10.099
Promotion civile de la paix au DDPS. Crédit-cadre 2012-2015
Eichenberger-Walther Corina · Mit-F · Conseil national · Argovie · Groupe radical-libéral
Der Bundesrat beantragt in seiner Botschaft einen Rahmenkredit von 20,4 Millionen Schweizerfranken zur Weiterführung der Unterstützung der Forschungsstelle für Sicherheitspolitik der ETH Zürich und für Kooperationsprojekte des VBS im Zeitraum 2012-2015. Der Bundesrat hat die Finanzierung der Genfer Zentren, über die am Donnerstag beraten wird, neu geregelt. Danach ist das VBS nicht mehr daran beteiligt, sondern sie werden nur noch vom EDA finanziert. Hingegen ist das VBS zuständig für den Beitrag an die Forschungsstelle für Sicherheitspolitik der ETH Zürich. Dieser Beitrag soll nun gemäss Bundesrat von wie bis anhin 26,4 Millionen auf 20,4 Millionen Franken gekürzt werden, wobei die zivilen Kooperationsprojekte des VBS 2 Millionen Franken beanspruchen.
Die Kommission diskutierte die Aktivitäten des Sicherheitszentrums, das als nationales Kompetenzzentrum eine internationale Ausstrahlung geniesst. Es ist hauptsächlich in der Forschung der Sicherheitspolitik, in der Unterstützung der akademischen Ausbildung der Berufsoffiziere der Schweizer Armee sowie in der Nutzung der Informationstechnologien zur Stärkung der schweizerischen Friedensförderung aktiv. Dabei fokussiert das Zentrum - das Center for Security Studies (CSS) - einerseits auf die neuen Risiken und Bedrohungen, insbesondere auf militärische Risiken, Proliferationsrisiken, Terrorismus und Cyberrisiken, andererseits aber auch auf die Rolle und den Wandel der für die Schweiz wichtigen Sicherheitsinstitutionen Uno, EU und Nato. Weiter stehen Fragen wie die folgenden im Vordergrund: Wie gross ist der Einfluss und sind die möglichen Folgen von regionalen Konflikten - z. B. im Kaukasus, in Zentralasien, in den nordafrikanischen Staaten - auf die Sicherheit der Schweiz und wie beeinflussen zerfallende Staaten, "failed states", und der Aufbau von Staaten die Sicherheit in unserem Land.
Die vom Bundesrat vorgeschlagene Kürzung war dem Center for Security Studies (CSS) bereits seit längerer Zeit bekannt. Der Ständerat stockte den Kredit wieder auf den ursprünglichen Betrag auf.
Die Kommission beschloss ohne Gegenantrag Eintreten. In der Detailberatung unterstützte die Mehrheit der Kommission mit 15 zu 9 Stimmen bei 1 Enthaltung den Entwurf des Bundesrates; die Kürzung war, wie gesagt, rechtzeitig vorangekündigt worden, und das CSS konnte sich darauf einstellen.
Die Minderheit I befürwortet den Beschluss des Ständerates, den Kredit wieder auf 26,4 Millionen Franken festzulegen; sie will wieder den ursprünglichen Betrag einsetzen, damit die Ausbildungslehrgänge generell und auch diejenigen der Berufsoffiziere wie bis anhin gewährleistet sind. Die Minderheit II will den Kredit auf 2 Millionen Franken kürzen, da die Ausrichtung des Zentrums nicht richtig sei und diese Mittel der Armee direkt zukommen sollten.
In der Gesamtabstimmung wurde der Entwurf mit 23 zu 2 Stimmen bei 0 Enthaltungen genehmigt. Die Kommissionsmehrheit beantragt Ihnen, dem Kredit gemäss Entwurf des Bundesrates zuzustimmen und die Minderheitsanträge abzulehnen.
Perrin Yvan · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Le crédit-cadre dont nous débattons maintenant ne touche désormais que le Centre de recherche sur la politique de sécurité de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich et les projets de coopération du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports. Le Conseil fédéral a en effet modifié les règles de financement des centres de Genève qui ne relèvent désormais plus du DDPS mais uniquement du Département fédéral des affaires étrangères.
Ce crédit-cadre a été ramené de 28,4 à 20,4 millions de francs dans le cadre des économies effectuées à tous niveaux dans l'armée, ceci conformément au programme de consolidation 2012/13.
