FF 2024 1284
Message concernant l’approbation de l’adaptation des ressources du Fonds monétaire international dans le cadre de la 16e révision générale des quotes parts
Contexte
Nécessité d’agir et objectifs visés
Institué en 1944, le Fonds monétaire international (FMI) a pour objectif de garantir la stabilité du système monétaire et financier international. La Suisse a adhéré aux institutions de Bretton Woods, à savoir le FMI et le Groupe de la Banque mondiale, en 1992. Elle dirige un groupe de vote au sein du FMI en alternance avec la Pologne et occupe un siège au Conseil d’administration. Le Conseil fédéral, représenté par le Département fédéral des finances, travaille en étroite collaboration et en accord avec la BNS en vue de l’exécution des droits et des devoirs liés au rôle de membre du FMI.
Afin de pouvoir remplir efficacement son mandat, le FMI doit s’adapter aux évolutions considérables du système monétaire et financier international et de l’économie mondiale. Il lui appartient donc de contrôler et de remanier au besoin son financement et sa gouvernance sur une base périodique, en règle générale tous les cinq ans, dans le cadre de la révision générale des quotes-parts (RGQ). Constituant la source de financement ordinaire du FMI et définissant la participation des différents pays membres, ces quotes-parts sont un élément central.
Les quotes-parts sont déterminées sur la base d’indicateurs économiques et financiers qui reflètent la position des pays membres du FMI dans le système financier et monétaire international. Elles servent à déterminer le pouvoir de vote et le montant des contributions des pays aux ressources financières ordinaires du FMI. Outre le volume des quotes-parts, la RGQ permet de vérifier leur répartition, la formule utilisée pour leur calcul et le volume total des ressources du FMI.
Le ch. 2 présente la 16e RGQ, le mode de financement du FMI et les contributions de la Suisse.
Par le présent message, le Conseil fédéral propose au Parlement d’approuver la mise en œuvre de la 16e RGQ, que le Conseil des gouverneurs du FMI a adoptée le 15 décembre 2023 dans le cadre de la résolution 79‑1. Une fois approuvées avec un minimum de 85 % des voix des membres du FMI, les adaptations des quotes-parts et des ressources extraordinaires pourront être réalisées.
Relation avec le programme de la législature et avec le plan financier, ainsi qu’avec les stratégies du Conseil fédéral
Le contenu de la décision concernant la 16e RGQ n’ont été déterminés qu’à la fin de 2023. C’est pourquoi les implications pour la Suisse ainsi que les éventuelles modifications légales sont longtemps restées vagues. Réalisée en 2020, la 15e RGQ n’a pas eu d’incidence sur la Suisse. Dans ces circonstances, le dossier n’a pas été pris en compte dans le message du 24 janvier 2024 sur le programme de la législature 2023 à 20271.
Il est essentiel pour son engagement international dans le domaine financier que la Suisse mette en œuvre de la 16e RGQ. Les adaptations proposées auront peu d’incidences sur les finances fédérales. Dans l’ensemble, les contributions de la Suisse aux ressources du FMI diminueront légèrement.
Présentation du projet
Contenu de la résolution
Dans le cadre de la 16e RGQ, les pays membres du FMI se sont entendus à la fin de 2023 pour augmenter de 50 % les ressources ordinaires du FMI provenant des quotes-parts, c’est-à-dire des apports en capital des membres du FMI. Du fait de cette augmentation, l’ensemble des pays membres renforceront la part du financement durable du FMI tout comme son rôle d’institution basée sur des quotes-parts. Renforcer la capacité du FMI à se financer par ses propres moyens permettra aussi à l’institution de mener à bien sa mission première pour la stabilité du système monétaire et financier international de façon efficace et crédible.
Dans le cadre de la 16e RGQ2, les pays membres du FMI ont également décidé de conserver le volume total des fonds destinés à garantir la capacité de prêt du FMI. Une fois les quotes-parts augmentées, les ressources extraordinaires mises volontairement à la disposition du FMI par les principaux membres de l’institution devront être réduites dans une proportion équivalente (voir schéma 1).
Les ressources générales du FMI, qui s’élèvent actuellement à environ 983 milliards de droits de tirage spéciaux (DTS; soit 1294 milliards de dollars-US), comprennent les ressources ordinaires provenant des quotes-parts (environ 477 milliards de DTS ou 628 milliards de dollars) et les deux filets de sécurité du FMI, à savoir les nouveaux accords d’emprunt (NAE; environ 364 milliards de DTS ou 479 milliards de dollars) et les accords d’emprunts bilatéraux (AEB; environ 142 milliards de DTS ou 187 milliards de dollars). Les NAE et les AEB font fonction de deuxième et troisième lignes de défense contre les risques exceptionnels pesant sur le système financier et monétaire international. Les ressources extraordinaires issues des NAE et AEB sont volontairement mises à la disposition du FMI par les principaux créanciers3.
Schéma 1
Financement du FMI (en milliards de DTS)

Source: SFI; 1 DTS = 1,1933 franc au 31 mars 2024
L’augmentation de 50 % des quotes-parts profitera à tous les membres du FMI proportionnellement à leurs quotes-parts. Elle ne sera donc accompagnée ni d’une adaptation des parts relatives ni d’une modification du pouvoir de vote. Les pays membres du FMI n’ont pas pu s’accorder sur une adaptation des parts relatives ou de la méthode de calcul des quotes-parts dans le cadre de la 16e RGQ. Sur ce dernier point, ils ont décidé de laisser le FMI élaborer de nouvelles propositions d’ici au milieu de 2025, lors de la 17e RGQ.
