12.3511, 14.4000
Titeläquivalenz für die höhere Berufsbildung / Lagebeurteilung zur Titeläquivalenz in der höheren Berufsbildung
Hêche Claude · P-M · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion
12.3511
Antrag der Mehrheit
Ablehnung der Motion
Antrag der Minderheit
(Zanetti)
Annahme der Motion
Proposition de la majorité
Rejeter la motion
Proposition de la minorité
(Zanetti)
Adopter la motion
14.4000
Antrag der Kommission
Annahme des Postulates
Proposition de la commission
Adopter le postulat
Le président (Hêche Claude, président): Vous avez reçu un rapport écrit de la commission. Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion 12.3511.
Seydoux-Christe Anne · Mit-F · Ständerat · Jura · Fraktion CVP-EVP
La Commission de la science, de l'éducation et de la culture s'est réunie le 21 octobre 2014 pour procéder à l'examen préalable de la motion visée en titre déposée le 13 juin 2012 par le conseiller national Matthias Aebischer. L'auteur de la motion charge le Conseil fédéral de revaloriser les diplômes de la formation professionnelle supérieure en leur donnant des noms modernes qui montrent clairement qu'ils sont équivalents à d'autres diplômes délivrés en Suisse et à l'étranger, par exemple "bachelor professionnel", "bachelor ES" ou "master professionnel". Cette modification de la loi sur la formation professionnelle devra, dans la mesure du possible, être effectuée parallèlement à l'élaboration de la loi sur la formation continue.
Je me permets de remarquer ici que l'auteur de la motion cite en exemple le "master professionnel" ou le "bachelor professionnel", mais que tous les textes que nous avons reçus et que toutes les auditions auxquelles nous avons procédé montrent bien que c'est ce type de dénomination qu'il s'agit d'introduire dans la formation professionnelle supérieure.
La commission propose, par 8 voix contre 1 et 4 abstentions, de rejeter la motion. Une minorité Zanetti propose d'adopter la motion et je vous suggère de lui donner la parole après coup.
Voici les arguments qui incitent la commission à rejeter cette motion. Monsieur Aebischer affirme que la formation professionnelle supérieure est la meilleure formation possible pour les professionnels de Suisse, affirmation à laquelle on peut tout à fait adhérer. Les titulaires d'un diplôme de formation professionnelle supérieure font partie de l'élite de leur profession à l'échelle mondiale, mais cette excellence, selon Monsieur Aebischer, ne serait pas reconnue à l'étranger en raison de la désignation actuelle des diplômes. L'auteur de la motion relève que l'OFFT a décidé d'élaborer un cadre national des certifications, fondé sur le cadre européen des certifications, soit le processus de Copenhague, mais il estime que cette mesure est insuffisante, car il est peu probable que les employeurs européens connaissent les cadres suisses et européens des certifications. Selon l'auteur de la motion, le choix de noms modernes pour ces diplômes permettrait de résoudre le problème; les désignations exactes devraient encore être étudiées.
Par ailleurs, il relève que le nouveau "bachelor professionnel" ne serait pas équivalent au bachelor délivré par les HES et les universités.
Dans son avis du 22 août 2012, le Conseil fédéral estime que l'introduction des titres bachelor et master dans la formation professionnelle supérieure est inappropriée. Elle entraînerait, d'une part, une confusion dans la structure des titres de la formation professionnelle et des hautes écoles - universités et hautes écoles spécialisées - et, d'autre part, une "académisation" regrettable de la formation professionnelle supérieure. Le Conseil fédéral rappelle, et je crois que c'est important, que les diplômes bachelor et master sont des titres académiques sanctionnant des études échelonnées; ils sont octroyés dans l'espace européen de l'enseignement supérieur - hautes écoles - par des hautes écoles reconnues, publiques ou privées. Par contre, les titres décernés dans la formation professionnelle supérieure, qui sont évidemment de grande qualité, sont des diplômes reconnus par l'Etat. Dans ce contexte, c'est la branche elle-même qui fixe les exigences liées aux diplômes. Le Conseil fédéral estime donc que c'est plutôt par la clarté et la spécificité du positionnement qu'il faut revaloriser ces diplômes. Le niveau des diplômes et les différences de contenu doivent refléter en conséquence les besoins différenciés du marché du travail.
Avec le processus de Copenhague, un cadre national des certifications a été élaboré pour les diplômes de la formation professionnelle; il est entré en vigueur en octobre 2014. Ce cadre national, tout comme le cadre européen des certifications et les suppléments au diplôme, doit faciliter la comparabilité et la transparence des diplômes de la formation professionnelle dans le système de formation et accroître la mobilité des travailleurs.
Malgré l'opposition du Conseil fédéral, le Conseil national a adopté la motion par 93 voix contre 80 et 16 abstentions. Ces abstentions ont permis à la motion de passer le cap du Conseil national, ce qui montre tout de même qu'il y avait un certain scepticisme au niveau de la première chambre.
La commission estime qu'il y a lieu de prendre certaines mesures afin de simplifier la dénomination des titres dans la formation professionnelle supérieure. Elle reconnaît l'importance de la formation professionnelle supérieure et est consciente des difficultés auxquelles doivent faire face les personnes qui, avec leur diplôme suisse, postulent à des postes à l'étranger. Cependant, elle propose de rejeter la motion, car elle n'est pas persuadée que les solutions proposées dans celle-ci constituent un moyen adéquat pour renforcer la formation professionnelle supérieure.
Selon la majorité de la commission, la création de titres de "bachelor professionnel" ou de "master professionnel" risquerait de semer la confusion avec les diplômes académiques et de mettre les hautes écoles dans une position incertaine. Je relève à ce propos que le bachelor introduit au niveau des hautes écoles spécialisées l'a été dans l'idée de disposer d'un bachelor professionnalisant, déjà à l'époque. Il existe donc effectivement un risque de confusion. Par ailleurs, en Suisse, les titres de la formation professionnelle supérieure sont reconnus par le monde du travail, le taux d'activité des diplômés de la formation professionnelle est supérieur à celui des diplômés des hautes écoles, notamment chez les femmes, et le manque de personnel qualifié est plus marqué dans les professions pour lesquelles il faut un diplôme de formation professionnelle supérieure.
Il faut aussi éviter un allongement et une scolarisation de la formation professionnelle supérieure qui risquerait ainsi de se rapprocher des standards fixés par le système de Bologne et de mener à une "académisation" de la formation professionnelle supérieure.
Nous devons continuer à valoriser les compétences professionnelles des diplômés de la formation professionnelle supérieure. Or, un "bachelor professionnel" ou un "master professionnel" risqueraient d'être considérés, sur le marché du travail, comme des titres délivrés au rabais. Par ailleurs, l'Allemagne et l'Autriche ont refusé l'introduction du bachelor professionnel alors que, dans d'autres pays européens, ce titre concerne des diplômes des hautes écoles, et non pas de la formation professionnelle supérieure.