Quelques mots sur ce dont il est question. Le centre de recherche de l'EPFZ présente trois points forts, à savoir la recherche appliquée, le soutien pour la formation académique des officiers professionnels de notre armée et l'utilisation des technologies de l'information pour renforcer la promotion de la paix.
Ces trois points forts sont constitués de cinq domaines de compétence: l'analyse des nouvelles menaces - prolifération, terrorisme et risques informatiques; l'étude des institutions de sécurité concernant notre pays - ONU, OTAN, notamment; l'analyse des nouvelles doctrines et innovations dans les domaines de la stratégie et de la doctrine; domaine d'une brûlante actualité également: l'étude des conflits locaux - Caucase, Asie centrale, monde arabe, Moyen-Orient et Afrique; et, pour terminer, le centre s'interroge sur l'influence de ces éléments sur la politique extérieure, la politique de sécurité et la politique de défense de notre pays.
Le centre offre deux filières de formation. La première, menée en collaboration avec l'Académie militaire de l'EPFZ, constitue la base académique pour les futurs officiers professionnels et la seconde propose l'obtention d'un master en politique de sécurité et gestion des crises.
Le centre fait connaître ses travaux par le biais de plusieurs publications: le bulletin annuel concernant la politique suisse de sécurité - "Bulletin zur schweizerischen Sicherheitspolitik"; l'étude, elle aussi annuelle, sur l'état de l'opinion publique concernant la politique extérieure et la sécurité de notre pays - "Sicherheit: Aussen-, sicherheits- und verteidigungspolitische Meinungsbildung im Trend"; des prises de position sur Internet concernant des sujets d'actualité; ainsi qu'une analyse approfondie des développements internationaux en matière de sécurité.
Ces divers domaines de compétence intéressent également la Commission de politique extérieure de notre conseil, qui recommande non seulement, par 14 voix contre 6, de poursuivre le soutien au Centre de recherche sur la politique de sécurité de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich, mais aussi, par 13 voix contre 7, de ne réduire le montant annuel alloué que de 500 000 francs et non pas de 2 millions de francs, suivant en cela le Conseil des Etats. Il convient de relever qu'une augmentation du montant alloué impliquerait des économies supplémentaires dans un autre domaine - en clair, ce qui serait en plus ici manquerait ailleurs.
Compte tenu de l'importance du rôle joué par le Centre de recherche sur la politique de sécurité de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich, l'entrée en matière sur ce crédit-cadre n'a pas été combattue.
Trois points de vue se sont affrontés lors de la discussion: nous avons eu la proposition défendue par la minorité II (Schlüer) visant à limiter le soutien du département aux seuls projets de coopération du DDPS, avec un montant annuel de 500 000 francs, soit 2 millions au total; il y a également eu la proposition défendue par la minorité I (Galladé) visant à adopter la version du Conseil des Etats, soit à n'économiser que 2 millions de francs, en passant d'un crédit-cadre d'un montant maximal de 20,4 millions de francs à un crédit-cadre de 26,4 millions de francs; enfin, la majorité de la commission propose de suivre le Conseil fédéral, soit la version initiale du projet.
Les défenseurs de la minorité II (Schlüer) soupçonnent le Centre de recherche sur la politique de sécurité de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich d'avoir pris fait et cause pour la coopération internationale et d'orienter les travaux et les publications y relatifs dans ce sens. Opposés au principe même de coopération, celles et ceux qui partagent cette opinion ne souhaitent évidemment pas soutenir financièrement un centre de recherche censé plaider dans le sens contraire.
Les partisans de la minorité I (Galladé) considèrent qu'une coupe de 25 pour cent est trop brutale et risque de remettre en question certaines prestations du centre, notamment le portail Internet, qui reçoit environ 1 million de visites chaque année. Les recherches et publications contribuent de manière notable à la promotion de la paix que notre pays mène au niveau international, prestation qui serait sans doute également touchée.
Ces positions n'ont pas trouvé grâce auprès de la majorité de la commission, qui s'est ralliée au projet du Conseil fédéral, estimant qu'il convient d'être conséquent dès lors qu'un programme d'économie a été mis en oeuvre, ce qui signifie que les coupes doivent s'imposer dans tous les domaines. En ce qui concerne la promotion de la paix, il a été rappelé que les montants alloués à l'aide au développement ont été considérablement augmentés lors de la session de printemps et que cette aide prévoit également des mesures en faveur de la résolution des conflits.