Pour maintenir la capacité de prêt du FMI4, il est prévu d’augmenter les quotes-parts des pays membres et, en parallèle, 1) de supprimer les AEB, d’un montant d’environ 190 milliards de dollars, et 2) de réduire les NAE de près de 15 % pour les abaisser à quelque 400 milliards de dollars (réduction des NAE ou NAB rollback). Le financement du FMI sera reporté des emprunts (AEB, NAE) vers les ressources ordinaires (quotes-parts).
En accord avec les créanciers des NAE et AEB, le Conseil d’administration du FMI a également prévu des mesures de protection pour assurer la transition jusqu’à l’entrée en vigueur de l’augmentation des quotes-parts prévue par la 16e RGQ. La prorogation des NAE et le renouvellement des AEB garantiront le volume total des ressources générales du FMI (env. 1300 milliards de dollars), même en cas d’approbation différée.
Quotes-parts des pays membres du FMI: formule de calcul et adaptation
Les quotes-parts des pays membres du FMI ont trois fonctions: elles servent à déterminer 1) le pouvoir de vote au FMI, 2) les contributions des pays membres aux ressources ordinaires du FMI et 3) l’ampleur de l’accès des pays membres à un prêt du FMI. De plus, des DTS sont attribués aux pays membres en fonction de leurs quotes-parts.
Les quotes-parts sont calculées à l’aide d’une moyenne pondérée des principaux indicateurs économiques et financiers reflétant la position d’un pays dans le système financier et monétaire international. Le calcul prend en compte le produit intérieur brut (50 %), le degré d’ouverture de l’économie (exportations et importations; 30 %), des variations économiques (15 %) et des réserves de change (5 %). À cela s’ajoutent des ajustements statistiques ainsi que des valeurs minimales qui garantissent une quote-part minimale pour les pays les plus petits et les plus pauvres.
En règle générale, les pays aspirent à une quote-part absolue et relative la plus élevée possible. C’est ce qui explique la difficulté de trouver un consensus pour modifier la formule et redistribuer les quotes-parts et les pouvoirs de vote qui en découlent. En application de la RGQ en vigueur et en l’absence d’un accord sur une éventuelle redistribution des parts relatives, les quotes-parts seront augmentées au prorata.
S’accompagnant également d’une modification de la participation de la Suisse au FMI, l’augmentation des quotes-parts requiert l’approbation du Parlement.
Les Nouveaux accords d’emprunt du FMI et leur adaptation
Dans le cadre des NAE, les pays contractants, représentés par leurs banques centrales, fournissent au FMI des devises d’un montant maximal de 364 milliards de DTS ou 480 milliards de dollars pour financer des mesures de soutien (voir annexe 1). Le FMI peut accorder des prêts sur la base des NAE lorsqu’il a besoin de compléter ses ressources pour prévenir les perturbations du système monétaire international ou les surmonter. Le recours au NAE est conditionné au soutien de 85 % des participants au crédits à l’approbation du Conseil d’administration du FMI. D’avril 2011 à février 2016, le FMI a eu recours aux NAE à dix reprises sur une période de six mois, la dernière fois en février 2016. Depuis, ces accords n’ont plus été activés.
En janvier 2024, les participants aux NAE et le Conseil d’administration du FMI ont donné leur accord de principe à la réduction des NAE dans le cadre de la 16e RGQ. Dans plusieurs pays, dont la Suisse, cette décision doit encore être soumise à l’approbation des organes nationaux compétents.
Les NAE doivent être prorogés tous les cinq ans. À l’heure actuelle, ils courent jusqu’à la fin de 2025, et leur prorogation est prévue à la fin de 2024. La simple prorogation des NAE relève du Conseil fédéral en accord avec la BNS. En revanche, une modification matérielle des conditions comme la réduction mentionnée précédemment requiert une décision du Parlement. Par le présent message, l’adaptation des NAE prévue dans le cadre de la 16e RGQ est soumise à l’approbation du Parlement en tant que partie intégrante du train de mesures.
Les lignes de crédit bilatérales du FMI et leur adaptation
Les AEB constituent une troisième ligne de défense, après les quotes-parts et les NAE. Au 30 avril 2023, les engagements de 42 pays créanciers bilatéraux s’élevaient à quelque 140 milliards de DTS au total (voir annexe 2). Le recours aux AEB n’est possible que si les autres ressources du FMI disponibles à des fins de financement tombent en dessous du seuil de 100 milliards de DTS et que les NAE ont déjà été activés ou qu’aucune ressource non liée des NAE n’est disponible. Le recours aux AEB requiert aussi l’accord des créanciers bilatéraux qui soutiennent les promesses totales de crédit à hauteur de 85 %. Actuellement, les AEB ne sont pas activés.
Les AEB actuels courent jusqu’à la fin de 2024. Ils seront prorogés jusqu’à l’adaptation des quotes-parts et des NAE décidées dans le cadre de la 16e RGQ, puis ils seront abrogés.
