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Für gesunde sowie umweltfreundlich und fair hergestellte Lebensmittel (Fair-Food-Initiative). Volksinitiative

41194 · Amtliches Bulletin

Du 28 sept. 2017

https://lexipedia.io/fr/docs/ch/ab-bo-bu/41194/de/fur-gesunde-sowie-umweltfreundlich-und-fair-hergestellte-lebensmittel-fair-food-initiative-volksinitiative

Consulté le 4 sept. 2026

  1. Documents
  2. Confédération
  3. Bulletin officiel
Source

Objet parlementaire: Pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques (initiative pour des aliments équitables). Initiative populaire (16.073)

16.073

Für gesunde sowie umweltfreundlich und fair hergestellte Lebensmittel (Fair-Food-Initiative). Volksinitiative

Stahl Jürg · P-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Präsident (Stahl Jürg, Präsident): Ich begrüsse Sie zum zweitletzten Sessionstag. Mit Blick auf die Anzahl anwesender Ratsmitglieder könnte ich jede Einzelne und jeden Einzelnen von Ihnen persönlich begrüssen, mache dies aber in globo. Ebenso begrüsse ich Herrn Bundesrat Berset für das erste Geschäft der Tagesordnung.

Wir setzen die allgemeine Aussprache zur Volksinitiative fort.

Ritter Markus · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · CVP-Fraktion

Ich möchte es nicht machen wie jener Pfarrer, der sich immer beschwerte über jene, die nicht zur Kirche kommen, sondern ich möchte die Gelegenheit nutzen, Ihnen allen zu danken, die eben hier sind, um dieser Debatte auch beizuwohnen. Das ist nicht selbstverständlich. Es werden wohl weniger als dreissig Nationalrätinnen und Nationalräte sein, die hier ihrer Pflicht nachkommen.

Ich möchte zuerst meine Interessenbindung offenlegen: Selber bin ich aktiver Landwirt und Präsident des Schweizer Bauernverbandes.

Am Sonntag wurde der direkte Gegenvorschlag zur Volksinitiative "für Ernährungssicherheit" überaus deutlich von Volk und Ständen angenommen: 78,7 Prozent der Stimmbevölkerung und alle Kantone sagten überaus deutlich Ja zu diesem neuen und wichtigen Verfassungsartikel 104a. Wichtige Aspekte bezüglich eines fairen Handels, der zur Nachhaltigkeit der Land- und Ernährungswirtschaft beiträgt, oder auch ein ressourcenschonender Umgang mit Lebensmitteln haben dabei ihren Ursprung in der Fair-Food-Initiative. Deshalb können wir hier nach diesem klaren Volksentscheid der Fair-Food-Initiative viel Positives abgewinnen.

Die grundsätzlichen Ziele der Initiative sind fairer Handel und gesundes Essen. Diese Anliegen sind auch im Sinne der Schweizer Landwirtschaft. Die Fair-Food-Initiative verlangt, dass die in der Schweiz geltenden Produktionsstandards künftig auch für importierte Lebensmittel gelten sollen. Dabei verzichtet aber der Initiativtext auf Verbote. Das Ziel ist eine gezielte Förderung nachhaltig produzierter Lebensmittel.

Folgende Punkte, die mit dem Volksentscheid vom Sonntag zu einem Teil auch in die Bundesverfassung aufgenommen wurden, können dabei als positiv gewertet werden:

Die Initiative bestätigt, dass die Anforderungen an die Lebensmittelproduktion in der Schweiz hoch sind. Bei der im Zusammenhang mit der Initiative stattfindenden Diskussion wird der Bevölkerung bewusst, dass zwischen den Standards in der Schweiz und jenen im Ausland teilweise grosse Unterschiede bestehen. Ich möchte hier insbesondere auf Arbeitsrecht- und Tierschutzbestimmungen aufmerksam machen. Das Erfüllen gleich hoher Anforderungen bei Importprodukten reduziert die Preisdifferenz in einem gewissen Mass, da die Anbieter aus dem Inland bezüglich der Standards gleich lange Spiesse bekommen.

Die Initiative will die Einfuhr von Erzeugnissen aus fairem Handel begünstigen. Dazu sollen Nachhaltigkeitskriterien in Freihandelsabkommen verankert werden und bei der Bewirtschaftung von Zollkontingenten Produkte aus fairem Handel bevorzugt werden.

Die Initiative fordert eine bessere Deklaration der Produktions- und Verarbeitungsweise. Eine korrekte und konsequente Deklaration ist auch im Sinne der Schweizer Landwirtschaft.

Die Initiative will die Verarbeitung und Vermarktung regional und saisonal produzierter Lebensmittel fördern. Dies ist ebenfalls ein zentrales Anliegen unserer Bauernfamilien.

Die Initiative will Massnahmen zur Eindämmung der Lebensmittelverschwendung treffen. Dies ist sinnvoll, da die Debatte um Food Waste zu mehr Wertschätzung gegenüber den Lebensmitteln führt.

Persönlich hätte ich es sehr begrüsst, wenn die Kommission für Wirtschaft und Abgaben des Nationalrates einen indirekten Gegenvorschlag zur Fair-Food-Initiative ausgearbeitet hätte. Damit wäre es möglich gewesen, die positiven Aspekte, die bereits mit dem Volksentscheid vom Sonntag zu Artikel 104a, "Ernährungssicherheit", in der Bundesverfassung verankert wurden, auf Gesetzesebene zu vertiefen und festzuschreiben. Da aber nach dem Volksentscheid vom Sonntag eine weitere Verfassungsergänzung anspruchsvoll zu erklären wäre, werde ich mich trotz der vielen positiven Aspekte bei der vorliegenden Initiative der Stimme enthalten.

Die Vorlage 2 mit einem direkten Gegenentwurf macht deshalb ebenfalls nicht viel Sinn und sollte nicht weiterverfolgt werden.

Nicolet Jacques · Mit-M · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Bien que cette initiative parte certainement d'un bon sentiment, elle jette un certain discrédit sur l'agriculture suisse. Son application me paraît difficile.

Le début de son titre, tout d'abord, "pour des denrées alimentaires saines", discrédite notre agriculture en laissant sous-entendre que les denrées alimentaires produites en Suisse ne sont pas saines. En ma qualité d'agriculteur - je déclare mes liens d'intérêts -, je peux vous assurer que les paysans de notre pays sont des gens passionnés qui mettent tout en oeuvre afin de produire des denrées alimentaires saines.

L'agriculture suisse est très certainement la plus réglementée et la mieux contrôlée au monde. Elle bénéficie d'une grande confiance de la population. J'en veux d'ailleurs pour preuve le magnifique résultat de la votation du week-end passé relatif à la sécurité alimentaire. Je remercie au passage la population pour cette marque de confiance.

Par son contenu, l'initiative "pour des aliments équitables" prévoit notamment de permettre l'importation de denrées alimentaires produites selon les règles en vigueur en Suisse, en tenant compte des aspects sociaux, des questions de durabilité, de protection de l'environnement, de préservation des ressources et de respect des animaux.