En fin de compte, il est essentiel de pouvoir déterminer les compétences professionnelles des titulaires de diplômes de la formation professionnelle supérieure, ce que les mesures déjà prises et à venir du Conseil fédéral, notamment le supplément de diplôme en anglais et le cadre national des certifications, devraient permettre.
La commission a rejeté une proposition visant à reporter l'examen de la motion, mais a approuvé à l'unanimité le postulat CSEC-CE 14.4000, "Appréciation de la situation en matière d'équivalence des titres de la formation professionnelle supérieure". Ce postulat charge le Conseil fédéral de présenter un rapport sur la question de l'équivalence des titres de la formation professionnelle supérieure. Je suis satisfaite de constater que le Conseil fédéral propose d'adopter ce postulat, qui demande que le rapport comprenne notamment les éléments suivants:
1. la situation sur le marché du travail national des diplômés de la formation professionnelle supérieure et leur mobilité au niveau international;
2. l'efficacité des mesures existantes pour faciliter l'accès aux hautes écoles et favoriser la reconnaissance internationale des titres de la formation professionnelle supérieure;
3. des propositions visant à clarifier la structure des titres de la formation professionnelle supérieure, afin d'améliorer leur positionnement sur le marché du travail national et international;
4. la traduction claire des titres et diplômes dans les suppléments aux diplômes; la traduction des titres et diplômes doit pouvoir être comparée le plus possible avec celle des titres académiques.
Je vous invite à suivre la position de la majorité très nette de la commission, qui propose de rejeter la motion. Par contre, je vous invite à adopter le postulat de la commission, qui devrait permettre de débloquer la situation et d'avancer.
Zanetti Roberto · Mit-M · Ständerat · Solothurn · Sozialdemokratische Fraktion
Wir haben in dieser Frage zuerst einmal eine ganz wichtige Gemeinsamkeit, nämlich dass alle in der Kommission und wohl auch hier im Rat überzeugt davon sind, dass die höhere Berufsbildung in der Schweiz wirklich ein Schmuckstück ist. Da sind wir uns alle einig, und alle wollen das Beste für diese höhere Berufsbildung. Wir unterscheiden uns in der Analyse bezüglich des richtigen und vielleicht auch kürzesten Weges.
Ich habe im Vorfeld der Debatte eine Unmenge an Zuschriften und Reaktionen erhalten. Ich habe wirklich gestaunt, mit welchem Engagement man sich um diese Etikettenfrage kümmert. Ich bin sehr zuversichtlich: Wenn man sich um die Inhalte ebenso engagiert kümmert wie um die Bezeichnung, dann können wir für die Zukunft der höheren Berufsbildung wirklich beruhigt sein.
Ich empfand den ganzen Streit ein bisschen wie einen Streit um des Kaisers Bart im Elfenbeinturm der Bildungs- und sogar Berufsbildungsspezialistinnen und -spezialisten - ich bin das ausdrücklich nicht. Etiketten haben ja auch eine Wirkung nach aussen, deshalb kann ich vielleicht ein bisschen beurteilen, wie die ganze Debatte auf jemanden wirkt, der relativ unverkrampft und ohne allzu viel Sachverstand an die Sache herangeht. Da haben mich die Argumente des Motionärs eigentlich überzeugt. Das sagt auch die Kommission.
Insbesondere bei Leuten, die sich im Ausland um eine Stelle bewerben, kann die sehr spezielle Berufsbezeichnung, wie wir sie hier in der Schweiz kennen, zu Schwierigkeiten führen. Sie kann dazu führen, dass bei einem Bewerbungsverfahren, wenn eine grosse Menge von Bewerbungen eingeht, die schweizerische Bewerbung bereits in der ersten Runde rausfällt, weil kein Mensch weiss, was diese Berufsbezeichnung eigentlich genau bedeuten soll. Ich verspreche mir von einer modernen englischen Berufsbezeichnung, dass Bewerberinnen und Bewerber im Ausland dann auf eine erste Shortlist kommen und erklären können, welches ihre Kompetenzen sind. Dann sind ihre Wettbewerbschancen zumindest ein bisschen besser als ohne diese englische Spezifizierung.
Dann geht es aber auch um die Wirkung im Innern. Wenn sich eine 14- oder 15-jährige junge Frau oder ein junger Bursche entscheiden muss, ob er jetzt einen Berufsbildungsweg einschlagen soll oder an die Mittelschule und danach an die Hochschule gehen soll, dann könnte er unter Umständen ein bisschen verunsichert sein, weil er weiss, dass ihm irgendwann einmal der Weg verbaut ist, wenn er jetzt eine Schreinerlehre macht. Wenn er aber ins Gymnasium geht, kann er dann einmal einen Bachelor- oder Master-Abschluss oder was auch immer erlangen. Ich bin überzeugt, dass diese Öffnung der Begriffe auch für den Berufsfindungsprozess junger Schweizerinnen und Schweizer oder junger Inländerinnen und Inländer Vorteile bringen kann.
Das sind für mich eigentlich die beiden wichtigsten Argumente, wieso ich den Weg, den Nationalrat Aebischer vorschlägt, beschreiten möchte.
Zu den Einwänden, die hauptsächlich gemacht worden sind: Ein Haupteinwand ist, dass das zu Verunsicherungen und zu Vermischungen führen könnte. Da bin ich ein bisschen irritiert. Als Primarschüler kannte ich an meiner Volksschule eine dreigliedrige Oberstufe: Oberschule, Bezirksschule, Sekundarschule. Jeder Primarschüler wusste, welche Anforderungsprofile dort in etwa erfüllt sein mussten. Von einem Primarschüler erwartet man, dass er drei unterschiedliche Bezeichnungen der weitergehenden Bildung unterscheiden kann, und hier sagen wir, dass ein HR-Verantwortlicher verunsichert sei, wenn er plötzlich Bachelor und Professional Bachelor auseinanderhalten soll.
Ich nehme ein anderes Beispiel: Wir alle kennen den Unterschied zwischen einem Gemeinderat, einem Kantonsrat und einem Ständerat, obwohl es jedes Mal um einen Rat geht. Da sollte es doch auch möglich sein, zwischen einem Professional Bachelor, einem Fachhochschul-Bachelor und einem Universitäts-Bachelor zu unterscheiden. Wenn das ein HR-Verantwortlicher nicht kann, dann müssen wir nicht die Titel ändern, sondern die HR-Verantwortlichen auswechseln. Deshalb erachte ich die Vermischungs- oder Verwechslungsgefahr als irrelevant.