Entrée en vigueur
L’augmentation des quotes-parts proposée dans la résolution 79‑1 en vue de la mise en œuvre de la 16e RGQ aura effet à condition que les exigences suivantes soient satisfaites:
i. Les membres du FMI qui représentent au total au moins 85 % des quotes-parts ont donné leur accord écrit à l’augmentation de leur quote-part.
ii. Les participants aux NAE qui représentent au total au moins 85 % des parts se sont engagés à réduire leur contribution.
Le délai pour la remise de notifications est fixé au 15 novembre 2024 conformément au texte de la résolution, à moins que le Conseil d’administration du FMI ne le prolonge. Le versement des quotes-parts doit avoir lieu dans les 35 jours qui suivent la satisfaction des exigences.
Participation de la Suisse
L’adaptation des quotes-parts prévue dans la résolution 79‑1 du Conseil des gouverneurs du 15 décembre 2023 produira les effets commentés ci-après sur la participation de la Suisse (voir également schéma 2).
Montant de la participation (quotes‑parts, NAE, AEB)
La quote-part actuelle de la Suisse se monte à 5771 millions de DTS (environ 6887 millions de francs), ce qui correspond à 1,21 % du total des quotes-parts. En vertu de la loi fédérale du 4 octobre 1991 concernant la participation de la Suisse aux institutions de Bretton Woods5, la quote-part de la Suisse est fournie par la BNS sans garantie de la Confédération. Compte tenu de l’augmentation des quotes-parts de 50 %, la participation de la Suisse sera augmentée de 2886 et passera à 8657 millions de DTS (environ 10 330 millions de francs). L’augmentation prévue au prorata des quotes-parts ne modifiera pas la part de la Suisse aux ressources totales du FMI.
Schéma 2
Financement du FMI par la Suisse

Source: SFI; 1 DTS = 1,1933 franc au 31 mars 2024
Les principaux pays participants contribuent aux NAE dans une mesure comparable à leurs quotes-parts (voir annexe 1), avec des exceptions comme le Japon (18 %), la Chine (9 %) ou encore la Suisse (3 %). En vertu de l’arrêté fédéral du 10 septembre 2020 portant approbation de l’adhésion de la Suisse aux Nouveaux accords d’emprunt modifiés du Fonds monétaire international6, la BNS participe aux NAE au nom de la Suisse. Les crédits qu’elle alloue dans le cadre des NAE ne sont pas garantis par la Confédération. Compte tenu de l’augmentation des quotes-parts décidée dans le cadre de la 16e RGQ, la participation de la Suisse aux NAE passera de 11 081 à 9276 millions de DTS (soit de 13,2 à 11,1 milliards de francs)7. Par ailleurs, la prochaine prorogation réglementaire des NAE est fixée au 1er janvier 2026, pour autant que les membres la décide jusqu’au 31 décembre 2024. Le Conseil fédéral l’a décidée le 31 mai 2024, sous réserve de modification de l’accord sur les NAE.
Par l’intermédiaire des AEB, la Suisse contribue actuellement à hauteur de 3069 millions de DTS (3662 millions de francs) à la troisième ligne de défense du FMI, ce qui représente une part d’environ 2,2 % de toutes les contributions (voir annexe 2). En vertu de la loi du 19 mars 2004 sur l’aide monétaire8, le prêt de la Suisse est octroyé par la BNS et assorti d’une garantie de la Confédération. Les AEB seront abrogés à l’entrée en vigueur de la 16e RGQ, et ceux qui sont en cours expireront à la fin de 2024. Leur renouvellement relève de la compétence du Conseil fédéral. Pour assurer la disponibilité des ressources correspondantes pendant le délai transitoire courant jusqu’à l’entrée en vigueur de la 16e RGQ, le Conseil fédéral a décidé le 31 mai 2024 de renouveler les AEB à compter du 1er janvier 2025 jusqu’à l’entrée en vigueur de la 16e RGQ, soit pour une période de 3 ans au plus.
À l’entrée en vigueur de la 16e RGQ, la contribution maximale de la Suisse aux ressources générales du FMI passera d’environ 19 920 à quelque 17 933 millions de DTS. Cette baisse tient à ce que la contribution de la Suisse aux NAE (3,1 %) est relativement élevée par rapport à celle des autres pays et que la réduction des NAE a donc plus d’incidence sur la contribution de la Suisse que l’augmentation des quotes-parts.
Justification de la participation
La fonction de membre occupant un siège au Conseil d’administration et au Comité monétaire et financier international permet à la Suisse d’exercer une influence importante et de participer activement à l’organisation du FMI. En sa qualité d’économie dynamique très imbriquée dans l’économie mondiale, disposant qui plus est de sa propre monnaie et d’une place financière d’envergure, la Suisse a tout intérêt à ce que le FMI puisse mener sa mission avec efficacité.
D’après l’avis des membres du FMI, la dotation financière du FMI est généralement adaptée à un engagement efficace de l’institution dans le contexte actuel. Du fait de l’augmentation des quotes-parts et, partant, des ressources ordinaires du FMI, l’ensemble des pays membres renforceront la part du financement durable du FMI tout comme son rôle d’institution basée sur des quotes-parts. Renforcer la capacité du FMI à se financer par ses propres moyens permettra aussi à l’institution de mener à bien sa mission première avec efficacité et crédibilité, à savoir de garantir la stabilité du système monétaire et financier international.
