07.3278
Département de la sécurité
Intervention de procédure
Antrag der Mehrheit
Annahme der Motion
Antrag der Minderheit
(Lang, Banga, Günter, Haering, John-Calame, Vermot-Mangold, Widmer)
Ablehnung der Motion
Proposition de la majorité
Adopter la motion
Proposition de la minorité
(Lang, Banga, Günter, Haering, John-Calame, Vermot-Mangold, Widmer)
Rejeter la motion
Bugnon André · 1VP-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre
La Commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats a déposé en avril 2007 une motion demandant au Conseil fédéral d'envisager la création d'un département de la sécurité. Cette motion fait suite à de nombreuses interventions déposées qui allaient dans le même sens, sous forme de postulats ou de motions qui ont par la suite été transformées en postulats lorsque ce mode de faire existait encore, postulats tous acceptés par les chambres. Le temps passant et ne voyant venir aucune proposition de la part du Conseil fédéral, la CPS-CE a jugé utile de déposer la motion susmentionnée, la motion ayant actuellement un caractère contraignant selon les règles en vigueur dans notre Parlement.
C'est à l'occasion de la discussion sur le rapport que le Conseil fédéral a rédigé en réponse à la motion 05.3001 demandant au Conseil fédéral de créer des bases légales destinées à réglementer le fonctionnement des services de renseignement intérieur et extérieur, que la CPS-CE a examiné à nouveau la question de la conduite et de l'organisation de la politique de sécurité sur le plan fédéral. La commission a fait sienne l'évaluation de la Délégation des Commissions de gestion (DélCdG) qui considère que le pilotage des services de sécurité devrait être effectué par un seul département fédéral. Il est à noter cependant que la motion qui vous est soumise va au-delà de ce que prévoit l'initiative parlementaire Hofmann Hans 07.404, à savoir que le pilotage des services de sécurité soit effectué par un seul département, alors que la motion exige du Conseil fédéral qu'il groupe au sein d'un même département tous les domaines relevant de la politique de sécurité.
Dans sa déclaration du 8 juin 2007, le Conseil fédéral propose aux chambres d'accepter cette motion. Le 20 juin 2007, le Conseil des Etats a adopté cette motion qui passe de ce fait devant le second conseil, à savoir le nôtre. La CPS-CN a examiné cette motion lors de sa séance du 4 septembre dernier. Une majorité des membres de la commission est intervenue en faveur de la motion et propose de soutenir la décision prise par le Conseil des Etats, alors qu'une minorité pense que cette voie n'est pas la bonne sous l'argument que la situation actuelle est meilleure, car elle permet de mettre en valeur la complémentarité dans la conduite de ces services quand celle-ci est assurée par plusieurs départements.
Selon la majorité de la commission, l'acceptation de la motion permettra de réduire les interfaces entre les nombreux organes impliqués dans la politique de sécurité et de renforcer les synergies. De plus, la majorité considère que la création d'un seul département de la sécurité permettra une meilleure coordination en confiant la direction en matière de préparation, de planification et de conduite de l'exercice à un seul département. En outre, et contrairement à ce qui est le cas aujourd'hui, les cantons auront à l'avenir des interlocuteurs clairement définis. En effet, nous l'avons vu sur le terrain lors de la réunion du G8 à Evian, la structure actuelle rend difficile la mise en place d'une organisation efficace pour diriger des opérations de sécurité. Le trop grand nombre de partenaires concernés rend difficile la mise sur pied d'une stratégie efficace lors d'événements particuliers, ou tout simplement empêche d'être en permanence prêt à intervenir en cas de besoin lors d'événements non planifiés au préalable.
Toutefois, il est important de relever que, dans l'hypothèse où un département de la sécurité viendrait à être créé, seule la coordination entre les structures fédérales, services de renseignement, armée et corps de police cantonaux, doit être améliorée. Il ne s'agit en aucun cas de donner la possibilité au gouvernement fédéral de lever des troupes de police pour procéder à une intervention, ces prérogatives restant de la compétence des cantons. En conséquence, les gouvernements cantonaux devront être associés à la réflexion sur la mise sur pied d'un tel département de la sécurité, de façon à ce que la structure administrative et les champs de compétences prévus respectent nos principes démocratiques.
Lors de la discussion en commission, une proposition demandant le rejet de la motion a été repoussée par 13 voix contre 7 et 1 abstention. Une autre proposition demandant de modifier les objectifs de la motion, à savoir de charger le Conseil fédéral de mieux coordonner tous les domaines relevant de la politique de sécurité plutôt que de créer un seul département de la sécurité, a également été repoussée par 13 voix contre 8. A toutes fins utiles, je rappelle ici le texte de la motion: "Le Conseil fédéral est chargé de regrouper au sein d'un même département tous les domaines relevant de la politique de sécurité."
