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Campagne médiatique concernant le coronavirus
Stöckli Hans · P-M · Conseil des Etats · Berne · Groupe socialiste
BO 2020 E 1017Präsident (Stöckli Hans, Präsident): Herr Knecht ist von der schriftlichen Antwort des Bundesrates nicht befriedigt und beantragt Diskussion. - Sie sind damit einverstanden.
Knecht Hansjörg · Mit-M · Conseil des Etats · Argovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre
In den vergangenen Monaten sind diverse kleinere und mittelgrosse Medienverlage auf mich zugekommen. Sie haben vor allem auch beanstandet, dass sie bei der Inseratekampagne zum Coronavirus, "So schützen wir uns", systematisch übergangen wurden. Ich stelle auch fest, dass dasselbe Muster bei anderen Bundeskampagnen und bei bundesnahen Betrieben geläufig ist. Daraufhin habe ich mich mit dem Bundesamt für Gesundheit in Verbindung gesetzt, um die Hintergründe zu erfahren. Die Antwort des BAG war für mich allerdings nicht sehr überzeugend, weshalb ich mich dann mit dieser Interpellation an den Bundesrat gewandt habe. Auch die Ausführungen des Bundesrates sind für mich nicht nachvollziehbar, denn die Anforderungen für die Teilnahme an der Inseratekampagne, welche sowohl vom BAG wie auch vom Bundesrat genannt werden, erfüllen auch die kleineren, lokal verankerten Zeitungen. Aus meiner Sicht eignen sich gerade diese ideal als Träger für die Inseratekampagne, denn auch sie verfügen in ihren Regionen über regelmässige Erscheinungstermine, haben auch entsprechend grössere Reichweite, dichte Abdeckungen und eine breite Zielgruppe. Sie werden also von allen Bevölkerungsschichten gelesen und geniessen - das ist bei einer solchen Kampagne ganz besonders wichtig und wesentlich - auch eine sehr hohe Glaubwürdigkeit.
Gerade kleinere Zeitungen sind flexibel und haben rasche und unmittelbare Wege der Kommunikation. Ich stelle in meiner Region fest, wo es einen kleineren Zeitungsverlag "Die Botschaft" gibt, wie flexibel diese Verlage sind. Deswegen ist es für mich einfach unverständlich, weshalb neben den grossen Verlagen nicht auch die regionalen Zeitungen in die Kampagne mit einbezogen werden. Eine ausgewogene Mischung wäre am zielführendsten.
Ich habe einfach den Eindruck, dass man vor allem die Grossen hofiert, während die kleineren Medienhäuser bewusst im Stich gelassen werden. Das erachte ich als stossend, besonders auch im Hinblick darauf, dass einerseits stets über die mangelnde Vielfalt bei den Medienerzeugnissen lamentiert wird, andererseits die kleinen und mittelgrossen Verlage von der Inseratenvergabe noch immer ausgeschlossen werden. Also gerade ihnen, den kleineren, wird eine speziell in der Corona-Krise wichtige Einnahmequelle vorenthalten. Für dieses Vorgehen oder Gebaren - wie ich mir zu sagen erlaube - fehlt mir das Verständnis, auch angesichts der Tatsache, dass neu die grossen Zeitungen von der indirekten Presseförderung profitieren sollen: Sie erhalten inskünftig Subventionen und werden bei der Inseratenvergabe noch bevorzugt, während die kleinen und mittelgrossen Zeitungen hier, wie gesagt, eben das Nachsehen haben.
BO 2020 E 1018Ich habe auch noch eine spezifische Bemerkung zur Antwort des Bundesrates zu den Fragen 4 und 5. Wenn ja die Kommunikationsfachleute mit all diesen Stakeholdern zusammenarbeiten, die Kampagne so breit gestreut und in so viele Sprachen übersetzt wird, ist es erst recht nicht haltbar, dass die regionalen Zeitungen ignoriert werden. Diese Spezialisten sollten eigentlich in der Lage sein, Wege zu finden, auch kleinere, lokale Verlage in die Kampagne zu integrieren.
Ich bin folglich von der Antwort des Bundesrates nicht befriedigt und fordere die Verantwortlichen auf, bei der Kampagne nun endlich auch die kleineren und mittelgrossen Medienhäuser zu berücksichtigen.
Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg
Monsieur le conseiller aux Etats Knecht je crois que la réponse du Conseil fédéral est assez complète et explique la manière dont les choses se sont passées. Donc je ne vais pas répéter tout ce qu'elle contient mais vous fournir quelques informations complémentaires.
Tout d'abord, la première campagne "Voici comment nous protéger" a commencé fin février dernier, soit deux jours après le premier cas de Covid-19 confirmé dans notre pays. L'objectif visait, par les canaux les plus efficaces possibles, à sensibiliser très vite la population au sujet des règles d'hygiène et de comportement. Il y a eu plusieurs composantes ensuite dans cette campagne. A partir du mois d'avril, la campagne de solidarité "Tous ensemble" a complété la première campagne.
Ensuite, ces campagnes se basent sur la stratégie de communication de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) pour ce qui concerne les objectifs visés, les messages à diffuser, les groupes cibles à atteindre. Il faut bien voir que les annonces dans les journaux ne sont qu'une partie de ces campagnes. D'autres canaux ont été utilisés, par exemple les réseaux sociaux, des affiches et d'autres médias encore.
L'OFSP suit une stratégie fondée sur l'objectif d'atteindre autant que possible l'ensemble de la population. Il regarde aussi le rapport entre le prix proposé et la prestation fournie de manière à pouvoir maximiser la performance médiatique. Deux facteurs très importants pour ces campagnes sont le délai de publication et le taux de pénétration.
Je comprends que vous abordiez la discussion sous l'angle de l'aide à la presse dans les moments difficiles. C'est clair, je peux bien l'entendre. Mais je dois vous dire qu'au moment où les campagnes ont été lancées, ce n'était évidemment pas sous cet angle que la réflexion a été menée.
Cela dit, la taille d'une maison d'édition n'entre pas en ligne de compte dans la planification d'une campagne. Il y a également des éditeurs régionaux qui ont été ponctuellement pris en considération. Ce sont là des points qu'il fallait rappeler.
Si on regarde l'analyse d'impact, elle montre que la stratégie fonctionne. Les campagnes de la Confédération ont été vues et elles ont été suivies. Nous savons que 9 personnes sur 10 les ont vues, ce qui est quand même beaucoup. Depuis le mois de mars, ces règles d'hygiène et de comportement sont recommandées pour se protéger; elles sont devenues une norme bien développée. Nous pensons donc que la poursuite de ces campagnes est importante et nécessaire.
Cela dit, je crois que, avec votre interpellation, vous avez porté l'accent et la réflexion sur un élément, en termes de répartition, qui n'a peut-être pas été au coeur de la réflexion au début de cette année, mais qui peut naturellement y être intégré pour la suite. Je crois que le fait que ce débat ait lieu aujourd'hui et que nous ayons maintenant le temps de regarder comment les choses évoluent, doit permettre non seulement d'adapter en continu les campagnes et leur contenu, mais aussi d'adapter les canaux de diffusion et de distribution, l'objectif étant de toucher un maximum de personnes avec une bonne diffusion de ces informations.