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Des programmes efficaces pour favoriser la réorientation professionnelle et l'insertion sociale des personnes souhaitant sortir de la prostitution
Candinas Martin · P-M · Conseil national · Grisons · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Präsident (Candinas Martin, Präsident): Die Motion Streiff wurde von Frau Studer übernommen.
Studer Lilian · Mit-F · Conseil national · Argovie · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Es geht heute bei diesem Geschäft nicht darum, wie Sie oder ich Prostitution moralisch bewerten. Es geht heute auch nicht um Frauen und Männer, die Sexarbeit freiwillig ausüben. Es geht heute ausschliesslich um diejenigen Menschen, meist Frauen, die sich aus einer wirtschaftlichen Notlage heraus oder wegen anderer Zwänge prostituieren müssen. Es geht um Frauen, die ohne jegliche Perspektiven in der Prostitution feststecken, weil sie keine andere Alternative haben, um sich und ihre Familie durchzubringen. Es geht um Frauen, die Tag für Tag mehrere Sexualakte über sich ergehen lassen müssen, die ihre seelische Situation und ihre körperlichen Schmerzen meist nur noch mit Medikamenten, Alkohol und Drogen ertragen. Es geht um Frauen, die jeden Tag ein Stück mehr an Körper und Seele kaputtgehen.
Es sind nicht wenige in der Prostitution, etwa 89 Prozent, also neun von zehn Frauen, die sofort aussteigen würden, wenn sie eine Alternative dazu hätten. Doch genau daran, an der fehlenden Alternative, scheitert der gewollte Ausstieg in den allermeisten Fällen. Es ist die pure wirtschaftliche Alternativlosigkeit, die diese Menschen in der Prostitution festhält. Sie ist oft noch verschärft durch einen unsicheren Rechtsstatus, eine geringe Berufsausbildung, mangelnde Sprachkenntnisse, ein zerstörtes Selbstwertgefühl oder einen psychisch oft labilen, dramatischen Zustand.
Konkrete Hilfe kann für die Betroffenen mit einem Job geleistet werden, denn sie brauchen eine reale Alternative zur Prostitution, eine unabhängige Einnahmequelle, um ihren Lebensunterhalt selbstbestimmt und in Würde zu finanzieren. Doch ein Ausstiegsprozess aus jahrelanger Prostitution ist komplex. Er dauert meist ebenfalls Jahre und ist höchst individuell. Eine Prostituierte, die aussteigen will, braucht eine sichere und bezahlbare Wohnung. Ihr finanzieller Totalausfall muss aufgefangen werden. Schulden müssen saniert werden, ihre gesundheitlichen Beschwerden müssen behandelt, ihre psychischen Schäden therapiert, ihr zerbrochenes Selbstwertgefühl muss wiederaufgebaut werden. Ihre berufliche Neuorientierung ist beratungs-, begleitungs- und zeitintensiv. Sie braucht eine alternative Berufsausbildung oder eine niederschwellige, oft sprachunsensible Arbeitsstelle.
Ein derart komplexer Ausstiegsprozess, ob in der Schweiz oder ob im Heimatland, muss auch durch ein erfahrenes Case-Management begleitet werden, das im Alltag, bei den Behörden, bei Fragen der Finanzen oder der Bürokratie zur Seite steht und alle notwendigen Schritte koordiniert. Kurzum, es braucht schweizweit bedarfsgerechte Ausstiegsangebote und eine bedarfsgerechte Ausstiegsbegleitung und nicht wie bisher nur punktuelle, meist finanziell kurzatmige, stiefmütterlich behandelte oder schwer auffindbare Einzelinitiativen in den Kantonen. Hierfür braucht es effektive, langfristig angelegte Programme. Sie müssen konkrete alternative Ausbildungs- und Arbeitsangebote zur beruflichen Neuorientierung und zur Reintegration beinhalten, ausserdem ein koordiniertes Case-Management sowie kooperative Strukturen und Prozesse zwischen den beteiligten Behörden, Institutionen und Akteuren.
