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Communications du président

Stöckli Hans · P-M · Conseil des Etats · Berne · Groupe socialiste

BO 2020 E 2Es wird Sie sicher nicht erstaunen, wenn ich auch vom Coronavirus erfasst bin - zumindest in meiner Einleitung. Zunächst einige Informationen zum Thema: Dieses Coronavirus stellt die Schweiz und alle Länder vor grosse Herausforderungen. Herr Bundesrat Berset wird uns im Anschluss an die Eröffnung die aktuelle Lage aus Sicht des Bundesrates erläutern. Mir ist es zuallererst ein grosses Anliegen, hier allen Involvierten unsere Unterstützung im Kampf gegen diese Krankheit zuzusichern. Im Sinne der besonderen Lage gemäss Artikel 6 des Epidemiengesetzes hat die Verwaltungsdelegation am letzten Freitag entschieden, dass diese Session ohne Besucherinnen und Besucher durchgeführt wird. Dabei haben wir vor allem auch an die Leute gedacht, welche in grossen Gruppen durch die Schweiz reisen und hier auf den Tribünen während längerer Zeit auf engem Raum nebeneinandersitzen. Insgesamt über 300 solcher Gruppen haben wir leider eine Absage erteilen müssen. Unsere Debatten können aber von allen Interessierten wie immer im Live-Stream im Internet mitverfolgt werden.

Dass wir selbst uns konsequent an die Hygienehinweise des Bundesamtes für Gesundheit halten, ist selbstverständlich. Sie haben gehört, dass ab heute die Phase Rot gilt. Das bedeutet, dass wir alle auch auf das Händeschütteln verzichten - dieses ist ja schon fast eine "déformation professionnelle" von Politikerinnen und Politikern. Mit dem Verzicht schützen wir nicht primär uns, sondern alle rund um uns herum. Das wird uns aber einige Disziplin abverlangen. Übrigens müssen wir auch auf Begrüssungsküsse verzichten. Vielleicht sind einige ja froh darüber. (Heiterkeit)

Die Parlamentsdienste haben eine "Taskforce Coronavirus" eingesetzt, die die Entwicklung in enger Absprache mit dem Bundesamt für Gesundheit verfolgt und die dann, wenn es die Situation erfordert, der Verwaltungsdelegation weitere Massnahmen vorschlagen wird.

Ich danke für das Verständnis für diese besondere Situation und die besonderen Massnahmen, die damit einhergehen. Dies zum Coronavirus.

Liebe Kolleginnen und Kollegen, Sie sind alle anwesend. Ich lade Sie jetzt ein, an der Erarbeitung unseres Jahresfotos 2020 mitzuwirken. Eigentlich beabsichtigte ich, dieses Foto auf dem Balkon des Ständerates zu machen, aber das Wetter ist uns nicht gut gesinnt. Daher machen wir das Foto wie gewohnt hier im Ständeratssaal. Ich bitte Sie alle, sich um den Tisch zu versammeln, so, wie wir das jeweils an der letzten Sitzung der Session machen. Wir beginnen die Session diesmal einfach mit dem Abschiednehmen.

Une photo de groupe de tous les membres du Conseil des Etats est prise

Präsident (Stöckli Hans, Präsident): Vielen Dank! Ich denke, das ist schmerzlos über die Bühne gegangen.

Ich freue mich, Sie alle im Anschluss an die heutige Debatte zum Apéro einzuladen, und ich freue mich auf eine zahlreiche Teilnahme. Der Apéro findet wie gewohnt im Vorzimmer Ost statt.

Wir kommen zum Sessionsprogramm. Wir haben im Büro wichtige Entscheide betreffend das Programm getroffen. Viele grössere Geschäfte waren nicht behandlungsreif. Wir haben das Programm für den Donnerstag der ersten und der zweiten Woche stark umgestellt. Sie werden heute Abend die neue, gültige Fassung des Sessionsprogramms bekommen - also nicht nur die Änderungen, sondern das vollumfänglich neue Programm, weil sehr viele Änderungen vorgenommen worden sind.

Das Büro des Ständerates hat auch den Antrag der SVP-Fraktion behandelt, der dahingehend lautete, dass wir das Geschäft 19.051, "Überbrückungsleistung für ältere Arbeitslose. Bundesgesetz", nicht während der Frühjahrssession durchführen sollten. Wir haben diese Frage länger diskutiert und sind zum Schluss gekommen, dass die Behandlungsreife der Geschäfte durch die zuständigen Kommissionen zu entscheiden sei, und dementsprechend haben wir das Programm nicht abgeändert. Es wird an der SGK-S sein - die ja nächsten Donnerstag tagt -, zu entscheiden, wieweit sie in der Lage ist, uns eine Vorlage zu unterbreiten, die von uns seriös bearbeitet werden kann.

