25.4629
Promotion de l'innovation dans les domaines de la sécurité et de la défense par Armasuisse
Chappuis Isabelle · Mit-F · Conseil national · Vaud · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
La Suisse est classée première au monde dans les indices d'innovation, mais surtout dans le domaine civil. Dans la sécurité et la défense, nous sommes en retard, à un moment où plusieurs États autour de nous structurent leur propre écosystème d'innovation de défense. Ils ont créé des agences qui encouragent l'innovation disruptive, comme l'agence Darpa, aux États-Unis, qui a posé les bases d'Internet et du GPS. Beaucoup d'autres technologies - sensorique moderne, matériaux avancés, par exemple - trouvent leur origine dans la recherche militaire. L'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l'Union européenne développent maintenant leurs propres instruments. L'objectif est de provoquer des percées technologiques par une stratégie "high risk - high reward" qui débouche sur des produits applicables, compétitifs, viables pour notre sécurité et également pour notre société.
La Suisse possède une force remarquable : recherche de classe mondiale, base industrielle solide, entreprises innovantes. Le défi, maintenant, est de connecter cette recherche avec les besoins réels de la sécurité. Le succès dépend d'une collaboration étroite entre recherche, économie privée et armée. Armasuisse Science et technologies ne fournit pas seulement l'expertise technique, elle connaît les besoins de l'armée et peut intégrer les développements géopolitiques. C'est ce qui fait les écosystèmes d'innovation les plus performants. Pour la Suisse, au-delà évidemment des domaines militaires traditionnels, trois domaines sont prioritaires.
D'abord les drones et leurs contre-mesures. Les conflits récents l'ont démontré : cette filière est centrale et elle est essentielle. La Suisse dispose d'entreprises et de centres de recherche pour en faire une capacité stratégique. C'est précisément où le programme doit intervenir pour structurer cette capacité émergente.
Ensuite, il y a l'espace. Le directeur de l'Agence spatiale européenne déclare que l'Europe est presque nue dans l'espace. Tandis que les États-Unis et la Chine investissent massivement, l'Europe intègre seulement maintenant la sécurité et la défense dans sa stratégie spatiale, une intégration qui montre que technologie, sécurité et puissance économique sont indissociables. Nos capacités à observer, à naviguer, à communiquer, reposent sur les satellites. Pour notre autonomie, nous devons rester un acteur clé de cette industrie. Autour de Beyond Gravity, qui fournit des composants essentiels pour les satellites européens, se développe un écosystème d'entreprises innovantes suisses. La Suisse est une nation spatiale. Nous avons créé un commandement spatial, mais maintenant c'est tout l'écosystème, de la recherche à l'innovation industrielle, qui doit se mobiliser pour notre défense spatiale. C'est sur ces fondations que le programme proposé doit s'appuyer pour que la Suisse soit capable d'innover et de produire dans le domaine spatial, plutôt que de dépendre des autres.
Enfin, la défense contre les menaces hybrides : cyber, opérations d'influence, manipulations. Ces menaces s'exercent quotidiennement déjà contre nos institutions et nos populations. Elles visent notre cohésion sociale, notre confiance démocratique, notre capacité de décision. Elles requièrent une réponse structurée. La Suisse dispose de compétences en cybersécurité et en analyse. Le programme proposé doit transformer ces compétences en capacités stratégiques de détection et de résilience.
Ces trois domaines partagent de nombreuses technologies transversales, comme l'intelligence artificielle, les systèmes autonomes, la robotique, la sensorique et l'analyse de données. Ces technologies clés pour la défense sont aussi essentielles pour notre compétitivité économique. Un tel programme apporte des avantages majeurs. Le leadership technologique renforce la souveraineté en réduisant les dépendances. Il produit également un effet dissuasif, parce qu'un adversaire potentiel intègre dans son calcul la sophistication technologique du pays qu'il cible. Armasuisse Science et technologies est l'unité appropriée. Aucune nouvelle base légale n'est requise. Le financement s'effectue par le budget ordinaire de l'armée, conformément à la stratégie en matière de politique d'armement 2025.
Je vous remercie de soutenir ma motion.
Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Le président (Page Pierre-André, président): La motion est combattue par Mme De Ventura et M. Schnyder.
Schnyder Markus · Mit-M · Conseil national · Glaris · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Ich beantrage Ihnen, die Motion 25.4629 abzulehnen, und begründe dies wie folgt. Vorgängig möchte ich aber festhalten, dass ich das Ziel und grosse Teile der Begründung von Kollegin Chappuis teile und ausdrücklich unterstütze. Das Ziel und die Stossrichtung decken sich nämlich teilweise mit meiner Motion 25.4064, welche ebenfalls die Rüstungsinnovationen fördern will. Nun führen aber bekanntermassen viele Wege nach Rom. Unser Hauptkritikpunkt an dieser Motion ist denn auch nicht das Ziel, sondern der vorgeschlagene Weg. Dass mit dieser Motion als Vorschlag die Armasuisse und somit ein staatlicher Betrieb im Lead sein soll, erachten wir als nicht zielführend, dies aus zwei Gründen:
Erstens sind wir klar der Meinung, dass Innovationen immer schon primär aus der Privatwirtschaft gekommen sind. Wir haben dazu in der Schweiz sehr gute Voraussetzungen. Wir haben viele Unternehmen, welche innovativ sind, und auch viele Start-ups, welche sich genau auf solche Dinge spezialisieren können und das auch wollen. Wir sehen daher die Rolle des Staates nicht primär in der Innovationsförderung, sondern darin, gute Rahmenbedingungen dafür zu schaffen. Wenn wir Innovation wollen, dann müssen wir diese nicht selbst machen, sondern über die Politik die Grundlage schaffen, damit Innovationen entstehen können. Hierbei gilt aber klar: Weniger ist mehr. Je weniger wir als Staat eingreifen, umso besser können sich private Firmen entwickeln, und Innovationen entstehen fast von selbst. Das ist der erste Punkt.