Mit dieser Motion bitte ich den Bundesrat darum, hierfür die gesetzlichen Grundlagen und ein Massnahmenkonzept zu erarbeiten. Ich bitte Sie um Ihre Unterstützung, um den betroffenen Frauen Alternativen zu bieten und eine selbstbestimmte Zukunft in Würde zu ermöglichen.
Baume-Schneider Elisabeth · BR-F · Conseil fédéral · Jura
Le Conseil fédéral partage l'opinion exprimée dans la motion. Les personnes qui souhaitent quitter le milieu de la prostitution ont besoin d'être soutenues et ont besoin d'aide. Le Conseil fédéral a rédigé un rapport détaillé intitulé "Prostitution et traite d'êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle". Ce rapport a été présenté en 2015 en réponse aux postulats Streiff-Feller Marianne 12.4162, "Mettre un terme à la traite d'êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle", Caroni 13.3332, "Améliorer le statut juridique des travailleurs du sexe", Feri Yvonne 13.4033, "Etablir un rapport sur l'état de la prostitution en Suisse", et Fehr Jacqueline 13.4045, "Réaliser une étude comparative sur l'état de la prostitution et du travail sexuel". Ce rapport recommande notamment la promotion de mesures d'aide permettant de quitter le milieu de la prostitution. Jusque-là, tout va bien.
Cependant, la réglementation de la prostitution relève de la compétence des cantons. Ce sont eux qui établissent par exemple des directives pour lutter contre la violence à l'égard des travailleuses et travailleurs du sexe et pour améliorer leur situation juridique - comme porter à leur connaissance leurs droits en matière de protection. En Suisse, il existe divers centres d'accueil et de conseil destinés aux travailleuses et travailleurs du sexe. Ils organisent des formations et des cours de langue afin de renforcer les compétences en matière de recherche d'emploi.
Récemment encore, Genève a développé un projet pilote sur la réorientation des personnes exerçant le travail du sexe vers les domaines de la santé et du travail social. Ce projet a permis à quelques personnes d'obtenir une attestation fédérale de formation professionnelle. Ce projet avait été initié par une ONG locale et par l'Organisation du monde du travail des domaines de la santé et du travail social (Ortra) du canton de Genève.
Si une personne exerçant le travail du sexe est victime d'un crime ou subit une atteinte directe à son intégrité physique, psychique ou sexuelle, elle a naturellement droit aux prestations prévues par la loi sur l'aide aux victimes d'infraction (LAVI). Malgré ses compétences limitées, la Confédération, elle aussi, est active, notamment par le biais de la prévention de la criminalité et des maladies sexuellement transmissibles. La police fédérale peut ainsi accorder un soutien financier pour des mesures ou pour des projets de prévention qui sont fondés sur l'ordonnance sur les mesures de prévention des infractions liées à la prostitution. Fedpol dispose d'un budget annuel de 200 000 francs à cet effet.
D'autres mesures sont prévues dans le plan d'action national contre la traite des êtres humains, qui englobe également le domaine de l'exploitation sexuelle. Les mesures de la Confédération et des cantons ont trait au soutien aux victimes, à l'élaboration de brochures d'information relatives aux pays d'origine typiques des victimes, à la réponse aux questions de victimes, à l'amélioration de données statistiques - à savoir comprendre de quelles situations l'on parle pour mieux agir. Des formations de base et continues sont également - et c'est important - destinées à la police et à la justice, pour que les interventions puissent être adéquates et pour déceler le plus vite possible et le plus efficacement les situations qui nécessitent une intervention. De nombreuses mesures ont déjà été introduites, d'autres sont en cours de réalisation.
En particulier pour une question de fédéralisme, si j'ose le dire ainsi, le Conseil fédéral propose le rejet de la motion.
Vote
Präsident (Candinas Martin, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 109 Stimmen
Dagegen ... 75 Stimmen
(5 Enthaltungen)