13.3650
Universalité des allocations familiales. Aussi pour les mères bénéficiaires d'APG maternité durant leur droit au chômage
Intervention de procédure
Antrag der Mehrheit
Annahme der Motion
Antrag der Minderheit
(de Courten, Borer, Bortoluzzi, Fehr Hans, Frehner)
Ablehnung der Motion
Proposition de la majorité
Adopter la motion
Proposition de la minorité
(de Courten, Borer, Bortoluzzi, Fehr Hans, Frehner)
Rejeter la motion
Lustenberger Ruedi · P-M · Conseil national · Lucerne · Groupe PDC-PEV
Präsident (Lustenberger Ruedi, Präsident): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.
Schenker Silvia · Mit-F · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe socialiste
Wir haben in den letzten Jahren in der Frage der Kinderzulagen wichtige Schritte gemacht: Zunächst wurde im Jahr 2006 auf nationaler Ebene eine Mindesthöhe für die Kinder- und Ausbildungszulagen festgelegt. Später, im Jahr 2011, haben wir hier in diesem Parlament eine grosse Lücke geschlossen, indem auch die Kinder von Selbstständigerwerbenden Anspruch auf eine Kinderzulage haben.
Nun hat Frau Seydoux in diesem System der Kinderzulagen eine weitere Lücke entdeckt, die es zu schliessen gilt: Kinder von erwerbslosen Müttern, die eine Mutterschaftsentschädigung erhalten, haben keinen Anspruch auf Kinderzulagen, wenn sie von ihrem Vater nicht anerkannt sind oder dieser nicht bekannt ist. Mit anderen Worten: Eine Gruppe von Müttern und Kindern ist gegenüber den anderen benachteiligt. Frau Seydoux schlägt in ihrer Motion vor, die Gesetzgebung so anzupassen, dass diese Benachteiligung aufgehoben wird. Der Bundesrat beantragt die Annahme der Motion. Der Ständerat hat die Motion in seiner Sitzung vom 17. September 2013 oppositionslos gutgeheissen.
Die Gesetzeslücke trifft, wie die Motionärin zu Recht bemerkt, Personen in schwierigen Verhältnissen. Es darf nicht sein, dass ausgerechnet diese Kinder keinen Anspruch auf eine Kinderzulage haben. In der Kommission wurde seitens der Verwaltung ausgeführt, dass die Lücke durch ein Problem des Zusammenspiels von Arbeitslosenversicherung, Erwerbsersatzordnung und Familienzulagen entstanden sei. Wie das Problem gelöst werden könne, sei noch offen. Es handle sich, so die Verwaltung, um rund 200 bis 300 Fälle pro Jahr. Würde die Lücke geschlossen, entstünden Mehrkosten in der Höhe von ungefähr 500 000 Franken.
Die Kommissionsmehrheit stellt sich auf den Standpunkt, dass die von der Motionärin erkannte Lücke geschlossen werden soll. Die Kommissionsminderheit, welche die Motion ablehnt, spricht sich gegen eine weitere Verdichtung des Sozialversicherungsnetzes aus und ist der Meinung, es würden aufgrund der Lücke keine existenziellen Probleme entstehen.
Die Motion wurde mit 15 zu 6 Stimmen angenommen. Ich bitte Sie, dem Antrag der Kommissionsmehrheit zuzustimmen.
Schmid-Federer Barbara · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe PDC-PEV
Le 21 juin 2013, Madame Anne Seydoux, conseillère aux Etats, a déposé la présente motion qui exige que les mères bénéficiaires d'APG maternité perçoivent également des allocations familiales durant leur droit au chômage. Le Conseil fédéral vous propose d'accepter la motion. Le 17 septembre 2013, le Conseil des Etats l'a adoptée, à l'unanimité.
La commission, par 15 voix contre 6, vous propose d'adopter cette motion.
La loi fédérale sur les allocations familiales prévoit que les salariés, les personnes de condition indépendante et les personnes sans activité lucrative et aux revenus modestes ont droit à des allocations familiales. Le principe "un enfant, une allocation" est pratiquement concrétisé depuis que les travailleurs indépendants sont inclus, donc depuis le 1er janvier 2013. Toutefois, en dépit des nouvelles dispositions, une dernière catégorie de personnes échappe encore au système des allocations familiales. Il s'agit des mères au chômage qui perçoivent une allocation de maternité et dont l'enfant n'a pas été reconnu par le père ou dont le domicile du père est inconnu. En l'absence d'un père qui pourrait toucher les allocations familiales, la femme est la seule et unique personne qui peut faire valoir un droit à ces allocations. Si cette femme célibataire et sans travail donne naissance à un enfant, elle reçoit pendant 14 semaines l'allocation pour perte de gain en cas de maternité en lieu et place des indemnités de chômage. Et pourtant cette allocation de maternité ne prévoit aucun supplément, contrairement à l'indemnité de chômage, pour remplacer les allocations familiales.
La motion visée en titre permet de combler cette lacune. Au bout des 14 semaines d'allocations de maternité, la femme sans activité lucrative touchera de nouveau les allocations familiales, à titre de complément aux indemnités journalières de l'assurance-chômage. La lacune qu'il s'agit de combler ne concerne que les 14 semaines pendant lesquelles elle touche l'indemnité de maternité.
Pour la majorité de la commission, l'objet de la motion est justifié, car la femme concernée est en réalité exclue du système des allocations familiales. Cela concerne précisément des personnes qui se trouvent généralement dans une situation sociale difficile. Aux yeux de la majorité de la commission, la lacune devrait ainsi être comblée dans le cadre d'une interaction entre la loi sur l'assurance-chômage, le régime des allocations pour perte de gain et la loi sur les allocations familiales. Seule l'approbation de cette motion permettra d'appliquer le principe "un enfant, une allocation".