Pour la Suisse, un pouvoir de vote adéquat est d’une importance majeure. Dans le cadre de la 16e RGQ, aucun compromis n’a été trouvé concernant l’adaptation des parts relatives, notamment pour les pays dont la position dans le système financier international a considérablement changé au cours des dernières décennies. Les discussions se poursuivront dès lors dans le cadre de la 17e RGQ, qui sera achevée dans les cinq années à venir.
Si elle ne participait pas à l’augmentation des quotes-parts prévue dans le cadre de la 16e RGQ, la Suisse tournerait le dos à une coopération multilatérale qui est cruciale pour elle. En comparaison avec d’autres pays, le net recul de sa part du montant total des quotes-parts et de son pouvoir de vote affaiblirait sa position internationale et remettrait notamment en question son rôle à la tête d’un groupe de vote. Si elle ne mettait pas en œuvre la 16e RGQ, la Suisse n’obtiendrait aucun avantage clair et prendrait une décision difficilement compréhensible sur le plan national et international.
Décision concernant la 16e RGQ et vue d’ensemble
En Suisse, la mise en œuvre de la 16e RGQ prévue dans la résolution 79‑1 du Conseil des gouverneurs du FMI du 15 décembre 2023 requiert les décisions suivantes:
– arrêté fédéral portant approbation de l’augmentation de capital du FMI (quotes-parts) et autorisant le Conseil fédéral à notifier l’approbation quant à l’augmentation des quotes-parts;
– arrêté fédéral portant approbation de la réduction des NAE et autorisant le Conseil fédéral à notifier l’adaptation des NAE;
– décision du Conseil fédéral du 31 mai 2024 concernant la prorogation de la participation aux actuels NAE pour 5 ans à compter du 1er janvier 2026;
– décision du Conseil fédéral du 31 mai 2024 concernant le renouvellement des AEB à partir du 1er janvier 2025 jusqu’à l’entrée en vigueur de la 16e RGQ, soit pour une période supplémentaire de 3 ans au plus.
Conséquences
Les contributions de la Suisse aux ressources du FMI sont versées par la BNS. En vertu de l’art. 3, al. 2, de la loi fédérale du 4 octobre 1991 concernant la participation de la Suisse aux institutions de Bretton Woods, la BNS est chargée de fournir les services financiers associés au versement des quotes-parts. Elle garantit le financement et encaisse les éventuels remboursements, intérêts et indemnisations. En vertu de l’arrêté fédéral du 10 septembre 2020 portant approbation de l’adhésion de la Suisse aux Nouveaux accords d’emprunt modifiés du Fonds monétaire international, la BNS accorde des prêts éventuels aux NAE.
Si le FMI recourt à la quote-part ou aux éventuelles contributions aux NAE, le montant restant est rémunéré aux conditions du marché. Les ressources sont mises directement et exclusivement à la disposition du FMI, et non pas des différents pays membres. Le risque de perte, qui est assumé par la BNS, peut donc être qualifié de très faible. Au besoin, la BNS peut en outre réclamer en tout temps les ressources sollicitées par le FMI. Celui-ci doit alors les restituer sans délai.
L’augmentation des quotes-parts liée à l’entrée en vigueur de la 16e RGQ mettra fin aux AEB, c’est-à-dire à la ligne de crédit de plus de 3662 millions de francs accordée par la BNS au FMI et garantie par la Confédération.
Conséquences pour la Confédération et la BNS
Les créances de la BNS sur le FMI sont enregistrées au bilan de la BNS. La limite de crédit non sollicitée par le FMI représente un engagement irrévocable et figure, à ce titre, dans les opérations hors bilan de la BNS (annexe des comptes annuels).
La Confédération ne garantissant pas les créances sur les quotes-parts, aucun engagement financier ne lui incombe, ni en raison de la quote-part existante ni en raison de son augmentation. Les créances de la BNS sur les NAE ne sont pas non plus garanties par la Confédération. Leur réduction n’aura donc aucune incidence sur les engagements financiers de la Confédération. En revanche, les créances de la BNS sur les AEB sont garanties par la Confédération. Du fait de l’expiration de ces accords, plus aucune ressource ne devrait être garantie par la Confédération en cas de besoin. Dans l’ensemble, le projet s’accompagnera d’un transfert des risques financiers, jugés très faibles, de la Confédération à la BNS.
Par rapport à la situation actuelle, l’adaptation des ressources du FMI prévue dans le cadre de la 16e RGQ ne générera pas de tâches supplémentaires et n’aura donc aucune conséquence sur le personnel.
Conséquences pour les cantons et les communes
L’octroi de la garantie n’aura aucune conséquence pour les cantons et les communes.
Conséquences économiques
L’économie suisse, qui se caractérise par son dynamisme et sa forte imbrication dans le commerce et les marchés financiers mondiaux, est tributaire de la stabilité, du bon fonctionnement et du développement du système monétaire et financier international. En permettant de réduire des déficits des balances de paiement de ses membres, le FMI contribue à la stabilité et à la résilience de l’économie mondiale. Les prêts qu’il octroie par l’intermédiaire de ses programmes visent à atténuer les conséquences économiques et sociales de crises, notamment dans les pays les plus pauvres et les pays émergents. Ainsi, les acteurs économiques, suisses compris, bénéficient d’un environnement international moins volatile et plus prévisible.
