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Stärkung der eidgenössischen Solidarität
Lombardi Filippo · P-M · Ständerat · Tessin · Fraktion CVP-EVP
Antrag des Büros
Der Initiative keine Folge geben
Antrag Fournier
Der Initiative Folge geben
Proposition du Bureau
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition Fournier
Donner suite à l'initiative
Il presidente (Lombardi Filippo, presidente): Avete ricevuto un rapporto scritto dell'Ufficio.
Germann Hannes · 1VP-M · Ständerat · Schaffhausen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Es hat sich ein Alpengraben aufgetan - so zumindest argumentierte der Initiant, Herr Nationalrat Buttet, bei der Einreichung seiner parlamentarischen Initiative -, dies als Folge der Zweitwohnungs-Initiative von Herrn Franz Weber. Nun solle man eben mittels einer Session extra muros in einem Bergkanton die eidgenössische Identität und Solidarität wieder stärken.
Zur Vorgeschichte dieses Vorstosses: Das Büro des Nationalrates hat am 23. August 2012 den Initianten angehört und mit 7 zu 4 Stimmen bei 3 Enthaltungen beschlossen, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben. Der Nationalrat hat dann aber entgegen dem Antrag seines Büros der Initiative mit 79 zu 77 Stimmen ganz knapp Folge gegeben.
Damit ist das Geschäft im Büro des Ständerates angelangt. Wir haben uns mit diesem Anliegen auseinandergesetzt und uns auch die Vorgeschichte der Sessionen extra muros vor Augen geführt. Seit der Gründung des Bundesstaates 1848 fanden drei Sessionen ausserhalb von Bern statt: die Herbstsession 1993 in Genf, die Frühjahrssession 2001 in Lugano und die Herbstsession 2006 in Flims, die ja vielen von uns noch in bester Erinnerung sein dürfte. Der Grund für diese Sessionen extra muros war aber immer ein und derselbe: Es standen Renovationsarbeiten im Parlamentsgebäude an: 1993 die Sanierung des Nationalratssaales, 2001 jene des Ständeratssaales, und 2006 war es die Renovation des Parlamentsgebäudes.
Noch nie wurde aus anderen Gründen eine Session extra muros durchgeführt - auch nicht aufgrund eines wichtigen geschichtlichen Ereignisses. Warum nicht 700 Jahre Schlacht bei Morgarten? Sie fand 1315 statt; das würde sich auch aufdrängen. Herr Jenny könnte für die Schlacht bei Näfels im Jahre 1388 - wenn ich mich jetzt nicht irre - das Gleiche für 2088 beantragen. Dazwischen war ja noch die Schlacht bei Sempach; das wäre noch etwas näherliegend. Da hätte dann Konrad Graber seine grosse Stunde, vielleicht auch einer seiner Nachfolger. Spass beiseite: Wir haben Verständnis für das Ansinnen aus dem Kanton Wallis, aber man hat bis jetzt wirklich nie eine Session ausserhalb Berns durchgeführt, es sei denn, ausgelöst durch den Zwang, das Gebäude vorübergehend zu verlassen.
Das Büro ist der Ansicht, dass eine Session ausserhalb des Parlamentsgebäudes die Ausnahme bleiben muss und nur ins Auge gefasst werden sollte, wenn die Ratssäle aus irgendeinem Grund nicht zur Verfügung stehen. Wir befürchten, dass mit der vom Initianten geforderten Session extra muros, jetzt in einer Bergregion, ein staatspolitisches Präjudiz geschaffen würde. Natürlich gäbe es andere Regionen, die mit gutem Grund auch eine Session für sich beanspruchen könnten. Im Jahr 2006 beispielsweise hat es im Nationalrat ein Postulat gegeben (06.3528), das die Durchführung einer Session der eidgenössischen Räte im Kanton Jura im Jahr 2018 prüfen lassen wollte. Man wollte damit den 170. Geburtstag der modernen Schweiz feiern und den 40. Jahrestag der eidgenössischen Abstimmung über die Gründung des Kantons Jura. Da wäre dann Herr Kollege Hêche gefordert; das käme gerade noch rechtzeitig für 2018. Überdies hält das Büro fest, dass eine Session extra muros vielleicht nicht das einzige und schon gar nicht das beste Mittel sei, die eidgenössische Identität und Solidarität weiter zu stärken.
