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Wahlkreise für die Auslandschweizerinnen und Auslandschweizer
Addor Jean-Luc · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Les Suisses de l'étranger, on en parle parfois comme de la cinquième Suisse. Plus de 800 000 de nos compatriotes vivent à l'étranger; 800 000, cela fait à peu près 10 pour cent de la population résidente du pays. Parmi eux, il y a quand même 227 000 de nos compatriotes qui sont inscrits dans les registres électoraux. Pourtant, cette cinquième Suisse, on pourrait peut-être en parler comme d'une Suisse sans voix, ou en tout cas sans véritable représentation dans cet hémicycle.
Alors, bien sûr, il y a un certain nombre d'institutions qui existent. Quand je suis arrivé en 2015 au Conseil national, l'un de nos collègues, à l'époque, était un Suisse de l'étranger, mais cela arrive, si j'ose dire, une fois tous les tremblements de terre, en quelque sorte par accident. Sans cela, il n'y a aucune réponse institutionnelle à la problématique de la représentation de cette cinquième Suisse dans cette salle. Alors, quelles sont les réponses du Conseil fédéral? La première réponse est une réponse purement formaliste. On nous dit: "Ah, il faudrait une modification de la Constitution, quelle horreur!" Si c'est quelque chose qui répond à un besoin et à une aspiration des compatriotes qui représentent encore une fois 10 pour cent de la population résidente, cela mérite peut-être quelques minutes de réflexion. Une autre réponse du Conseil fédéral est qu'il existe un intergroupe parlementaire "Suisses de l'étranger", qui comptait 78 parlementaires à la fin juillet 2023. Oui, c'est très bien, mais a-t-on pour autant une réponse suffisante à cette aspiration de cette cinquième Suisse, sans voix, à être mieux représentée dans cette salle, à l'exemple de ce qui se fait dans pratiquement tous les pays qui nous entourent? Ce n'est donc pas juste une bizarrerie.
Autre objection: ce que je propose est parfaitement fédéraliste - j'aimerais le relever -, parce que je ne parle que de l'élection au Conseil national et à dessein pas de celle au Conseil des Etats, pour laquelle nous savons tous que c'est une élection cantonale. Je ne parle que de l'élection au Conseil national et pas de tous les autres scrutins. C'est la raison pour laquelle je pense que l'argument et l'objection du Conseil fédéral, qui nous dit que cette proposition remettrait en cause le rattachement des Suisses de l'étranger à un canton et donc également leurs droits politiques à l'échelon cantonal sont purement imaginaires.
Je sais qu'une autre crainte se fait jour, que ce soit parmi les cantons ou peut-être parmi certains d'entre nous: on se dit qu'ici on est 200 et on se demande donc qui disparaîtra parmi nous si l'on ajoute quelques Suisses de l'étranger. Mais la réponse est assez simple. On a su être suffisamment imaginatif à certains moments. Je vois deux sièges là-bas: ce sont les deux sièges des conseillers aux Etats du canton du Jura, qui n'étaient pas prévus dans l'architecture initiale de cette salle et que l'on a quand même ajoutés dans cette salle à la suite de la création du canton du Jura. Ce nombre de 200 élus au Conseil national n'a pas été gravé dans les Tables de la loi par Moïse lorsqu'il est descendu du Sinaï. S'il faut changer la Constitution, pourquoi ne la changerait-on pas en créant quelques places supplémentaires? Il y a des architectes pour cela. C'est Napoléon qui disait "l'intendance suivra". La question fondamentale est: la réponse que nous donnons aujourd'hui à cette aspiration des Suisses de l'étranger à être mieux représentée au Conseil national est-elle adéquate? Je crois que non.
Je crois que l'on peut faire mieux et c'est la raison de cette motion que je vous propose de soutenir.