Enfin, c'est par 13 voix contre 8 que la commission vous recommande d'adopter cette motion et de rejeter la proposition de la minorité.
Büchler Jakob · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe démocrate-chrétien
Die Sicherheitspolitische Kommission des Ständerates verlangt mit einer Motion, dass alle sicherheitspolitisch relevanten Bereiche in einem Departement zusammengeführt werden. Innere und äussere Sicherheit lassen sich immer weniger trennen. Heute sind die Sicherheitsaufgaben in drei Departementen - im VBS, im EJPD und im Eidgenössischen Finanzdepartement - untergebracht. Die drei direkt betroffenen Departemente sind daran interessiert, möglichst bald Lösungsvarianten aufzuzeigen. Darüber wurde in den Departementen mehrfach diskutiert. Die Frage der Militarisierung der inneren Sicherheit wurde gestellt und besprochen; vor allem ging es um die Situation, bei der einzelne Elemente der inneren Sicherheit im VBS angesiedelt würden.
Es ist nicht vorgesehen, dass mit einer allfälligen Neuunterstellung von einzelnen mit der Sicherheit betrauten Ämtern in die kantonale Polizeihoheit eingegriffen wird. Die Kantone und Gemeinden sind für 97 Prozent der Polizeiaufgaben zuständig, daran wird sich auch künftig nichts ändern. Bei der Polizei auf Bundesebene handelt es sich um den Bundessicherheitsdienst und die Bundeskriminalpolizei, das sind rund 500 Personen. Mit der Zusammenführung der Sicherheitsmittel des Bundes in einem Departement, wie es die Motion des Ständerates verlangt, wird auch in Zukunft kein einziger Einsatz der Armee ohne Genehmigung der rechtlich zuständigen Instanzen möglich sein. Mit der Zusammenfassung der Sicherheitsmittel des Bundes in einem Departement wird kein einziger Einsatz weniger subsidiär verlaufen als bisher.
Konkret geht es bei der Schaffung eines künftigen Sicherheitsdepartementes darum, Synergien zu nutzen und Schnittstellen zu verhindern, den operativen Teil so zusammenzuführen, dass eine höhere Effizienz erreicht wird. Die Kantone wollen möglichst wenig Ansprechstellen des Bundes. Ein Beispiel: Um das WEF zu organisieren, musste der zuständige Polizeikommandant des Kantons Graubünden mit 127 Bundesstellen in Verhandlungen treten. Die Gesamtverantwortung beim Bund soll so weit wie möglich auf eine Anlaufstelle fokussiert sein. Es geht vor allem darum, dem VBS in Sicherheitsfragen und im sicherheitspolitischen Führungsprozess die Führung in der Planung und in der Vorbereitung zu übergeben.
Die Sicherheitspolitische Kommission des Nationalrates hat die Motion eingehend beraten und auch kritische Fragen gestellt.
Die Kommission beantragt Ihnen mit 13 zu 7 Stimmen bei 1 Enthaltung, die Motion des Ständerates anzunehmen.
Widmer Hans · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Groupe socialiste
Herr Kommissionssprecher, im Text heisst es, der Bundesrat werde beauftragt, "alle sicherheitspolitisch relevanten Bereiche" in einem Departement zu vereinen. Ist das nicht unseriös formuliert, weil natürlich in allen Departementen sicherheitspolitisch relevante Bereiche vorkommen?
Büchler Jakob · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe démocrate-chrétien
Der Schwerpunkt der sicherheitspolitischen Bereiche liegt nun einmal in drei verschiedenen Departementen, nämlich im VBS, im EFD und im EJPD. Das soll gezielt zusammengeführt werden, ohne dass damit der ganzen sicherheitspolitischen Frage Abbruch getan werden soll. Wie ich gesagt habe, ist es eine Zusammenführung von Schnittstellen und Synergien, die genutzt werden sollen.
Lang Josef · Mit-M · Conseil national · Zoug · Groupe des VERT-E-S
Liebe Kolleginnen und Kollegen insbesondere der FDP-Fraktion, der klassisch-liberale Einwand gegen die Zusammenlegung von Armee und Polizei auch im organisatorischen Sinne ist der: Die Armee ist für den Feind da. Die Polizei ist für den Bürger da. Der Liberalismus hat herausgefunden, dass der Bürger, später die Bürgerin, auch die renitenten, nicht und nie als Feinde und Feindinnen zu betrachten sind. Deshalb dürfen Armee und Polizei nie und nimmer zusammengefasst werden, beispielsweise in einem Departement. Deshalb haben die Staatsrechtler und Staatsrechtlerinnen im Juni aufgeheult, als der Bundesrat mit dieser Idee, das heisst auch mit der Unterstützung dieser Idee, gekommen ist. Das widerspricht jedem liberalen Grundsatz. Wer hier als Liberaler mitmacht, der muss sich die Frage stellen, ob Liberalismus noch etwas mehr bedeutet als Ausweitung der Ladenöffnungszeiten.