Au terme du débat, la commission s'est prononcée et vous recommande de soutenir le projet du Conseil fédéral. Elle vous demande de rejeter la minorité I (Galladé), par 15 voix contre 9 et 1 abstention, ainsi que la minorité II (Schlüer), par 18 voix contre 4 et 3 abstentions.
Galladé Chantal · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Die Forschungsstelle für Sicherheitspolitik der ETH Zürich ist ein nationales Kompetenzzentrum für Sicherheitspolitik mit internationaler Ausstrahlung und mit Renommee. Der Bundesrat und die Kommissionsmehrheit schlagen eine Kürzung des Rahmenkredites um 25 Prozent vor. Die Minderheit I folgt dem Ständerat und fordert einen Kredit von 26,4 Millionen Franken für die Jahre 2012 bis 2015 respektive von 6,6 Millionen Franken pro Jahr für das Center for Security Studies (CSS) der ETH Zürich. Dies entspricht immer noch einer Kürzung um 7 Prozent.
Das CSS ist im universitären Umfeld fest verankert und betreibt wertvolle Grundlagenforschung. Weiter werden dort wissenschaftliche Expertisen erstellt, übrigens auch für den Bund. Es wird dort ein wichtiger Beitrag zur Ausbildung der Berufsoffiziere geleistet, und die Schweizer Friedensförderung wird gestärkt. Ein weltweit führendes Informationsportal auf dem Internet für den ganzen Fachbereich "Internationale Beziehungen und Sicherheitspolitik" stellt ebenfalls einen wertvollen Beitrag dar. Pro Jahr wird dieses Internetportal von etwa einer Million Besucherinnen und Besuchern aufgesucht. Dieses Portal würde eine Kreditkürzung um 25 Prozent kaum überleben, was sehr bedauerlich wäre, denn es stellt einen wichtigen Beitrag der Schweiz an die Sicherheitspolitik dar. Dieser würde bei einer Streichung wegfallen.
Die SP-Fraktion wird deshalb dem Antrag der Minderheit I (Galladé) folgen und jenen der Minderheit II (Schlüer) ablehnen, weil dieser den Ertrag und die Arbeit der Forschungsstelle sowie deren Ausrichtung grundsätzlich infrage stellt.
Lang Josef · Mit-M · Conseil national · Zoug · Groupe des VERT-E-S
Eigentlich müssten wir knausriger sein, als die SVP-Fraktion es will, weil dieser Kredit unter anderem der Ausbildung von Berufsoffizieren dient, aber wir haben erstens kein Interesse an Berufsoffizieren ohne weiten Horizont, und zweitens hat die Forschungsstelle noch andere Aufgaben. Die Arbeit dieser Stelle ist sehr wertvoll, vor allem auch dank ihrer internationalen Einbettung. Es ist ein Denkfehler zu glauben, internationale Forschung bedeute bereits die Beteiligung an internationalen Militäreinsätzen. Forschung und Praxis sind zwei Paar Schuhe.
Selbstverständlich passt auch uns nicht alles, was diese Forschungsstelle tut. So wird gemäss unserer Einschätzung das Fiasko des "war on terror" zu wenig kritisch aufgearbeitet. Ein Glanzstück dieser Stelle ist aber die jährlich erscheinende Studie; dieses Jahr erscheint die Studie "Sicherheit 2011". Kernstück dieser Studien ist eine Umfrage, die jährlich bei etwa 1200 Personen gemacht wird. Wir alle leiden unter der grassierenden Umfragesucht, bei den meisten Umfragen liegt das Problem aber nicht in der Umfrage selber, sondern darin, dass sie nicht eingebettet ist, dass sie im luftleeren Raum schwebt. Das ist bei den Umfragen dieser Forschungsstelle jedoch gerade nicht der Fall. Seit etwa zwanzig Jahren werden immer wieder die gleichen oder ähnliche Fragen gestellt. Das macht diese Umfragen sinnvoll, denn es schafft die Möglichkeit, sicherheitspolitische Einstellungen zu vergleichen.
Ich bitte Sie, diese Forschungsstelle weiterhin zu unterstützen, und zwar im Sinn des grosszügigeren Antrages der Minderheit I (Galladé).
