01.3046
Manque de personnel soignant
Hollenstein Pia · Conseil national · St-Gall · Groupe écologiste
Die Interpellationsantwort des Bundesrates von diesem Mai bedarf einiger Bemerkungen. Der Bundesrat sagt, dass die Situation im Pflegebereich relativ schwierig zu sein scheine. So sagt es der Bundesrat. Dieser Satz bringt zum Ausdruck, dass der Bundesrat die Zeichen der Zeit nicht erkannt hat oder nicht erkennen will. Frau Bundesrätin, es scheint nicht einfach schwierig zu sein. Frau Bundesrätin, Tatsache ist nicht, wie Sie es in der Antwort geschrieben haben, dass es schwierig zu sein scheint. Tatsache ist, dass die Situation der Pflegenden vielerorts prekär, unverantwortbar ist. Viele Folgen des Personalnotstandes sind schon heute überall ersichtlich; es ist nicht irgendein Gespenst. Am schlimmsten ist die Situation in den Alters- und Pflegeheimen, ausgerechnet dort, wo an eine professionelle Betreuung sehr hohe Anforderungen gestellt werden. Die Pflege und Betreuung alter Menschen erfordert nicht nur eine hohe Sozialkompetenz, sondern ist wegen der oft schlecht nachvollziehbaren Situation, in der sich die Betagten befinden, überaus anspruchsvoll.
Der Bundesrat schiebt dann seine Verantwortung ab, indem er den verschiedenen Verantwortlichkeitsbereichen die Aufgabe zuweist, Massnahmen im Bildungs- und im Informationsbereich und für die Ausbildung in der Pflege auszuarbeiten. Ich muss da einfach sagen, Frau Bundesrätin: Auch das ist nicht das Problem. Die Berufsverbände, die Gewerkschaften und die Sanitätsdirektorenkonferenz sind längstens an dieser Arbeit - aber wie wollen diese um mehr Anerkennung kämpfen, wenn der Bundesrat dazu keine Hand bietet? Überrascht hat mich vorhin an Ihrem Votum, dass Sie mehrmals betont haben, es sei kein Bedürfnis, dass die Pflegenden eigenständige Leistungserbringer werden. Das stimmt jetzt so nicht. Ich war damals, bei der Beratung des KVG, schon dabei. Wir meldeten damals bereits ein Riesenbedürfnis an, doch zu jener Zeit war es nicht mehrheitsfähig. Zum Glück kann ich heute in diesem Rat der Abstimmung etwas zuversichtlicher entgegensehen.
Die bundesrätliche Antwort stammt vom Mai - das ist einige Monate her. Ich möchte gerne wissen, welche konkreten Massnahmen die erwähnte Expertengruppe "Patientensicherheit" speziell für den Pflegebereich vorgesehen hat. Vielleicht können Sie heute schon etwas dazu sagen? Mich würde auch interessieren, für wann der definitive Bericht vorgesehen ist. Sinnvoll wäre es, meine ich, die Massnahmen, welche das Pflegepersonal betreffen, in Anbetracht der akuten Situation prioritär zu behandeln.
Ich bin ja gespannt auf die Vorschläge. Ich muss ehrlich sagen, allzu viel Neues erwarte ich persönlich nicht von dieser Expertengruppe, in der die Pflege massiv untervertreten ist. Denn die Massnahmen, die nötig wären, sind hinlänglich bekannt. Das Problem ist, dass das Ausmass der Problematik von den politischen Gremien, vom Bundesrat und teilweise auch vom Parlament, in der tatsächlichen Dimension gar nicht wahrgenommen wird und somit auch der politische Wille, für Verbesserungen Hand zu bieten, nicht vorhanden ist.
Ich will einige Beispiele aus der Praxis nennen, die aufzeigen, dass fehlendes diplomiertes Pflegepersonal zur Verteuerung des Gesundheitswesens und zur Leidensverlängerung führen kann. Wenn Menschen, die gehbehindert sind und Unterstützung benötigen, nicht mehr zu einer Mobilisation verholfen werden kann, führt dies zu weniger sozialen Kontaktmöglichkeiten, nicht selten zu depressiver Verstimmung und auch zu zunehmender Bewegungseinschränkung. Die Bewegungseinschränkung kann dazu führen, dass es wegen Bettlägerigkeit zu einer Lungenentzündung und zu Thrombosenbildung kommt. Dies kann dann eine Überweisung in ein Akutspital erforderlich machen, und die Kosten, die nicht hätten sein müssen, sind offensichtlich.
