13.3990
Mettre en place sans attendre un plan de redressement financier durable pour l'assurance-invalidité
Lustenberger Ruedi · P-M · Conseil national · Lucerne · Groupe PDC-PEV
Antrag der Mehrheit
Ziff. 1-3
Annahme der Motion
Ziff. 4
Annahme der modifizierten Motion
Antrag der Minderheit
(Schenker Silvia, Fehr Jacqueline, Gilli, Heim Bea, Lohr, Rossini, Schmid-Federer, Steiert, Streiff, van Singer, Weibel)
Ziff. 4
Ablehnung der Motion
Proposition de la majorité
Ch. 1-3
Adopter la motion
Ch. 4
Adopter la motion modifiée
Proposition de la minorité
(Schenker Silvia, Fehr Jacqueline, Gilli, Heim Bea, Lohr, Rossini, Schmid-Federer, Steiert, Streiff, van Singer, Weibel)
Ch. 4
Rejeter la motion
Präsident (Lustenberger Ruedi, Präsident): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.
Cassis Ignazio · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe libéral-radical
Le conseiller aux Etats Urs Schwaller a déposé cette motion le 27 septembre 2013, c'est-à-dire trois mois après l'échec de la révision 6b de l'AI en juin 2013. Notre Parlement a fini par enterrer la révision 6b de la loi sur l'assurance-invalidité, mais le rééquilibrage financier de l'AI reste un objectif, car l'état de santé de cette importante assurance sociale nous tient à coeur.
Jusqu'à fin 2017, l'AI bénéficie d'un financement additionnel de 0,4 pour cent de TVA, ce qui représente un peu plus de 1 milliard de francs par année. Cela a permis d'obtenir en 2012 et 2013 un résultat comptable positif. Si l'on supprimait le milliard de francs supplémentaire apporté par la TVA jusqu'en 2017, l'AI ferait des déficits, alors même qu'elle est censée réduire sa dette de 14 milliards de francs auprès de l'AVS, qui est elle aussi une assurance sociale sous pression.
La commission estime qu'il est donc nécessaire de reprendre les travaux pour assurer l'assainissement de l'AI dans un délai raisonnable, sans laisser de dettes à la prochaine génération. Le Conseil fédéral a indiqué à plusieurs reprises que les perspectives financières de l'AI s'étaient améliorées, mais l'espoir ne suffit pas. Par sa motion, le conseiller aux Etats Schwaller demande au Conseil fédéral de présenter un nouveau plan pour l'AI comprenant plusieurs éléments: assurer l'amortissement de la dette de l'AI auprès de l'AVS jusqu'en 2028; améliorer l'efficacité des dispositions de lutte contre la fraude; accentuer les mesures d'intégration professionnelle spécifiques pour les personnes avec un handicap psychique.
La commission, préoccupée par la situation financière difficile de l'assurance-invalidité, a ajouté un quatrième élément. Elle veut reprendre le projet 3 de la révision 6b de l'AI suspendu lors du débat parlementaire. Ce projet touchait à la rente pour enfant - environ 160 millions par année - et aux frais de voyage - environ 20 millions par année. Le Conseil des Etats a approuvé la motion et ses trois premiers chiffres le 12 décembre 2013, par 29 voix contre 9 et 3 abstentions.
Réunie le 11 avril 2014, la commission a adopté la motion de manière différente selon ses points. Par 19 voix contre 0 et 6 abstentions, elle vous invite à adopter les chiffres 1 et 2; à l'unanimité, elle vous invite à adopter le chiffre 3; par 12 voix contre 12 et 1 abstention, avec la voix prépondérante de son président, elle vous invite à adopter le nouveau chiffre 4. Une minorité rejette le chiffre 4 parce que les rentes pour enfant et les frais de voyage sont toujours en suspens au sein de la commission et qu'il n'est donc pas nécessaire de confier un mandat au Conseil fédéral à ce sujet. La majorité estime en revanche qu'une mise à jour du message du Conseil fédéral est indispensable au vu de l'évolution financière et du nombre de rentes.
Je vous invite donc, au nom de la majorité de la commission, à approuver les quatre chiffres.
van Singer Christian · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe des VERT-E-S
Monsieur Cassis, êtes-vous conscient qu'en ajoutant ce quatrième critère, vous risquez simplement de couler l'objet, d'empêcher qu'on adopte des dispositions incontestées concernant la lutte contre la fraude et l'amélioration de la prévention? En ajoutant un critère, vous risquez de nouveau de tout faire capoter.