Wir machen auch auf die finanziellen Aufwendungen in der Höhe von rund 2 Millionen Franken aufmerksam, wohlverstanden, ich spreche von Mehrausgaben. Nicht mit einbezogen ist der Arbeitsaufwand für die organisierende Gemeinde respektive den Kanton oder für alle anderen Beteiligten wie Fernsehen, VBS oder die Parlamentsdienste, die auch einen enormen Zusatzaufwand haben.
Fazit:
1. Hauptgrund für diese drei Sessionen extra muros waren Renovationsarbeiten im Parlamentsgebäude.
2. Noch nie wurde aus anderen Gründen, beispielsweise zum Gedenken an ein wichtiges geschichtliches Ereignis oder wegen eines politischen Grossanlasses, eine Session extra muros organisiert.
3. Die finanziellen Kosten, die Mehrausgaben von rund 2 Milliarden Franken, sind doch sehr hoch - entschuldigen Sie, 2 Millionen Franken; wir wollen nicht übertreiben, wir bleiben auf der Millionenebene. Die Kosten wären wohl zu "prästieren", aber sie sind doch nicht zu unterschätzen.
Aus diesen drei Gründen spricht sich das Büro einstimmig dafür aus, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben.
Fournier Jean-René · Mit-M · Ständerat · Wallis · Fraktion CVP-EVP
Permettez-moi de commencer mon intervention par une citation de Monsieur Paul Widmer, ambassadeur et ancien représentant permanent de la Suisse auprès du Conseil de l'Europe: "La Suisse multilingue n'est pas née le long des frontières linguistiques, mais en tant que démocratie 'de bas en haut': la haute autoresponsabilité des communes et des cantons était indispensable pour la naissance de la Suisse en tant que nation fondée sur la volonté. Le fédéralisme est également inéluctable pour l'existence de la Suisse."
Notre pays ne possède ni culture, ni langue, ni religion communes, mais une volonté politique commune qui assure sa cohésion. Cette volonté s'exprime par la conviction que le respect des cultures, des langues, des religions, bref, le respect de toutes les diversités vécues quotidiennement par notre population non seulement fonde notre pays, mais constitue sans aucun doute une des clés de sa prospérité et de sa réussite. Cet art de vivre ensemble, de se respecter dans toutes les diversités, cet art est comparable à la démocratie directe en ce sens qu'il n'est jamais acquis et qu'il faut sans cesse le reconquérir. Je suis d'avis, comme certainement la large majorité d'entre vous, qu'il vaut la peine de veiller à cette cohésion nationale, que le dialogue confédéral mérite qu'on y investisse du temps et parfois des moyens.
Ces dernières années, les décisions du Parlement ou du peuple ont été marquées par une forte tendance à la centralisation au détriment du fédéralisme. Cette évolution, si elle est propre à satisfaire la majorité de nos concitoyennes et de nos concitoyens et, il faut le dire, si elle est parfois nécessaire, laisse malgré tout à chaque fois toujours plus de minorités sur le bord du chemin.
Je suis de ceux qui s'inquiètent de ce phénomène et qui cherchent de meilleures réponses pour l'avenir. Certes, après chaque votation, en démocratie la majorité s'impose, et la minorité s'incline et accepte le verdict du peuple. Etre démocrate, c'est accepter ces règles du jeu et également les décisions de la majorité. Toutefois, lorsque la minorité issue de votations populaires se retrouve à plusieurs reprises située dans une région déterminée, voire s'identifie à un canton ciblé, il faut d'abord essayer de comprendre le pourquoi du comment. Si l'on considère que la cohésion nationale est importante pour tout le pays, il faut ensuite prendre des mesures, afin d'éviter que l'incompréhension d'abord et l'amertume ensuite ne s'installent entre Confédérés.
La votation fédérale portant sur l'initiative Weber, puis celle sur la révision de la loi sur l'aménagement du territoire ont toutes deux abouti à une acceptation par la majorité du peuple suisse, mais aussi à un refus quasi historique en Valais, à plus de 73,8 pour cent de l'initiative Weber et à plus de 80 pour cent de la révision de la loi sur l'aménagement du territoire. Evidemment, comme l'ont rappelé certains collègues, la Suisse a connu dans son histoire, mais à de très rares occasions, des situations similaires où une région, voire un canton, se retrouvait isolée au soir des résultats. Bien que cela soit un risque de la démocratie, je ne souhaite pas la répétition de ces situations, surtout si les votations en question portent non seulement sur un aspect économique, tout le monde sait que plaie d'argent n'est pas mortelle, mais aussi sur des aspects culturels de grande portée et de grande sensibilité.