L'analyse de son contenu démontre que c'est une initiative difficile à soutenir tant sa mise en oeuvre serait complexe. De plus, le contrôle de son application me paraît difficilement réalisable. En effet, et bien que le texte de l'initiative souligne que les exigences sont très élevées en Suisse, l'application des normes de production en vigueur et, surtout, de l'ensemble des règles en vigueur en Suisse, est tout simplement impossible. Sous l'angle social, pensez-vous sincèrement que les employés travaillant dans l'agriculture dans les pays voisins puissent toucher un salaire équivalent, sachant qu'en Suisse un employé agricole non qualifié engagé à l'année perçoit un salaire brut de l'ordre de 3300 francs par mois?

Bien que certains objectifs relatifs à la détention d'animaux, à la traçabilité ou à l'affourragement au moyen de nourriture sans OGM puissent déjà être garantis dans l'Union européenne, d'autres aspects, tels que l'application des normes pour les prestations écologiques requises, la limitation du nombre maximal d'animaux par exploitation, l'obligation de lier chaque activité agricole à une exploitation sont des exigences tout simplement inexistantes chez nos voisins.

Et que dire de la protection des animaux? Alors que la durée maximale de transport des animaux est de 8 heures en Suisse, pause comprise pour les chauffeurs, celle-ci est de l'ordre de 12 à 29 heures suivant les catégories d'animaux dans l'Union européenne. Notre réglementation ne pourra tout simplement, pour des raisons structurelles, jamais s'appliquer hors de nos frontières. Or, c'est précisément ces éléments qui ont contribué à préserver en Suisse des abattoirs de proximité ainsi que des exploitations agricoles artisanales et familiales, plutôt que des structures d'exploitation agricoles industrielles.

La différenciation entre les denrées alimentaires est également problématique, puisqu'il faudra identifier les produits d'origine suisse, les denrées produites hors de Suisse, mais selon certains critères de production reconnus en Suisse, et les autres denrées produites aux conditions appliquées dans le reste du monde.

Cette initiative va faire la part belle aux grands distributeurs, qui y verront une opportunité économique. Mais cette initiative est une tromperie pour le consommateur, qui, pensant acheter un produit suisse, achètera un produit provenant d'ailleurs et ne répondant qu'à quelques critères de la production suisse. Cette initiative est un affront pour l'agriculture ainsi que pour les secteurs de la transformation, pour le commerce de détail et pour les magasins de proximité.

Nous avons la chance dans notre pays de pouvoir garantir aux consommateurs l'authenticité, la proximité, la traçabilité de denrées alimentaires saines ainsi qu'un savoir-faire artisanal.

Préservons cette chance et, pour ce faire, je vous invite à recommander le rejet de cette initiative, qui manque sa cible.

Weibel Thomas · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Grünliberale Fraktion

Mit der Initiative sollen die Auswirkungen von Transport und Lagerung auf die Umwelt und die Verschwendung von Lebensmitteln reduziert werden, indem eingeführte Erzeugnisse aus fairem Handel und bodenbewirtschaftenden bäuerlichen Betrieben begünstigt werden. Der Bund soll die Anforderungen an Produktion und Verarbeitung festlegen. Der Bund soll auch dafür sorgen, dass die Bedingungen auch für Importe von Rohwaren und nichtverarbeiteten Lebensmitteln gelten. Für Importe von verarbeiteten Produkten und Futtermitteln hingegen wird das Ziel nur angestrebt.

Dies ist einer der Schwachpunkte der Initiative, denn gerade mit importierten Produkten und Futtermitteln wird die Umwelt oft sehr stark belastet, denn es gibt Produkte, welche im Ausland ökologischer produziert werden können als in der Schweiz. Ihr ökologischer Fussabdruck ist trotz Transportweg kleiner als bei der Inlandproduktion. Beispielsweise ist dies der Fall, wenn Futter an der Sonne getrocknet wird oder wenn Fleisch von Tieren stammt, die nur mit Gras und ohne Futtermittel gefüttert werden. Es gibt übrigens auch in der Schweiz solche Fleischproduzenten. Dass die Vorgabe, Importe sollen umwelt- und ressourcenschonend produziert werden, bei Futtermitteln lediglich angestrebt wird, schafft Anreize zur Veredelungsproduktion. Schweizer Landwirte könnten unökologisches und unfair produziertes Futter importieren und hier verfüttern. Das Fleisch oder die Milch wird dann als umwelt- und ressourcenschonend produziert vermarktet.

Das Anliegen, die Lebensmittelproduktion fairer und ökologischer zu gestalten, ist sicher legitim und geniesst in der Bevölkerung wohl auch einen grossen Rückhalt. Sobald man aber über die konkreten Massnahmen diskutiert, wird rasch klar, dass auch andere Ziele tangiert werden. Die Folge sind ungewollte oder vielleicht auch bewusst in Kauf genommene Nebenwirkungen. Die Wirkung der Initiative wäre nämlich primär protektionistisch. Deshalb taugt sie aus meiner Sicht nicht.

Dennoch gibt es durchaus Fragen, die diskutiert werden müssten, insbesondere Verbesserungsvorschläge zum Status quo betreffend Qualität und Ökologie, aber auch betreffend Abschottung und Zollsystem. Ich bin überzeugt, dass sich das Kernanliegen der Initiative im Einklang mit den Verpflichtungen gegenüber der WTO, der EU sowie den Staaten, mit welchen Freihandelsabkommen bestehen, umsetzen lässt, und dies ohne ungewollte protektionistische Nebenwirkungen. Einerseits könnte mit einer CO2-Abgabe sichergestellt werden, dass lange Transportwege und die damit verknüpften Umweltschäden nicht mehr durch die Steuerzahler der nächsten Generation bezahlt werden müssten, sondern dass sie direkt durch die Verursacher beziehungsweise die Abnehmer dieser Produkte bezahlt werden. Andererseits verteuert ein Zollsystem die Minderqualität, und es werden Produkte, die unter ökologischen und/oder fairen Bedingungen hergestellt werden, privilegiert besteuert.

Die privilegierte Besteuerung kennen wir ja heute schon. Dies ergibt bereits heute eine Marktabschottung. Diese ist vom Kommissionssprecher und von anderen als negative Folge der Initiative kritisiert worden. Nur richtet sich die privilegierte Besteuerung heute an protektionistischen Zielsetzungen aus, nicht an einer übergeordneten nachhaltigen Entwicklung.

Die Verwaltung hat auf Verlangen der WAK einen Zusatzbericht erstellt. Dieser wirkt lustlos verfasst und liest sich fast wie eine Strafaufgabe. Es werden zwar sämtliche Probleme und Unmöglichkeiten aufgelistet und beschrieben. Es wird jedoch nicht aufgezeigt, wo Handlungsspielraum besteht und welche Massnahmen möglich wären. Handlungsbedarf besteht sicher. Denn es ist zu bedenken: Die Ernährung ist für 20 bis 30 Prozent der weltweit ausgestossenen Treibhausgase verantwortlich. Die Klimaziele können ohne entsprechenden Beitrag der Ernährung nicht erreicht werden. Die Anreize beim Zollsystem nicht auf Protektionismus, sondern auf das Klima auszurichten scheint mir ein gangbarer Weg zu sein.

Ich bitte Sie deshalb, die Initiative zur Ablehnung zu empfehlen und den Gegenvorschlag in Vorlage 2, also den Minderheitsantrag Jans, zu unterstützen.