Malama Peter · Mit-M · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe radical-libéral
Die Forschungsstelle für Sicherheitspolitik der ETH Zürich (CSS) ist das wichtigste nationale Institut für schweizerische und internationale Sicherheitspolitik. Mit seiner Forschung und dem Bulletin zur Schweizer Sicherheitspolitik - wir haben es vorhin gerade zu Gesicht bekommen - und den CSS-Analysen zur Sicherheitspolitik liefert es wertvolle Analysen und Hintergrundinformationen zur Sicherheitspolitik auf wissenschaftlicher Basis. Dies ist seitens den Vorrednerinnen und -rednern auch weitgehend unbestritten.
Dass nun der Bundesrat angesichts der allgemeinen Sparbemühungen den Kredit um 25 Prozent zurückfahren will, ist trotz der guten Arbeit der Forschungsstelle für Sicherheitspolitik vertretbar und nicht eine grundsätzliche Absage an diese Forschungsstelle. Vielmehr hat der Bundesrat den Kontakt mit der Forschungsstelle frühzeitig gesucht, sie im Hinblick auf die absehbaren Einsparungen vorinformiert und involviert. Das Institut ist auf die Einsparung vorbereitet und konnte entsprechend budgetieren. Zudem kann der Bundesrat in Zukunft auch noch zusätzliche Aufträge vergeben und entsprechend entgelten. Das Institut ist also keineswegs in seiner Existenz bedroht.
Ausserdem hat der Bundesrat die Finanzierung der Genfer Zentren neu geregelt. Das VBS beteiligt sich richtigerweise nicht mehr an diesen Genfer Zentren; das tut nur noch das EDA, weil es ja prioritär mit aussenpolitischen Fragestellungen beschäftigt ist. Das VBS ist, wie seit rund zwanzig Jahren, für einen Beitrag an die ETH Zürich zuständig.
Wenn also bei der gesamten Armee gespart werden soll, im VBS Tausende von Stellen gestrichen werden und - Stand heute - die Ausrüstung der Soldaten teilweise mangelhaft ist, muss der Bundesrat bei seiner Führungsaufgabe, eine möglichst effiziente Allokation der äusserst knappen Mittel zu finden, unterstützt werden und darf nicht bei jedem einzelnen Sparprojekt ausgebremst werden. Wenn nun die Minderheit I möglichst viele Mittel beim CSS belassen möchte, so ist dies nichts anderes als ein Versuch, der Kernarmee möglichst wenig Mittel zukommen zu lassen; die radikalen Forderungen der Minderheit II wiederum sind schlicht der Versuch, eine unabhängige und wissenschaftlich fundierte Stimme in der Sicherheitspolitik totzusparen, weil diese immer wieder die eigenen Mythen widerlegt.
In Anerkennung der Arbeit der Forschungsstelle für Sicherheitspolitik, aber auch in Anbetracht der knappen Mittel für die Armee beantrage ich Ihnen im Namen der FDP-Liberalen Fraktion, auf die Vorlage einzutreten, der Mehrheit zu folgen und den Bundesrat in seinen Bemühungen um eine ganzheitliche Finanzplanung bei der Armee zu unterstützen.
Ich bitte Sie deshalb, die entsprechenden Minderheitsanträge abzulehnen.
Schlüer Ulrich · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Wir sind nicht konsequent dagegen, dass das VBS wissenschaftliche Fragen im Zusammenhang mit der Sicherheit abklären lässt und solches auch finanziert. Wir sind aber der Auffassung, dass das sogenannte Kompetenzzentrum für Sicherheitspolitik, das, wie sein Direktor immer wieder sagt, von internationaler Ausstrahlung sei, nicht durch das VBS finanziert werden sollte. Es ist unseres Erachtens ein Institut mit zwar geschwollenem Titel, aber mit relativ wenig Substanz.
Ich darf Herrn Kollege Malama beruhigen, es geht nicht darum, dieses Institut totzusparen. Wir finden das Institut vielmehr überflüssig. Deshalb sollte man ihm kein Geld geben. Es ist das intellektuelle Zentrum für das, was in der Schweiz mit der Armee XXI umgesetzt worden ist: Es lieferte die Theorie für diese auf Interventionismus ausgerichtete Reform, die in ihren wesentlichen Teilen schlicht und einfach gescheitert ist. Weshalb brauchen wir ein Institut, das den intellektuellen Unterbau garantiert für Reformen, die in die Irre führen und der Armee unendliche Probleme beschert haben, an denen sie jahrelang zu kauen hat, bis sie wieder auf Vordermann gebracht sein wird? Solches haben wir diesem Institut zu verdanken, das dem Dogma des Interventionismus verfallen ist.