Dans le cas de ces deux votations concernant l'aménagement du territoire, cette situation est avérée. Les résultats de ces votations ont été interprétés par une grande partie de la population valaisanne comme une négation de sa relation culturelle avec la terre qui est à l'origine de l'attachement viscéral de toute Valaisanne et de tout Valaisan à sa commune et à son canton. Ici, on dépasse largement l'aspect purement patrimonial ou même l'aspect économique - puisque le SECO nous annonce 4000 emplois perdus dans nos vallées alpines dans les trois ans - et l'on touche, ce qui est beaucoup plus important, au mode de vie choisi par la population.
Je sais que ce n'est pas la volonté de la majorité du peuple suisse que de refuser aux Valaisans, plus qu'à d'autres Confédérés, le droit de pouvoir disposer de son territoire. Je sais aussi qu'en Valais, comme certainement dans d'autres cantons, tout est loin d'être parfait en matière d'aménagement du territoire. Mais toujours est-il qu'il serait bienvenu, par souci de cohésion nationale, par souci d'exprimer notre volonté de vivre ensemble, de s'écouter et de se comprendre, que notre conseil, à l'instar du Conseil national, accepte de donner suite à cette initiative parlementaire.
Que ceux qui rechignent à l'idée de la dépense supplémentaire qu'engendrerait une telle session extra-muros, ce que je peux comprendre en tant que président de la Commission des finances, soient rassurés: le canton du Valais fort de sa tradition d'accueil ne rechignera pas, lui, à mettre la main au porte-monnaie pour couvrir une partie des coûts. Pour ceux qui craignent un "Präzedenzfall": cette session extra-muros devrait se tenir en 2015, or 2015, c'est le deux centième anniversaire de l'entrée du Valais dans la Confédération. Voilà aussi une caractéristique exceptionnelle de cette session extraordinaire.
Bien au-delà des aspects financiers et des aspects réglementaires, c'est la recherche d'une meilleure cohésion nationale qui doit motiver notre décision d'aujourd'hui de donner suite à cette initiative parlementaire.
Cramer Robert · Mit-M · Ständerat · Genf · Grüne Fraktion
Au nom de la députation genevoise à cette chambre, je tiens à dire que notre canton soutient totalement cette initiative parlementaire. Nous la soutenons d'abord parce qu'il y a cette amitié qui unit le canton de Genève et celui du Valais. Nous la soutenons également parce que, comme le canton du Valais, cela fera bientôt 200 ans que nous sommes entrés dans la Confédération et nous nous réjouissons de fêter cela à l'occasion d'une séance extra-muros du Parlement.
Au-delà de ces considérations, je n'entends pas revenir sur le vote sur l'initiative populaire Weber, si ce n'est peut-être pour dire à notre collègue Fournier qu'assurément cette initiative a été très largement rejetée en Valais mais qu'il s'est tout de même trouvé une minorité appréciable de Valaisans pour la soutenir. Mais ce que j'évoquerai, ce sont deux autres éléments.
Le premier élément, c'est que c'est un message fort que nous adressons à nos amis Valaisans en nous déplaçant pour siéger chez eux. C'est un message d'amitié et de reconnaissance de l'importance que joue ce canton dans la Confédération. Le deuxième élément, c'est que, par ce déplacement, le Parlement manifeste son attachement aux particularités locales. Le Parlement manifeste le fait que la Suisse est un Etat fédéraliste, qu'elle n'est pas un Etat centralisateur où les décisions se prennent à Berne, nous montrons que les décisions se prennent partout et que nous avons le respect des différents particularismes qui font la richesse de notre pays.
Je conclurai en relevant qu'un parti que je connais un peu, les Verts, a tenu sa dernière assemblée des délégués à Viège. C'était donc peu de temps après le vote sur l'initiative populaire Weber et je peux vous rassurer sur le fait que nous avons été extrêmement bien reçus en Valais. Le sens de l'hospitalité de ce canton l'emporte sur toute autre considération.