Dann wird moniert, dass das zu einer Akademisierung der Berufsbildung führen könnte. Dieses Problem sehe ich schlicht und einfach nicht. Es geht ja wirklich nur um eine Etikette. Sie können an eine Süssmostflasche eine Calvados-Etikette kleben - deshalb wird dieser Süssmost doch nicht zu Calvados! Wenn wir einen Bildungsinhalt haben und den anders etikettieren, dann ändert doch der Bildungsinhalt nicht. Da wird irgendetwas verwechselt, was nicht verwechselt gehört. Deshalb sehe ich auch da eigentlich kein Problem.
Dann wird jeweils ein weiterer Einwand angeführt, dass nämlich dieser Bachelor oder Master zu einem Zweitklass-Bachelor oder Zweitklass-Master verkommen könnte, was die Berufseinstiegschancen entsprechender Titelträgerinnen oder Titelträger verschlechtern könnte. Da muss ich Ihnen sagen: Das hat mit der Wertschätzung gegenüber der Berufsbildung zu tun! Wenn jemand die Berufsbildung geringer schätzt als die akademische Bildung, dann wird er tatsächlich auch die Titulatur entsprechend geringer schätzen. Das hat mit Einstellungen zu tun. Bekanntlich kann man Einstellungen nicht ändern, man kann bloss Meinungen ändern. Aber ich glaube nicht, dass die Wertschätzung der Berufsbildung an der Titulatur hängt. Entweder wird diese wertgeschätzt oder eben nicht, unabhängig von der Titulatur.
Aus all diesen Gründen finde ich, dass mit einer Vereinfachung der Titulatur die Chancen auf dem internationalen Arbeitsmarkt verbessert werden. Die Wettbewerbssituation der Berufsbildung in der Rekrutierung von talentierten Berufsbildungskandidatinnen und -kandidaten wird verbessert. Die Berufsbezeichnung im Innern kann beibehalten werden, wie wir sie bis jetzt gehabt haben. Der Bäckermeister oder Schreinermeister wird also Bäckermeister oder Schreinermeister heissen, aber in seinem Diplomzusatz hat er dann noch diese englische Lizenz, sodass er auf dem internationalen Arbeitsmarkt eine bessere Chance hat.
Das sind die Beweggründe, die mich zu meinem Minderheitsantrag veranlasst haben. Schlussendlich finde ich: Wenn es einfach geht, wieso soll man die komplizierte Variante wählen? Ich habe nichts dagegen, wenn wir den komplizierten Umweg über das Postulat auch noch ins Auge fassen. Aber eigentlich ist mir, nach dem Prinzip "Lieber einfach statt kompliziert", der schnelle, unkomplizierte Weg über die Motion lieber, wenn sich diese beiden Varianten anbieten.
Deshalb lade ich Sie ein, die Motion anzunehmen. Ich glaube nicht, dass dadurch Schaden verursacht wird, ich sehe vielmehr einige Chancen für die höhere Berufsbildung.
Bischofberger Ivo · 2VP-M · Ständerat · Appenzell I.-Rh. · Fraktion CVP-EVP
Bereits in der Kommission habe ich klar die Meinung vertreten, dass die Motion Aebischer Matthias "Titeläquivalenz für die höhere Berufsbildung" nicht einfach ohne etwas Adäquates abgelehnt werden darf. Denn es ist ein Faktum, dass der Inhalt respektive die Forderungen der Motion unter den Nägeln brennen - das haben wir aus den vorangehenden Voten gehört - respektive schon seit längerer Zeit von Gegnern und Befürwortern zum Teil äusserst kontrovers diskutiert werden. Entsprechend muss dies einer Lösung zugeführt werden, muss allenfalls der kleinste gemeinsame Nenner gefunden werden.
So lehnen beispielsweise die Vertreter der Fachhochschulen Schweiz die Einführung von neuen Titeln insbesondere mit den Bezeichnungszusätzen Bachelor und Master mit der folgenden Begründung ab: Dadurch werde eine Ausweitung der Titelvielfalt geschaffen, welche Verwirrung schaffe und einer verstärkten Akademisierung das Wort rede; dies, obwohl sie selber sich mit ihrer Forderung, das Dissertationsrecht zu erhalten, der universitären Welt nähern und Titel anstreben, welche in dieser Terminologie im Ausland nicht existieren und auch im Bologna-System nicht vorgesehen sind. Die Vertreter der höheren Berufsbildung betonen sodann ihrerseits, mit solchen neuen Titeln verhindern zu wollen, dass sich eine fragwürdige akademische Bewegung in Richtung komplexer Passerellen und Zusammenarbeit mit ausländischen und teilweise inländischen Hochschulen entwickelt und die Ausbildungen der höheren Berufsbildung zu Zubringerqualifikationen für Fachhochschul-Studiengänge degradiert werden.
Eines ist in diesem Disput aber klar festzustellen, nämlich dass die höhere Berufsbildung eine grosse Heterogenität aufweist und sich speziell dadurch auszeichnet, dass sie schulische Lernprozesse mit praktischer beruflicher Erfahrung verknüpft und damit eine Ausprägung von Kompetenzen und deren Performance in der Praxis weitgehend garantiert. Dabei werden seit der Einführung des neuen Berufsbildungsgesetzes von 2004 die Bildungsgänge HF durch Outcome-orientierte Rahmenlehrpläne und kompetenzorientierte Prüfungsordnungen gesteuert, wobei diese bekanntlich durch die Organisationen der Arbeitswelt in Zusammenarbeit mit den Bildungsinstitutionen erstellt und weiterentwickelt werden. Entsprechend geniessen dann eben diese staatlichen Abschlüsse eine enorm hohe Wertschätzung in der Praxis. Denn es ist klar: Wer sich diejenigen Kompetenzen aneignet bzw. über die Kompetenzen verfügt, welche die Wirtschaft sucht und verlangt, wird dannzumal von der Wirtschaft auch angestellt und findet in der Berufswelt seinen geschätzten Platz.
Nicht zuletzt vor diesem Hintergrund ist im Rahmen des Massnahmenpakets zur Stärkung der höheren Berufsbildung auch die Titelfrage speziell mit Blick aufs Inland wie auch aufs Ausland intensiv diskutiert worden. In diesem Kontext sei auf verschiedene der kürzlich verabschiedeten oder aktuell in Bearbeitung stehenden prozessorientierten Arbeiten verwiesen, so beispielsweise auf die Expertise von Professor Stefan Wolter vom Dezember 2013 zur Titelfrage in der höheren Berufsbildung, auf die Erarbeitung eines nationalen bzw. europäischen Qualifikationsrahmens (NQR/EQR) im sogenannten Kopenhagen-Prozess und auf die Evaluation der Bedeutung bzw. Positionierung der erwähnten Titelfrage im aktuellen Umfeld des Bologna-Systems.
