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Modification des lois fiscales en relation avec les écarts de conversion des états financiers

Bourgeois Jacques · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe libéral-radical

Un principe de base de la fiscalité veut qu'un contribuable soit taxé selon sa réelle capacité contributive. La motion que j'ai déposée tient compte de ce principe. La bonne tenue de l'économie suisse repose en grande partie sur le succès des groupes internationaux dont le siège est localisé en Suisse, lesquels doivent être taxés selon le bénéfice qu'ils ont réalisé et non pas selon un bénéfice qu'ils pourraient réaliser.

Le droit fiscal suisse permet de déclarer un bénéfice au moment où tous les éléments constitutifs de ce résultat sont réalisés. Aussi, la loi autorise de provisionner les résultats de cours d'actions, de titres, etc., ou de cours de change, de biens acquis dans une monnaie étrangère non réalisés sur un actif figurant au bilan de la société. A contrario, il admet l'imputation des pertes de cours de change sur le résultat de l'exercice. Il paraît équitable que, dans l'application de ce même droit, une entreprise tenant ses comptes en monnaie étrangère puisse prendre en compte ces mêmes risques de change.

Pour un groupe international présentant ses comptes dans une monnaie étrangère dite fonctionnelle, la loi prévoit que le bilan et le compte pertes et profits soient convertis en francs suisses au moment du bouclement. Il en résulte obligatoirement des gains et des pertes de change. Le bilan d'une entreprise est une photographie de sa situation à un moment donné. Celle-ci ne donnerait pas une image réelle si les gains et les pertes de change latents résultant de la conversion obligatoire en francs suisses étaient ignorés.

Le fait que les pertes latentes de change ne soient pas prises en compte pour déterminer le résultat aboutit à une surimposition de l'entreprise. En ignorant les pertes de change latentes, l'imposition de la société dépasse par conséquent sa capacité contributive. L'arrêt du Tribunal fédéral du 1er octobre 2009 dans ce domaine ne tient pas compte de ces éléments et est par conséquent incomplet. Il convient de corriger cette interprétation erronée pour imposer les contribuables qui tiennent compte de leur comptabilité dans une monnaie étrangère en prenant en compte un bénéfice qui corresponde à leur réelle capacité contributive.

Par ces considérations, je vous demande de soutenir cette motion.

Widmer-Schlumpf Eveline · BR-F · Conseil fédéral · Grisons

Der Bundesrat lehnt diese Motion ab. Der Bundesrat lehnt eine Regelung im Steuerrecht, wie sie vom Motionär vorgeschlagen wird, aus den folgenden Gründen ab: Es geht hier ja um Unternehmen, die ihre Buchhaltung in einer ausländischen Währung führen, weil sie ihre Haupttätigkeit im entsprechenden Währungsraum haben und ihre Investoren und Gläubiger sich mehrheitlich in jenem Raum befinden. Diese beurteilen die wirtschaftliche Leistungsfähigkeit des Unternehmens in der funktionalen, ausländischen Währung. Die während des Jahres realisierten Währungsgewinne und -verluste werden aufgrund der Wechselkurse anderer Währungen - auch des Frankens - gegenüber der funktionalen Währung berechnet und auch verbucht. Dies führt auch zu unterschiedlichen Kursabsicherungen im Vergleich mit Unternehmen, die ihre Buchhaltung in Franken führen. Die angestrebte Gleichbehandlung mit Unternehmen, die ihre Buchhaltung in Franken führen, ist nicht möglich, weil man Ungleiches ja nicht gleich behandeln kann.

Schweizerische Exportunternehmen - und das ist zu beachten - sind von der Rechtsprechung des Bundesgerichtes zu den Umrechnungsdifferenzen nicht betroffen, wenn sie ihre Buchhaltung in Franken führen. Alle können ihre Buchhaltung in Franken führen; dann sind sie von dieser Umrechnungsdifferenz nicht betroffen. Es ist die freie Wahl eines schweizerischen Unternehmens, seine Buchhaltung in einer ausländischen Währung zu führen. Wenn dann aber diese Wahl getroffen ist, ist das Unternehmen in steuerlicher Hinsicht auf den Jahresabschluss in der ausländischen Währung zu behaften; es liegt keine Diskriminierung vor, es ist die freie Wahl eines jeden Unternehmens.

Umrechnungsverluste in den Jahresabschlüssen von Gesellschaften, die ihre Buchhaltung in einer ausländischen Währung führen, sind kein Problem, das den Werkplatz Schweiz aufgrund der Frankenstärke bedroht. Es handelt sich vielmehr um die Konsequenz der richtigerweise freien Wahl, die Buchhaltung in der ausländischen funktionalen Währung zu führen. Das ist ein freier Entscheid eines Unternehmens.

Der Bundesrat sieht keinen Handlungsbedarf betreffend die Behandlung von Umrechnungsdifferenzen in den Jahresabschlüssen von Gesellschaften, die sich entschieden haben, ihre Buchhaltung in ausländischer Währung zu führen.

Vote

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 59 Stimmen

Dagegen ... 126 Stimmen

(1 Enthaltung)