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Les fondements de notre ordre juridique court-circuités par l'ONU
Comte Raphaël · P-M · Conseil des Etats · Neuchâtel · Groupe libéral-radical
Le président (Comte Raphaël, président): Vous avez reçu un rapport écrit de la commission. Celle-ci propose, à l'unanimité, de proroger d'un an le délai de traitement de la motion.
Jositsch Daniel · Mit-M · Conseil des Etats · Zurich · Groupe socialiste
Die Terrorismusbekämpfung hat spätestens seit den Vorfällen im September 2001 im Rahmen der Vereinten Nationen eine grosse Bedeutung angenommen. Es gibt verschiedene Uno-Resolutionen, die sich mit der Bekämpfung von Terrorismus beschäftigen und unter anderem auch Sanktionen gegen natürliche Personen vorsehen. Die Motion Marty Dick beschäftigt sich mit diesen Sanktionen und kritisiert vor allem den Punkt, dass rechtsstaatliche Prinzipien hier gewissermassen in der Euphorie der Bekämpfung terroristischer Anschläge teilweise etwas in den Hintergrund gerückt sind.
Entsprechend möchte die Motion, dass in krassen Fällen solche Sanktionen nicht mehr möglich sein sollen, nämlich wenn einzelne Personen mindestens drei Jahre auf einer sogenannten schwarzen Liste sind, ohne dass eine Gerichtsverhandlung stattgefunden hat, und wenn diese Personen ohne Rekursmöglichkeit auf einer solchen Liste sind, also ohne sich dagegen wehren zu können, wenn keine Anklage erfolgt ist oder keine neuen Elemente vorliegen. Die Motion möchte, dass die Schweiz dem Uno-Sicherheitsrat mitteilt, dass sie solche Sanktionen nicht mehr umsetzen wird.
Auf der einen Seite ist die Motion aus Sicht der Kommission berechtigt. In solchen Fällen rücken rechtsstaatliche Grundsätze zu stark in den Hintergrund. Es kann nicht sein, dass Leute unter Umständen ungerechtfertigterweise auf solche schwarzen Listen kommen, ohne sich zur Wehr setzen zu können, ohne rechtliche Instrumente zu haben, und dass ihre Namen unter Umständen Jahre auf diesen Listen bleiben, ohne dass sie sich dagegen zur Wehr setzen können.
Auf der anderen Seite ist die Massnahme, die die Motion vorsieht, natürlich drastisch. Einfach zu sagen, diese Leute kämen von der Liste weg, wenn diese zeitliche Limite und diese Voraussetzungen erfüllt seien, ist eben natürlich auch wieder drastisch, und zwar vor allem deshalb, weil es darunter natürlich auch Leute gibt, die berechtigterweise auf dieser Liste sind.
Insofern sieht die Kommission auf der einen Seite Handlungsbedarf. Sie ist durchaus der Meinung, dass die Stossrichtung der Motion berechtigt ist. Sie möchte sich aber vertieft mit der Situation auseinandersetzen, weil sie die Massnahme, die vorgeschlagen ist, eben nicht unbedingt als der Weisheit letzten Schluss erachtet.
Gleichzeitig hat die Kommission Kenntnis davon genommen, dass der Bundesrat von sich aus in diese Richtung Druck ausübt. Das tut er durchaus erfolgreich. Das heisst, er versucht im Rahmen der Vereinten Nationen auf diese Missstände aufmerksam zu machen und darauf hinzuwirken, dass sie behoben werden. Insofern ist die Kommission zum Schluss gekommen, dass es zweckmässig ist, wenn mehr Zeit zur Verfügung steht, um diese Motion zu behandeln: einerseits, um den Druck aufrechtzuerhalten und damit dem Bundesrat bei seinen Anstrengungen im Rahmen der Vereinten Nationen Unterstützung zu bieten, andererseits, um Zeit zu haben, in der Kommission das Thema detailliert aufzunehmen und vertieft anzuschauen.
Deshalb beantragt Ihnen die Kommission einstimmig, die Behandlungsfrist um ein weiteres Jahr zu verlängern.
Burkhalter Didier · BR-M · Conseil fédéral · Neuchâtel
Je trouve très intéressant ce qui vient d'être dit au nom de la commission par Monsieur le conseiller aux Etats Jositsch. A la lumière de cette intervention, même si la prolongation du délai de traitement de la motion n'est en soi pas remise en question, j'aimerais m'exprimer très brièvement sur le sujet.
Il s'agit en effet d'un thème fondamental, qui est compliqué, puisqu'il s'agit de la question de la lutte contre le terrorisme dans le cadre du respect de l'Etat de droit, ce qui concerne tout spécialement les organisations internationales et, en particulier et par nature, l'Organisation des Nations Unies. La question des listings, comme on les appelle, liés aux sanctions du Conseil de sécurité est particulièrement délicate.
Concernant la proposition de prolongation du délai de traitement de la motion, je répète que ce n'est pas la première fois qu'on se penche sur cette question. C'est toujours pour la même raison qu'il y a eu prolongation, et cette raison est invoquée à nouveau aujourd'hui.
Le maintien de la motion aide la Suisse dans ses efforts pour améliorer les procédures en la matière. Concrètement, nous avons, avec nos partenaires, maintenu la pression afin que le système soit progressivement amélioré. L'"Ombudsperson" ou plutôt l'"ombudswoman", Madame Catherine Marchi-Uhel, qui a été récemment nommée à cette fonction, a reçu un certain nombre de compétences et obtenu des résultats qui vont dans le bon sens. Son rôle a lui aussi été progressivement renforcé, mais il reste encore beaucoup de chemin à faire si l'on veut réellement être doté d'une institution qui soit plus indépendante et axée pleinement sur les règles de l'Etat de droit.
Cette année, juste avant l'été, la Cour européenne des droits de l'homme a rendu son arrêt relatif à la requête Al-Dulimi et Montana Management Inc. contre Suisse. Paradoxalement, ce cas nous aide, puisqu'il démontre la nécessité d'avoir une instance indépendante pour juger de l'arbitraire en matière d'inscription sur une liste de sanctions.
Nous avons pris acte - et c'est surtout cela que j'aimerais vous dire - de l'intention de la commission de prolonger une nouvelle fois le délai de traitement de la motion tout en prévoyant que le texte même de la motion soit revu pour donner la possibilité d'une nouvelle intervention.
J'aimerais dire, au nom du Conseil fédéral, que nous sommes prêts et même intéressés à accompagner ces travaux, puisqu'ils sont dans la même ligne que ce qu'essaie de faire la Suisse depuis des années. Les efforts de notre pays sont relativement importants. Ils sont parfois à l'origine de quelques progrès. Evidemment, la Suisse ne peut pas y parvenir toute seule, elle le fait avec toute une série de partenaires, mais l'aide du Conseil des Etats sur ce point pourrait être appréciée.
Par conséquent, je répète que nous sommes tout à fait prêts à accompagner les travaux.
Comte Raphaël · P-M · Conseil des Etats · Neuchâtel · Groupe libéral-radical
Die Behandlungsfrist des Geschäftes wird verlängert
Le délai de traitement de l'objet est prorogé