Ich kann im Übrigen durchaus zwischen Forschung und Praxis unterscheiden und weiss, dass die Leute in diesem Institut nicht persönlich an Konfliktorten mit Waffen im Einsatz sind. Sie schaffen mit ihrer sogenannt wissenschaftlichen Arbeit aber die Voraussetzung dafür, dass uns im Parlament dann Vorhaben schmackhaft gemacht werden, weil soundsoviele andere Armeen Gleiches umsetzen würden. Diese Denkarbeit hat auch ihren Stellenwert. Wir erachten sie insgesamt als falsch.
Dabei anerkennen wir durchaus, dass die bereits zitierte Studienreihe "Sicherheit" von einem gewissen Wert ist. Wir lesen darin jeweilen mit Spannung die Statistik über die Art und Weise, wie sich das Schweizervolk zu Sicherheitsfragen und zur Neutralität äussert, und stellen beruhigt fest: Je mehr intellektuelle Arbeit in den Interventionismus gesteckt wird, desto mehr Rückhalt findet die Neutralität in der Bevölkerung - jetzt liegt die Zustimmung offenbar wieder bei über 90 Prozent. Die Bevölkerung erwartet also von der Sicherheitspolitik etwas völlig anderes, als es uns die Autoren dieser Studie immer empfehlen.
Ich wende mich speziell an die bürgerliche Ratsseite: Wenn ausgerechnet diejenigen, die für die Abschaffung der Armee eintreten, mehr Geld für dieses Institut einsetzen wollen, dann müsste das bei den Bürgerlichen doch eigentlich alle Rotlichter aufleuchten lassen und sie zur Erkenntnis bringen, dass man da Geld für etwas ausgeben will, das der Armee nichts bringt, ihr vielmehr Substanz raubt.
Ich bitte Sie - und werde das nachher im Zusammenhang mit dem Minderheitsantrag noch im Einzelnen begründen -, das ganze Vorhaben auf die Unterstützung der Einzelprojekte des VBS zu reduzieren und das Sicherheitsinstitut an der ETH nicht weiter zu finanzieren.
Glanzmann-Hunkeler Ida · Mit-F · Conseil national · Lucerne · Groupe PDC/PEV/PVL
Wer kennt sie nicht, die Analysen des CSS, des Center for Security Studies? Sie erscheinen immer Anfang Monat und zeigen die Sicherheitslagen zu ganz unterschiedlichen Themen auf, ganz besonders aber im internationalen Umfeld. Mit Interesse lese ich jeweils die Kurzanalysen, die den Fokus auf das aktuelle Weltgeschehen richten. Diese Studien sind nur ein Teil der Arbeiten, die die Forschungsstelle der ETH Zürich publiziert. Es gibt auch einen jährlichen Bericht zur Sicherheitspolitik in der Schweiz, eine jährliche Studie, die aussen-, sicherheits- und verteidigungspolitische Aspekte beinhaltet, es gibt die "Strategic Trends", die internationale sicherheitspolitische Entwicklungen betrachten, und es gibt weitere sicherheitsrelevante Untersuchungen. Herr Schlüer, es gibt nicht nur einen einzigen Bericht zur Sicherheit, es werden wirklich viele verschiedene Berichte erstellt.
Mit der Botschaft 10.099 und dem Rahmenkredit von 20,4 Millionen Franken unterstützen wir diese Arbeiten an der ETH für die Jahre 2012 bis 2015. Wir, die CVP/EVP/glp-Fraktion, begrüssen diese Arbeiten, denn sie positionieren die Schweiz als neutrales Land in der sicherheitspolitischen Frage im wissenschaftlichen Umfeld und liegen auch im sicherheitspolitischen Interesse der Schweiz.
Im Rahmen des Konsolidierungsprogramms hat der Bundesrat den jährlichen Beitrag um 2 Millionen Franken gekürzt. Entgegen der Meinung des Ständerates und der Minderheit I (Galladé) lehnen wir eine erneute Aufstockung ab und unterstützen die Vorlage des Bundesrates. Wir lehnen auch den Antrag der Minderheit II (Schlüer) ab und bitten Sie, ihn ebenfalls abzulehnen, damit diese sicherheitsrelevanten Studien auch in Zukunft weitergeführt werden können.
