22.319
Développement mesuré dans les zones de hameaux
Herzog Eva · P-F · Conseil des Etats · Bâle-Ville · Groupe socialiste
Antrag der Kommission
Der Initiative keine Folge geben
Antrag Friedli Esther
Der Initiative Folge geben
Proposition de la commission
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition Friedli Esther
Donner suite à l'initiative
Präsidentin (Herzog Eva, Präsidentin): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.
Crevoisier Crelier Mathilde · Mit-F · Conseil des Etats · Jura · Groupe socialiste
Le 16 novembre 2023, la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie de notre conseil a procédé à l'examen préalable de l'initiative du canton de Saint-Gall 22.319, "Développement mesuré dans les zones de hameaux", qui avait été déposée le 7 octobre 2022. Par cette initiative, il est demandé une modification de l'article 18 de la loi sur l'aménagement du territoire (LAT) afin que soient autorisées les nouvelles constructions dans les zones de hameaux, entre autres pour combler les vides laissés par des parcelles non construites.
L'article 18 alinéa 1 LAT laisse donc la possibilité aux cantons de prévoir d'autres zones d'affectation en sus des zones à bâtir, des zones agricoles et des zones à protéger. L'article 33 de l'ordonnance sur l'aménagement du territoire autorise la délimitation de zones spéciales, telles que les zones de hameaux ou encore les zones de maintien de l'habitat rural, si le plan directeur cantonal le prévoit. Le canton de Saint-Gall a fait usage de cette compétence en prévoyant la notion de zones de hameaux dans sa loi sur l'aménagement du territoire et les constructions et en délimitant plusieurs de ces zones dans son plan directeur.
Si le droit fédéral n'interdit pas explicitement les constructions dans les zones de hameaux, il ne définit pas non plus précisément les modalités selon lesquelles elles peuvent être autorisées. Or, selon la jurisprudence du tribunal administratif du canton de Saint-Gall, les zones de hameaux sont généralement considérées comme des zones non constructibles. Le gouvernement saint-gallois a exprimé dans un message concernant la loi sur l'aménagement du territoire et les constructions que les zones de hameaux ne sont pas des zones à bâtir dynamiques destinées à la croissance, mais servent globalement au maintien de la viabilité des structures d'habitations traditionnelles sises hors de la zone à bâtir.
Toutefois, il en déduit aussi que tout développement n'est pas interdit dans une telle zone, tout comme certaines constructions sont autorisées en zone agricole. L'initiative du canton de Saint-Gall estime qu'il y a lieu d'autoriser un développement mesuré dans les zones de hameaux, notamment afin de combler des vides qui sont laissés par des parcelles non construites. Par conséquent, il considère qu'il faut prendre des mesures au niveau du droit fédéral pour préciser la marge de manoeuvre en matière de construction et de développement dans ces zones, de manière à assurer la sécurité du droit.
La CEATE a abordé de façon détaillée les zones de hameaux lors de la deuxième étape de la récente révision de la LAT. Il a été notamment question des émissions d'odeurs et de bruits issus de l'agriculture, qui peuvent entraîner des conflits d'intérêts dans les régions limitrophes en dehors des zones à bâtir et, notamment, pour l'usage d'habitation. La commission a retenu le principe selon lequel l'agriculture et les besoins de cette dernière étaient prioritaires dans les zones agricoles. En particulier, l'usage d'habitation hors zone à bâtir ne doit pas menacer le maintien des exploitations. La commission a manifesté certaines réserves par rapport au timing de cette initiative cantonale, dont le traitement survient peu après la mise sous toit de la LAT 2. Cette révision partielle, rappelons-le, a été le fruit de longs travaux qui ont débouché sur un compromis susceptible de rallier les majorités et ont permis le retrait de l'initiative paysage. Dans ce contexte, donner suite à l'initiative cantonale pourrait constituer un signal négatif, alors que, justement, l'initiative paysage vient d'être retirée.
La commission reconnaît toutefois que la réglementation sur le point abordé - à savoir la densification dans les zones de hameaux - est insatisfaisante et mérite d'être clarifiée. Elle pourrait l'être dans l'ordonnance sur l'aménagement du territoire où la zone d'affectation est définie précisément. Il serait donc possible d'y procéder aux précisions nécessaires. Il serait aussi envisageable de soumettre une motion de commission pour résoudre ce problème. Dès lors, la CEATE a jugé par 3 voix contre 3 avec voix prépondérante de la présidence qu'il ne fallait pas donner suite à cette initiative cantonale, tout en maintenant la possibilité d'intervenir ultérieurement, comme je l'ai dit, via une motion de commission.