Zusammenfassend halte ich fest, dass ich dezidiert der Überzeugung bin, dass wir dem Grundanliegen der Motion Rechnung tragen müssen. Die Abschlüsse der höheren Berufsbildung sind national wie international klar und deutlich zu positionieren, dies aber nicht mit den akademischen Titelbezeichnungen "Professional Bachelor" bzw. "Professional Master" in Anlehnung an die Bologna-Terminologie, sondern aufgrund der einschlägigen Erkenntnisse, welche durch den im Postulat unserer Kommission geforderten Bericht und detailliert gemäss den Punkten 1 bis 4 gewonnen werden sollen.
Aufgrund dieser Überlegungen bitte ich Sie zum einen, der Kommissionsmehrheit zu folgen und die vorliegende Motion 12.3511 abzulehnen, und zum andern, der Annahme des Kommissionspostulates 14.4000 zuzustimmen.
Luginbühl Werner · Mit-M · Ständerat · Bern · Fraktion BD
Die Motion nimmt ein wichtiges Anliegen auf: Sie will die höhere Berufsbildung aufwerten, indem Titeläquivalenz mit anderen schweizerischen und ausländischen Titelbezeichnungen hergestellt wird. Das ist aufgrund der Besonderheiten des schweizerischen Bildungssystems eine besondere Herausforderung. Verschiedene Schweizer Abschlüsse sind im Ausland schlicht nicht bekannt.
Ich habe sehr viel Sympathie für das Anliegen. Nach ausführlichen Anhörungen muss ich einsehen, dass der vorgeschlagene Lösungsansatz gewisse Schwierigkeiten und Risiken birgt. Zudem war rasch absehbar, dass die Motion in der Kommission nicht mehrheitsfähig war. Ich habe daher dem Postulat der Kommission zugestimmt, das unter anderem verlangt, dass Vorschläge betreffend die Klärung der Titelstruktur erarbeitet werden. Als Druckmittel hätte ich gerne die Motion Aebischer Matthias sistiert. Das wurde in der Kommission leider abgelehnt.
Ich bitte Sie, Herr Bundesrat, das Postulat sehr ernst zu nehmen und in enger Zusammenarbeit mit den betroffenen Organisationen Lösungen vorzuschlagen, die der grossen Bedeutung der höheren Berufsbildung wirklich gerecht werden, die Titel entsprechend aufwerten und deren Akzeptanz im Ausland verbessern.
Eder Joachim · Mit-M · Ständerat · Zug · FDP-Liberale Fraktion
Gestatten Sie mir einige Ausführungen unter dem Aspekt "Die scharfen Profile erhalten". Man soll Äpfel und Birnen nicht miteinander vergleichen, lautet eine gängige Redensart, doch in so manchem Vergleich ist gerade die Trennschärfe verschiedener Profile entscheidend, z. B. wenn es um die Bewertung von unterschiedlichen Bildungsabschlüssen im Arbeitsmarkt geht.
In der Schweiz herrscht mehrheitlich Konsens, dass die eidgenössischen Diplome der höheren Berufsbildung besser mit akademischen Titeln vergleichbar werden sollen. Im Raum steht nun der Vorschlag von Nationalrat Matthias Aebischer und einer beachtlichen Anzahl von 72 Mitunterzeichnenden, in der Berufsbildung die neuen Titel "Professional Bachelor" und "Professional Master" einzuführen. Über die Anlehnung an die akademischen Titel soll der grosse Wert dieser Ausbildung auch im Ausland besser erkennbar sein. Der Nationalrat sagte dazu vor einem halben Jahr Ja. Mir persönlich erscheint dieser Weg riskant. Er führt nicht zum erhofften Ziel. Vielmehr droht eine Vermischung von akademischen Titeln und Abschlüssen der höheren Berufsbildung. Genau dies gilt es zu verhindern. Die Einführung eines nationalen Qualifikationsrahmens ist vielversprechender für die Anerkennung der Abschlüsse der höheren Berufsbildung. Das Nebeneinander der verschiedenen Bildungswege ist eine der grössten Stärken unseres Schweizer Systems. Die unterschiedlichen Profile müssen deshalb auch in Zukunft klar erkennbar sein. Ich persönlich will die Berufsbildung stärken und die schleichende Verakademisierung verhindern.
Noch kurz einige Worte zum Minderheitssprecher, der zusammengefasst von einer Vereinfachung und einer besseren Etikette gesprochen hat, wenn ich ihn richtig verstanden habe: Zusätzliche neue oder ergänzende Titel können bei Arbeitgebern, wenn es um die Rekrutierung geht, und bei Studierenden, wenn die Studienwahl bevorsteht, zu Verwirrung führen. Die gut eingeführten Profile zwischen akademischen und beruflichen Bildungswegen werden vermischt anstatt weiter geschärft. Letztlich ist auch eine stärkere Orientierung der Institutionen der höheren Berufsbildung an der Hochschulwelt statt an der Arbeitswelt zu befürchten. Diese würde dann zu einer unerwünschten Akademisierung führen.
Aus diesen Gründen bitte ich Sie, die Motion abzulehnen und unser Kommissionspostulat, welches eine Lagebeurteilung zur Titeläquivalenz in der höheren Berufsbildung fordert, anzunehmen. Ich gehe davon aus, dass unser Wirtschaftsminister dann zum Kommissionspostulat, das der Bundesrat ja annehmen will, noch einige Ausführungen machen und dass er diese Frage ernsthaft anpacken wird.
Fetz Anita · Mit-F · Ständerat · Basel-Stadt · Sozialdemokratische Fraktion
Auch ich habe mich in der Kommission für das Postulat entschieden und ihm zugestimmt, und zwar mit der Absicht, dass hier bei dieser Frage einmal eine vertiefte Analyse vorgenommen wird.
Ich kann es verstehen, dass die Titelfrage in einer globalisierten Berufswelt für die Betroffenen von eminenter Bedeutung ist und dass die Berufsleute den Wunsch nach international verständlichen Titeln haben. Das gilt vor allem dann, wenn sie im Ausland arbeiten wollen. Es ist so: Vor allem bei der höheren Berufsbildung gibt es noch ein Positionierungsproblem. Ich weiss, dass das Staatssekretariat zusammen mit dem Bundesrat daran ist, dieses Problem zu lösen. Die Möglichkeiten sind aber einfach noch zu wenig bekannt. Die vielfältigen Titel, die dort verwendet werden, sind auch nicht unbedingt hilfreich, um die Klarheit und auch die Qualität der höheren Berufsbildung auszudrücken.
In der Debatte in der Kommission wurde uns der nationale Qualifikationsrahmen vorgestellt, der jetzt in Kraft treten soll und der auch einen starken Bezug zum europäischen Qualifikationsrahmen hat; er ist referenziert und macht die Qualifikationen der einzelnen Berufsabschlüsse international vergleichbar. Das ist eine gute Sache. Aber auf der praktischen Ebene handelt es sich nachher um ein zweiseitiges englisches Diploma Supplement, das die Titelfrage lösen soll. Da habe ich also, ehrlich gesagt, meine Zweifel.
