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Bilanz des Aktionsplans der Schweiz zur Gleichstellung von Frau und Mann. Umsetzung
Feri Yvonne · Mit-F · Nationalrat · Aargau · Sozialdemokratische Fraktion
Ich rechne dem Bundesrat hoch an, dass er in seiner Antwort auf meine Motion festhält, dass bei der Verwirklichung der Gleichstellung von Frau und Mann nach wie vor in vielen Bereichen Handlungsbedarf besteht. Wir haben mehr oder weniger gute Gesetze, eine Bundesverfassung, welche besagt, dass Frauen und Männer gleichgestellt werden, doch von der Umsetzung dieses Artikels sind wir Lichtjahre entfernt. Denken wir dabei beispielsweise an die Lohnungleichheit: Nach wie vor gibt es einen unerklärbaren Teil von Lohndifferenzen. Oder warum verdienen junge Männer beim Start ins Berufsleben für den gleichen Job mehr als junge Frauen? Das ist keine Gleichstellung.
Es stimmt auch, wie der Bundesrat sagt, dass ein Teil der Arbeit für die Gleichstellung bei den Kantonen respektive sogar bei den Gemeinden liegt. Ich jedoch bin davon überzeugt, dass es einen starken Lead braucht, denn die Bundesverfassung gibt die Leitlinie vor. Es gibt heute sogar noch Kantone, welche kein Büro für die Gleichstellung haben. Und ja, liebe Männer, Gleichstellung bedeutet heute nicht ausschliesslich Frauenförderung, sondern soll auch den Männern zugutekommen, beispielsweise bei der Förderung von Teilzeitstellen oder, wie wir gerade gehört haben, der Einführung einer Elternzeit. Oder wollten Sie vielleicht schon immer eine Ausbildung in einer Kita machen?
Sie sehen, Gleichstellung ist vielseitig. Die Gesellschaft, die Wirtschaft und die Politik müssen mitziehen, damit wir Schritt für Schritt für alle Geschlechter vorwärtskommen.
Eine Aussage in der Antwort erstaunt mich nicht wirklich, macht mich aber immer wieder sprachlos und erinnert mich sehr an die Beratungen zur Altersvorsorge 2020. Und zwar führt der Bundesrat aus, dass sich infolge der angespannten Finanzlage des Bundes die Frage stelle, ob ein Aktionsplan überhaupt finanzierbar wäre. Warum der Link zur Altersvorsorge? Sie erinnern sich, wir setzten das Frauenrentenalter aus sogenannten Gleichstellungs- und Spargründen um ein Jahr hinauf. Ich sagte damals schon: Wenn auf dem Buckel der Frauen respektive mit dem Gleichstellungsargument gespart werden kann, dann sind alle für die Gleichstellung. Wenn jedoch etwas investiert werden muss, heisst es schnell einmal: Wir haben kein Geld, wir sehen keinen Handlungsbedarf. Ich bin sehr enttäuscht, dass wir zwar sehr gute Papiere entwickeln, danach jedoch keine Umsetzungspläne angehen.
Manchmal, für wirklich sehr kurze Momente, bin ich dankbar, dass Präsident Trump gewählt wurde. So bekam der Feminismus wieder einen Platz in den Medien, in der Politik, in der Gesellschaft - auch wenn es ein Armutszeugnis ist, dass es solche Männer braucht, damit die Gleichstellungskämpfer und -kämpferinnen wieder gehört werden.
Je länger, desto mehr gibt es zahlreiche Männer, welche mitziehen. Liebe Kollegen, Gleichstellung ist auch für Sie ein Gewinn! Das gilt auch für die Wirtschaft, wie viele Studien aufzeigen. Sind die leitenden Gremien mit Frauen und Männern besetzt, sind die Finanzabschlüsse besser, als wenn diese nur mit Männern besetzt sind. Sagt das nicht genug?
Ich bin froh über das Engagement von Männern und Männervereinen. Sie zeigen auch auf, wo es Handlungsbedarf aus ihrer Sicht gibt. Das ist eine Bereicherung in der Umsetzung der Bundesverfassung.
Manchmal, für noch kürzere Momente, bin ich auch dankbar, dass es die schreckliche Kölner Nacht gegeben hat. Auch das betrifft einen Meilenstein in der neuesten Gleichstellungspolitik. Es erwachten auch endlich Männer. Sie haben eingesehen, dass Grenzüberschreitungen - egal gegenüber wem und egal von welcher Person ausgehend - nicht toleriert werden dürfen.
Ja, es gibt noch viel zu tun. Bewegen wir etwas! Dies können wir tun, indem wir die Motion annehmen.
Berset Alain · VPBR-M · Bundesrat · Freiburg
Depuis l'adoption du plan d'action de la Suisse pour l'égalité entre femmes et hommes en 1999, je crois que nous pouvons dire que beaucoup de choses ont été accomplies. Seulement, nous devons reconnaître clairement aujourd'hui qu'il reste nécessaire d'agir dans de nombreux domaines.