C'est donc avec beaucoup d'enthousiasme que je vous encourage à soutenir cette initiative parlementaire.
Imoberdorf René · Mit-M · Ständerat · Wallis · Fraktion CVP-EVP
Es liegt wohl in der Natur der Sache, dass ich mich hier auch noch kurz zu dieser Thematik äussere, auch wenn ich vermutlich keine neuen Argumente anführen kann; mein Kollege hat sie bereits ausgezeichnet vorgebracht. Aber ich möchte mit meinem Votum doch unterstreichen, dass dieser Vorstoss für unseren Kanton grosse Bedeutung hat.
Nach der Annahme der Zweitwohnungs-Initiative und auch nach der Revision des Raumplanungsgesetzes fühlen oder fühlten sich insbesondere die Bergregionen benachteiligt, weil sie dadurch doch gewisser wirtschaftlicher Standortvorteile beraubt wurden. Es kommt darum nicht von ungefähr, dass ein Walliser Kollege mit dieser parlamentarischen Initiative anregt, wieder einmal eine Session extra muros in einem Bergkanton abzuhalten. Eine Session extra muros ist sicher ein probates Mittel - das wurde auch im Nationalrat von verschiedenen Votanten immer wieder gesagt -, die eidgenössische Solidarität und Identität zu pflegen und zu stärken.
Eine Session der eidgenössischen Räte extra muros ist sicher kein leichtes Unterfangen. Es ist eine grosse Herausforderung für die Verwaltung und die ganze Logistik. Die Verwaltung kann aber bereits auf eine grosse Erfahrung zurückgreifen, und auch logistisch dürfte diese Herausforderung ein weiteres Mal zu bewältigen sein. Es geht hier also nicht um eine Frage des Könnens, sondern um eine Frage des Wollens - und wer will nicht drei Wochen in unserem wunderschönen Kanton verbringen dürfen!
Natürlich - das wurde von Kollege Germann angesprochen - kostet eine Session ausserhalb der Bundesstadt auch etwas: 2 Millionen Franken sind sicher kein Pappenstiel, aber durchaus verkraftbar. Als guter Gastgeber würde mein Kanton sicher einen Teil davon übernehmen; Kollege Fournier hat das auch schon gesagt.
Zum Schluss zum Hauptargument nebst dieser ganzen Geschichte mit der Zweitwohnungs-Initiative und dem Raumplanungsgesetz: 2015 wird das Wallis zweihundert Jahre in der Eidgenossenschaft sein, nachdem es zuvor über fünfhundert Jahre treuer Verbündeter der Eidgenossen war. Das wäre eine hervorragende Gelegenheit, eine Session in meinem Kanton durchzuführen. Damit würde auch kein staatspolitisches Präjudiz geschaffen. Der Kanton Jura kann dann bei der zweihundertjährigen Zugehörigkeit zur Eidgenossenschaft selbstverständlich auch ein Gesuch stellen.
Das wäre also eine hervorragende Gelegenheit, eine Session in meinem Kanton durchzuführen. Ich kann Ihnen versichern, dass Sie "République et canton du Valais" offen und herzlich empfangen werden. Ich danke für die Unterstützung und hoffe, dass alle dieser parlamentarischen Initiative Folge geben.
Savary Géraldine · Mit-F · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion
Quand cette initiative a été déposée, j'y étais très favorable et, pour être honnête, jusqu'à aujourd'hui, j'avais plutôt l'intention d'y donner suite. Mais l'argumentation qui a été développée aujourd'hui m'inquiète, que ce soit dans le texte de l'initiative ou dans certains propos de mes estimés collègues. Je fais allusion en particulier au fait de vouloir organiser une session extra-muros pour que la Suisse comprenne pourquoi le Valais, dans un certain nombre de votations populaires, s'est exprimé différemment du reste de la Suisse. J'avais plutôt l'idée inverse, c'est-à-dire que le Valais pourrait montrer au Parlement et à la Suisse à quel point les décisions de la majorité du peuple sont respectées par ce canton.