Ein Unding auch im liberalen Sinn ist die Zusammenlegung von äusserem und innerem Nachrichtendienst. Das macht die demokratische Kontrolle viel, viel schwieriger. Da müssen wir dann für den Datenschutz viele Gelder sprechen, um diese Kontrolle noch möglich zu machen. Über das Argument, in der Schweiz habe der Bund ja polizeilich gar nicht viel zu melden, die Gemeinden und Kantone behielten 97 Prozent der Polizeiaufgaben, haben wir heute Morgen gesprochen. Die Armee übernimmt immer mehr Polizeiaufgaben. Das ist ein zusätzliches Argument gegen die Schaffung eines solchen Sicherheitsdepartementes.
Auf einen Schwachpunkt dieses Vorschlages hat vorher Kollega Widmer hingewiesen: Das Ansinnen, "alle sicherheitspolitisch relevanten Bereiche in einem Departement zu vereinen", ist praktisch unsinnig und demokratisch gefährlich. Das ist auch ein Grund, warum der Minderheitsantrag, den wir hier stellen, auch als Einzelantrag von Pirmin Schwander gestellt wird.
Zum Schluss noch dies: Der Verband Schweizerischer Polizeibeamter ist gegen die Schaffung eines solchen Sicherheitsdepartementes.
Egerszegi-Obrist Christine · P-F · Conseil national · Argovie · Groupe radical-libéral
Es können keine Einzelanträge berücksichtigt werden, weil das Geschäft in Kategorie IV behandelt wird.
Schmid Samuel · BR-M · Conseil fédéral · Berne
Ich beantrage Ihnen, mit der Mehrheit Ihrer Kommission zu stimmen und die Motion anzunehmen. Ich fasse mich kurz:
1. Es gibt verschiedenste Initiativen - aus dem Parlament, meine Damen und Herren -, die eine Zusammenlegung all der Bereiche, die sich speziell mit Sicherheit in ihren verschiedenen Schattierungen befassen, befürworten, ja teilweise sogar erzwingen wollen. Auch Sie, Herr Lang, haben erst vor kurzem einer parlamentarischen Initiative zugestimmt, nach der die Nachrichtendienste zusammenzulegen sind.
2. Der Bundesrat hat an seiner Klausursitzung in der zweiten Hälfte des Monats Mai das VBS und das EJPD beauftragt, bis Februar 2008 eine Lösung zu finden. Auch der Bundesrat geht also in diese Richtung. Was steht im Vordergrund? Es geht darum, die Synergien zu nutzen, die Zahl der Schnittstellen zu verringern und damit eine Verbesserung von Effektivität und Effizienz zu erreichen. Die Kantone sollen möglichst wenige Ansprechstellen beim Bund haben; das ist ein dringendes Anliegen der Kantone, denen die Sorge um die innere Sicherheit in erster Linie obliegt. Es sind unsere Mitbürgerinnen und Mitbürger, die leiden, wenn Kantone bei überregionalen Ereignissen im Bedarfsfall mehrere Bundesstellen angehen müssen und nicht nur eine.
3. Die Gesamtverantwortung beim Bund - wir sprechen hier nur von Sicherheit im engeren Sinne - soll so weit wie möglich auf einer Schulter ruhen. Das Parlament selbst vertritt sonst uneingeschränkt und zu Recht die Auffassung, Verantwortung sei nicht zu teilen. Hier ist sie aber geteilt. Deshalb will der Bundesrat hier einen Schritt weiterkommen.
4. Überlegen Sie sich einmal, wo die Polizeikräfte in diesem Land sind. 97 Prozent der Polizeikräfte sind in den Kantonen. Wer hier von einer Militarisierung der inneren Sicherheit spricht, übergeht das föderale System, denn an diesen 97 Prozent ändert sich überhaupt nichts. Aber wir sind es unserer Bevölkerung schuldig, diese 97 Prozent rasch und optimal wirksam werden zu lassen. Deshalb muss in diesem Bereich etwas gehen. Der Bundesrat wird das, gestützt auf seine Beschlüsse, vollziehen.
Egerszegi-Obrist Christine · P-F · Conseil national · Argovie · Groupe radical-libéral
Es gibt noch eine Ergänzung aus der Kommission.
Büchler Jakob · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe démocrate-chrétien
Der Antrag Lang, der dem Minderheitsantrag zugrunde liegt, wurde schon in der Kommission gestellt. Er wurde mit 13 zu 7 Stimmen abgelehnt.
Ich bitte Sie, den Minderheitsantrag abzulehnen und die Motion anzunehmen.
Egerszegi-Obrist Christine · P-F · Conseil national · Argovie · Groupe radical-libéral
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion .... 85 Stimmen
Dagegen .... 51 Stimmen
Schluss der Sitzung um 13.05 Uhr
La séance est levée à 13 h 05