Wir bitten Sie, der Vorlage gemäss Entwurf zuzustimmen.
Maurer Ueli · BR-M · Conseil fédéral · Zurich
Vorab zu dieser Botschaft: Sie ist in dieser Form neu, weil der Bundesrat die Zuständigkeiten neu geregelt hat. Die Beiträge für die Genfer Zentren werden nicht mehr durch das VBS und das EDA aufgebracht, sondern nur noch durch das EDA. Damit, meine ich, haben wir viel von dem, was der Antrag der Minderheit II (Schlüer) zum Thema anspricht, eigentlich bereits etwas bereinigt. Die Internationalisierung, die Sie beklagt haben, wird in dem Sinne etwas gemildert, als sich die Armee auf ihren Kernauftrag, nämlich auf die Verteidigung, konzentriert und die Aussenpolitik, wenn Sie so wollen, und damit auch die Finanzierung der drei Genfer Zentren dem EDA überlässt.
Die Unterstützung der Forschungsstelle für Sicherheitspolitik der ETH ist nicht neu, das VBS macht das in diesem Bereich seit 25 Jahren. Jetzt schlagen wir Ihnen eine Kürzung um 25 Prozent vor. Das ist mit der Forschungsstelle abgesprochen. Der Betrag, den wir Ihnen jetzt noch vorschlagen, ist aber notwendig und zweckgebunden, weitgehend für die Ausbildung der Berufsoffiziere, die dort einen Teil ihrer Ausbildung absolvieren. Wir haben keine Alternative dazu. Wir erachten es als wichtig, dass Berufsoffiziere, die nachher unsere Kader und unsere Rekruten ausbilden, einen entsprechenden Background haben, und den erhalten sie an der ETH. Weiter gehende Studien sind damit weitgehend ausgeschaltet. Wenn wir also von der Forschungsstelle der ETH etwas möchten, müssten wir das speziell in Auftrag geben. Hier haben wir eigentlich einen Mittelweg gefunden, indem wir einen Beitrag ausrichten, der pauschal für die effektiven Leistungen gedacht ist, die wir beziehen. Die Kürzung um rund 25 Prozent ist für die ETH ein massiver Einschnitt, aber sie ist insgesamt nötig.
Ich bitte Sie also, dem Entwurf des Bundesrates zu folgen und den Antrag der Minderheit II (Schlüer) abzulehnen, denn der von ihr beantragte Betrag ist zu tief. Damit können wir die notwendigen Leistungen nicht mehr beziehen und müssen eine andere Vereinbarung abschliessen und über ein anderes Konto bezahlen. Ich bin für Transparenz. Was wir beziehen, bezahlen wir über diese Botschaft und über diesen Kredit.
Ich bitte Sie, auch den Antrag der Minderheit I (Galladé), den Betrag zu erhöhen, wie das der Ständerat vorsieht, abzulehnen. Ich sage das einfach, um es in Erinnerung zu rufen: Sie geben dem VBS nicht mehr Geld, wenn Sie diesen Rahmenkredit erhöhen, sondern Sie sagen einfach, wofür wir es ausgeben sollen. Wir müssen es dann in anderen Bereichen wieder einsparen.
Sie wissen, dass wir innerhalb der Armee an einem umfassenden Sparprogramm sind; wir betrachten jede Position gründlich und genau. Wir sind der Meinung, dass wir hier ohne Schaden kürzen können und dass somit der Betrag, den der Bundesrat Ihnen unterbreitet, der richtige ist. Es ist ein Sparprogramm, das ist richtig - wir sparen an allen anderen Orten auch -, aber es ist ja auch nicht nötig, dass wir mehr Geld geben, als dass wir Leistungen beziehen. Was wir hier beziehen, ist definiert und kann gemäss Antrag des Bundesrates auch bezahlt werden.
Wir haben die Gespräche mit der Forschungsstelle der ETH schon vor längerer Zeit aufgenommen. Sie hat sich auf die tieferen Beiträge eingerichtet; das gibt keine Probleme, sodass Sie also diesem Antrag des Bundesrates zustimmen können.
Insgesamt beziehen wir Leistungen für das, was wir vorschlagen. Es ist nicht nötig, mehr zu geben, der noch kleinere Betrag jedoch wird dem, was wir insbesondere für die Ausbildung an Leistungen brauchen, nicht gerecht.