Die ersten Vorschläge, die vorliegen, um diese Internationalisierung der Titel vorzunehmen, sind auch nicht berauschend übersichtlich. Als Beispiel nenne ich Ihnen den Titel "Higher Professional Degree in Mechanical Engineering" im IT-Bereich oder, weil wir ja so gerne über die Landwirtschaft reden, das "Agriculture Assistant VET Certificate"; es ist ja auch nicht unbedingt glasklar, worum es dabei geht.
Was ich Ihnen sagen möchte: Ich finde es sehr gut, dass das jetzt einmal à fond abgeklärt wird, am liebsten vom Staatssekretariat zusammen mit den Verbundpartnern, mit den Organisationen der Arbeitswelt, damit wir dann wirklich einen Überblick haben.
Ein Argument gegen die Motion kann ich echt nicht nachvollziehen, das möchte ich hier klar sagen: In den vielen Zuschriften, die wir bekommen haben, wurde geschrieben, dass der "Professional Master" neben den akademischen Titeln der Hochschulen als Master zweiter Klasse wahrgenommen werde. Diese Logik kann ich nicht nachvollziehen. In dieser Logik würde es nämlich heissen, dass der Uni-Master erste Klasse ist, der FH-Master zweite Klasse und der Professional Master dritte Klasse. Ich glaube, so können wir die Sache nicht angehen. Das hört sich ganz leise nach akademischem Dünkel an. Deshalb ist es wichtig, dass wir diesen Bericht zur Ausgangslage bekommen.
Einfach als Hinweis: Wenn die internationalisierten Titel dann so kompliziert daherkommen, wie ich es Ihnen vorher dargelegt habe, werden sie für die betroffenen Berufsleute wohl keine Lösung sein. Dann fände ich den Titel "Business Professional" weit besser, ganz nach dem Motto "keep it simple and clear". Dazu möchte ich aber zuerst den Bericht abwarten.
Für mich ist der Vorschlag der Motion Aebischer Matthias damit nicht gestorben. Vielmehr braucht es allenfalls fundiertere Überlegungen. Ich werde darum dem Postulat zustimmen und die Motion nicht ablehnen.
Savary Géraldine · Mit-F · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion
Cela a été dit depuis le début de la discussion, le but de l'auteur de la motion est louable et nous partageons bien évidemment ses préoccupations. Il y a en Suisse des personnes qui suivent un apprentissage de très bonne qualité, qui sont dotées d'un diplôme de formation professionnelle supérieure validant de grandes compétences, mais cette formation n'a pas d'équivalence de diplôme si ces personnes cherchent du travail hors des frontières de notre pays.
Cette problématique est non négligeable; elle est même tout à fait sérieuse. On l'a donc traitée avec sérieux, en organisant un certain nombre d'auditions des principaux milieux concernés, ce qui n'est pas forcément le cas lorsque l'on traite d'une motion. Mais on a véritablement souhaité le faire ici, afin d'être en mesure de décider en toute connaissance de cause.
Finalement, la majorité de la commission a considéré que proposer un titre académique à une formation professionnelle supérieure n'était bon pour personne. Ce n'est pas bon pour les personnes concernées, parce que ce diplôme supplémentaire ne leur apporterait ni compétences ni rémunérations supplémentaires. Il n'est même pas sûr, dans une Union européenne qui "suracadémise" ses jeunes, que cela favoriserait l'obtention d'un emploi. Ces nouveaux titres ne correspondraient pas aux standards européens, à moins qu'on intègre notre formation duale - à laquelle on tient - dans le système de Bologne, ce que personne, j'imagine, ni ici, ni dans le monde du travail, ne souhaite. Et en lisant les documents concernant les systèmes européens, on se rend compte que les pays de l'Union européenne eux-mêmes n'arrivent pas à se mettre d'accord. Le titre de bachelor ou de master professionnel a été refusé par l'Allemagne. Dans des pays tels que la Belgique, le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas et la France, le titre de bachelor professionnel se limite à des diplômes de hautes écoles, donc qui correspondent à notre formation HES. On se rend donc bien compte que même si on intervenait en proposant ce titre, cela n'améliorerait pas la situation de ces personnes au sein de l'Union européenne; cela la compliquerait, au contraire, puisqu'il s'agit d'un domaine où les accords ne sont encore pas consolidés.
Les jeunes qui souhaitent suivre une formation supérieure orientée directement vers le monde professionnel n'ont qu'à suivre les cursus des HES. Les HES ont fait l'objet d'une longue discussion: les partenaires sociaux se sont engagés, avec la Confédération et les cantons, à mettre sur pied des HES délivrant des diplômes professionnalisants.
Comme l'a dit Madame Seydoux dans son rapport, il a été reconnu en commission que les personnes qui sont aujourd'hui en possession d'un certificat professionnel supérieur sont appréciées par le monde professionnel. Ces personnes trouvent du travail dans notre pays. Les secteurs couverts par la formation HES ne sont pas ceux qui souffrent le plus du chômage. Les HES délivrent donc des diplômes axés véritablement sur le monde professionnel, qui permettent aux jeunes de trouver un emploi correspondant à leurs compétences.
Enfin, l'introduction de titres bachelor et master dans la formation professionnelle supérieure n'est pas une bonne solution pour les institutions académiques et leurs diplômes. Cela créerait la confusion, affaiblirait la crédibilité des titres, en particulier ceux des HES, et fragiliserait surtout le paysage en mutation des HES. Une grande modification dans la manière de reconnaître les diplômés HES, impliquant de manière plus étroite les institutions académiques, est en effet prévue.
Il est par conséquent important de traiter correctement ces questions. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire. L'oeuf de Colomb est très difficile à trouver. Des représentants de l'administration nous ont précisé que cela faisait des années qu'ils tentaient de trouver une solution. Si elle était si facile à trouver, ils l'auraient déjà proposée. Nous avons déposé un postulat de commission pour montrer que nous avions besoin de la formation supérieure et que nous souhaitions qu'une solution soit trouvée. La commission a oeuvré avec sincérité et honnêteté, partageant le souci de trouver une solution à cette question.
C'est pour cette raison que je vous invite à rejeter la motion et à adopter le postulat.
Germann Hannes · Mit-M · Ständerat · Schaffhausen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Es ist immer schwierig, am Schluss einer Debatte noch Neues hinzuzufügen. Das ergeht mir nicht viel anders. Immerhin sei darauf verwiesen, dass die Motion Aebischer Matthias ein wirklich drängendes Problem aufnimmt und aufzeigt, das wir täglich in der Arbeitswelt bzw. in der Berufswelt haben. Es tut mir weh, wenn ich mich damit abfinden muss, dass unsere jungen Leute, die das duale Berufsbildungssystem durchlaufen, einen Abschluss machen und im eigenen Land und auch international - dort gilt das zumindest für das Gesamtsystem - höchste Anerkennung geniessen, aber international dann gleichwohl keinen Titel vorweisen können, der sie entsprechend qualifiziert. Insofern hat Herr Zanetti einige bestechende Argumente für die Annahme der Motion geliefert. Auf der anderen Seite haben wir eine gemeinsame Empfehlung von 23 Arbeitgeber-, Arbeitnehmer- und Berufsbildungsverbänden erhalten, die lautet: "Ja zur Stärkung der höheren Berufsbildung - Nein zu akademischen Titeln in der höheren Berufsbildung". Dies habe ich als Präsident des Schweizerischen Gemeindeverbandes auch unterzeichnet. Ich werde mich dagegen nicht wehren, sondern mich dann bei der Abstimmung über die Motion der Stimme enthalten, wie ich das in der Kommission getan habe.