Cassis Ignazio · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe libéral-radical
La commission est consciente de cet élément et en l'a effectivement débattu. Elle estime néanmoins que le projet 3 de la révision 6b que l'on avait gelé à l'époque nécessite d'être réexaminé. L'issue de cette nouvelle discussion est encore ouverte. Dans le paquet de mesures nécessaires à l'assainissement de l'AI, il était néanmoins correct de reprendre toutes les questions, y compris celles que nous avions suspendues. D'ailleurs, la divergence avec la minorité ne portait pas sur la question matérielle d'examiner ou non un point, mais avait plutôt une dimension formelle vu que le dossier était en suspens auprès de la commission, ce que d'ailleurs vous savez puisque vous y étiez également.
Bortoluzzi Toni · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Vor nicht allzu langer Zeit hat unser Rat die IV-Revision 6b zerzaust und bis zur Unkenntlichkeit reduziert. In Zahlen ausgedrückt: In der Vernehmlassungsvorlage des Bundesrates war einmal von jährlichen Einsparungen bei der IV in der Höhe von 700 Millionen Franken die Rede. In der Botschaft, die den Räten zugeführt wurde, verblieb etwa die Hälfte davon. Der Ständerat als Erstrat hat diese Vorlage erst einmal etwas reduziert, unser Rat hat es dann fertiggebracht, die für die Sanierung beabsichtigten jährlichen Einsparungen von rund 700 Millionen Franken gemäss Vernehmlassungsvorlage auf 25 bis 40 Millionen Franken herabzusetzen.
Bei einem Sanierungsbedarf von nach wie vor 14 Milliarden Franken - so hoch sind die Schulden der IV - stellt sich, sofern man die Sanierung tatsächlich will, natürlich die Frage, ob der damalige Entscheid richtig war. Man kann auch am Rechnungsergebnis der IV im vergangenen Jahr ablesen, dass es ohne Korrektur, also allein mit den Massnahmen der IV-Revisionen 5 und 6a, nicht möglich ist, die IV zu sanieren. Das ist die Ausgangslage. Ohne die ausserordentlichen Zuwendungen, die ja 2018 auslaufen - die IV profitiert von zusätzlichen 0,4 Mehrwertsteuerprozenten, und die Schuldzinsen für die Gelder, die der AHV gehören, werden von der Bundeskasse bezahlt -, würde die IV auch für das Jahr 2013 noch ein Defizit von 800 Millionen Franken ausweisen. Die eigentliche Reduktion der Ausgaben in der IV im vergangenen Jahr war bescheiden, sie betrug nur gerade 130 Millionen Franken. Damit lässt sich die IV nach Auslaufen der befristeten Einnahmen nicht sanieren, das muss man einfach anerkennen.
Diese Ausgangslage hat erstens einmal den Ständerat veranlasst, eine Motion zu verabschieden, welche die Sanierung der IV mit unbestrittenen Elementen der Revision 6b angehen will. Ob das genügt, bleibe einmal dahingestellt. Aber immerhin war die Erkenntnis des Ständerates sichtbar, dass Handlungsbedarf gegeben ist. Dagegen gibt es auch von unserer Kommission nichts einzuwenden. Es ist festzuhalten, dass die drei Ziffern der Motion aus dem Ständerat auch in der Abstimmung in der Kommission unbestritten waren, obwohl man bezweifeln kann, dass allein diese drei Punkte einen entscheidenden Beitrag zur Sanierung leisten können.
Die vorhin genannten neuesten Zahlen veranlassten allerdings die Kommission, einen vierten Punkt aufzunehmen, der den Bundesrat beauftragt, bis Ende 2015 dem Parlament eine neue Vorlage zukommen zu lassen, die auch die wesentlichen Elemente der Revisionsvorlage 11.030, also der sogenannten Revision 6b, enthält. Ob sich dann zu diesem Zeitpunkt das Parlament in Kenntnis der weiteren Entwicklung der IV für die aus Sicht der Mehrheit notwendigen Massnahmen wie Korrekturen bei den Kinderzulagen, Reisekosten usw. entscheiden wird, bleibt dahingestellt. Aber der Bundesrat wird mit dieser Ziffer 4 beauftragt, in einer neuen Vorlage diese Ausgangslage herzustellen.
Die Beratung wird jedenfalls in Kenntnis der Rechnungsergebnisse 2014 und 2015 stattfinden. Dann können entsprechend die Massnahmen zur Sanierung eingeleitet werden.