Germanier Jean-René · P-M · Conseil national · Valais · Groupe radical-libéral
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition
Bundesbeschluss über einen Rahmenkredit zur Weiterführung der Unterstützung der Forschungsstelle für Sicherheitspolitik der ETH Zürich und der Kooperationsprojekte des VBS
Arrêté fédéral concernant un crédit-cadre pour la poursuite du soutien au Centre de recherche sur la politique de sécurité de l'EPF de Zurich et aux projets de coopération du DDPS
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Titre et préambule
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Art. 1
Antrag der Mehrheit
Abs. 1
Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
Abs. 2
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag der Minderheit I
(Galladé, Allemann, Birrer-Heimo, Chopard, Haller, Lachenmeier, Lang, Müller Geri, Voruz)
Abs. 1
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Antrag der Minderheit II
(Schlüer, Borer, Bortoluzzi, Miesch)
Abs. 1
Für die Jahre 2012 bis 2015 wird für die Weiterführung der Unterstützung der Kooperationsprojekte des VBS ein Rahmenkredit in der Höhe von höchstens 2 Millionen Franken bewilligt.
Art. 1
Proposition de la majorité
Al. 1
Adhérer au projet du Conseil fédéral
Al. 2
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Proposition de la minorité I
(Galladé, Allemann, Birrer-Heimo, Chopard, Haller, Lachenmeier, Lang, Müller Geri, Voruz)
Al. 1
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Proposition de la minorité II
(Schlüer, Borer, Bortoluzzi, Miesch)
Al. 1
Un crédit-cadre d'un montant maximal de 2 millions de francs est accordé pour la période 2012 à 2015 pour la poursuite du soutien aux projets de coopération du DDPS.
Galladé Chantal · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste
Ich kann es mit der Begründung meines Minderheitsantrages relativ kurz machen, ich habe sie ja bereits im Eintretensvotum mehr oder weniger vorgebracht. Uns dünkt es, dass es sicherheitspolitisch einen Verlust darstellt, wenn das Internetportal nicht mehr gleich oder gar nicht mehr weitergeführt werden kann. Es leuchtet uns keineswegs ein, wenn der Bundesrat jetzt sagt, es handle sich um ein Sparprogramm, und das mit einer gewissen Opfersymmetrie zu rechtfertigen versucht. Ein Sparprogramm kann auch intelligent angegangen werden, ein Sparprogramm kann auch bedeuten, dass man politisch Prioritäten setzt. Hier setzen wir wahrscheinlich nicht dieselben Prioritäten. Wir treten dafür ein, dass man in die Konfliktforschung, in die sicherheitspolitische Forschung, in die Grundlagenforschung investiert, dass man diesen Beitrag zur Friedensförderung leistet. Es stimmt nicht oder nur bedingt, dass wir, wie Herr Malama gesagt hat, einfach die Kernarmee schwächen wollten. Wir wollen einfach einen intelligenten Ansatz, eine Grundlage für eine intelligente Sicherheitspolitik.
Deshalb treten wir für diesen Minderheitsantrag ein und beantragen denselben Betrag, den der Ständerat beschlossen hat.
Schlüer Ulrich · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich möchte vorausschicken, dass ich zu den häufigen Gästen der Veranstaltungen dieses ETH-Institutes gehöre. Ich weiss, was dort gelehrt wird. Ich habe schon Einiges kritisiert, anderes aber auch gelobt. Als häufiger Gast bilde ich mir ein, in der Sache, um die es geht, einen guten Wissensstand zu besitzen.
Es ist heute eigentlich anerkannt, dass der Interventionismus, den man uns während zehn Jahren als zeitgemässe Doktrin schlechthin gepredigt hat, gescheitert ist. Überall, wo diese Interventionen erfolgten, versuchen sich die Interventionisten heute, bestenfalls noch unter Wahrung des Gesichtes aus Konfliktgebieten zurückziehen. Darüber werden keine Studien erarbeitet. Man hat sich darauf konzentriert, dass Interventionen der Menschheit den Segen bringen. Man ist nicht vorbereitet, jetzt einmal Analysen zu machen. Es fehlen Analysen darüber, was der Zentralismus, gerade auch in Europa, durch sein Scheitern, sicherheitspolitisch bewirken könnte. Darüber könnte man durchaus forschen - aber es passt nicht ins Weltbild, dem sich dieses Institut selbst verschrieben hat; darum findet nichts statt.