C'est pourquoi je vous invite à suivre votre commission.
Friedli Esther · Mit-F · Conseil des Etats · St-Gall · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich habe mir erlaubt, einen Einzelantrag zu stellen, dies vor dem Hintergrund, dass die Kommission mit 3 zu 3 Stimmen mit Stichentscheid der Präsidentin entschieden hat, der Standesinitiative meines Kantons keine Folge zu geben. Leider wurde kein Minderheitsantrag auf Folgegeben eingereicht, somit mache ich dies als Vertreterin des Kantons St. Gallen.
Um was geht es? Der Kanton St. Gallen hat am 7. Oktober 2022 eine Standesinitiative eingereicht, um eine Gesetzeslücke im Raumplanungsgesetz zu schliessen. Es geht um die sogenannten Weilerzonen. Die Initiative möchte, dass in Zukunft in Weilerzonen Neubauten zulässig sein sollen, namentlich zur Schliessung von Baulücken.
Neben Städten und Dörfern gibt es in der Schweiz in vielen Kantonen Weiler, die für die ganze Region charakteristisch sind. Artikel 18 des Raumplanungsgesetzes gibt in Kombination mit Artikel 33 der Raumplanungsverordnung den Kantonen die Möglichkeit, in ihren kantonalen Gesetzesbestimmungen neben Bau-, Landwirtschafts- und Nutzzonen weitere Nutzungsbestimmungen vorzusehen, namentlich Weiler- und Erhaltungszonen. Der Kanton St. Gallen hat davon Gebrauch gemacht, in seinem kantonalen Baugesetz die rechtliche Grundlage dafür geschaffen und im Richtplan 59 Weilerzonen ausgeschieden. Wichtig ist, dass Weilerzonen nicht verwechselt werden mit den Streusiedlungen, die namentlich in meiner Region, dem Toggenburg, sehr charakteristisch sind. Diese Bestimmung haben wir ja gerade bei der letzten RPG-Revision geändert.
Das Bundesrecht verbietet eine Bautätigkeit in Weilerzonen nicht explizit, regelt aber auch nicht, welche baulichen Tätigkeiten in Weilerzonen zulässig sind. Grundsätzlich bin ich immer der Ansicht, der Staat solle nur das regeln, was er gerade regeln muss. Doch da kommen nun die Gerichte ins Spiel, die Weilerzonen gemäss neuerer Rechtsprechung als grundsätzliche Nichtbauzonen beurteilt haben. Damit kann in diesen Zonen nichts mehr gebaut werden. Das blockiert die Entwicklung im ländlichen Raum. Somit ist die Politik gefordert, hier aufzuzeigen, was wir als richtig erachten.
Ich glaube, wir sind uns alle einig: Am Grundsatz, dass es eine Trennung zwischen Bau- und Nichtbauzone gibt, wollen wir nicht ritzen. Aber dort, wo Land bereits erschlossen ist, und das ist eben bei Weilern der Fall, soll eine gewisse Entwicklung und damit auch eine Bautätigkeit unter klaren Voraussetzungen möglich sein. So gibt es in Weilerzonen Baulücken, also kleinere Grundstücke zwischen den Bauten, die entwickelt und überbaut werden können sollen. Dies führt nicht zu Zersiedelung, denn eine Entwicklung kommt ja nur innerhalb der Weilerzone vor, also innerhalb einer geschlossenen Einheit. Die Standesinitiative möchte daher Artikel 18 des Raumplanungsgesetzes dahin gehend präzisieren respektive ergänzen, dass Neubauten innerhalb von Weilerzonen namentlich zur Schliessung von Baulücken zulässig sein sollen.
Mit der beantragten Änderung kann einer angemessenen baulichen Entwicklung in Weilern unter Berücksichtigung der Erhaltung des Ortsbildes und der Charakteristik traditioneller Gebäude Rechnung getragen werden. Die Kriterien für die Bezeichnung eines Weilers im kantonalen Richtplan bzw. die Zuordnung eines Weilers in eine Weilerzone werden nicht infrage gestellt. Soweit die ortsplanerischen Voraussetzungen gegeben sind, liegt es dann an den Gemeinden, zweckmässige Bestimmungen im Baureglement mit dem Ziel des Erhalts der Kleinsiedlung und mit deren Schutzzweck zu erlassen und durchzusetzen.
Vor diesem Hintergrund bitte ich Sie, der Standesinitiative St. Gallen Folge zu geben und eine Entwicklung namentlich im ländlichen Raum zuzulassen.
Vote
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 23 Stimmen
Dagegen ... 17 Stimmen
(0 Enthaltungen)