En participant à la 16e RGQ, la Suisse exercera pleinement son rôle de membre du FMI et confortera sa position dans le système financier international. Elle pourra ainsi continuer à faire valoir son avis, de manière crédible et efficace, sur les questions économiques et financières dans les organes internationaux. En sa qualité d’économie dynamique très imbriquée dans le système international, la Suisse a tout intérêt à maintenir des conditions multilatérales réglementaires qui garantissent l’existence d’un système économique et financier ouvert et résilient.
Conséquences sociales
Afin d’assumer sa responsabilité en qualité de place économique et financière d’envergure basée sur des relations commerciales ouvertes, la Suisse se doit de s’engager dans les institutions de coopération internationale pour contribuer à un ordre économique solide et à un système financier et monétaire stable. Le FMI est un élément clé de la sécurité et du système financiers mondiaux. Par ses activités de conseil et de surveillance, il contribue dans une large mesure à la prévention des crises. Les prêts qu’il octroie permettent également d’atténuer les conséquences sociales immédiates des crises, notamment dans les pays les plus pauvres.
Conséquences environnementales
Dans son activité principale, qui consiste en la surveillance des politiques menées par ses membres dans le domaine monétaire et budgétaire et en matière de marchés financiers, le FMI s’est notamment intéressé de plus près aux questions environnementales et n’a cessé de développer ses compétences dans ce domaine. La consolidation des ressources du FMI rendra également possible l’octroi de prêts tenant compte des aspects climatiques de manière accrue, grâce à des instruments complémentaires idoines (facilité pour la résilience et la durabilité ou Resilience and Sustainability Facility).
Aspects juridiques
Constitutionnalité et conformité aux lois
Le projet d’arrêté fédéral faisant l’objet du présent message s’appuie sur les art. 54, al. 1, et 166, al. 2, de la Constitution9. En vertu de l’art. 2, al. 3, de la loi fédérale du 4 octobre 1991 concernant la participation de la Suisse aux institutions de Bretton Woods, la participation aux augmentations de capital du FMI est soumise à l’approbation de l’Assemblée fédérale. L’augmentation de 50 % de la quote-part de la Suisse au FMI, telle qu’elle est prévue dans le cadre de la 16e RGQ, entre dans le champ d’application de cette disposition. Il en va de même pour la réduction, importante sur le plan matériel, de la contribution aux NAE.
En vertu de l’art. 5, al. 3, de la loi du 3 octobre 2003 sur la Banque nationale10, la participation de la BNS à la coopération monétaire internationale et, partant, à l’augmentation proposée des quotes-parts repose sur la législation applicable en la matière. Sa participation aux NAE est régie par l’art. 1, al. 3 et 4, de l’arrêté fédéral du 10 septembre 2020 portant approbation de l’adhésion de la Suisse aux Nouveaux accords d’emprunt modifiés du Fonds monétaire international et par les art. 3, al. 2, 4 et 5 de la loi fédérale du 4 octobre 1991 concernant la participation de la Suisse aux institutions de Bretton Woods. Le Conseil fédéral reste donc compétent pour déclarer l’adhésion aux NAE et approuver les prorogations ultérieures en accord avec la BNS.
La 16e RGQ induira une nette augmentation de la quote-part de la Suisse au FMI. Elle fait partie d’un ensemble, ce qui signifie que les modifications des statuts requises par cette révision et par la réduction des NAE ne peuvent être approuvées individuellement, mais doivent être acceptées dans une seule et même résolution. C’est pourquoi l’adaptation des ressources est soumise à l’Assemblée fédérale dans un projet d’arrêté fédéral commun.
L’arrêté fédéral portant approbation de l’adaptation des ressources du Fonds monétaire international dans le cadre de la 16e révision générale des quotes-parts n’est pas sujet au référendum. La réglementation internationale qui doit être approuvée dans ce cadre n’entre pas dans le champ d’application de l’art. 141, al. 1, let. d, de la Constitution.
Compatibilité avec les obligations internationales de la Suisse
La Suisse a adhéré aux institutions de Bretton Woods en 199211. Elle participe à la 16e RGQ en vertu des droits et devoirs liés à sa qualité de pays membre du FMI. L’approbation de la résolution 79‑1 du 15 décembre 2023 relative à la mise en œuvre de la 16e RGQ s’inscrit dans la droite ligne des obligations contractées par la Suisse dans ce cadre. Il en va de même pour sa participation aux NAE.
Frein aux dépenses
Le projet d’arrêté fédéral faisant l’objet du présent message ne contient pas de dispositions relatives aux subventions et ne prévoit ni crédits d’engagement, ni plafonds de dépenses qui entraîneraient des dépenses supérieures à l’un des seuils définis par la loi. Il n’est donc pas soumis au frein aux dépenses.