Rossi Viktor · BK-M · Bern
Sehr geehrter Herr Nationalrat Addor, ich werde Ihnen leider keine andere Stellungnahme abgeben können als die, welche Sie erhalten haben. Sie verlangen, dass bei den Nationalratswahlen für die Auslandschweizerinnen und Auslandschweizer eigene Wahlkreise geschaffen werden. Der Bundesrat anerkennt, dass die Vertretung der Interessen von Auslandschweizerinnen und Auslandschweizern im Parlament wichtig ist. Der Nationalrat besteht - zumindest heute - aus 200 Abgeordneten, die das Volk und damit auch die Auslandschweizerinnen und Auslandschweizer vertreten. Die Auslandschweizer Stimmberechtigten können bei den Nationalratswahlen also sowohl wählen als auch gewählt werden. Das aktive Wahlrecht üben sie im Kanton ihrer letzten Wohnsitzgemeinde aus. Falls Auslandschweizer Stimmberechtigte nie in der Schweiz gelebt haben, üben sie ihr aktives Wahlrecht im Kanton ihrer Heimatgemeinde aus. Für den Nationalrat kandidieren dürfen die Auslandschweizer Stimmberechtigten in jedem Kanton, unabhängig von ihrem politischen Wohnsitz in der Schweiz. Diese Regel gilt für Inlandschweizer und Auslandschweizer Stimmberechtigte also gleichermassen.
Aus Sicht des Bundesrates ist die Vertretung der Interessen der Auslandschweizer Stimmberechtigten grundsätzlich bereits heute sichergestellt. Es wurde vorhin auch erwähnt und es ist darauf hinzuweisen, dass ein Auslandschweizer Stimmberechtigter in den Nationalrat gewählt wurde; das war im Jahr 2015 für den Kanton Zürich, und es handelte sich um Tim Guldimann, wohnhaft in Berlin. Zudem ist es den Parteien freigestellt, die Listen für die Nationalratswahlen entsprechend zu gestalten.
Die Wahlkreise für die Nationalratswahlen sind gemäss Bundesverfassung die 26 Kantone. Der Bundesrat weist darauf hin, dass die Schaffung eigener Wahlkreise für Auslandschweizer Stimmberechtigte eine Verfassungsänderung bedingen würde. Eigene Wahlkreise, losgelöst von den Kantonen, würden aber auch verschiedene Fragen aufwerfen, beispielsweise die Frage, ob den Auslandschweizer Stimmberechtigten die politischen Rechte auf kantonaler Ebene weiterhin gewährt werden sollen oder wer in den Wahlkreisen für Auslandschweizer Stimmberechtigte die Wahlen durchführen würde.
Der Bundesrat sieht aus den dargelegten Gründen daher keinen Bedarf für eigene Wahlkreise für Auslandschweizer Stimmberechtigte und beantragt Ihnen daher die Ablehnung der Motion.
Reimann Lukas · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Sehr geehrter Herr Bundeskanzler, wie viele zusätzliche Sitze müsste man hier im Parlament einbauen, wenn man die 814 000 Auslandschweizer zu einem Wahlkreis zusammenfassen würde?
Rossi Viktor · BK-M · Bern
Herr Nationalrat Reimann, ich kann Ihnen die Antwort darauf nicht geben. Das hängt davon ab, wie man das umsetzen würde. Grundsätzlich können Sie das umsetzen, indem Sie hier keine baulichen Massnahmen vornehmen, indem nämlich der Nationalrat auch künftig aus 200 Mitgliedern besteht. Dann wird es darum gehen, nach dem bekannten Prinzip - so ist es zumindest heute gelöst -, dass die Einwohnerzahl der Kantone auf die 200 Sitze aufgeteilt wird, vorzugehen. Entsprechend gibt es den Verteiler. Oder man würde insofern ein anderes Modell wählen - es wurde vorhin auch von Nationalrat Addor angesprochen -, als man sich darüber unterhält und entscheidet, ob die Anzahl Sitze des Nationalrates erhöht werden soll.
Abstimmung
Präsident (Nussbaumer Eric, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 30 Stimmen
Dagegen ... 152 Stimmen
(5 Enthaltungen)