postulates.

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Postulates ... 82 Stimmen

Dagegen ... 106 Stimmen

(3 Enthaltungen)