Graf Maya · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Grüne Fraktion

Geschätzter Kollege Weibel, können Sie mir erklären, aus welchem Satz in der Initiative Sie Protektionismus herauslesen? In Absatz 1 ist vom Angebot an Lebensmitteln von guter Qualität und aus fairem Handel die Rede. Das gilt sowohl für die Inlandprodukte wie auch für die Importe. Sie haben selbst gesagt, dass es eigentlich wichtig wäre, auch bei den Importen auf Nachhaltigkeit zu setzen, und dass dies auch durchaus umsetzbar wäre. Wieso unterstützen Sie dann die Initiative nicht, die genau dieses Ziel hat?

Weibel Thomas · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Grünliberale Fraktion

Geschätzte Kollegin Graf, danke für diese Frage. Ich habe, glaube ich, klar zum Ausdruck gebracht, dass die Ziele der Initiative absolut unterstützenswert sind, habe aber Bedenken angebracht bezüglich des gewählten Wegs. Mir scheint der Gegenvorschlag weniger Hindernisse zu haben und dem Anliegen besser entgegenzukommen. Das ist der Unterschied, nämlich der Weg, der zum Ziel führen soll.

Friedl Claudia · Mit-F · Nationalrat · St. Gallen · Sozialdemokratische Fraktion

Letzten Sonntag hat eine grosse Mehrheit der Schweizer Bevölkerung einen Artikel zur Ernährungssicherheit in die Bundesverfassung aufgenommen. Dieser neue Artikel legt den Grundstein für eine ökologischere inländische Lebensmittelproduktion, für einen fairen Handel mit Lebensmitteln und gegen die Lebensmittelverschwendung. Insbesondere hat er auch zum Ziel, Kulturland zu schützen. Letzteres ist ein dringendes Anliegen, steht doch durch die enorme Bautätigkeit in Bezug auf Gebäude und Strassen das Kulturland massiv unter Druck.

Trotzdem behandeln wir heute einen neuen, zusätzlichen Artikel zur Förderung von nachhaltig produzierten Lebensmitteln. Essen wird immer internationaler. Nicht nur die Menükarte der Restaurants, auch das ganze Angebot im Supermarkt, aber auch im "Quartierlädeli" ist geprägt durch Produkte vom internationalen Markt. Die Zahlen des jährlichen Imports gemäss Tierschutz sind auch imposant: 700 Millionen Eier, 120 Millionen Tonnen Fleisch, 100 000 Tonnen Milchprodukte, riesige Mengen an Futtermitteln, Soja, Palmöl und Tausende von weiteren, bereits verarbeiteten Produkten. Es ist für Mensch und Umwelt nicht unbedeutend, wie all diese Nahrungsmittel hergestellt werden. Was wir essen, belastet die Umwelt mehr oder weniger, je nach Herstellung, nicht nur hier in der Schweiz, sondern eben auch weltweit.

Es ist wichtig, dass Agrarprodukte gehandelt werden können. Neben der EU und Industrieländern aus anderen Regionen betrifft der Handel auch die Entwicklungsländer, aus denen rund 20 Prozent der Schweizer Lebensmittelimporte stammen. Handel ist dann verträglich, wenn er zu fairen Bedingungen stattfindet, d. h., wenn bei der Herstellung ökologische, soziale und Arbeitsstandards eingehalten werden und nicht durch Runterfahren der Standards die Menschen und die Natur ausgebeutet werden.

Das blosse Nennen solcher Standards ist jedoch nicht genug. Sie müssen umgesetzt werden. Die Fair-Food-Initiative verfolgt genau dies und verlangt vom Bundesrat, dass er Ziele formuliert und dann auch darüber Bericht erstattet. Es nützt nichts zu sagen: Man müsste, man sollte noch dies und jenes tun. Wir haben jetzt die Möglichkeit, hier mehr zu tun. Die Fair-Food-Initiative verlangt eine Stärkung der Produktion von Lebensmitteln aus naturnaher und bäuerlicher Landwirtschaft, die regional und saisonal produziert werden; sie verlangt die gleichen Bedingungen auch für die importierten Lebensmittel.

Mir ist völlig klar, dass die Schweizer Standards nicht über alles erhaben sind. Ich erinnere da an den Überschuss in der Stickstoffbilanz, die hohe Pestizidbelastung unserer Gewässer, an den grossen Einsatz von Antibiotika oder das fehlende Verbot von Neonicotinoiden. Ja, auch wir müssen uns noch entwickeln.

Die Initiative und die vorgeschlagenen Vorschriften für den Handel sind auf den ersten Blick nicht WTO-konform. Aber wir haben heute und vor allem vorgestern in der langen Diskussion zum Beispiel von Herrn Schelbert gehört, wie das WTO-konform umgesetzt werden könnte.

Ich habe viel Sympathie für den Gegenvorschlag der Minderheit Jans: Er setzt meines Erachtens das Grundanliegen des Initiativtextes sehr gut um, und er hält die WTO-Kompatibilität hoch; er ist zudem nicht protektionistisch, sondern bevorzugt einfach die Qualität. Vor dem Hintergrund, dass ein Teil des Inhalts der Initiative bereits im neuen Ernährungssicherheitsartikel enthalten ist, ist der Gegenvorschlag eine sinnvolle Ergänzung zu Artikel 104a. Ich bitte Sie deshalb, diesen Gegenvorschlag zu unterstützen.

Sollte der Gegenvorschlag keine Mehrheit finden, wäre die Initiative zu unterstützen, da sie einen weiteren Schritt zu einer nachhaltigen, mit der Agenda 2030 im Einklang stehenden Ernährung darstellt.

Girod Bastien · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Grüne Fraktion

Der Vorteil einer Debattenpause ist, dass man nochmals über gehaltene Voten nachdenken kann, dass man auch die ersten Reaktionen darauf lesen kann. Was man hier sieht, ist ein zumindest bei grünen Initiativen typisches Muster: Es wird gesagt, das Anliegen sei sehr gut, der Nerv werde getroffen. Man sagt oder schreibt dann aber nicht, dass man der Initiative aus parteipolitischen Überlegungen irgendwie doch nicht zustimmen will. Deshalb wird gesagt, der Weg sei nicht genau der richtige. Es geht hier nicht um Parteipolitik, es geht hier um Fairness gegenüber den Bauern, gegenüber den Menschen, die unsere Lebensmittel herstellen, gegenüber den Tieren, den 100 Millionen Nutztieren, die wir für unsere Lebensmittel benötigen.

Um zu verstehen, wie wichtig diese Initiative ist, ist es auch wichtig zu sehen, was heute falsch läuft. Das hat sich mit der Volksabstimmung vom letzten Sonntag eigentlich nicht geändert - der Widerspruch im heutigen System hat sich damit eigentlich verstärkt. Wir haben heute einen globalen Wettbewerb, eine globale wirtschaftliche Dynamik, welche die Preise drückt. Dieses System führt dazu, dass pestizidgetränkte Monokultur und Massenhaltung von Tieren, die mit Antibiotika verseucht sind, damit sie überhaupt funktioniert, die Preise drücken. Gleichzeitig verlangt die Politik, verlangen die Konsumenten in der Schweiz von der Landwirtschaft eine tierfreundliche, umweltschonende Produktion. In diesem Widerspruch befindet sich heute die Landwirtschaft, und das ist ein Systemfehler.