Cette nécessité transparaît peut-être le plus fortement dans les chiffres de l'Office fédéral de la statistique portant sur les différences salariales où l'on constate que, en 2014, les différences salariales restent très importantes et qu'une part considérable d'entre elles ne s'explique pas par des facteurs objectifs non discriminatoires. C'est une des raisons pour lesquelles le Conseil fédéral s'est engagé et continue de s'engager dans ce domaine. Nous avons fait de l'égalité entre les femmes et les hommes un point important du programme de la législature 2015-2019, tandis que la question figure également dans la stratégie du Conseil fédéral pour le développement durable 2016-2019.
Permettez-moi de développer quelques domaines dans lesquels des choses ont été accomplies. Tout d'abord, en matière de lutte contre la discrimination salariale, nous avons, ces dernières années, nettement renforcé les contrôles en matière d'égalité salariale sur les marchés publics de la Confédération en augmentant leur nombre. Nous avons prévu également qu'une entreprise qui souhaiterait bénéficier d'un mandat de la Confédération devait démontrer qu'elle avait procédé par elle-même à un tel contrôle. Nous avons mis à la disposition des entreprises des outils qui leur permettent, de manière simple, de réaliser ce contrôle. Le Conseil fédéral souhaite également que toutes les entreprises de plus de cinquante employés analysent régulièrement leur situation au regard de l'égalité salariale.
Voilà pour ce qui est du secteur essentiellement privé. Il y a encore tout le domaine du secteur public qui concerne de nombreux emplois dans notre pays. Nous avons lancé une charte d'égalité salariale dans le secteur public. Près de la moitié des cantons se sont déjà engagés, aux côtés de la Confédération, à respecter cette charte, tout comme les communes, notamment toutes les plus grandes, lesquelles s'engagent en tant qu'employeurs, commanditaires de marchés publics et instances de subventionnement. Il ne faut donc pas oublier le volet relatif aux secteurs public et parapublic, qui jouent un rôle très important dans ce domaine.
Le deuxième élément que je souhaiterais mentionner ici concerne la conciliation des vies familiale et professionnelle. Nous souhaitons continuer, si le Parlement confirme les décisions prises jusqu'ici, d'améliorer la situation en apportant un soutien financier aux cantons et aux communes qui augmentent le subventionnement de l'accueil extrafamilial pour les enfants. Nous avons également le projet, déjà en consultation en réalité, d'augmenter la déduction fiscale pour les frais de garde des enfants - la consultation se déroule actuellement.
Le troisième élément important concerne la retraite et les possibilités, dans le cadre de la vie professionnelle, de s'organiser de manière à disposer de revenus suffisants pour vivre à la retraite. C'est le projet Prévoyance vieillesse 2020, sur lequel vous vous êtes prononcés en mars dernier, qui doit permettre en particulier d'améliorer la situation des personnes qui travaillent à temps partiel, qui sont de plus en plus nombreuses sur le marché du travail. Nous savons que ce sont souvent des femmes et qu'elles bénéficieraient ainsi d'une meilleure situation dans la prévoyance vieillesse, du fait de la flexibilisation et de la diminution de la déduction de coordination.
Quatrièmement, nous souhaitons améliorer la représentation des femmes dans les secteurs clés des fonctions de décision, que ce soit par la poursuite du programme d'égalité des chances dans les hautes écoles, ou bien par l'introduction de seuils de représentation des sexes pour les conseils d'administration et les directions des grandes entreprises cotées en Bourse. Enfin, dernier exemple, la ratification de la Convention d'Istanbul doit permettre de renforcer la lutte contre la violence domestique, qu'elle concerne les femmes ou les hommes.
Beaucoup de choses ont été entreprises. En réalité, nous partons de l'idée que l'ensemble de ces mesures définit l'action de la Confédération dans ce domaine. Nous avons besoin, plutôt que de créer de nouveaux documents, de garantir la collaboration des acteurs concernés.
Les cantons sont des acteurs très importants, et le Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes collabore étroitement aussi avec les instances homologues sur le plan cantonal et dans le cadre des communes.
Voilà donc les raisons pour lesquelles nous estimons que le travail n'est pas terminé, loin de là. Nous estimons qu'il doit se poursuivre, que la sensibilisation de l'ensemble des acteurs doit notamment être poursuivie, dans les différents domaines qui sont concernés. Mais nous estimons que le programme national, tel qu'il est aujourd'hui souhaité dans la motion, n'est pas nécessaire.
Il faut se concentrer sur les mesures qui ont été prises et qui déploient maintenant leurs effets ainsi que sur les mesures qui doivent encore être prises, car tout n'a pas encore été décidé. Pour pouvoir se concentrer sur ces tâches, le Conseil fédéral a recommandé le rejet de la motion.
Abstimmung
Präsident (Stahl Jürg, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 60 Stimmen
Dagegen ... 130 Stimmen
(2 Enthaltungen)