Eines sei einfach noch gesagt: Wir haben Handlungsbedarf, und es ist den jungen Leuten nicht gedient, wenn wir mit diesem englischsprachigen Diploma Supplement kommen. Frau Fetz hat einen Titel erwähnt, und ich habe eine ganze Reihe von Aufzählungen erhalten. Mit so komplizierten Umschreibungen machen sich die jungen Leute eher lächerlich. Wir haben zudem das Problem nicht nur im Ausland, sondern zunehmend auch im Inland. Immer mehr Schweizer Unternehmen, vor allem grössere, sind in ausländischer Hand. Das Management ist ganz ausländisch besetzt. Dann haben diese jungen Berufsleute plötzlich auch dort Mühe, entsprechende Stellen zu bekommen. Das tut mir weh, das finde ich unbefriedigend. Darum ist der Bundesrat aufgefordert, über die Bücher zu gehen.
Nun haben wir mit dem Postulat eine Art Mittelweg eingeschlagen; es geht dann vielleicht nicht ganz so schnell. Mir geht es wie Kollege Luginbühl, ich hätte lieber auch die Motion quasi in der Hinterhand behalten. Das ist bedauerlicherweise abgelehnt worden, aber jetzt haben wir so entschieden. Ich bitte einfach, Herr Bundesrat: Machen Sie in dieser Sache vorwärts, leisten Sie unseren Jungen, unserem beruflichen Nachwuchs, die entsprechende Referenz, damit sie gleichberechtigt sind.
Wenn ich dann lese, dass Frankreich das System nicht eingeführt hat bzw. nur den professionellen Master, der mit unserem Fachhochschulabschluss vergleichbar ist, dann muss ich schon etwas schmunzeln. Wir wissen ja, wie viele das Baccalauréat in Frankreich machen. Sie haben dort am Schluss alle eine höhere Ausbildung. Die Beurteilung, ob sie tatsächlich auch so viel mehr können, überlasse ich Ihnen. Ich glaube an die Gauss'sche Glockenkurve; demnach wird es dort auch nicht mehr intelligente Leute geben als in der Schweiz.
Was ich weiss: Wir haben ein tolles duales Berufsbildungssystem, auf das wir stolz sein dürfen. Geben wir also mittel- oder längerfristig unserer Jugend gleich lange Spiesse bzw. jene Diplome, die es im Ausland gibt, die wunderbar tönen - aber die Verpackung macht ja, wie wir wissen, noch längst nicht den Inhalt aus.
Häberli-Koller Brigitte · Mit-F · Ständerat · Thurgau · Fraktion CVP-EVP
Man könnte jetzt die Debatte vielleicht auch zusammenfassen und zur Motion Folgendes sagen: gut gemeint, aber nicht zielführend.
Gleichwertigkeit, aber Andersartigkeit - diese Schlagworte haben wir alle in den letzten Jahren immer wieder gebraucht und haben mit Stolz darauf hingewiesen, dass wir in unserem Bildungssystem mit den verschiedenen, aber eben gleichwertigen Wegen einen grossen Trumpf in der Hand halten: den Trumpf, dass es bei uns möglich ist, mit einer Berufslehre und den Möglichkeiten, sich nachher weiterzubilden, auf einem anderen Weg auf die gleiche Stufe zu gelangen. Zu diesem Trumpf der Praxis müssen wir Sorge tragen. Dieser Trumpf der Praxis zeigt sich darin, dass unsere jungen Leute sagen können: Ich habe schon früh gelernt, in einem Betrieb zu arbeiten, und ich kenne den Arbeitsalltag; ich habe von den älteren Mitarbeitern vieles gelernt und kann mich einordnen und bewähren.
Deshalb ist es berechtigt, die Frage zu stellen: Müssen jetzt die Titel, auch mit dem Zusatz "Professional", gleich sein? Ist das wirklich der richtige Weg? Ich meine nein. Ich meine, wir müssen einmal den Weg dieses nationalen Qualifikationsrahmens beschreiten - der Bundesrat hat dies bereits zugesichert - und sorgfältig abklären, wie wir den Weg der Berufsbildung am besten stützen und wie wir auch gegenüber dem Ausland unsere fast einmalige Ausbildungsmöglichkeit mit der Berufslehre am besten erklären können. Ich glaube nicht, dass man für die Wege der Berufslehre jetzt einfach die akademischen Titel übernehmen soll. Hier müssen wir sorgfältig vorgehen. Deshalb habe ich auch diese Motion abgelehnt, und ich bin überzeugt, dass wir jetzt mit der Annahme des Postulates den ersten Schritt machen werden und hier wirklich eine Auslegeordnung erhalten. Die jungen Leute, die im Ausland arbeiten möchten, aber auch die jungen Leute in der Schweiz haben es verdient, dass wir einen guten, einen nachhaltigen Weg finden.
Deshalb bitte ich Sie, die Motion abzulehnen und das Postulat anzunehmen.
Berberat Didier · Mit-M · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion
Je vous remercie de me permettre d'intervenir bien que je ne sois pas membre de la commission.
Nous disposons, en Suisse, de systèmes de formation professionnelle et de formation professionnelle supérieure de grande qualité. Pour s'en convaincre, il suffit d'observer ce qui se passe à l'étranger, mais surtout de considérer le fait que les pays étrangers sont très intéressés par notre système de formation, ce que Monsieur le conseiller fédéral Schneider-Ammann pourra confirmer. En effet, il ne se passe pas une semaine sans qu'une délégation étrangère ne vienne voir comment cela fonctionne dans notre pays.
Le système de formation professionnelle est donc extrêmement performant, mais le problème qui se pose, c'est que beaucoup de personnes y prennent part et que cela engendre des coûts considérables. A ce sujet, il convient de se poser la question de l'égalité de traitement entre les personnes qui suivent une formation dans une université ou une HES et les personnes qui prennent part à une formation professionnelle supérieure qu'ils doivent en grande partie financer de leur propre poche. Au total, 70 000 personnes suivent une formation professionnelle supérieure et 28 000 diplômes sont décernés chaque année, ce qui n'est pas, et de loin, anecdotique.