Es geht genau darum, diesen Fehler zu korrigieren. Wir wollen, dass nicht weiterhin versucht wird, gegen den Strom zu schwimmen. Vielmehr ist die Strömung bzw. die Marktdynamik anzupassen, damit der Markt es belohnt, wenn man tierfreundlicher, umweltfreundlicher, fairer produziert. Darum geht es bei dieser Initiative im Kern, und das ist notwendig - auch oder gerade nach der Abstimmung vom Sonntag, wo der Anspruch auf Qualität verstärkt wurde, aber ohne den Weg dorthin aufzuzeigen.

Zur Umsetzung: Auch hier sieht man ein altes Muster bei Initiativen. Vor dem Abstimmungskampf sagt man immer, wie streng die Initiative sei, wie schwierig sie umzusetzen sei. Wenn dann doch mal so eine Initiative angenommen wird, ist es plötzlich möglich, diese Initiative sehr flexibel umzusetzen. Wenn Sie den Initiativtext lesen, dann sehen Sie, dass diese Initiative sehr viel Freiraum und Flexibilität lässt, um das so umzusetzen, dass es auch WTO-konform ist. Was verlangt die WTO? Die WTO verlangt etwas, was sehr sinnvoll ist. Sie sagt einfach, dass man inländische Produkte nicht privilegiert behandeln darf. Es braucht gleich lange Spiesse.

Genau das verlangt auch diese Initiative: gleich lange Spiesse. Es ist nicht so, dass das für die Unternehmen etwas Neues ist. Verantwortungsvolle Unternehmen wissen schon heute, wo ihre Produkte herkommen. Ein verantwortungsvolles Unternehmen kann es sich nicht leisten, einfach die Augen zu schliessen. Wenn ein Unternehmen das nicht weiss, dann ist es höchste Zeit, dass hier sichergestellt wird, dass Mindestkriterien eingehalten werden.

Jenen Vertretern der SP-Fraktion, die hier Mühe haben, möchte ich sagen: Das kann ich nicht nachvollziehen. Es kann ja nicht die Idee sein, dass Produkte aus Monokulturen, pestizidgetränkt, aus Massentierhaltung, mit Antibiotika verseucht, die Produkte für alle sein sollen und die fairen Produkte wenigen vorbehalten sind. Die Initiative verlangt - ich denke, das ist wichtig -, dass man sagt, eine minimale Fairness brauche es für alle. Es kann nicht sein, dass Tiere in der Schweiz besser behandelt werden als jene im Ausland. Wir wollen hier gleich lange Spiesse bezüglich Fairness gegenüber Tieren, gegenüber Menschen. Das ist, wie das auch viele SP-Vertreter sehr gut gesagt haben, auch ein sehr wichtiges Anliegen der SP.

Auch die SVP-Fraktion sollte zustimmen. Herr Rösti hat einen Vorschlag mit einer Deklarationspflicht für Produkte, der eigentlich viel weiter geht als unsere Initiative. Wenn Sie gleich lange Spiesse für die Landwirtschaft wollen, dann ist diese Initiative der richtige Ansatz.

Ich bitte Sie deshalb, dieser Initiative zuzustimmen, für einen fairen Handel und gegen das heutige System zu stimmen, das eigentlich die Preise drückt und es schwierig macht, unserem Streben nach mehr Qualität gerecht zu werden.

Sauter Regine · Mit-F · Nationalrat · Zürich · FDP-Liberale Fraktion

Im Gegensatz zu Herrn Girod hat mich die bisherige Debatte noch darin bestärkt, dass diese Initiative klar abzulehnen ist. Vor allem ist sie abzulehnen im Interesse unseres Wirtschaftsstandortes, denn sie gefährdet die Schweizer Handelspolitik und verunmöglicht den Abschluss neuer Freihandelsabkommen. Unsere kleine Binnenwirtschaft ist jedoch auf den internationalen Austausch angewiesen, wenn sie weiterhin erfolgreich sein und wachsen können soll. In diesem Sinne geht es bei dieser Initiative um mehr als "Food", es geht um Arbeitsplätze in der Schweiz, um die Erhaltung unseres Wohlstandes und darum, ob wir international tätigen Unternehmen nach wie vor einen attraktiven Standort bieten können.

Von der Initiative betroffen ist die Handelspolitik in ihrer Gesamtheit, also nicht nur die Agrar- und Lebensmittelbranche, sondern sämtliche in den Handel eingebundenen Wirtschaftsbereiche. Sie steht im Widerspruch zu praktisch allen bestehenden Freihandelsabkommen, so auch zum Freihandelsabkommen von 1972 mit der EU und zum bilateralen Landwirtschaftsabkommen. Darin haben die Schweiz und die EU vereinbart, das Recht gegenseitig anzugleichen, um Handelshemmnisse zu eliminieren. Auch im Rahmen der WTO darf ein Mitgliedstaat den Import von substanziell gleichartigen Produkten nicht erschweren oder verbieten. Zollabstufungen und Bindung von Zollkontingenten an Qualitätskriterien sind klar WTO-widrig.

Die Schweiz kann sich keine gröberen Verletzungen dieser Verträge leisten. Wir würden uns damit vielmehr selber schaden. Unsere Freihandelspartner könnten die Abkommen ausser Kraft setzen, diverse Zolltarife würden ansteigen, Strafmassnahmen, die direkt die Wirtschaft treffen, wären wahrscheinlich. Die zusätzliche Abschottung des Schweizer Markts für Importprodukte schadet jedoch nicht nur den inländischen Unternehmen, sondern auch ganz direkt deren Geschäftspartnern im In- und Ausland entlang der Wertschöpfungskette. Für internationale Unternehmen mit Standorten in der Schweiz verliert unser Land damit an Attraktivität.

Die Initiative steht schliesslich nicht nur im Widerspruch zu praktisch allen bestehenden, sie gefährdet vielmehr auch den Abschluss neuer Freihandelsabkommen. Bereits vor zehn Jahren, ich erinnere Sie daran, scheiterte ein Freihandelsabkommen mit den USA als einem der grössten Märkte, weil die Schweiz ihren Agrar- und Lebensmittelmarkt zu stark schützt. Heute spielt zudem ganz klar Südostasien eine wichtige wirtschaftliche Rolle. In den nächsten Jahren könnten auch Südamerika und Afrika dazukommen, wovon die erheblichen Verbesserungen der wirtschaftlichen Situationen in diesen Ländern zeugen. Mit diesen Ländern muss die Schweiz ungehindert Handel betreiben können. Aber diese Länder wollen, und das zu Recht, auch ihre landwirtschaftlichen Produkte in die westlichen Länder exportieren. Kaum eine Verhandlungspartei wird dann derart strikte Handelsvorschriften für Nahrungsmittel akzeptieren, wie sie die Initiative verlangt.

Ein Ja zu dieser Initiative wäre somit ein Nein zu Freihandelsabkommen mit diesen Ländern. Diese Haltung ist nicht nur arrogant, sondern auch extrem kurzsichtig. All die aufstrebenden Länder brauchen die Schweiz nicht, um ihren Wohlstand zu erhöhen. Aber die Schweiz braucht Handelsmöglichkeiten auch mit diesen Ländern, um ihren Wohlstand zu halten.