Schliesslich bin ich froh, sagen zu können, dass das Büro des Nationalrates den Entscheid rückgängig gemacht hat, die Differenzbereinigung zur Konzernverantwortungs-Initiative und zum indirekten Gegenvorschlag abzuändern. Das Büro des Nationalrates ist auf seinen ursprünglichen Plan zurückgekommen, sodass die Beratung dieses Geschäftes gemäss dem von uns vorgesehenen Plan durchgeführt werden kann.

So weit meine Mitteilungen. Ich begrüsse nun Herrn Bundesrat Berset. Wie angekündigt, wird er zu Beginn der Sitzung ein paar Worte zur Coronaviruskrise sagen. Ich möchte vorab noch Folgendes ergänzen: Ich habe vorhin gesagt, es seien 300 Besuchergruppen ausgeladen worden. Das sind Besuchergruppen, die mehr als zehn Personen umfassen. Bei Einzelpersonen und Gruppen unter zehn Personen, die Sie eingeladen haben, müssen Sie die Stornierung selbst vornehmen, weil die Parlamentsdienste diese Angaben nicht haben. Wenn Sie also Personen oder Kleingruppen eingeladen haben, dann müssen Sie ihnen selbst eine Absage erteilen. Das noch als Hinweis.

Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg

Comme vous me l'avez demandé, Monsieur le président, je dis volontiers quelques mots sur la situation que nous vivons aujourd'hui, non seulement en Suisse, mais aussi - je crois -, dans un nombre très important de pays dans le monde et, bien sûr, sur l'ensemble du continent européen.

J'aimerais dire, tout d'abord, que nous suivons cette évolution depuis le tout début de l'année. Dès le moment où il a été connu qu'un nouveau virus était apparu en Chine, nous avons observé la situation avec beaucoup d'intérêt. Le Conseil fédéral a été informé régulièrement de l'évolution de la situation.

Il y a quelques jours, la situation a évolué de manière assez importante dans le nord de l'Italie. Je crois que tout le monde a pu le voir. C'était il y a environ une dizaine de jours. Les mesures prises par l'Italie ont été très engagées, pour ne pas dire très dures. J'ai eu l'occasion, pour ma part, de me rendre à Rome, mardi dernier, pour une rencontre entre les ministres de la santé d'Italie, de France, d'Allemagne, de Slovénie, de Croatie, d'Autriche et, évidemment, de Suisse. Nous avons fait le point de la situation. Nous sommes, je crois, très bien coordonnés non seulement sur le plan intérieur avec les cantons - je le dirai encore tout à l'heure -, mais aussi sur le plan international.

L'Office fédéral de la santé publique a travaillé d'arrache-pied. Il suit l'évolution de la situation depuis longtemps. Il est arrivé à la conclusion qu'il s'agissait, la semaine dernière, d'émettre des recommandations assez simples: quels sont dans le fond les meilleurs moyens de se protéger contre la propagation d'un virus? Ce sont les mêmes moyens que ceux qui permettent de se protéger contre la propagation du virus de la grippe. Il s'agit donc de la mesure consistant à maintenir une certaine distance entre les personnes. Nous savons que, dans l'immense majorité des cas, le virus se transmet par les mains. Il s'agit aussi de mesures simples d'hygiène, qui sont à rappeler et à pratiquer. Ces recommandations ont été complétées aujourd'hui par la recommandation, tout comme l'a fait d'ailleurs la Délégation administrative de votre Parlement, d'éviter le contact avec les mains, puisque nous savons que c'est l'une des principales manières de transmettre le virus.

Le Conseil fédéral a également suivi de très près l'évolution de la situation la semaine dernière. Nous avons dû BO 2020 E 3 constater une perte de contrôle de la chaîne de transmission de l'infection dans le Nord de l'Italie. Nous avons constaté que c'était également le cas depuis mercredi soir en Allemagne, qui l'a en tout cas communiqué ainsi. Le Conseil fédéral s'est réuni vendredi matin en séance à Berne pour constater la situation particulière au sens de la loi sur les épidémies. C'est évidemment la première fois que cela arrive, puisque la loi précitée - qui est le résultat des expériences et des apprentissages que nous avons pu réaliser dans d'autres situations similaires ces dernières années - est en vigueur depuis peu et appliquée pour la première fois. En accord avec les cantons - qui nous ont soutenus à la quasi-unanimité et qui ont souhaité encore que ces mesures soient plus contraignantes que ce que nous prévoyions d'abord de faire -, nous avons prévu d'interdire les manifestations de masse réunissant plus de 1000 personnes et de donner la possibilité aux cantons, de concert avec les organisateurs, de discuter des mesures pour les manifestations de moins de 1000 personnes.