Je ne pense pas que l'on puisse dire que l'université corresponde à la première classe, les HES à la deuxième classe et la formation professionnelle supérieure à la troisième classe. Je pense que ces formations sont différentes, complémentaires et de valeur équivalente, même si les qualités et qualifications demandées aux différentes personnes ne sont pas forcément identiques. Ces formations doivent être mises sur un pied d'égalité, ce qui ne signifie pas pour autant qu'il convienne d'utiliser les mêmes titres pour reconnaître ces diplômés.
Les professions liées à la formation professionnelle supérieure sont très mal connues en Suisse. Comme l'a rappelé Monsieur Germann, de nombreuses grandes entreprises sont en mains étrangères, et les personnes qui dirigent ces entreprises connaissent assez mal la formation professionnelle ainsi que la formation professionnelle supérieure suisses. Le Conseil fédéral nous dit qu'il a les moyens de mieux valoriser la formation professionnelle supérieure par le biais du cadre européen des certifications, des suppléments au diplôme et du cadre national des certifications. Je demande à Monsieur le conseiller fédéral Schneider-Ammann quels sont les moyens que le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche entend mettre en oeuvre en vue d'une meilleure mise en valeur de la formation professionnelle supérieure et des titres qui en découlent. Certes, le postulat charge le Conseil fédéral de prendre quelques mesures - j'y suis favorable -, mais, dans la pratique, qu'envisagez-vous de faire, sachant que les brevets et les maîtrises sont mal connus en Suisse et à l'étranger? Il est souhaité que les jeunes Suissesses et Suisses puissent se déplacer à l'étranger pour y travailler et, forcément, afin de pouvoir les embaucher, il est normal que les employeurs connaissent les équivalences des titres obtenus en Suisse.
Je considère que l'intention de la motion est louable. Je ne suis toutefois pas sûr que les moyens soient les plus adéquats en vue de parvenir à nos fins. Il serait donc intéressant que le Conseil fédéral puisse nous dire, assez clairement, ce qu'il envisage d'entreprendre pour que les titres délivrés soient mieux connus et valorisés.
Engler Stefan · Mit-M · Ständerat · Graubünden · Fraktion CVP-EVP
Bis auf Kollege Zanetti haben sich alle Votantinnen und Votanten gegen die Annahme der Motion ausgesprochen. Ich verstehe mich als Zweitstimme für die Annahme dieser Motion und möchte eine Lanze brechen für die berufliche Weiterbildung. Zu meiner Interessenbindung: Ich bin Präsident des Fördervereins des Instituts für berufliche Weiterbildung der Höheren Fachhochschule Südostschweiz.
Ich hielte die Ablehnung der Motion Aebischer durch den Ständerat - und das im Jahr der Berufsbildung! - für ein fatales und falsches Zeichen für die höhere Berufsbildung. Man würde damit ohne Not die höhere Berufsbildung als Perspektive der beruflichen Grundbildung in ihrer Attraktivität für Eltern und Schüler massiv behindern, das für jene zwei Drittel der Bevölkerung, die mit einer Lehre in das Berufsleben einsteigen. Jede Grundbildung ist nur dann interessant, wenn nach dem Abschluss auch ein adäquater Anschluss vorhanden ist. Die höhere Berufsbildung ermöglicht und eröffnet Lehrabgängern diesen interessanten Anschluss, und - es wurde von Kollege Zanetti zu Recht betont - in einer zunehmend internationalen Gesellschaft sind verständliche Titel unabdingbar. Das Argument der Gegner, dass es dadurch zu einer Verwirrung und zu einer Vermischung komme, kann ich nicht nachvollziehen. Es geht ja nicht darum, die bekannten Abschlüsse zu ersetzen, sondern vielmehr um eine Übersetzung, die von den Studierenden und den Firmen national und international auch verstanden wird.
Das Argument der Verakademisierung wurde auch häufig genannt. Auch dieses Argument halte ich für abstrus. Mit der Vergleichbarkeit der Titel wird ja gerade diesem Argument entgegengetreten. Heute ist es so - und ich frage Sie: Ist das besser? -, dass viele Anbieter auf der Stufe Tertiär B versuchen, mit Fachhochschulen oder sogar ausländischen Universitäten Vereinbarungen zu treffen, um ihren Absolvierenden einen Bachelor- oder einen Master-Titel mitgeben zu können.
Schliesslich noch ein Argument aus den Randregionen: Für Regionen ohne eigene Universitäten und ohne Hochschulen ist die höhere Berufsbildung von wirtschaftlich vitalem Interesse. Nur so kann ein noch stärkerer Braindrain verhindert und eine gewisse wirtschaftliche Entwicklung im Bereich der Berufsleute aufrechterhalten werden.
Mein Fazit: Es geht hier nicht in erster Linie um das Prestige, sondern es geht um Anerkennung und Wertschätzung der höheren Berufsbildung. Es geht nicht um neue Titel, sondern lediglich um verständliche Übersetzungen. Vor zehn Jahren wollte das Parlament die Berufsbildung zu Recht stärken. Wir stehen immer noch in den Anfängen. Es wird mir sogar gesagt, man sei in der Zwischenzeit sogar noch zurückgefallen.
Ohne eine starke, attraktive höhere Berufsbildung wird auch keine starke Grundbildung in der Berufsbildung mehr möglich sein. Gerade der momentane demografische Wandel wird den Fachkräftemangel noch verstärken, und der Wettbewerb zwischen den Systemen Tertiär A und Tertiär B besteht, wenn die Politik nicht langsam Zeichen in Richtung Unterstützung der beruflichen Weiterbildung setzt.
Ein letztes Argument: Ich habe in diesem Zusammenhang eine Frage an die Vertreter der Fachhochschulen. Sie mussten ja auch dafür kämpfen, dass Berufslernende eine Berufsmatura machen können, eine gleichwertige, aber andersartige Matura als die gymnasiale Matura. Die Universitäten und die ETH wollten verhindern, dass Fachhochschulen den Ingenieurtitel verleihen können. Jetzt stellt sich für mich die Frage: Warum soll gegenüber der höheren Berufsbildung nicht gelten, was Sie selber gegenüber den Universitäten und der ETH in Anspruch genommen haben?
Ich unterstütze die Motion Aebischer Matthias.
Schneider-Ammann Johann N. · BR-M · Bundesrat · Bern
Es ist für mich und für den Bundesrat keine Frage, dass wir die höhere Berufsbildung und damit die Berufsbildung insgesamt weiter stärken müssen. Die Gleichwertigkeit bei Andersartigkeit muss eine Devise bleiben. Der Bundesrat hat gehandelt, er hat ein ganzes Massnahmenpaket in Kraft gesetzt. Ich erinnere daran, dass die Verordnung betreffend den nationalen Qualifikationsrahmen seit dem 1. Oktober in Kraft ist. Dieser nationale Qualifikationsrahmen muss jetzt ausgearbeitet werden, relativ aufwendig, das gebe ich gerne zu, aber er wird dann ermöglichen, dass der Arbeitgeber auf Anhieb sehen kann, wen er mit welcher Qualifikation vor sich hat. Es ist richtigerweise auch gesagt worden, dass sich der nationale Qualifikationsrahmen erst noch im europäischen Qualifikationsrahmen wiederfinden muss, sodass eben auch europäische Arbeitgeber ihrerseits mit null Aufwand erkennen können, wen sie als Kandidaten aus der Schweiz vor sich haben.