Die Mehrheit der Kommission beantragt Ihnen also, einen vierten Punkt in die Motion aufzunehmen, das im Wissen, dass der Rat die Elemente der Revision 6b auch eigenständig wieder aufnehmen könnte. Das wäre theoretisch möglich. Allerdings liegt der Vorteil einer neuen Botschaft des Bundesrates auch darin, dass der Bundesrat und die Verwaltung dannzumal die Zukunftsprognose aufgrund der neuesten Entwicklung aufzeigen können.
Ich bitte Sie im Namen der Kommissionsmehrheit, der Motion und auch dieser Ziffer 4 zuzustimmen.
Schenker Silvia · Mit-F · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe socialiste
Ich beantrage namens der Minderheit der Kommission, Ziffer 4 der Motion abzulehnen.
Die Beratung in der Kommission zeigte, dass die Motion Schwaller in ihrem ursprünglichen Wortlaut auf Akzeptanz stiess. Zwar gibt es zu den einzelnen Anliegen der Motion Schwaller eine unterschiedlich starke Zustimmung, aber im Grossen und Ganzen bestand die Meinung, dass die Motion den Finger auf einen wunden Punkt legt und demzufolge zu unterstützen ist. Insbesondere mit ihrer dritten Forderung, wonach Massnahmen zur verstärkten Eingliederung und zum Verbleib im Arbeitsmarkt zu verstärken und insbesondere auch auf Menschen mit psychischen Behinderungen auszurichten seien, spricht die Motion ein wichtiges Problem an. Der Bundesrat führte in der Kommission aus, dass sich die Zahlen bei der Invalidenversicherung zwar positiv entwickeln, dass aber die Massnahmen der IV für Menschen mit psychischen Problemen und ganz besonders für junge Menschen mit psychischen Problemen nach wie vor noch zu wenig greifen.
Ich komme nun zur Begründung, warum die Minderheit Sie bittet, Ziffer 4 nicht in die Motion aufzunehmen. Wir tun dies sowohl aus inhaltlichen wie auch aus formalen Gründen.
Die inhaltlichen Gründe: Die aktuellen Zahlen rechtfertigen die drastischen Sparmassnahmen zulasten der Kinder nicht, wie sie in Vorlage 3 in einem Teil der IV-Revision 6b enthalten waren. Sie erinnern sich vielleicht noch, dass diese Elemente aus der Revision 6b entfernt wurden, weil die Mehrheit der Kommission und auch die Mehrheit hier im Plenum damals der Meinung waren, diese Massnahmen würden auf starken Widerstand stossen. Die Argumente, die damals galten, gelten auch heute noch. Ein weiteres Argument: Wie ich vorhin ausgeführt habe, entwickeln sich die Zahlen bei der Invalidenversicherung positiv, aber in der Frage der Integration von Menschen mit psychischen Krankheiten fehlt es noch an griffigen Massnahmen. Dieses Problem wird aber nicht gelöst, wenn die Kinderrenten oder die Reisekosten gekürzt werden. Zwar könnte man so, und das ist unbestritten, Geld bei der Invalidenversicherung einsparen. Aber es handelt sich nicht um nachhaltige Massnahmen.
Zu den formalen Gründen: Vorlage 3 wurde sistiert. Sie liegt also bei der Kommission. Der Bundesrat hat diesbezüglich seine Hausaufgaben gemacht. Es ist einfach nicht logisch, dem Bundesrat Vorlage 3 wieder zu unterbreiten.
Ich bitte Sie aus den vorhin genannten Gründen, die neu hinzugekommene Ziffer 4 der Motion nicht zu unterstützen. Wie Sie dem Bericht der Kommission entnehmen können und wie Sie auch gehört haben, erhielt Ziffer 4 nur mit Stichentscheid des Präsidenten eine Mehrheit.
Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg
La motion dont vous débattez maintenant vise à l'origine trois buts. Le premier but est le remboursement des dettes du fonds AI auprès du fonds AVS après l'échéance de la période de financement additionnel par la TVA de 2017. A la suite du rejet par le Parlement de la révision 6b de l'AI, nous avons perdu la base légale permettant de garantir ce remboursement après 2017. Il faut donc réintroduire cette base légale. Le deuxième but est la mise sur pied d'une base légale commune à toutes les assurances sociales pour lutter contre les fraudes à l'assurance. Le troisième but, qui est également très important, est le renforcement des mesures permettant aux personnes concernées de se maintenir sur le marché du travail ou de s'y réinsérer. C'est dans ce sens que le Conseil fédéral a proposé au Parlement d'adopter cette motion, et c'est dans ce sens également que le Conseil des Etats l'a adoptée et l'a transmise au Conseil national. Je crois que cela n'est pas contesté.