Liste des abréviations
AEB | Accords d’emprunt bilatéraux |
BNS | Banque nationale suisse |
FMI | Fonds monétaire international |
NAE | Nouveaux accords d’emprunt |
RGQ | Révision générale des quotes-parts |
Contributions aux nouveaux accords d’emprunt (NAE)
En milliards de DTS | Actuels | Nouveaux | En % du total |
|---|---|---|---|
Japon | 67,0 | 56,1 | 18,5 % |
États-Unis | 56,4 | 47,2 | 15,6 % |
Chine | 31,7 | 26,6 | 8,8 % |
Allemagne (Deutsche Bundesbank) | 25,8 | 21,6 | 7,1 % |
France | 19,0 | 15,9 | 5,2 % |
Royaume-Uni | 19,0 | 15,9 | 5,2 % |
Italie | 13,8 | 11,5 | 3,8 % |
Arabie saoudite | 11,3 | 9,5 | 3,1 % |
Suisse (BNS) | 11,1 | 9,3 | 3,1 % |
Pays-Bas | 9,2 | 7,7 | 2,5 % |
Brésil | 8,9 | 7,4 | 2,4 % |
Inde | 8,9 | 7,4 | 2,4 % |
Russie | 8,9 | 5,4 | 1,8 % |
Belgique | 8,0 | 6,7 | 2,2 % |
Canada | 7,8 | 6,5 | 2,1 % |
Espagne | 6,8 | 5,7 | 1,9 % |
Corée | 6,7 | 5,6 | 1,8 % |
Mexique | 5,1 | 4,2 | 1,4 % |
Suède (Sveriges Riksbank) | 4,5 | 3,8 | 1,3 % |
Australie | 4,4 | 3,7 | 1,2 % |
Norvège | 3,9 | 3,3 | 1,1 % |
Autriche | 3,6 | 3,0 | 1,0 % |
Danemark (Danmarks Nationalbank) | 3,3 | 2,7 | 0,9 % |
Pologne (Narodowy Bank Polski) | 2,6 | 2,2 | 0,7 % |
Finlande | 2,3 | 1,9 | 0,6 % |
Irlande | 1,9 | 1,6 | 0,5 % |
Grèce | 1,7 | 1,3 | 0,5 % |
Portugal (Banco de Portugal) | 1,6 | 1,4 | 0,4 % |
Chili (Banco Central de Chile) | 1,4 | 1,2 | 0,4 % |
Singapour | 1,3 | 1,1 | 0,4 % |
Luxembourg | 1,0 | 0,8 | 0,3 % |
Philippines (Bangko Sentral ng Pilipinas) | 0,7 | 0,6 | 0,2 % |
Israël (Bank of Israel) | 0,7 | 0,6 | 0,2 % |
Chypre | 0,7 | 0,6 | 0,2 % |
Hong Kong (Hong Kong Monetary Authority) | 0,7 | 0,6 | 0,2 % |
Malaisie | 0,7 | 0,6 | 0,2 % |
Nouvelle-Zélande | 0,7 | 0,6 | 0,2 % |
Afrique du Sud | 0,7 | 0,6 | 0,2 % |
Thaïlande | 0,7 | 0,6 | 0,2 % |
Koweït | 0,3 | 0,3 | 0,1 % |
Total | 360,8 | 303,1 | 100,0 % |
Contributions aux lignes de crédit bilatérales (AEB)
Monnaie | Milliards | En % (DTS) | |
|---|---|---|---|
Japon | USD | 25,85 | 13,8 % |
Chine (People’s Bank of China) | USD | 21,22 | 11,3 % |
Allemagne (Deutsche Bundesbank) | EUR | 17,88 | 10,3 % |
France | EUR | 13,53 | 7,8 % |
Italie (Banca d’Italia) | EUR | 10,12 | 5,8 % |
Espagne | EUR | 6,40 | 3,7 % |
Corée | USD | 6,46 | 3,5 % |
Arabie saoudite | USD | 6,46 | 3,5 % |
Pays-Bas (De Nederlandsche Bank NV) | EUR | 5,86 | 3,4 % |
Royaume-Uni | DTS | 3,95 | 2,8 % |
Canada | DTS | 3,53 | 2,5 % |
Belgique (Banque nationale de Belgique) | EUR | 4,30 | 2,5 % |
Mexique (Banco de Mexico) | USD | 4,31 | 2,3 % |
Suisse (BNS) | CHF | 3,66 | 2,2 % |
Suède (Sveriges Riksbank) | DTS | 3,19 | 2,2 % |
Brésil (Banco Central do Brasil) | USD | 3,90 | 2,1 % |
Inde (Reserve Bank of India) | USD | 3,90 | 2,1 % |
Russie (Central Bank of the Russian Federation) | USD | 3,90 | 2,1 % |
Norvège (Norges Bank) | DTS | 2,59 | 1,8 % |
Pologne (Narodowy Bank Polski) | EUR | 2,70 | 1,6 % |
Autriche (Oesterreichische Nationalbank) | EUR | 2,64 | 1,5 % |
Australie | DTS | 1,99 | 1,4 % |
Danemark (Danmarks Nationalbank) | EUR | 2,28 | 1,3 % |
Algérie (Bank of Algeria) | USD | 2,15 | 1,1 % |
Türkiye (Central Bank of the Republic of Turkey) | USD | 2,15 | 1,1 % |