Letztlich liegt der Initiative ein aus meiner Sicht verkehrtes Konzept bzw. Verständnis zugrunde. Sie geht davon aus, dass Handel grundsätzlich unfair sei, weshalb Produkte aus "fairem Handel" zu begünstigen seien. Freihandel ist - da halte ich es ganz mit Adam Smith - jedoch grundsätzlich wohlstandsfördernd für alle und somit automatisch fairer Handel; Bevormundung und Planwirtschaft bringen ganz offensichtlich den Ärmsten überhaupt nichts. Vielmehr sind es gerade kleine Unternehmen, die vom Freihandel profitieren, und nicht in erster Linie grosse, die ohnehin genügend Kraft haben, Handelshemmnissen auszuweichen.

Wer sich somit für Freihandel ausspricht und Wert darauf legt, dass unserer Wirtschaft nicht weitere Steine in den Weg gelegt werden, sagt ganz klar Nein zu dieser Initiative. Einen Gegenvorschlag braucht es im Übrigen auch nicht.

Page Pierre-André · Mit-M · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

A l'occasion de la votation populaire fédérale de dimanche dernier, le peuple suisse vient de donner son avis, de manière éclatante: avec près de 80 pour cent de oui, il soutient sa propre sécurité alimentaire. Celle-ci va donc être inscrite dans notre Constitution. La présente initiative populaire fédérale des Verts tombe donc comme un cheveu sur la soupe. J'ai écouté Monsieur Girod tout à l'heure, et je l'invite volontiers à visiter des exploitations agricoles qui travaillent aux conditions suisses. Ce serait intéressant.

Que l'on me comprenne bien: l'idée qui sous-tend l'initiative peut paraître séduisante, mais aujourd'hui, dans notre pays, tout existe déjà pour apporter des réponses pratiques aux préoccupations des Verts. Agriculteur, je le suis: j'ai le souci d'offrir au consommateur des produits de qualité et de proximité, et je m'y engage avec force, malgré les énormes difficultés financières rencontrées par la profession. Néanmoins, je ne soutiens pas l'initiative, et je vous donnerai brièvement deux ou trois raisons à cela.

Les exigences fixées par l'initiative, notamment quant aux conditions de production, sont telles qu'elles seront très difficiles à contrôler, surtout pour les importations, sans créer une masse de travail administratif qui serait totalement exagéré par rapport aux objectifs recherchés.

Sans compter que la mise en oeuvre de cette initiative pourrait grever notre budget fédéral - pensons à l'octroi de subventions supplémentaires ou à la diminution des recettes provenant des droits de douane.

Aujourd'hui déjà, la Confédération dispose d'outils performants et efficaces pour promouvoir une telle production agricole, acceptable socialement et écologiquement. En outre, la mise en oeuvre du texte signifierait certainement une augmentation des prix liée au travail administratif supplémentaire qui serait rendu nécessaire. De plus, de nombreux labels de qualité privés attestent du respect des normes suisses et garantissent au consommateur un choix des produits en toute connaissance de cause.

Voilà quelques raisons qui me poussent à ne pas apporter mon soutien à cette initiative, malgré son idée de base généreuse et pleine de bonne volonté. Mais tout ce qui brille n'est pas or, et je ne me laisserai pas séduire par cette idée verte à laquelle je donnerai un carton rouge. Je vous remercie d'en faire de même afin de ne pas créer au sein de notre administration fédérale une usine à gaz supplémentaire.

Appliquons-nous plutôt à réaliser concrètement la sécurité alimentaire plébiscitée le week-end dernier par nos concitoyens, puisque des éléments de la présente initiative ont été repris dans le compromis prévu par le contre-projet accepté dimanche. Cela devrait suffire à notre peine et surtout nous éviter l'indigestion.

Arslan Sibel · Mit-F · Nationalrat · Basel-Stadt · Grüne Fraktion

In der heutigen Debatte stellen wir uns einer Grundsatzfrage: Wollen wir unsere Lebensmittelpolitik von einer absoluten Wirtschaftsfreiheit dirigieren lassen, oder geben wir der Wirtschaft die Richtung an, in deren Rahmen freier Handel betrieben werden kann? In wessen Interesse liegt denn der Import von Fleisch aus Massentierhaltung, von Chlorhühnern und von Gemüse, das von Billiglohnarbeitern geerntet wird? In wessen Interesse liegt die Vergiftung des Grundwassers durch Pestizide? Wohl weder im Interesse der Konsumenten noch im Interesse der Umwelt oder der Gesellschaft. Es ist klar: Ohne Intervention in den globalen Wettbewerb des Lebensmittelhandels werden keine Bemühungen für eine nachhaltige Lebensmittelproduktion unternommen. Der internationale Handel wird nämlich nicht von Fragen der artgerechten Haltung von Tieren, des Schutzes natürlicher Ressourcen und fairer Arbeitsbedingungen diktiert. Er wird diktiert von der Profitmaximierung.

Daher: Ein bedingungsloser Freihandel dient dem Freihandel selbst. Von den Motiven einer global agierenden Agroindustrie darf der Handel mit Lebensmitteln aber nicht geleitet werden. Ein illustratives Beispiel dafür ist die zwischen den USA und der EU geplante Transatlantische Handels- und Investitionspartnerschaft. Dadurch würden Hormonfleisch, Chlorhühnchen oder genveränderte Lebensmittel aus den USA nach Europa gelangen. Aufgrund des Cassis-de-Dijon-Prinzips würden diese Nahrungsmittel auch in der Schweiz vertrieben werden. Wir als Konsumenten gefährden mit einer solchen Ernährung längerfristig unsere Gesundheit. Wenn Sie die Wahl hätten, Ihren Kindern mit Wachstumshormonen behandeltes Fleisch oder Label-Fleisch aus artgerechter Tierhaltung zu geben, für welches würden Sie sich entscheiden? Was bringen uns die niedrigeren Preise, wenn unsere Gesundheit langfristig darunter leidet?

Aber nicht genug: Diese industrielle Art der Lebensmittelproduktion gefährdet auch unsere Ernährungssicherheit. Wir haben mit massiven Umweltschäden zu kämpfen: zerstörte Böden, Wasserverschmutzung, enorme CO2-Emissionen, Verlust der Sortenvielfalt und Biodiversität weltweit. Was bringt uns ein Freihandel, wenn auf Dauer nichts mehr kultiviert und gehandelt werden kann? Grosse Bedenken bereiten uns auch prekäre Arbeitsbedingungen. So schuften etwa in Spanien Migranten während 16 Stunden am Tag bei Temperaturen von über 40 Grad und einem Stundenlohn von 2.50 Euro auf Treibhausplantagen. Unfallversicherungen oder Altersvorsorge sind natürlich kein Thema. Dabei stammt ein Viertel des importierten Gemüses aus Spanien.

Wir können uns einer Mitverantwortung nicht entziehen. Um das Ziel der Initiative tatsächlich zu erreichen, müssen mindestens minimale Nachhaltigkeitsstandards diskriminierungsfrei für alle Produkte gelten - ob für Lebensmittel aus dem Inland oder für Lebensmittel aus dem Ausland. Die konkrete Formulierung der Standards bleibt der Umsetzung überlassen, sodass sie völkerrechtskonform gestaltet werden können.