Quelque 200 à 300 femmes bénéficieraient chaque année de cette réglementation. La question de son financement sera clarifiée par le Conseil fédéral par le biais de son projet de loi d'application. Les coûts supplémentaires annuels sont estimés à environ 500 000 francs.
Une minorité de la commission estime que le système actuel de sécurité sociale fonctionne bien et qu'il n'y a pas lieu de l'étoffer, car il a déjà connu une extension considérable au cours des dernières années. En matière d'allocations familiales, on découvrira toujours de nouvelles lacunes, selon la minorité. Selon elle, les autres assurances sociales offrent une protection suffisante en cas de failles éventuelles. C'est pourquoi elle propose le rejet de ladite motion.
Le Conseil fédéral vous propose d'accepter cette motion. Le Conseil des Etats l'a déjà adoptée, à l'unanimité.
La majorité de la commission - la décision a été prise par 15 voix contre 6 - vous invite à adopter la motion.
de Courten Thomas · Mit-M · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Es ist tatsächlich so, das Anliegen ist nicht unumstritten. Ich beantrage Ihnen die Ablehnung dieser Motion.
Die Schweiz verfügt über ein im internationalen Vergleich sehr gutes Sozialversicherungssystem. Die Maschen des Sozialauffangnetzes sind bereits heute bei uns sehr eng geknüpft. Aber solange das Auffangnetz für soziale Notsituationen eben aus einem Netz und nicht aus einer wasserdichten Hängematte besteht, wird es immer zwischen den Maschen auch Zwischenräume geben, die festgestellt werden. Wir sind laufend daran, dieses Netzwerk zu verdichten und die soziale Absicherung zu perfektionieren. Damit steigen auch die Ansprüche auf Sozialleistungen. Der ständige Ausbau der Leistungen kostet den Staat und die Steuer- bzw. Beitragszahler immer mehr, auch wenn dieser, wie eben heute, in kleinen, unscheinbaren, argumentativ immer auch durchaus nachvollziehbaren Schritten erfolgt. Ein weiterer Leistungsausbau und der damit verbundene Kostenanstieg müssen bezahlt werden. Der Ausbau belastet den Haushalt, verteuert den Standort und geht schliesslich zulasten der Allgemeinheit.
Auch im Bereich der Familienzulagen wurde in den letzten Jahren ein massiver Ausbau betrieben. Dennoch ergeben sich auch in diesem Sozialversicherungszweig immer wieder neue Lücken, neue sogenannte Ungerechtigkeiten und neue Sonder-, Spezial- und Individualfälle, die abgedeckt werden sollen. Ich kann die hier monierte Lücke erkennen, ich kann auch die relativ geringe zusätzliche Kostenbelastung erkennen, ich kann dem Ganzen im konkreten Einzelfall argumentativ auch relativ wenig entgegensetzen - ausser eben der grundsätzlichen Betrachtung. Denn nichtsdestotrotz führt auch dieser Vorschlag zu einem weiteren Ausbau, einer weiteren Perfektionierung der sozialen Absicherung. Es ist eindeutig Ausdruck der steigenden Anspruchshaltung. Ich bin aber der Ansicht, dass die bisherigen Sozialversicherungsvorkehrungen genügend Schutz gewähren. Ich denke nicht, dass wir damit echte existenzielle Probleme der künftigen Anspruchspersonen lösen. Ich bin dagegen überzeugt, dass, sobald wir diese Lücke geschlossen haben, bereits wieder die nächste Lücke moniert werden wird, für deren Schliessung wieder ein Ausbau stattfinden soll.
Mit meinem Minderheitsantrag möchte ich diese grundsätzliche Betrachtung dem Spezialfall gegenüberstellen. Ich bitte Sie, bei Ihrer Entscheidfindung mit Unterstützung meines Antrages auch diesen Überlegungen Rechnung zu tragen.
Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg
La motion Seydoux, sur laquelle vous vous penchez maintenant, met le doigt sur une faille existant dans le système suisse d'allocations familiales, une faille qui empêche une pleine réalisation du principe "un enfant, une allocation". En effet, nous avons dû constater que de jeunes mères au chômage se voient aujourd'hui refuser, suivant les circonstances, tout droit aux allocations familiales. C'est une situation que la motion demande de changer. La majorité de la commission a adopté la motion et le Conseil fédéral vous recommande également de l'adopter.
Je ne répéterai pas ce qui a été dit au nom de la commission et qui explique les raisons de ce problème. En réalité, les causes de cette situation sont à chercher dans une coordination insuffisante entre différentes assurances sociales. Il me semble que c'est un état de fait à corriger. J'insisterai encore sur le fait qu'il s'agit de 200 à 300 cas par année et que, au vu de ce chiffre relativement limité, nous nous attendons à ce que les coûts supplémentaires soient également modérés et avoisinent les 500 000 francs par an.
En conclusion, avec l'argumentation présentée, je vous invite, au nom du Conseil fédéral, à adopter la motion, comme le propose la majorité de la commission.
Lustenberger Ruedi · P-M · Conseil national · Lucerne · Groupe PDC-PEV
Präsident (Lustenberger Ruedi, Präsident): Die Kommissionsmehrheit und der Bundesrat beantragen, die Motion anzunehmen. Eine Minderheit beantragt, die Motion abzulehnen.
Vote
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 102 Stimmen
Dagegen ... 69 Stimmen
(1 Enthaltung)