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Formation. Offensive de la Confédération

Galli Remo · Conseil national · Berne · Groupe démocrate-chrétien

Ziel der Interpellation war eigentlich, bei den vielen, immer neuen Massnahmen und Vorstössen einmal eine Übersicht darüber zu erhalten, was wir bei der Bildungsoffensive machen. In Bezug auf die Lehrstellenbeschlüsse ist die Antwort gut, sehr interessant - da hat man eine Ahnung, wie das jetzt weiterläuft, und kann sagen: Erfolge sind da. Zusammengestellt wurden insbesondere auch die Anstrengungen in der Informatikausbildung, vom Basislehrjahr über die Berufslehren, die drei Pilotprojekte für Informatikschulen bis hin zu den Fachhochschulen - diese Liste ist, weil einiges neu in Gang geraten ist, sicher nicht mehr vollständig; dies, obwohl sie vor kurzem erstellt worden ist. Es kann aber festgestellt werden, dass die bisherigen Massnahmen wohl kaum genügen werden, um das Ziel, mit der Informatikausbildung im eigenen Lande genügend Leute bereitstellen zu können, kurzfristig zu erreichen - mittelfristig kann das Ziel nur teilweise erreicht werden.

Nun stelle ich die Frage zur Interpretation in den Raum, ob die Bildungsoffensive sich denn nur auf Lehrstellen und vor allem nur auf die Informatik beschränken darf. Es gibt andere neue Berufe - Berufe in der Wirtschaft ausserhalb der Informatik, die genauso wichtig werden, ich denke an Medizinalberufe, Umwelttechnik usw. -, wo wir genauso flexibel sein müssen, wo der Bund eigentlich Massnahmen ergreifen und uns auch zeigen sollte, wo er sie ergreifen will.

Das Zweite, was eigentlich nicht behandelt wird, ist der Bezug zur hohen und höchsten Bildung - bei den Massnahmen und bei der Finanzierung hat man praktisch immer nur die unteren Stufen erwähnt. Auch da müssen wir unbedingt viel tun, damit unsere Wirtschaft und unsere Forschung ihren Platz behalten können. Auch müssen wir aufpassen, dass Fachhochschulen und Universitäten nicht vermischt werden - für beide Bereiche muss die Zukunft gesichert werden. Die Offensive in der Weiterbildung - kürzlich haben wir gehört, dass der Bund hier neue Vorstellungen erarbeitet - wird hier in der Antwort nicht behandelt; dies aber wäre wichtig. Ich habe ein bisschen bedauert, dass diese Gesamtschau ein bisschen reduziert vorgenommen wurde. Vielleicht geschah dies, weil das Volkswirtschaftsdepartement allein und nicht gemeinsam mit dem Departement des Innern geantwortet hat.

Insofern bin ich nur teilweise befriedigt. Denn ich wüsste gerne - dann könnten wir auch besser handeln -, wo es im Bildungsbereich noch zusätzlichen Handlungsbedarf gibt.

Chappuis Liliane · Conseil national · Fribourg · Groupe socialiste

Depuis 1998, on parle beaucoup de l'offensive du Conseil fédéral pour une société de l'information et l'offensive de la formation. Plusieurs commissions d'experts ont établi des rapports contenant des propositions concrètes, ainsi que l'estimation des coûts y relatifs. Certaines commissions y travaillent encore.

La réponse du Conseil fédéral à l'interpellation Galli cite certaines mesures en voie de réalisation, mais ne fait aucune mention d'un concept global. Ces mesures prises en faveur de l'apprentissage et de la formation professionnelle étaient certes les bienvenues. L'effort devra cependant être maintenu, afin de mettre sur pied des formations dans les nouveaux métiers qui se dessinent actuellement, ainsi que de permettre la mise en oeuvre de nouvelles formes d'apprentissage. Les mesures pour favoriser l'accès des filles aux professions traditionnellement masculines ont également apporté une légère amélioration, mais elles devront encore être intensifiées pour atteindre les buts fixés.

Dans les domaines de l'informatique et des technologies de l'information et de la communication, les formations de base en informatique rencontrent un succès impressionnant, tant au niveau des apprentissages que des formations dans les HES.

Toutefois, peut-on parler dans ce cas d'une offensive générale de formation? Nous avons l'impression plutôt qu'on réagit au coup par coup, qu'on joue aux pompiers, en éteignant les incendies là où ils sont les plus importants. Il manque un concept global qui prenne en compte l'ensemble de la problématique de la formation. A l'encontre des autres pays européens qui ont également lancé des offensives de formation et voté des budgets y relatifs, la Suisse se contente de parer au plus urgent. Il est absolument nécessaire que tous les milieux de la formation se concertent, tant au niveau de la Confédération qu'à celui des cantons, pour aboutir à un programme de réalisation d'une offensive de la formation et votent les budgets y relatifs. Sans cela, il faut cesser de parler d'offensive de la formation.