Die Standards können übrigens aus diversen internationalen Verträgen abgeleitet werden, aufgrund derer wir zu einer nachhaltigen Agrarproduktion verpflichtet sind. Neben Verträgen wie dem Uno-Pakt I, welcher vorhin auch erwähnt worden ist, und dem Klimaabkommen sprechen sich auch die Präambeln des WTO-Grundvertrages und der WTO-Agrarabkommen für eine nachhaltige Entwicklung aus; auch das wurde vorhin ausgeführt. Die Fair-Food-Initiative ist also mit geltenden Handelsregelungen vereinbar - und das soll sie auch. Fairer Handel bedeutet also nicht Abschottung, sondern den dritten Weg. Mit der Initiative wird die nachhaltige Produktionsweise gefördert, und der Import qualitativ hochwertiger ausländischer Produkte wird gestärkt. Ein neuer Markt öffnet sich.

Fairer Handel bedeutet Freihandel mit qualitativ hochwertigen Produkten. Damit würde ein Wettbewerb um bessere Qualität entstehen. Soll die Lebensmittelqualität in der Schweiz tatsächlich vom Gewinnstreben internationaler Billigkonzerne gesteuert werden? Wollen wir die billigste oder die nachhaltigste Produktionsweise fördern? Das Anliegen ist zu zentral, und die Umstände sind zu erschreckend, als dass der Handel mit Lebensmitteln in erster Linie von profitorientiertem Denken geleitet werden dürfte. Wie so oft, sollte sich die Schweiz auch bei diesem Thema zu einem fortschrittlichen Denken bekennen und Vorreiterin für eine nachhaltige Zukunft sein.

Schneider Schüttel Ursula · Mit-F · Nationalrat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion

Ich bin Mitglied des Zentralvorstandes von Pro Natura, und damit sei auch gesagt, dass mir umwelt- und tierfreundlich hergestellte Lebensmittel ein Anliegen sind. Fair Food: Lebensmittel gesund, umweltfreundlich und fair herstellen, das Hauptanliegen der Initiative, das tönt nicht nur gut, sondern es ist eine berechtigte und eine unterstützungswürdige Forderung. Ich freue mich auch, dass der Bundesrat dieses Anliegen an sich anerkennt, auch wenn er der Initiative nicht zustimmen will.

Ich habe allerdings auch Bedenken bei der Umsetzung von Absatz 2, bei den Forderungen in Bezug auf die importierten landwirtschaftlichen Erzeugnisse. Die Fragen der Kontrolle einer fairen Produktion, der WTO-Konformität oder der Gefahr einer Verteuerung der Produkte wurden hier schon erwähnt. Der protektionistische Ansatz von Absatz 2 wurde auch von Minderheitsvertreter Jans hervorgehoben. Wichtig ist mir aber auch, dass der Anschein erweckt wird, mit der Schweizer Landwirtschaft sei alles in Ordnung. Dem ist leider nicht in allen Bereichen so. Es mag viele Bio-Landwirtschaftsbetriebe geben, die hervorragende Arbeit leisten, die umweltschonend auf dem eigenen Boden und zu fairen Bedingungen produzieren. Es gibt aber auch andere Betriebe. Wir haben in der Schweiz immer noch ein Problem mit den Pestiziden. In der Schweiz werden grosse Mengen eingesetzt; die eingesetzte Wirkstoffmenge nimmt nicht ab, sondern zu. Sie ist teilweise in der Schweiz sogar grösser als im Ausland. Wenn wir unsere Standards im Ausland anwenden wollen, dann heisst das eigentlich, dass wir teilweise schlechtere Standards anwenden würden.

Die Arbeitsbedingungen sind ein zweites Beispiel. Meines Wissens fehlt in der Schweiz nach wie vor ein Gesamtarbeitsvertrag für die Landwirtschaft. Sollen wir, können wir also wirklich unsere Standards auf das Ausland anwenden? Ich habe Frau Nationalrätin Maya Graf gefragt, wie es denn mit den Anforderungen an importierte Lebensmittel, auf die wir angewiesen sind, wie Kaffee oder Bananen, aussieht. Sie hat gesagt, es wären dann eben die Produzenten im Inland, die dafür sorgen müssten, dass sie fair hergestellte, umweltfreundliche Produkte importieren. Das mag für grosse Unternehmen möglich und gut sein. Für kleinere Unternehmen ist das aber nicht so einfach. Auch für den Lebensmittelladen, der Spezialitäten aus dem Ausland anbietet - griechische, türkische, was auch immer -, ist es nicht so einfach.

Wir haben am vergangenen Wochenende über die Ernährungssicherheit abgestimmt. Die neue Verfassungsbestimmung ist mit grosser Zustimmung angenommen worden; das wurde ebenfalls vom Vorredner erwähnt. Ein zentrales Anliegen der Fair-Food-Initiative kann damit bereits umgesetzt werden. Die Handelsbeziehungen sollen nachhaltiger und der Konsum soll ressourceneffizienter werden. Das Parlament ist nun gefragt, diese Bestimmung umzusetzen. Die Importe von Lebens- und Produktionsmitteln dürfen nicht auf Kosten der Umwelt oder zulasten ärmerer Bevölkerungsschichten im Ausland gehen. Die Schweiz muss sich daher auf internationaler Ebene dafür einsetzen, dass Nachhaltigkeitskriterien beim internationalen Handel stärker berücksichtigt werden.

Aufgrund meiner Bedenken gegenüber den Importbeschränkungen gemäss Artikel 104a Absatz 2 werde ich mich bei der Abstimmung über die Initiative enthalten. Ich werde aber aus voller Überzeugung dem Gegenvorschlag der Minderheit Jans zustimmen. Mir scheint, das wäre ein gangbarer Weg, um den berechtigten Forderungen der Initiative eben doch noch zum Durchbruch zu verhelfen.

Glauser-Zufferey Alice · Mit-F · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Je déclare mes liens d'intérêts: je suis paysanne.

Le peuple suisse a largement accepté le week-end dernier l'initiative populaire "pour la sécurité alimentaire". L'inscription d'une disposition sur la sécurité alimentaire dans la Constitution est porteuse d'avenir pour la production suisse, laquelle sera respectueuse de la nature et des animaux et en fin de compte des consommateurs. Merci encore à la population qui fait confiance aux paysans et aux producteurs de notre pays.

Nous nous penchons aujourd'hui sur le texte d'une initiative populaire dont le but est de garantir une alimentation saine et un commerce plus équitable. Les agriculteurs de notre pays produisent des aliments sains, à des conditions équitables et ils sont de plus en plus persuadés de l'importance d'une production cultivée en production intégrée, ou bio, avec une utilisation très mesurée de produits phytosanitaires.

Avec le Conseil fédéral et la majorité de la commission, je recommande le rejet de l'initiative populaire "pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques", car, en cas d'acceptation, il faudrait demander tout au moins que les produits que nous importons obligatoirement - puisque la production indigène atteint à peine 61 pour cent d'autoapprovisionnement - satisfassent aux mêmes exigences de qualité que ceux qui sont issus de la production suisse. A première vue, cela semble tout à fait normal. Mais comment allons-nous nous y prendre pour contrôler ces exigences? Par des moyens administratifs supplémentaires, forcément. Et forcément à la frontière, puisqu'on ne peut intervenir à l'étranger. Les dépenses engendrées par l'utilisation de ces moyens pourraient bien être répercutées sur les charges des agriculteurs et devenir, en définitive, une entrave de plus à l'agriculture. Nous avons déjà connu cela avec le principe du "Cassis de Dijon", qui a roulé dans la farine les transformateurs artisanaux de sirops, de confitures et d'autres délices régionaux. Nous sommes, depuis ces modifications de la législation sur les entraves au commerce, obligés de nous plier aux règles européennes en la matière et celles-ci ne sont souvent pas garantes de meilleure qualité.