J'ai l'impression que nous sommes invités en Valais pour qu'on puisse nous dire: "Vous avez eu tort, la majorité du peuple suisse a eu tort d'accepter la lex Weber et la modification de la loi sur l'aménagement du territoire." Je trouve cela dommage. J'ai participé, comme certains d'entre vous, à une magnifique session extra-muros à Flims. Ce fut une expérience absolument extraordinaire, absolument géniale parce que, justement, nous avons dépassé les clivages et que nous avons travaillé au maintien de la cohésion nationale. Nous ne sommes pas allés dans les Grisons, à Genève ou au Tessin pour que la population suisse ou le Parlement comprenne ce qu'étaient ces cantons, mais bien pour travailler dans l'intérêt supérieur du pays.
Je viens d'un canton qui a des villes, qui connaît des problèmes en milieu urbain, des problèmes d'agglomération. Souvent, ici, au Parlement, ces problèmes d'agglomération ne sont pas connus voire pas compris. Il est aussi arrivé que des votes du peuple suisse aient contredit un certain nombre de politiques menées dans les cantons qui ont des grandes villes ou des villes de taille moyenne. Le canton de Vaud est aussi parmi les cantons contributeurs, et, ma foi, il a fallu à chaque fois accepter des décisions défavorables à ces cantons. Ce n'est pas pour autant qu'on a proposé d'organiser une session extra-muros! Il y a une décision de la majorité du peuple, et la cohésion sociale, c'est aussi cela: c'est de faire en sorte que les cantons concernés comprennent et acceptent des résultats de votations populaires.
Je trouve l'idée très bonne, mais l'argumentation est contre-productive et pas très convaincante.
Levrat Christian · Mit-M · Ständerat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion
Je dois vous avouer une certaine sympathie à l'idée d'une session extra-muros, cela permet d'ouvrir portes et fenêtres de nos institutions, cela permet un effort pédagogique et renforce certainement aussi les liens entre les membres du Parlement fédéral en nous donnant l'occasion de nous côtoyer de manière un peu différente de ce qui est le cas lorsque nous siégeons à Berne.
Je pense aussi qu'une session extra-muros en Valais aurait quelque charme. Il faut évidemment souligner la qualité de l'accueil dont nous bénéficions en Valais et rappeler que la Confédération a eu à plusieurs reprises l'occasion de témoigner de son estime au canton du Valais de manière institutionnelle. J'ai eu, comme beaucoup d'entre vous, beaucoup de plaisir à participer à la réception de Monsieur Pascal Couchepin à Martigny lorsqu'il était président de la Confédération, ainsi qu'à celle de Monsieur Jean-René Germanier lorsqu'il était président du Conseil national. Je suis certain qu'à l'occasion du 200e anniversaire de l'entrée du Valais dans la Confédération, nous aurons tous beaucoup de plaisir à fêter le Valaisan Monsieur Stéphane Rossini comme président du Conseil national - une présidence qui tombe donc au bon moment pour commémorer l'adhésion du Valais à notre Confédération.
Ceci dit, j'ai deux objections majeures à la proposition qui nous est faite. Elles ne tiennent pas tellement au principe ou aux coûts d'une session extra-muros qu'à la justification qui sous-tend cette requête. D'abord, je crois que nous n'avons pas à nous excuser du vote populaire sur la lex Weber ou sur la loi sur l'aménagement du territoire. Ce sont des décisions qui ont été prises en connaissance de cause par la population. Les arguments des uns et des autres ont pu être soupesés et nous n'avons pas aujourd'hui à mettre en place des soins palliatifs pour faire passer l'idée de ce vote populaire auprès d'une partie de notre territoire.
Je crois aussi que justifier une session extra-muros de cette manière nous amène sur une pente extrêmement glissante. Si chaque fois qu'une région du pays ou qu'un canton se sent discriminé par une décision populaire, nous organisons une session extra-muros pour donner un signe, ne devrions-nous pas organiser à Fribourg une session extra-muros parce que nous avons échoué sur l'article constitutionnel sur la famille et que cela n'a pas tellement plu, organiser au Tessin une session extra-muros à chaque fois que nous disons oui à la libre circulation des personnes et que la population tessinoise a fait un choix inverse ou organiser une session extra-muros à Genève chaque fois que nous votons sur l'armée puisque la population genevoise est beaucoup plus critique que la moyenne suisse au sujet de la politique militaire? Cette justification qui voudrait que nous donnions un signe politique est donc dangereuse et nous amène sur une pente qui me paraît être glissante.