Finlande (Suomen Pankki) | EUR | 1,62 | 0,9 % |
Singapour (Monetary Authority of Singapore) | USD | 1,72 | 0,9 % |
Thaïlande (Bank of Thailand) | USD | 1,72 | 0,9 % |
Luxembourg | EUR | 0,89 | 0,5 % |
Afrique du Sud (South African Reserve Bank) | USD | 0,86 | 0,5 % |
Slovaquie | EUR | 0,67 | 0,4 % |
Tchéquie (Czech National Bank) | EUR | 0,65 | 0,4 % |
Pérou (Banco Central de Reserva del Perú) | DTS | 0,47 | 0,3 % |
Malaisie (Bank Negara Malaysia) | USD | 0,43 | 0,2 % |
Nouvelle-Zélande | USD | 0,43 | 0,2 % |
Philippines (Bangko Sentral ng Pilipinas) | USD | 0,43 | 0,2 % |
Slovénie (Banka Slovenije) | EUR | 0,39 | 0,2 % |
Chili (Banco Central de Chile) | DTS | 0,27 | 0,2 % |
Lituanie (Lietuvos Bankas) | EUR | 0,30 | 0,2 % |
Estonie (Eesti Pank) | EUR | 0,16 | 0,1 % |
Brunéi Darussalam | USD | 0,13 | 0,1 % |
Malte (Central Bank of Malta) | EUR | 0,11 | 0,1 % |
Total (en DTS) | DTS | 142,10 | 100,0 % |
Quotes-parts proposées
Mio DTS | En % | |
|---|---|---|
Afghanistan | 485,7 | 0,07 |
Afrique du Sud | 4 576,8 | 0,03 |
Albanie | 209,0 | 0,41 |
Algérie | 2 939,9 | 0,02 |
Allemagne | 39 951,6 | 0,16 |
Andorre | 123,8 | 0,00 |
Angola | 1 110,2 | 2,09 |
Antigua-et-Barbuda | 30,0 | 0,67 |
Arabie saoudite | 14 988,9 | 0,03 |
Argentine | 4 781,0 | 1,38 |
Arménie | 193,2 | 0,82 |
Australie | 9 858,6 | 0,08 |
Autriche | 5 898,0 | 0,04 |
Azerbaïdjan | 587,6 | 0,08 |
Bahamas | 273,6 | 0,22 |
Bahreïn | 592,5 | 0,02 |
Bangladesh | 1 599,9 | 1,34 |
Barbade | 141,8 | 0,01 |
Bélarus | 1 022,3 | 0,03 |
Belgique | 9 616,1 | 0,00 |
Belize | 40,1 | 0,14 |
Bénin | 185,7 | 0,05 |
Bhoutan | 30,6 | 0,06 |
Bolivie | 360,2 | 0,04 |
Bosnie et Herzégovine | 397,8 | 2,31 |
Botswana | 295,8 | 0,06 |
Brésil | 16 563,0 | 0,19 |
Brunei | 452,0 | 0,03 |
Bulgarie | 1 344,5 | 0,03 |
Burkina Faso | 180,6 | 0,04 |
Burundi | 231,0 | 0,06 |
Cambodge | 262,5 | 2,31 |
Cameroun | 414,0 | 0,00 |
Canada | 16 535,9 | 0,46 |
Cap-Vert | 35,6 | 0,02 |
Chili | 2 616,5 | 0,03 |
Chine | 45 724,4 | 0,37 |
Chypre | 455,7 | 6,39 |
Colombie | 3 066,8 | 0,06 |
Comores | 26,7 | 0,43 |
Congo (Kinshasa) | 243,0 | 0,00 |
Congo, République Démocratique | 1 599,0 | 0,03 |
Corée (Sud) | 12 874,1 | 0,22 |
Costa Rica | 554,1 | 1,80 |
Côte d’Ivoire | 975,6 | 0,08 |
Croatie | 1 076,1 | 0,15 |
Danemark | 5 159,1 | 0,72 |
Djibouti | 47,7 | 0,00 |
Dominique | 17,3 | 0,10 |
Égypte | 3 055,7 | 0,15 |
El Salvador | 430,8 | 0,43 |
Émirats arabes unis | 3 466,8 | 0,06 |
Équateur | 1 046,6 | 0,48 |
Érythrée | 54,9 | 0,01 |
Espagne | 14 303,3 | 0,05 |
Estonie | 365,4 | 0,02 |
Eswatini | 117,8 | 0,06 |
États-Unis | 124 491,3 | 0,02 |
Éthiopie | 451,1 | 0,43 |
Fidji | 147,6 | 0,51 |
Finlande | 3 615,9 | 4,22 |
France | 30 232,7 | 0,05 |
Gabon | 324,0 | 0,01 |
Gambie | 93,3 | 0,04 |
Géorgie | 315,6 | 5,58 |
Ghana | 1 107,0 | 0,15 |
Grèce | 3 643,4 | 0,08 |
Grenade | 24,6 | 6,46 |
Guatemala | 642,9 | 0,01 |
Guinée | 321,3 | 0,07 |
Guinée équatoriale | 236,3 | 0,51 |
Guinée-Bissau | 42,6 | 0,00 |
Guyana | 272,7 | 0,09 |
Haïti | 245,7 | 0,04 |
Honduras | 374,7 | 0,03 |
Hongrie | 2 910,0 | 0,01 |
Inde | 19 671,6 | 0,04 |