Les producteurs étrangers, dont les denrées sont destinées à l'exportation, sont membres de coopératives régionales. Ces entreprises devront être équitables et le démontrer par des étiquetages, une infrastructure et des contrôles ad hoc. Ces charges ont et auront forcément une répercussion sur le prix de production et de transport, qui augmentera.

De plus, à la frontière, les taxes ne devraient pas baisser. Ainsi, les produits de qualité importés visés par l'initiative devraient presque atteindre le prix des produits suisses sans que l'on soit pour autant certain que le salaire des producteurs étrangers aura augmenté. Et les entreprises de transformation suisses qui utilisent ces produits seraient alors pénalisées et ne pourraient pas augmenter leur prix de vente sous peine de ne plus pouvoir écouler leurs produits.

Les paysans qui proposent des produits exceptionnels ou de niche seraient concurrencés par des produits, certes de qualité, mais dont les charges européennes ne seraient toujours pas comparables aux charges suisses. Que feront alors les paysans et les entreprises qui leur sont liées? La législation "Swissness" portant sur le label de la croix suisse et son assurance de qualité suffiront-elles à les défendre et à leur permettre de continuer à produire?

Que les produits offerts aux consommateurs, qu'ils soient importés ou du pays, soient sains et de qualité, c'est clair et attendu, mais cette initiative, qui brave les normes du commerce international et nécessiterait la mise en place d'une administration importante, est dommageable. Les consommateurs peuvent et devraient déjà choisir ce qui, pour eux, est le meilleur en termes de qualité, de production et de choix de société. Pour cela, point n'est besoin d'article de loi supplémentaire, juste d'une prise de conscience.

Cette initiative est une fausse bonne idée. Merci d'en recommander le rejet.

Bourgeois Jacques · Mit-M · Nationalrat · Freiburg · FDP-Liberale Fraktion

En préambule, je tiens à déclarer mes liens d'intérêts: je suis directeur de l'Union suisse des paysans.

Le week-end dernier, le peuple a approuvé à une très large majorité - près de 79 pour cent des votants - l'inscription de la sécurité alimentaire dans notre Constitution. Ce haut pourcentage est un véritable plébiscite en faveur de l'agriculture de notre pays et témoigne de la volonté du peuple suisse de préserver, en Suisse, une agriculture de proximité forte, de garder en partie la main sur le contenu de son assiette et, à terme, de continuer à sécuriser l'approvisionnement en denrées alimentaires, principalement par le biais de la production indigène, et ce malgré les défis démographiques, de raréfaction des ressources naturelles, et les défis liés au climat.

Nous devrons, en tant que politiciennes et politiciens, tenir compte de cette volonté populaire lors de nos futurs débats portant sur l'agriculture et tout prochainement lors des discussions sur le budget 2018, alors que le Conseil fédéral souhaite réduire les moyens alloués dans ce domaine, ce qui s'inscrit en totale contradiction avec la volonté populaire exprimée le week-end dernier.

L'initiative "pour des aliments équitables" et l'initiative "Pour la souveraineté alimentaire. L'agriculture nous concerne toutes et tous", qui nous sera prochainement soumise, attestent également du souci que la population de notre pays porte aux denrées alimentaires. Ces soucis, les agricultrices et les agriculteurs de notre pays les partagent.

L'initiative "pour des aliments équitables" met plusieurs éléments en avant, notamment le renforcement de la qualité des denrées alimentaires, lesquelles doivent toujours être produites en tenant compte de la durabilité. C'est ce que nous faisons actuellement et nous ne pouvons que saluer le fait que l'on veuille renforcer, à terme, la qualité et la valeur ajoutée des produits. Cette valeur ajoutée, il faudra veiller à la répartir équitablement sur l'ensemble de la filière en prévoyant qu'une part prépondérante revienne aux familles paysannes.

Que les produits agricoles importés satisfassent aux exigences des standards nationaux a été en partie rempli dans le cadre de l'article 104a de la Constitution sur la sécurité alimentaire. En effet, il a été précisé à la lettre d que les relations commerciales transfrontalières devaient avoir lieu en tenant compte du développement durable. Cela veut dire que nous devrons, dans le cadre des futures négociations d'accords de libre-échange, tenir compte de cet aspect et exiger un commerce équitable. Toutefois, l'élévation des standards de production pour les denrées alimentaires importées ne doit pas avoir pour effet de réduire à néant le positionnement des denrées alimentaires de notre pays par rapport à celles venant de l'étranger. L'assurance que les standards sont respectés nécessitera également des contrôles qui, parfois, seront difficiles à faire, sans parler de nos accords internationaux, qui devront aussi être respectés.

La réduction des incidences négatives du transport ainsi que l'encouragement de la transformation et de la commercialisation de denrées alimentaires issues de la production régionale et saisonnière vont dans le bon sens, surtout sur le plan de la politique climatique et au vu de la nécessité de réduire significativement, à terme, nos émissions de gaz à effet de serre. Actuellement, plus de la moitié de nos équivalents CO2 proviennent de l'importation des denrées alimentaires. Si nous voulons lutter efficacement contre le réchauffement climatique, nous nous devons de prendre en considération cet élément à l'avenir. L'article 104a sur la sécurité alimentaire apporte également sa pierre à l'édifice, puisqu'il mentionne à la lettre b que la production de denrées alimentaires doit être adaptée aux conditions locales et utiliser les ressources de manière efficiente.

Il est également juste de vouloir faire toute la transparence au moyen de la déclaration des denrées alimentaires et d'endiguer le gaspillage alimentaire. Au niveau de la déclaration des produits, les consommateurs doivent pouvoir faire leur choix en toute connaissance de cause; pour cela, une déclaration sans faille de l'origine des matières premières et des modes de production doit être de mise. Pour ce qui est du gaspillage alimentaire, ce point est déjà réglé par l'article 104a sur la sécurité alimentaire, accepté dimanche dernier.

Pour terminer, je mentionnerai un point sur lequel j'ai quelques doutes quant à son application. Il s'agit de la modulation des droits à l'importation, qui n'est, à mon avis, pas compatible avec nos accords internationaux. Dans le cadre des accords de l'Organisation mondiale du commerce, on ne peut pas "déconsolider" certaines positions tarifaires pour avoir une plus grande marge de manoeuvre.

Cela nécessiterait de nouvelles négociations et serait susceptible de nous faire perdre, pour certains produits, notre niveau actuel de protection à la frontière. Je pourrais, le cas échéant, y souscrire si on venait à interpréter l'article 104a alinéa 4 lettre b de la Constitution dans le sens de la fixation, lors de l'octroi de contingents d'importation par l'OMC, d'une priorité aux denrées alimentaires qui répondraient aux critères de durabilité.