Der zweite Punkt ist etwas einfacher. Wenn ich die laufenden Projekte und Aufgaben von Armasuisse anschaue, denke ich, man sollte den Fokus primär auf diese legen und Armasuisse nicht mit zusätzlichen Aufgaben belasten. Schauen wir, dass Armasuisse das, was sie kann und was sie muss, richtig und gut macht und sich auf ihre Kernkompetenzen konzentrieren kann - Innovationsförderung gehört da nicht dazu. Kollegin Chappuis hatte eine gute Idee, aber sie ist leider falsch abgebogen.
Lehnen Sie die Motion ab.
Pfister Martin · BR-M · Conseil fédéral · Zoug
Die vorliegende Motion beauftragt den Bundesrat, ein Programm zur gezielten Förderung sicherheits- und verteidigungsrelevanter Innovationen in der Schweiz zu schaffen. Gemäss Wortlaut der Motion soll Armasuisse dieses Programm umsetzen.
Die Motion stützt sich im Wesentlichen auf einen sogenannten "High risk, high reward"-Ansatz; das hat Frau Nationalrätin Chappuis in ihrem Votum ausgeführt. Ziel ist es, Innovationsprojekte mit hohem technologischen und wirtschaftlichen Risiko gezielt zu fördern, sofern sie das Potenzial für bedeutende technologische Fortschritte aufweisen. Dieser Ansatz ermöglicht technologische Fortschritte, die im Rahmen klassischer Innovationsprozesse häufig nicht erreicht werden können.
In Abgrenzung zu bestehenden Programmen würde der "High risk, high reward"-Ansatz eine gezielte Steuerung der technologischen Entwicklung im Bereich Sicherheit und Verteidigung ermöglichen. Aktuell berücksichtigen die zivilen Förderbereiche Dual-Use-Technologien sowie militärische Forschung und Innovation noch kaum. Das geplante Innovationsprogramm soll bestehende Förderinstrumente jedoch nicht ersetzen, sondern gezielt ergänzen.
Die rüstungspolitische Strategie, die der Bundesrat im Jahr 2025 erstmals verabschiedet hat, verfolgt das Ziel, dass die Schweiz sicherheitsrelevante Schlüsseltechnologien eigenständig entwickelt und für die Armee nutzbar macht. Vorgesehen ist deshalb unter anderem eine schrittweise Erhöhung des Anteils des Armeebudgets für Forschung, Entwicklung und Innovation. Welcher Anteil künftig konkret auf Innovationen entfallen soll, ist im Rahmen der laufenden Umsetzungsarbeiten noch festzulegen. Entsprechend gilt es, im Rahmen eines Prüfauftrages zunächst zu klären, welche finanziellen Mittel für ein solches Programm im Falle einer Annahme der Motion tatsächlich zur Verfügung stehen würden.
Ausser Frage steht, dass ein "High risk, high reward"-Innovationsprogramm im Verteidigungsbereich der Schweiz erhebliche Chancen eröffnet; darauf hat auch Nationalrat Schnyder hingewiesen. Erstens kann ein strategisch ausgerichtetes und gezielt gesteuertes Innovationsprogramm dazu beitragen, Synergien zwischen ziviler und militärischer Forschung konsequenter zu nutzen. Zweitens lassen sich Kompetenzen in sicherheitsrelevanten Schlüsseltechnologien in der Schweiz gezielt aufbauen und weiterentwickeln. Drittens stärkt ein solches Programm das bereits heute starke Forschungs- und Innovationsökosystem der Schweiz nachhaltig. Als Folge davon profitiert die Weiterentwicklungsfähigkeit der Schweizer Armee massgeblich. Besonders wirksam ist ein solcher Ansatz dort, wo technologische Entwicklungen mit hohem Kapitalbedarf und erheblichen technischen Risiken verbunden sind. Der Erfolg hängt jedoch wesentlich davon ab, dass ein solches Programm optimal in das bestehende nationale Innovationsökosystem eingebettet wird und dass eine gesellschaftliche und politische Kultur Innovation, Risiko und technologische Entwicklung mitträgt.
Aus diesen Gründen begrüsst der Bundesrat das Anliegen der Motion und prüft im Rahmen der weiteren Umsetzung der rüstungspolitischen Strategie des Bundesrates den Aufbau eines "High risk, high reward"-Innovationsprogrammes vertieft.
Der Bundesrat empfiehlt Ihnen deshalb die Annahme der Motion.
Vote
Le président (Page Pierre-André, président): Le Conseil fédéral propose d'adopter la motion.
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 72 Stimmen
Dagegen ... 118 Stimmen
(0 Enthaltungen)