Indonésie | 6 972,6 | 0,03 |
Irak | 2 495,7 | 0,05 |
Iran | 5 350,7 | 2,75 |
Irlande | 5 174,9 | 0,97 |
Islande | 482,7 | 0,75 |
Israël | 2 881,4 | 0,35 |
Italie | 22 605,0 | 0,72 |
Jamaïque | 574,4 | 0,07 |
Japon | 46 230,8 | 0,40 |
Jordanie | 514,7 | 3,16 |
Kazakhstan | 1 737,6 | 0,24 |
Kenya | 814,2 | 0,11 |
Kirghizistan | 266,4 | 0,04 |
Kiribati | 16,8 | 0,00 |
Kosovo | 123,9 | 0,02 |
Koweït | 2 900,3 | 0,41 |
Laos | 158,7 | 0,02 |
Lesotho | 104,7 | 0,01 |
Lettonie | 498,5 | 0,07 |
Liban | 950,3 | 0,13 |
Liberia | 387,6 | 0,05 |
Libye | 2 359,8 | 0,33 |
Lituanie | 662,4 | 0,09 |
Luxembourg | 1 982,7 | 0,28 |
Macédoine | 210,5 | 0,03 |
Madagascar | 366,6 | 0,05 |
Malaisie | 5 450,7 | 0,03 |
Malawi | 208,2 | 0,76 |
Maldives | 31,8 | 0,00 |
Mali | 279,9 | 0,04 |
Malte | 252,5 | 0,04 |
Maroc | 1 341,6 | 0,19 |
Marshall, Îles | 7,4 | 0,00 |
Maurice | 213,3 | 0,03 |
Mauritanie | 193,2 | 0,03 |
Mexique | 13 369,1 | 1,87 |
Micronésie | 10,8 | 0,00 |
Moldova | 258,8 | 0,04 |
Mongolie | 108,5 | 0,02 |
Monténégro | 90,8 | 0,01 |
Mozambique | 340,8 | 0,05 |
Myanmar | 775,2 | 0,11 |
Namibie | 286,7 | 0,04 |
Nauru | 4,2 | 0,00 |
Népal | 235,4 | 0,03 |
Nicaragua | 390,0 | 0,05 |
Niger | 197,4 | 0,03 |
Nigéria | 3 681,8 | 0,51 |
Norvège | 5 632,1 | 0,79 |
Nouvelle-Zélande | 1 878,2 | 0,26 |
Oman | 816,6 | 0,11 |
Ouganda | 541,5 | 1,83 |
Ouzbékistan | 826,8 | 0,43 |
Pakistan | 3 046,5 | 0,00 |
Palaos | 7,4 | 0,08 |
Panama | 565,2 | 0,06 |
Papouasie-Nouvelle Guinée | 394,8 | 0,04 |
Paraguay | 302,1 | 0,28 |
Pays-Bas | 13 104,8 | 0,86 |
Pérou | 2 001,8 | 0,43 |
Philippines | 3 064,4 | 0,15 |
Pologne | 6 143,1 | 4,22 |
Portugal | 3 090,2 | 0,14 |
Qatar | 1 102,7 | 0,38 |
République centrafricaine | 167,1 | 0,03 |
République dominicaine | 716,1 | 2,70 |
République tchèque | 3 270,3 | 0,00 |
Roumanie | 2 717,1 | 0,00 |
Royaume-Uni | 30 232,7 | 0,00 |
Russie | 19 355,6 | 0,00 |
Rwanda | 240,3 | 0,01 |
Sainte-Lucie | 32,1 | 0,00 |
Saint-Kitts-et-Nevis | 18,8 | 0,00 |
Saint-Marin | 73,8 | 0,00 |
Saint-Vincent-et-les-Grenadines | 17,6 | 0,07 |
Salomon, Îles | 31,2 | 0,14 |
Samoa | 24,3 | 0,04 |
São Tomé-et-Príncipe | 22,2 | 0,82 |
Sénégal | 485,4 | 0,23 |
Serbie | 982,2 | 0,21 |
Seychelles | 34,4 | 0,12 |
Sierra Leone | 311,1 | 0,03 |
Singapour | 5 837,9 | 0,05 |
Slovaquie | 1 501,5 | 2,00 |
Slovénie | 879,8 | 0,12 |
Somalie | 245,1 | 17,40 |
Soudan | 945,3 | 0,64 |
Sri Lanka | 868,2 | 0,13 |
Soudan du Sud | 369,0 | 0,03 |
Suède | 6 645,0 | 0,93 |
Suisse | 8 656,7 | 1,21 |
Surinam | 193,4 | 0,04 |
Syrie (République arabe de) | 1 664,7 | 0,08 |
Tadjikistan | 261,0 | 0,67 |
Tanzanie | 596,7 | 0,01 |
Tchad | 210,3 | 0,03 |
Thaïlande | 4 817,9 | 0,00 |
Timor Leste | 38,4 | 0,10 |
Togo | 220,2 | 0,11 |
Tonga | 20,7 | 0,98 |
Trinité-et-Tobago | 704,7 | 0,05 |
Tunisie | 817,8 | 0,00 |
Turkménistan | 357,9 | 0,42 |
Turquie | 6 987,9 | 0,08 |
Tuvalu | 3,8 | 0,41 |
Ukraine | 3 017,7 | 0,09 |
Uruguay | 643,7 | 0,12 |
Vanuatu | 35,7 | 0,00 |
Venezuela | 5 584,1 | 0,78 |
Vietnam | 1 729,7 | 0,24 |
Yémen | 730,5 | 0,10 |
Zambie | 1 467,3 | 0,21 |
Zimbabwe | 1 060,2 | 0,15 |
Total | 715 666,8 | 100,00 |