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Une étude du stress au travail dans les entreprises du service public

Schwaab Jean Christophe · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste

Par mon activité syndicale, mon activité de formateur pour les membres, les militantes, militants et secrétaires syndicaux, je rencontre régulièrement des employés du service public. Je dois dire que ce qu'ils me racontent est édifiant. Leur état de santé m'inquiète énormément. Ils me parlent d'horaires impossibles, de cadences infernales, de pression à la productivité: il faut toujours faire plus avec moins de personnel. Ils me parlent de restructurations incessantes qui ne sont même pas terminées quand survient la suivante. Ils me parlent de la multiplication des tâches qui leur sont assignées, de la sous-traitance en chaîne avec des dégradations supplémentaires des conditions de travail à la clé. Ils me parlent de leurs craintes pour l'emploi. Ils me parlent de la baisse de la qualité des prestations et donc de la satisfaction qu'ils éprouvent au travail. Ils me parlent de la baisse de la qualité des conditions de travail, du recours incessant au travail temporaire, aux contrats à durée déterminée, en particulier pour les employés en fin de carrière. Ils me parlent de la protection déficiente contre les agressions et les braquages. Il y a l'exemple tristement célèbre d'une employée de la Poste, dans le canton de Vaud, qui peu de temps après avoir été braquée, ne s'en étant pas remise, a été licenciée pour solde de tout compte.

Ces employés du service public me parlent aussi de la protection déficiente, et c'est important, contre les remontrances de la population, une population excédée à juste titre par les suppressions de prestations, notamment des suppressions d'offices de poste, ou excédée par le bric-à-brac que l'on vend dans certaines filiales au lieu de se concentrer sur le coeur de métier, à savoir le service public. Croyez-moi, chez les sous-traitants, quand bien même ils arborent le logo d'une entreprise publique, c'est encore pire.

Au début, comme toujours lorsque je suis confronté à un cas particulier, je me dis que ce n'est qu'un cas particulier. Mais lorsqu'il y en a dix, vingt, cent et plus, eh bien, ce ne sont plus des cas particuliers.

Et, dans ce contexte, le rapport que je demande au Conseil fédéral sur la santé au travail du personnel des entreprises du service public me paraît indispensable. Et c'est seulement nantis de ce rapport que nous pourrons juger si l'assertion du Conseil fédéral qui "considère que toutes les entreprises fédérales accordent l'attention voulue à la santé de leurs collaborateurs" est conforme à la vérité.

La réponse du Conseil fédéral montre aussi un des défauts majeurs des privatisations et externalisations, c'est-à-dire la perte de contrôle démocratique sur le service public. Ces entreprises sont désormais privées; même si c'est heureux, elles appartiennent à la Confédération, donc au peuple suisse. En conséquence de cette privatisation, les élus du peuple et le peuple lui-même perdent leur pouvoir d'intervention et de contrôle, ou en tout cas une grande partie de ce pouvoir.

Quand le Conseil fédéral "estime que son rôle de propriétaire n'est pas conciliable avec la rédaction d'une étude, en vue d'éventuelles interventions, portant sur le stress au travail dans les entreprises du service public détenues par la Confédération et chez leurs sous-traitants", il se trompe. Un propriétaire prend soin de son patrimoine et de ses employés, à plus forte raison quand il doit être un modèle pour les autres employeurs, comme c'est le cas d'une collectivité ou d'une entreprise publique.

Je suis surpris, pour ne pas dire choqué, que le Conseil fédéral se contente d'informations glanées sur les sites Internet de la Poste, de Swisscom ou des CFF. La population ne tolère certainement pas pareille négligence dans la gestion des entreprises qui lui appartiennent. Je vous remercie de soutenir mon postulat.

Leuthard Doris · BPR-F · Conseil fédéral · Argovie

Ich bitte Sie, das Postulat Schwaab abzulehnen. Stress am Arbeitsplatz haben wohl nicht nur Personen, die für die SBB, die Post oder die Swisscom arbeiten. Das gibt es tatsächlich, und es gelten für alle Angestellten dieselben Bedingungen. Der Gesundheitsschutz, die Bedingungen bezüglich Gesundheit gelten für alle Unternehmen und sind einzuhalten, egal, in wessen Besitz ein Unternehmen ist.

Wir erwarten, Herr Nationalrat, als Eigentümer der bundesnahen Unternehmen auch nicht nur das Minimum an Engagement zugunsten der Arbeitnehmer. In allen Leistungsaufträgen des Bundesrates mit den Unternehmen verlangen wir mehr. Wir verlangen eine sozialverantwortliche Personalpolitik, sie muss fortschrittlich sein, sie ist meistens auch teurer als in den privatrechtlich gesteuerten Unternehmen, und das ist auch absolut in Ordnung.

Insofern ist es unnötig, dass man hierzu weitere Berichte abfasst. Wir berichten dem Parlament bereits jedes Jahr über die Einhaltung der Vorgaben, die Kommissionen diskutieren darüber, können Fragen stellen, wenn etwas nicht in Ordnung ist. Es bestehen genügend Informationen dazu, wie das aussieht.

Zudem gibt es ja die Sozialpartnerschaft. Alle diese Unternehmen unterstehen Gesamtarbeitsverträgen, in denen das Element Arbeitsbedingungen/Gesundheit ein wichtiger Bestandteil ist. Das ist somit Ihre Aufgabe. Wenn Sie das Gefühl haben, das sei zu large oder werde nicht umgesetzt, dann reklamieren Sie bitte, und setzen Sie sich mit Ihrem Sozialpartner auseinander - aber nicht mit dem Bundesrat. Das ist nicht unsere Hauptaufgabe. Sie haben auch Vertreter in den Verwaltungsräten. Es sind per legem zwei Gewerkschafter Mitglied der Verwaltungsräte der SBB, der Post usw. Auch dort können Sie also Einfluss nehmen, wenn im operativen Geschäft irgendetwas nicht in Ordnung ist.

Deshalb meinen wir: Das ist ein wichtiges Thema für alle Unternehmen. Die Vorgaben des Bundesrates werden über die strategischen Ziele gemacht, sie werden jedes Jahr kontrolliert und diskutiert.

Vote

Präsident (Stahl Jürg, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung des Postulates.

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Postulates ... 52 Stimmen

Dagegen ... 138 Stimmen

(2 Enthaltungen)