Oder wenn das Pflegepersonal keine Zeit mehr findet, die Bedürfnisse der Patientinnen und Patienten umfassend abzuklären und die richtige Pflegediagnose zu stellen, kann es sogar zu einer Überversorgung kommen, denn dann bleibt nichts anderes übrig, als schematisch Massnahme an Massnahme zu reihen. Dies kann ein Wiederselbstständigwerden der betroffenen Person behindern, der Spitalaufenthalt kann dadurch länger werden, und die Gesundheitskosten steigen ebenfalls. Um solche Kostenerhöhungen zu vermeiden, braucht es genügend ausgebildetes Personal.
Ich bitte Sie, Frau Bundesrätin, die Frage der Zukunft der Pflege in der Schweiz mehr zu Ihrer Angelegenheit zu machen. Wenn noch mehr diplomiertes Personal aus dem Beruf aussteigt, dann gehen wir einer schlechten Zukunft entgegen: Erst dann Massnahmen einzuleiten, die auch auf Bundesebene relevant sind, könnte katastrophale Wirkungen haben. Es gilt in dieser Sache rasch zu handeln, auch wenn es sich tatsächlich um einen typischen Frauenberuf handelt.
Ich bitte Sie, Frau Bundesrätin, sich der Thematik ernsthafter anzunehmen, als Sie es bisher getan haben, und ich danke Ihnen zum Voraus.
Dreifuss Ruth · BR-F · Conseil fédéral · Genève
Vous avez posé la question sur le groupe d'experts "Sécurité des patients". C'est typiquement le rôle dévolu à la Confédération par la LAMal. En fait, les questions de qualité devraient être réglées directement dans les hôpitaux. Parce qu'il est important que les expériences faites dans les différents cantons et dans les différentes institutions puissent être échangées, parce qu'il est important d'avoir un endroit où les informations puissent être rassemblées, parce qu'il est important d'avoir un lieu où on puisse fixer des standards, la Confédération intervient.
Sa compétence est limitée; elle n'en joue pas moins un rôle important dans la dynamique qui, dans ce domaine, n'est pas la même partout, dans le développement au niveau suisse d'une philosophie de la qualité hospitalière. Il est clair qu'aux yeux des experts et à mes yeux aussi - dans la mesure où je leur en donne le mandat, cela joue un rôle -, la qualité des soins, les risques, la lutte contre les risques dans les hôpitaux dépendent tout autant, sinon plus, à la rigueur, du personnel infirmier que des médecins. Il est clair qu'un nombre suffisant d'infirmiers et d'infirmières bien informés et bien formés joue un rôle absolument essentiel dans la qualité des soins hospitaliers. On ne peut à cet égard que souscrire aux exemples que vous avez donnés.
Dans le groupe d'experts précité, une infirmière-cheffe est présente. Les travaux vont s'orienter vers une vision globale de la qualité hospitalière, en examinant les cas concrets dans lesquels on constate souvent - j'en connais personnellement - que l'erreur est apparemment le fait de l'infirmier ou de l'infirmière. Mais c'est tout le fonctionnement de l'hôpital qui, à travers cette erreur, peut être mis en évidence et corrigé.
Le groupe d'experts ne fera pas simplement un rapport, il n'est pas chargé de faire maintenant des recommandations directes et spéciales, il doit nous aider à mettre en place la structure commune hôpitaux/cantons/Confédération qui va nous permettre de suivre l'évolution dans ce domaine et de donner une réponse institutionnelle au problème des erreurs. Il ne faut pas voir ce rapport comme mettant en évidence une fois pour toutes les endroits où les erreurs sont les plus nombreuses, il doit nous permettre d'avoir un accompagnement permanent - et qui fonctionne! - des exigences de qualité qui émanent de la LAMal.
D'ailleurs, c'est la LAMal qui nous a donné cette compétence. C'est encore un de ces cas pour lequel il y a peu, nous n'avions rien à dire et où nous utilisons maintenant au maximum tout ce que nous avons reçu comme compétence. Je n'accepte dès lors pas, pour moi, le reproche que vous me faites de ne pas utiliser au maximum les compétences qui sont les miennes pour améliorer la situation des soins infirmiers, que ce soit dans les hôpitaux, dans les organisations Spitex ou dans les établissements médicosociaux.