C'est un nouveau virus. Que savons-nous aujourd'hui? Nous savons de ce virus qu'on pourrait l'apparenter à ceux qui causent la grippe, si l'on veut, dans la manière dont il fonctionne, mais qu'il ne cause pas une grippe au sens traditionnel du terme. Il est nouveau, donc on ne sait encore pas beaucoup de choses. Mais on sait que l'on peut éviter sa transmission en n'étant pas à moins d'un ou deux mètres d'une personne infectée pendant plus de quinze minutes; on sait qu'on peut aussi éviter sa transmission avec des mesures d'hygiène assez simples; et on sait que, contrairement à ce qui concerne la grippe, les enfants sont de très mauvais vecteurs du virus et que, contrairement à ce qui concerne la grippe, les enfants ne développent pas la maladie; on sait que les jeunes - les jeunes adultes ou les adultes dont l'âge se situe entre 20 et 40 ans - peuvent par contre attraper le virus sans développer de grands problèmes, mais qu'ils sont des vecteurs de transmission, et que le virus peut poser des problèmes pour les personnes plus âgées, et notamment les personnes qui ont déjà une situation de santé caractérisée par des maladies chroniques ou d'autres affections.

Le Conseil fédéral a pris des mesures qui, je crois, sont proportionnées, en accord avec les cantons et dans le cadre de ses compétences. Nous l'avons fait après avoir constaté ce qu'il se passait dans d'autres pays. Vous aurez remarqué qu'un grand pays voisin, la France, nous a suivis sur la question de l'interdiction de manifestations, en retenant un autre chiffre quant au nombre de participants à partir duquel une interdiction est prononcée. C'est un pays différent, de taille différente et dans lequel les logiques sont différentes, mais une évolution similaire est constatée. J'aimerais, à ce stade, remercier les cantons pour l'excellente collaboration que nous avons avec eux.

Le but que nous poursuivons avec les mesures qui ont été prises, c'est de freiner la propagation du virus, de réduire la fréquence des transmissions. Nous devons également prendre garde à protéger les personnes les plus vulnérables. Je crois qu'il s'agit de mesures proportionnées, adéquates, qui interviennent au bon moment.

Ce qu'il faut également rappeler, c'est qu'il s'agit d'une situation à laquelle nous avons déjà été plusieurs fois confrontés au cours des dernières années. Nous avons de meilleurs outils pour y répondre cette fois, avec la nouvelle loi sur les épidémies, et nous le faisons en bonne entente avec les cantons et l'ensemble des services de la Confédération. L'Etat-major fédéral Protection de la population est chargé de coordonner les mesures sur le plan de la Confédération et la task force de l'OFSP est également en action. C'est un travail qui est exigeant, mais qui nous permet de suivre la situation et d'apporter la meilleure réponse possible.

Ce qu'il faut dire ici, c'est qu'il n'y a pas de raison particulière d'avoir peur de cette situation. C'est quelque chose que nous connaissons et qui s'est déjà produit, mais qui exige une réponse claire, dans l'intérêt de la santé publique et de la protection de notre population. Voilà ce que je pouvais vous dire.

L'évolution à laquelle nous devons nous attendre ces prochaines semaines - ces prochains mois, nous ne le savons pas exactement - est une augmentation des cas déclarés, aussi parce que nous avons fortement augmenté notre capacité à faire des tests. Je dois vous dire que si dans certains pays il y a très peu de cas, je pense que c'est simplement parce qu'il y a peu de tests qui y sont faits; il faut être assez clair là-dessus. Nous sommes très sérieux par rapport à cette situation, très transparents, et je crois que c'est une bonne chose. Nous devons aussi suivre l'évolution et nous y adapter, c'est ce que nous faisons quotidiennement.

Voilà ce que je pouvais vous dire à ce sujet. Nous aurons certainement l'occasion, durant les prochains temps également, de reparler de cette situation et de vous informer, peut-être, de mesures complémentaires ou d'une évolution des mesures prises.

Stöckli Hans · P-M · Conseil des Etats · Berne · Groupe socialiste

Vielen Dank, Herr Bundesrat. Ich wünsche Ihnen weiterhin eine ruhige, gelassene und gleichzeitig dezidierte Hand, um diese schwierige Prüfung zu bestehen.