Wir haben wiederholt in Aussicht gestellt, dass wir zusätzliche Mittel für die Subjektfinanzierung - Prüfungsvorbereitungen sind angesprochen - zur Verfügung stellen werden. Das konkretisiert sich; in der BFI-Botschaft wird es sich um einen zusätzlichen Betrag in der Grössenordnung von 60 bis 100 Millionen Franken für diese Unterstützung handeln.
Dann zur Titelfrage: Dazu hat der Bundesrat auch klar Stellung genommen, das ist ja eigentlich das Thema. Der Bundesrat hat gesagt, dass er keine Titelvermischung und keine akademischen Titel im Berufsbildungsbereich will, und zwar im Interesse der Betroffenen. Ich war froh zu sehen, dass Ihre vorberatende Kommission mit ihrer Empfehlung auf Ablehnung der Motion Aebischer Matthias zu dieser Titelfrage eine doch sehr klare Antwort gegeben hat. Ich bitte Sie, dieses Zeichen hier und heute auch klar zu setzen. Wir brauchen eine politische Guidance, damit wir unsere Arbeit zielstrebig weiterführen können.
Ich muss Ihnen ja nicht sagen, dass ich ein Verfechter der Berufsbildung bin. Wieso will ich die Berufsbildung haben, wieso will ich sie gestärkt haben, und wieso will ich sie befördern? Auch ein Stück weit, um der Akademisierung entgegenzuwirken - ganz einfach deshalb, weil ich glaube, dass es auf diesem Weg diesem Land auch weiterhin gelingen wird, eine industrielle Basis zu erhalten. Nur wenn das der Fall ist, wird es uns gelingen, die Jugend in die Arbeitswelt zu bringen, das heisst, die Jugendarbeitslosigkeit auf ganz tiefe Werte reduzieren zu können. Das ist eine Leistung. Diese Leistung vollbringen wir heute, diese Leistung wird anerkannt. Dafür werden wir bewundert, um das ganz unbescheiden zu sagen. Es vergeht keine Woche, in der wir nicht mit internationalen, interessierten Fachleuten in Kontakt sind, die gerne lernen wollen, wie unser System tatsächlich funktioniert. Sie würden es gerne kopieren und können das einfach nicht, weil unser System in dieser ausserordentlichen Qualität über Generationen und über Jahrzehnte aufgebaut worden ist. Ich warne also davor, dieses System jetzt mit einem auch etwas von Prestige getriebenen Thema zu belasten.
Wir haben im Jahr 2013, das wissen Sie, eine Analyse zur Titeläquivalenz gemacht. Der erhoffte zusätzliche Prestigegewinn über den Professional Bachelor und Professional Master konnte in dieser Analyse nicht eruiert werden, im Gegenteil: Es wurde in dieser Analyse darauf aufmerksam gemacht, dass wir uns ein Problem einhandeln könnten. Denn es könnte dann zu Titelverwechslungen kommen: Ist es ein akademischer Titel, ist es ein nichtakademischer Titel? Dies wäre mit dem Risiko verbunden, dass man plötzlich von Etikettenschwindel und von einem Zweiklassensystem spricht. Das will niemand. Aber ich sage an dieser Stelle, dass wir das Postulat selbstverständlich ernst nehmen. Und selbstverständlich werden wir aufgrund des Postulates die ganze Frage noch einmal äusserst gründlich abhandeln. Wir tun das erst noch zeitnah, damit wir die Erkenntnisse in unsere Umsetzungsarbeit aufnehmen können. Damit habe ich gesagt, dass wir das Postulat ernst nehmen.
Ich bitte Sie, die Motion Aebischer Matthias abzulehnen, dem Bundesrat zu folgen, Ihrer vorberatenden Kommission zu folgen, in weiten Teilen den Verbundpartnern - die 23 Briefschreiber wurden angesprochen - zu folgen und mitzuhelfen, dass wir möglichst schnell Klarheit bei diesen Titelbezeichnungen bekommen. Klarheit muss sein. Klarheit muss auch sein zugunsten der betroffenen jungen Leute, die eine Arbeitsstelle finden wollen.
Ich habe hier vor mir die ersten Titelentwürfe - sie wurden zum Teil zitiert. Wir sind am Arbeiten. Das kann und muss noch vereinfacht werden. Wir brauchen sprechende, einfache Titel, die man nicht hinterfragen muss. Das hat gar nichts mit einem ausländischen Manager in einer Schweizer Firma oder mit einem ausländischen HR-Verantwortlichen in einer ausländischen Firma oder mit einem Schweizer in einem Schweizer Unternehmen zu tun; es muss sprechend sein, es muss klar sein, was dahintersteckt. Dahinter steckt das praxis- und nachfrageorientierte duale System. Dieses ist zu stützen, und dafür ist die bestmögliche Lösung zu finden. Lange Rede, kurzer Sinn: Wir sind an der Arbeit, wir haben die Weichen gestellt. Ich bitte Sie, ein klares Zeichen zu setzen, sodass wir weiterarbeiten können.
Dann bin ich noch eine Antwort schuldig auf die Frage von Herrn Ständerat Berberat, der gefragt hat, wie viele Mittel wir dann einsetzen wollen, um die Berufsbildung und die höhere Berufsbildung insgesamt besser bekanntzumachen. Wir werden die Antwort zweifellos mit der BFI-Botschaft 2017-2020 geben. Aber wir investieren schon jetzt laufend Mittel, um dieses System weiteren Kreisen beliebt machen zu können. Es ist nicht ganz von ungefähr, dass vor ein paar Wochen der Weltbankpräsident beim Schlusswort an der Weltbankkonferenz der ganzen Community gesagt hat, es gebe zwei Länder, die ein Rezept hätten, das mithelfe, dass die Arbeitslosigkeit sehr bescheiden sei; das seien Deutschland und die Schweiz. Und er hat das Berufsbildungssystem expressis verbis erwähnt. Es ist also dort bereits angekommen. Selbstverständlich sorgen wir dafür, dass dieses Erfolgsrezept bekannt wird. Aber ich kann Ihnen jetzt nicht irgendeinen Frankenbetrag nennen; in der BFI-Botschaft wird das der Fall sein.
Abstimmung
12.3511
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 5 Stimmen
Dagegen ... 32 Stimmen
(8 Enthaltungen)
14.4000
Angenommen - Adopté