98.009
Mesures tendant à l'amélioration de l'efficacité et de la légalité dans la poursuite pénale. Modification de lois
Lauper Hubert · Conseil national · Fribourg · Groupe démocrate-chrétien
La loi dont nous liquidons les divergences aujourd'hui a pour but d'instituer de nouvelles compétences de procédure en faveur de la Confédération dans les domaines du crime organisé et de la criminalité économique. Pour ce faire, le Conseil fédéral nous a soumis un certain nombre de modifications du Code pénal suisse et de la loi fédérale sur la procédure pénale.
Si le projet du Conseil fédéral a passé presque sans encombre le cap du Conseil des Etats, il n'en a pas été de même dans notre Conseil, puisque nous avons un peu malmené l'article 340bis CP. Je vous rappelle que le Conseil fédéral voulait permettre au Ministère public de la Confédération de se saisir des causes en matière de crime organisé et de criminalité économique, mais sous forme de la "Kann-Vorschrift", c'est-à-dire que cette disposition devenait le libre-service du Procureur général de la Confédération.
Nous n'avons pas voulu, en commission et dans ce Conseil, de cette manière de libre-service, et nous avons imposé la "Muss-Vorschrift", ce qui fait qu'en matière de crime organisé et de criminalité économique, le Ministère public de la Confédération doit se saisir, et il n'a pas le choix. Tout au plus a-t-on admis que, dans les enquêtes simples, il pouvait déléguer l'instruction, l'accusation et le jugement aux cantons.
Le Conseil des Etats a pratiquement suivi les décisions du Conseil national et, à part quelques petites modifications rédactionnelles, nous pouvons dire que nous pouvons nous satisfaire du texte tel qu'il est ressorti du Conseil des Etats. Nous obtenons ainsi satisfaction sur cette question de principe de la saisie, par le Ministère public de la Confédération, des actes punissables en matière de crime organisé et de criminalité économique.
Je vous propose donc d'approuver les propositions de la Commission des affaires juridiques d'adhérer aux décisions du Conseil des Etats.
Tschäppät Alexander · Conseil national · Berne · Groupe socialiste
Es gibt nur noch eine kleine Differenz: In Bagatellfällen kann die Kompetenz künftig ohne Problem vom Bund an die kantonalen Strafverfolgungsbehörden delegiert werden; das, nachdem man bei der Bundeskompetenz bei der Muss-Formel verbleibt.
Die einstimmige Kommission für Rechtsfragen empfiehlt Ihnen, sich bei dieser Differenz dem Ständerat anzuschliessen und damit das Geschäft heute definitiv zu bereinigen.
Seiler Hanspeter · P-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Präsident (Seiler Hanspeter, Präsident): Die SVP-Fraktion teilt mit, dass sie sich den Anträgen der Kommission anschliesst.
Metzler Ruth · BR-F · Conseil fédéral · Appenzell Rh.-Int.
Die erweiterten Bundeskompetenzen bedeuten für den Bund personelle und finanzielle Mehraufwendungen; bisher haben wir dabei von Millionenbeträgen gesprochen. Nach den Schlussabstimmungen werden wir bei der Umsetzung aber nicht nur von Geld, sondern auch von Personen und Infrastrukturen sprechen müssen. Bevor der Bundesrat diese Vorlage in Kraft setzen kann, muss der Vollzug gesichert sein. Dies bedeutet, dass der Ausbau der Bundesanwaltschaft, der Untersuchungsrichterämter und des Bundesamtes für Polizeiwesen rasch an die Hand genommen werden muss. Da dabei keine Anfänger, sondern erfahrene Praktiker rekrutiert werden, muss das nötige Personal von den Kantonen geholt werden.
Im Sinne der Nachhaltigkeit dürfen wir bei den Kantonen nur so viel Substanz abschöpfen, wie dort auch Nachwuchs rekrutiert werden kann. Die Mehrbelastung wird mit einer zeitlichen Verschiebung zuerst bei der Polizei, dann bei der Bundesanwaltschaft und zuletzt bei den Untersuchungsrichtern anfallen. Der neue Bundesanwalt muss bereit sein, seine neuen Kompetenzen vorerst zurückhaltend wahrzunehmen. Bei den obligatorischen Fällen muss er die Schwelle der Internationalität und der Komplexität zu Beginn hoch ansetzen und nur wenige fakultative Fälle an sich ziehen.
Die Beachtung dieser Rahmenbedingungen wird es dem Bundesrat erlauben, auch diese Vorlage im Verlauf des zweiten Semesters 2000 in Kraft zu setzen. Aber die Räte und die Kantone müssen zustimmend zur Kenntnis nehmen, dass die volle Operationalität erst in einigen Jahren erreicht sein wird.
Intervention de procédure
1. Schweizerisches Strafgesetzbuch
1. Code pénal suisse
Ziff. I Art. 340bis Abs. 1; Ziff. II Art. 18bis Abs. 1bis
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Ch. I art. 340bis al. 1; ch. II art. 18bis al. 1bis
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
An den Ständerat - Au Conseil des Etats