La question de l'indépendance des infirmières: j'y ai répondu tout à l'heure en parlant de la motion Joder. Il y a une confusion. La profession d'infirmier et d'infirmière est, dans très peu de cas, exercée à titre indépendant. Dans la majorité des cas, c'est une profession exercée à titre salarié. C'est l'organisation ou l'institution où travaillent l'infirmier ou l'infirmière et le médecin qui est fournisseur de prestations. La façon dont cela s'organise à l'intérieur de ces institutions est du ressort de celles-ci, sous le contrôle des cantons, et grâce à ce groupe d'experts que vous avez mentionné, et maintenant, sous le contrôle conjoint Confédération-cantons-institutions, pour veiller à réduire les erreurs et à augmenter la qualité. Il serait "KVG-fremd" de donner un statut de prescripteur à une profession qui n'est le plus souvent pas exercée à titre indépendant. Et si tel était le besoin, alors elle serait traitée avec les demandes que nous recevons de X organisations professionnelles, demandes pour lesquelles nous établissons chaque fois si les soins administrés par la profession concernée peuvent l'être de façon autonome ou sont sujets à une prescription médicale. Il y a là une confusion entre le besoin de reconnaissance de cette profession et le fonctionnement de la LAMal.
Alors, qu'en est-il et que pouvons-nous faire pour la reconnaissance de la profession? Je ne veux pas le répéter, mais nous venons de recevoir la compétence d'agir dans le domaine de la formation professionnelle. C'est quelque chose que nous abordons maintenant avec vigueur: nous sommes compétents et nous entendons assumer cette compétence. Nous sommes compétents dans le domaine de la recherche scientifique à travers les hautes écoles spécialisées, mais également à travers les activités générales de recherche et de technologie. Nous assumons ces compétences, mais pas dans l'organisation directe des hôpitaux. Ce n'est pas à la Confédération d'intervenir à ce niveau, c'est le seul message que je puisse donner de cette tribune. Je trouve que la façon dont vous creusez la différence entre notre vision du problème et la vôtre n'est pas correcte. Ce n'est pas parce que nous disons clairement ici quel est le fonctionnement d'une loi et quelles sont les compétences de la Confédération que vous pouvez monopoliser l'intérêt, la sensibilité et la compréhension autour du problème des infirmiers et des infirmières.
Guisan Yves · Conseil national · Vaud · Groupe radical-libéral
Madame la Conseillère fédérale, comme vous le savez bien, la prise en charge en milieu hospitalier est un travail d'équipe où, en fin de compte, l'activité du médecin est difficilement distinguable de celle du personnel soignant. Elles sont étroitement complémentaires et le succès dépend précisément de la solidité de cette équipe. Dans ce cadre-là, vous avez fait allusion à ce groupe d'experts en matière de qualité. Quel rôle attribuez-vous aux sociétés cantonales de médecine et aux sociétés de spécialistes dans le cadre de ce groupe d'experts et dans la gestion de la qualité par la suite?
Dreifuss Ruth · BR-F · Conseil fédéral · Genève
Actuellement, nous travaillons très étroitement avec la FMH à la mise au point d'une structure qui permettrait d'assurer le suivi en matière de qualité. J'ai toujours insisté sur l'importance de travailler avec les organisations nationales d'infirmiers et d'infirmières.
Au niveau local, nous travaillons avec un certain nombre d'hôpitaux qui se sont investis dans les questions de qualité, mais pas avec des organisations cantonales proprement dites. Nous avons heureusement, dans ce pays, des hôpitaux qui se sont vraiment "branchés" sur les standards internationaux ou sur les expériences faites dans d'autres pays dans ce domaine. Ce sont bien sûr ces éléments pionniers que nous associons à nos travaux ou, plutôt, nos travaux bénéficient de ce qu'ils ont fait. Le but, qui est difficile à atteindre pour des raisons financières ainsi que pour des raisons de compétence, est de trouver une structure - je n'aimerais pas en dire trop aujourd'hui - qui permette à la fois d'avoir un suivi régulier et d'être un lieu de service pour les hôpitaux, un lieu où ce qui se passe dans les hôpitaux peut être mis à la disposition d'une recherche commune dans le domaine de la qualité.
Cette structure doit-elle être un centre? Doit-elle être un réseau? Voilà les questions que nous nous posons actuellement. Je ne vous cache pas, hélas, que les préoccupations financières ne sont pas totalement absentes de notre esprit et de celui du groupe d'experts et que, sans doute, il y aura différentes variantes qui apparaîtront. Nous avons cette faible compétence dans ce domaine, nous voulons l'utiliser pour qu'il y ait une structure qui nous permette d'agir de façon durable, et c'est là que nous en sommes.
A part ça, je vous remercie de l'importance que vous accordez à l'équipe thérapeutique. Je crois que c'est ce qui a peut-être un peu manqué ici et c'est notre conviction aussi: l'équipe thérapeutique compte; l'infirmière et l'infirmier sont des éléments essentiels de cette équipe thérapeutique. Si un canton acceptait sur sa liste une clinique ou un hôpital sans tenir compte de l'équipe thérapeutique, il ferait un mauvais travail et il n'obéirait pas aux principes de la LAMal.
Maury Pasquier Liliane · P-F · Conseil national · Genève · Groupe socialiste
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