Dann ist mit diesem Institut noch eine Rechnung offen, die tatsächlich gravierend ist: Was dieses Institut im Zusammenhang mit der P-27 und den Anschlägen in Bologna verbreitet hat, hat mit Wissenschaft überhaupt nichts, mit übler Polemik dafür umso mehr zu tun; das muss hier klar festgestellt werden. Ich beziehe mich auf die Vorgänge, dass dieses Institut durch Herrn Daniele Ganser die Theorie verbreiten liess, Schweizer Offiziere steckten mit den Terroristen von Bologna unter einer Decke. Man hat die Theorie später zwar sang- und klanglos fallengelassen, revoziert hat man die Unterstellungen nie. Dazu ist festzuhalten: Wenn sich ein Institut an solchen, sogenannt wissenschaftlichen Leistungen messen lassen muss, ist das Resultat klar. Es genügt nicht, bloss ein bisschen Mittel zu kürzen. Es hat vielmehr keinen Platz für ein solches Institut.
Ich bin im Weiteren der Auffassung - und erlaube mir auch, das zu sagen -, dass die Akademisierung der Berufsoffiziere gründlich überdacht werden sollte. Sie entbehrt ja auch jeglicher Zugkraft. Könnte man nicht so und so viele Ausländer für die entsprechenden ETH- Kurse verpflichten, könnte man die Kurse wahrscheinlich gar nicht mehr durchführen. Da stimmt doch etwas nicht; und man löst dieses Problem nicht, indem man bloss etwas weniger Geld gibt und hofft, es komme dann alles besser. Die ungelösten Probleme sind darauf zurückzuführen, dass dieses Institut an der ETH falsch ausgerichtet ist. Deshalb sollte man das Geld für die Armee, die ihr Geld ja zusammenhalten muss, dort einsetzen, wo es wirkliche Bedürfnisse zu erfüllen gilt, nicht aber für ein Institut, dessen Leistungen fragwürdig sind.
Fiala Doris · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe radical-libéral
Herr Kollege Schlüer, ich kann Ihre Position aus Ihrer Sicht sehr gut nachvollziehen und weiss auch, dass es Ihnen vermutlich lieber wäre, die Welt würde in Chiasso enden. Nun wissen wir aber, dass dem nicht so ist. Das Institut kümmert sich deshalb um diese globalen Herausforderungen und Fragen. Meine Frage an Sie lautet nun: Ist es denn derart daneben, dass dieses Institut beispielsweise die Einsätze im Kosovo stützt? Sie und ich, wir sind beide besorgt ob der Migrationsströme, und ich denke, gerade die Leistung vor Ort in Kosovo ist eine positive. Das würde sogar Ihr Bundesrat Maurer bestätigen. Wir haben mit Kosovo eine Migrationspartnerschaft, die wir vermutlich sonst nicht hätten, und ein Rückübernahmeabkommen. Teilen Sie diese Meinung, oder sehen Sie das anders?
Schlüer Ulrich · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich danke für diese als Frage getarnte Erklärung. Wenn dieses Institut zu Kosovo etwas leisten würde, dann würde es jetzt die Frage beantworten, warum all die Länder, die ihr Engagement in Kosovo jetzt abbauen oder sogar annullieren, nicht mit Flüchtlingen überschwemmt werden. Dieses Dogma, das ständig verbreitet wird, mit der Realität aber in Widerspruch steht, wartet auf Hinterfragung.
Vote
Le président (Germanier Jean-René, président): Monsieur le conseiller fédéral Maurer renonce à prendre la parole. Les rapporteurs renoncent également.
Abs. 1 - Al. 1
Erste Abstimmung - Premier vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 98 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit I ... 59 Stimmen
Vote
Zweite Abstimmung - Deuxième vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 113 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit II ... 49 Stimmen
Abs. 2 - Al. 2
Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit
Adopté selon la proposition de la majorité
Vote
Ausgabenbremse - Frein aux dépenses
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Ausgabe ... 115 Stimmen
Dagegen ... 49 Stimmen
Das qualifizierte Mehr ist erreicht
La majorité qualifiée est acquise
Intervention de procédure
Art. 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil des Etats
Angenommen - Adopté
Vote
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes ... 115 Stimmen
Dagegen ... 50 Stimmen