Je cite un extrait du deuxième rapport du groupe de coordination "Société de l'information" à l'intention du Conseil fédéral: "L'utilisation des technologies de l'information et de la communication modifiera considérablement notre économie, tout en influençant durablement l'évolution de la société. La connaissance est l'une des principales ressources de notre économie nationale, et les services liés au savoir constituent un facteur déterminant pour la prospérité de la place économique suisse. Le niveau de qualification de l'ensemble de la population, à savoir égalité des chances également pour les personnes défavorisées sur le plan financier, en rapport avec les nouvelles technologies de l'information et de la communication, est l'un des plus grands défis de ces prochaines années."

L'économie - la "new economy" - et les changements politiques qui se profilent - le gouvernement électronique - supposent que les citoyens soient formés dans le domaine du numérique. Il convient en outre de lutter contre l'apparition d'une société à deux vitesses au moyen d'un système de formation dynamique et novateur. Sur ce plan, il appartient à la Confédération de donner des impulsions et de lancer des programmes ciblés.

Ce groupe d'experts a recommandé au Conseil fédéral de prendre dès 2001 des mesures d'urgence pour un montant de 80 millions de francs par année dans trois secteurs: formation continue du corps enseignant pour la société de l'information, formation dans des salles de cours virtuelles, lancement d'un programme pour les milieux moins touchés par la formation.

La réponse du Conseil fédéral ne va pas dans ce sens, nous le regrettons. Il est temps de passer des rapports aux actes afin que l'on puisse enfin parler d'une réelle offensive de la formation en Suisse.

Couchepin Pascal · BR-M · Conseil fédéral · Valais

"Offensive de la Confédération": l'usage de termes militaires déserte de plus en plus les enceintes du Département militaire pour se concentrer dans la bouche de ceux qui, généralement, n'aiment pas tellement le langage martial.

Eh bien, faut-il faire une "offensive de la Confédération" en matière de formation? Je crois que c'est un but permanent de l'Etat, dans ce pays, de faire une offensive de la formation. C'est un but tellement permanent qu'il n'y a pas besoin, à un certain moment, de voter des crédits extraordinaires, d'une certaine manière dans le désordre, pour accentuer encore un effort qui est constant, qui est profond, au niveau primaire. Regardez tous les débats qui se passent dans les cantons sur ce qu'on doit enseigner à l'école en matière de langues, ou dans d'autres domaines. Comment est-ce qu'on améliore la formation pédagogique des maîtres, comment est-ce qu'on améliore la transmission du savoir? Au niveau secondaire, la réforme des maturités; et maintenant, ce qui me paraît extrêmement important et qui pourrait être l'occasion d'un large débat sur les diverses conceptions de la formation en Suisse: la loi sur la formation professionnelle, qui est maintenant soumise à l'examen des commissions spécialisées du Parlement.

Mais ce n'est pas tout, il y a aussi la réforme des HES, qui fait partie de ce que l'on pourrait qualifier d'offensive de la Confédération, et aussi l'amélioration constante du système de financement de la recherche, la collaboration avec les universités et l'appui aux écoles polytechniques.

Si l'on regarde ce qui a été fait au cours de ces années, de manière fondamentale, la vague de fond est impressionnante, et elle se poursuit. Mais il y a eu aussi des actions partielles, notamment les arrêtés sur les places d'apprentissage: il y en a eu plusieurs, grâce au Parlement et aussi avec l'accord du Conseil fédéral.

Faut-il en permanence, chaque fois qu'un programme extraordinaire a été achevé, lancer un nouveau programme extraordinaire ou vaut-il mieux, comme nous le pensons, réformer la loi sur la formation professionnelle et les instruments législatifs dont on dispose, pour que cette offensive ne soit pas faite de pointes successives d'actions limitées dans le temps, mais soit véritablement une action de fond qui porte ses fruits en profondeur et en largeur dans l'espace et dans le temps.

Ca ne veut pas dire qu'à l'avenir - et je tiens à le préciser - la Confédération ne sera pas décidée à intervenir dans certains domaines particuliers. Je ne vous cache pas qu'actuellement, des services de mon département sont en train d'étudier, avec de grandes entreprises des télécommunications, le moyen de faire accéder davantage de jeunes Suisses aux nouvelles méthodes, aux nouvelles techniques de l'information et de l'informatique.

Je réserve donc un certain nombre de programmes possibles qui sont en train d'être évalués et qui pourraient être soumis au Parlement ultérieurement. Je réserve ces points-là et je dis que l'interpellation Galli porte sur quelque chose qui nous paraît essentiel: la formation. Il n'est pas nécessaire de faire des offensives ciblées et limitées dans le temps, il faut une action en profondeur, et les réformes qui sont en cours répondent à cette exigence.

Seiler Hanspeter · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Der Interpellant ist teilweise befriedigt.