La commission propose d'ajouter un quatrième point, selon lequel le Conseil fédéral devrait soumettre au Parlement d'ici à fin juin 2015 un nouveau message contenant les éléments essentiels de la révision 6b que sont notamment le système de rentes, les rentes pour enfants et les frais de voyage. J'aimerais vous rappeler que le nouveau système de rentes a été rejeté par le Parlement il y a un an. Les deux autres éléments, qui n'ont pas été rejetés par le Parlement, sont pendants devant la commission de votre conseil.
De l'avis du Conseil fédéral, les arguments suivants plaident pour le rejet de ce quatrième chiffre de la motion.
Le premier, c'est que nous connaissons aujourd'hui les domaines dans lesquels il est nécessaire d'agir dans l'assurance-invalidité. La difficulté majeure que nous avons aujourd'hui, c'est de trouver les moyens de prévenir l'octroi de rentes AI à des personnes jeunes pour des raisons psychiques. Cela n'est pas un gros problème en termes de coûts parce que les cas sont encore en nombre relativement limité, mais c'est un vrai problème de société que nous devons résoudre.
Le deuxième, c'est que nous allons bientôt disposer des premiers éléments sur la réintégration. Nous allons bientôt voir si effectivement la réintégration telle qu'elle a été souhaitée par le Parlement porte ses fruits. Mais nous savons que dans ce domaine, des éléments et des pas supplémentaires seront nécessaires.
Avec la motion d'origine du Conseil des Etats, nous mettons donc l'accent précisément là où c'est nécessaire.
Le troisième point, c'est que le projet que votre commission souhaite remettre sur la table est déjà entre les mains du Parlement. Il a été transmis par le Conseil fédéral en 2011. Il a été traité par le Parlement. Il est actuellement suspendu devant la commission de votre conseil, qui a d'ailleurs déjà décidé de reprendre ses travaux à ce sujet. Le Conseil fédéral accompagnera ces travaux si vous les reprenez. Il n'est donc pas nécessaire de le mettre dans une motion pour demander un deuxième message sur le même sujet.
J'aimerais ici un peu approfondir ce que disait le rapporteur de la commission, en souhaitant une mise à jour du message. Si vous souhaitez une mise à jour du message, il ne fallait pas ajouter un quatrième point à la motion. Il fallait décider de renvoyer ces éléments au Conseil fédéral en vertu de l'article 75 de la loi sur le Parlement en assortissant ce renvoi de la demande de mise à jour ou d'adaptation du message. Cela aurait été, je crois, la bonne manière de faire. Si les deux conseils adoptent une motion qui demande un message supplémentaire, nous allons le faire évidemment. Mais vous allez donc vous retrouver ensuite avec deux messages du Conseil fédéral portant sur le même sujet. Il y aura un message sur lequel il faudra entrer en matière pour régler les questions et l'autre sur lequel il faudra ne pas entrer en matière. C'est une question technique qui peut se régler. Mais il me semble que c'est un argument qui plaide contre l'ajout de ce quatrième chiffre à la motion.
En ce qui concerne le dernier point, il s'agit du calendrier. Nous avons besoin, si vous souhaitez vraiment que nous approfondissions cette question, d'un peu de temps. Demander un message d'ici à juin 2015 en tenant compte du processus nécessaire et de la consultation qui doit durer trois mois nous paraît serré. Nous avons donc relativement peu de temps. Nous allons néanmoins travailler, poursuivre sur la base des éléments que nous avons déjà à notre disposition. Nous souhaiterions pour le moins pouvoir nous appuyer sur les trois premiers points de la motion pour avancer.
Je vous invite à suivre la minorité de votre commission et à confirmer ces trois points et donc à renoncer à renvoyer cette motion pour un deuxième tour au Conseil des Etats. Nous pourrions obtenir ces trois points très vite d'autant que le quatrième est déjà pendant devant votre commission et nous pourrions travailler sur cette base-là. Dans un souhait d'efficacité, je vous invite par conséquent à suivre la minorité de votre commission.
Lustenberger Ruedi · P-M · Conseil national · Lucerne · Groupe PDC-PEV
Präsident (Lustenberger Ruedi, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung von Ziffer 4.
Vote
Ziff. 1-3 - Ch. 1-3
Angenommen - Adopté
Ziff. 4 - Ch. 4
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Mehrheit ... 109 Stimmen
Für den Antrag der Minderheit ... 80 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Schluss der Sitzung um 13.00 Uhr
La séance est levée à 13 h 00