Il en va de même, et il faut le retenir ici, de l'argumentation institutionnelle qui voudrait que l'on fasse des sessions extra-muros pour marquer l'adhésion d'un canton à la Confédération, pour marquer un événement particulier dans l'histoire d'un canton. Je pense que nous entrons là dans une logique dont nous aurons de la peine à sortir par la suite et nous risquons de provoquer des aigreurs à chaque fois que nous sommes contraints de refuser une requête pourtant similaire de la part d'un canton ou d'une région concernée.
Au final, même si j'ai une certaine sympathie, même si je dois reconnaître que l'idée d'une session extra-muros par législature ne me paraît pas déraisonnable et que nous pourrions envisager d'aller dans cette direction, je crois que la justification invoquée pour celle-ci, une justification politique et institutionnelle, est très dangereuse et que nous devrions refuser d'entrer dans cette logique.
C'est donc la raison pour laquelle, malgré toute la sympathie que j'ai pour le canton du Valais, malgré toute l'amitié que nous lui témoignons et que nous lui témoignerons encore en 2015 lors de l'accession à la présidence de Monsieur Stéphane Rossini, je ne donnerai pas suite à l'initiative parlementaire Buttet.
Jenny This · Mit-M · Ständerat · Glarus · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ich lege nicht meine Interessenbindungen offen, aber als einer der wenigen hier im Saal, die sowohl in Lugano wie auch in Flims tagen durften, kann ich diesem Vorstoss durchaus Positives abgewinnen. Ich muss Ihnen sagen: Es gibt Schlimmeres, als drei Wochen in Crans-Montana zu tagen; das ist nicht die Höchststrafe. Gut, es wurde angeführt, dass solche Anlässe nur bei Renovationen durchgeführt würden. Ich meine zu wissen, dass uns noch die elektronische Verkabelung unserer Anlage fehlt;das wäre dann ein Grund, um wirklich im Wallis zu tagen. (Heiterkeit)
Es wurden auch die Kosten angeführt: 2 Millionen Franken sind jetzt also nicht das, was uns aushebelt. Gut, 2 Millionen sind immerhin 2 Millionen, aber es gibt Parlamentarierinnen und Parlamentarier, die pro Legislatur über 100 Vorstösse - Kostenpunkt: 700 000 Franken - machen. Wenn wir also nur einen Drittel der Vorstösse nicht einreichen würden, wäre dieses Geld problemlos eingespart. Alle zehn Jahre eine Session auswärts durchzuführen wäre von diesem Parlament jetzt nicht zu viel verlangt. Es befruchtet, es ist für alle ein bleibendes Erlebnis - gut, wir sind nicht dazu da, um Sessionen als Erlebnisse durchzuführen -, es belebt die Region, die Geschäfte leiden nicht darunter, und die Region profitiert.
Ich möchte Sie bitten, diesem Vorstoss Folge zu geben - wenn nicht, ist es auch keine Tragik.
Stadler Markus · Mit-M · Ständerat · Uri · Grünliberale Fraktion
Da ich aus dem Berggebiet komme, habe ich mir überlegt, wie ich mich zu dieser Frage stellen soll. Wenn das Verständnis für ein Gebiet der Schweiz dadurch richtig zum Ausdruck kommt, dass wir unsere Sitzungen vor Ort abhalten, und wenn wir das ausgewogen tun, das heisst künftig abwechslungsweise Stadt-Land, Ost-West, Nord-Süd berücksichtigen und in dieser Logik weitergehen, sehen wir uns abwechslungsweise in den 26 Kantonen - dann braucht es diesen Saal hier nicht mehr. Jedes Mal, wenn wir einen Besuch aus der Motivation heraus abstatten, die wir im vorliegenden Vorstoss lesen und soeben auch gehört haben, gibt es wieder relative Ungleichgewichte, weil dann sozusagen die Gegenregion dieses Ungleichgewicht als negativ empfindet, denn auch sie will verstanden werden.
Meines Erachtens bringen wir unser Verständnis für das Berggebiet wirksamer zum Ausdruck, wenn wir ein solches bei künftigen Gesetzen und Krediten zeigen.
Lombardi Filippo · P-M · Ständerat · Tessin · Fraktion CVP-EVP
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 16 Stimmen
Dagegen ... 19 Stimmen