Comme vous pouvez le constater, le projet qui nous est soumis va, à mon sens, dans la bonne direction: s'il est vrai qu'il renforcerait notre législation, qui existe déjà pour la plupart des thèmes abordés, il nous affaiblirait toutefois en ce qui concerne certains points soulevés. Je laisse le soin aux initiants, à l'issue de nos débats et à la lumière de nos décisions, de savoir s'ils désirent tout de même porter leur initiative devant le peuple ou s'ils désirent la retirer et s'engager, avec notre appui, pour que la Politique agricole 2022-2025 tienne compte de leurs principales préoccupations, comme l'amélioration de la déclaration des produits et les autres points que je viens de citer.

Hausammann Markus · Mit-M · Nationalrat · Thurgau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Ich bin, wie Sie wissen, praktizierender Landwirt. Im Grunde mag ich sie gerne, Ihre Fair-Food-Initiative, geschätzte Grüne: Sie bestätigt nämlich, dass die Anforderungen an die Lebensmittelproduktion in der Schweiz hoch sind. Die Diskussion der Initiative steigert das Bewusstsein der Bevölkerung und hoffentlich insbesondere jenes unserer Kolleginnen Bertschy und Schneider Schüttel, dass Schweizer Produkte höhere Standards erfüllen und daher vertrauenswürdiger sind.

Die Initiative fordert eine bessere Deklaration der Produktions- und Verarbeitungsweise, und sie will die Verarbeitung und Vermarktung regional und saisonal produzierter Lebensmittel fördern, beides zentrale Anliegen der Schweizer Landwirtschaft. Die Initiative will auch Massnahmen treffen zur Reduktion der Lebensmittelverluste. Sie nimmt damit das Anliegen meiner gleichnamigen Motion (14.3175) auf, welchem auch die Schweizer Stimmbürgerinnen und Stimmbürger letztes Wochenende mit dem Ja zum Verfassungsartikel zur Ernährungssicherheit zugestimmt haben.

Lieber Herr Kollege Schelbert, ich glaube Ihnen gerne, dass die Initiative WTO-konform ist. Leider ist sie aber in einem Punkt in der Praxis trotzdem nicht umzusetzen: Es ist nämlich nicht absehbar, wie die Kontrolle der Herstellungsbedingungen aller importierten Lebensmittel gewährleistet werden soll, ohne einen immensen bürokratischen Aufwand zu generieren. Diese Bürokratie wäre zudem kaum vertrauenswürdig, weil auch im administrativen Bereich zwischen den Ländern unterschiedliche Standards gelten. So rangiert zum Beispiel das EU-Bio-Label in einem unabhängigen Rating unter "ferner liefen", weit hinter den gängigen Schweizer Labels.

Ob wir wollen oder nicht, wir würden uns mit der Annahme der Initiative in einer Scheinsicherheit wähnen respektive Schweizer Produkte mit internationaler Massenware gleichsetzen und damit letztlich die Erfüllung des bestehenden Landwirtschaftsartikels 104 der Bundesverfassung gefährden. Sie und die Schweizer Bevölkerung tun darum gut daran, nach geltendem Regime in Eigenverantwortung prioritär in der Schweiz produzierte Nahrungsmittel zu konsumieren und nur notfalls auf importierte vertrauenswürdige Label-Produkte zurückzugreifen. Sie können diese Verantwortung nicht dem Bund übergeben.

Graf Maya · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Grüne Fraktion

Vielen Dank für Ihre Ausführungen, auch die wohlwollenden. Ich habe eine Frage bezüglich der Motion Rösti 14.3506, "Gleich lange Spiesse für die inländische Nahrungsmittelproduktion und für Nahrungsmittelimporte", die die SVP-Fraktion natürlich vollumfänglich unterstützt hat. Dort fordern Sie viel mehr als die Fair-Food-Initiative. Sie fordern nämlich, dass alle importierten tierischen Produkte den Anforderungen der Schweizer Gesetzgebung genügen müssen. Sie haben hier das Problem der Kontrolle angeführt. Die Fair-Food-Initiative will das Angebot stärken und sich an nachhaltige internationale Standards halten. Ihre Forderungen wären viel weiter gegangen. Warum unterstützen Sie dann nicht die Fair-Food-Initiative?

Hausammann Markus · Mit-M · Nationalrat · Thurgau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Wenn ich Sie richtig verstanden habe - ich hoffe, es war ein Versprecher -, wollen Sie sich an internationale Standards halten? Das wäre ja genau das, was wir nicht wollen, weil unsere Standards höher sind. Der Vorstoss Rösti ist ein genauso interessanter und guter Diskussionsbeitrag wie Ihre Fair-Food-Initiative.

Häsler Christine · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion

Ich erlaube mir, nicht bei den internationalen Beziehungen einzusteigen, sondern ganz in der Nähe. Ich habe meine Wurzeln in der Berner Oberländer Berglandwirtschaft. Das prägt, und es gibt ein Urverständnis dafür, wie wichtig ethische Grundsätze wie das Tierwohl, nachhaltiges Wirtschaften und eben auch faire Preise für Bauernfamilien, für Arbeiterinnen und Arbeiter in der Landwirtschaft sind. Da ist viel Handarbeit, viel harte Arbeit nötig, und es sind viele innovative Ideen nötig, in der Schweizer Landwirtschaft ebenso wie über unsere Grenzen hinaus.

Darüber sprechen wir eben auch, wenn es um fairen Handel und um faire Preise geht: über Menschen, die den Boden noch mit ihren eigenen Händen bearbeiten, in der Schweiz und ausserhalb unserer manchmal etwas gar engen Tellerrandgrenzen. Wir sind es diesen Menschen schuldig, in solchen Momenten auch aufzuzeigen, wie hart gearbeitet wird, bis ein Produkt auf dem Teller, auf dem Tisch ist - hier bei uns, in der Berglandwirtschaft, in der Landwirtschaft im Mittelland, aber eben auch weltweit. Nein, die Milch kommt nicht aus dem Milchkarton und nicht aus dem Grossverteiler. Und ja, es ist wesentlich, ganz wesentlich, wie ein tierisches Produkt hergestellt wurde, wie das Tier lebte und wie es starb oder getötet wurde, bevor es auf unseren Teller kam. Es ist wesentlich, dass wir uns diese Sachen auch vor Augen führen. Wir dürfen uns nicht darum foutieren, wie viel Tierleid in Massenprodukten und in Billigprodukten steckt. Tierliebe muss deutlich weiter gehen als nur dahin, Bilder unserer lieben Katzen und Hunde in den sozialen Medien zu posten. Wer das Tier respektiert, der denkt eben auch beim Einkauf daran, und er denkt eben auch im politischen Engagement daran. Da sind wir heute gefordert, auch wenn wir im Moment etwas wenige sind, die sich damit befassen.

Das Thema Tierschutz ist hier immer wieder auf der Traktandenliste. Das zeigt, dass es uns wichtig ist. Es zeigt auch, dass es der Bevölkerung wichtig ist, die uns immer wieder auch mit ihren Fragen, mit ihren Wünschen konfrontiert. Das Tierwohl, der Tierschutz war eben auch auf der Traktandenliste beim Thema, das vorhin gerade wieder angesprochen wurde, bei der Motion, über die wir im Juni 2016 abgestimmt haben, die gleich lange Spiesse für inländische Nahrungsmittelprodukte und für Nahrungsmittelimporte forderte. Im genauen Wortlaut ging es ja darum, die gesetzlichen Grundlagen so anzupassen, dass alle in die Schweiz importierten tierischen Produkte der ersten, zweiten und dritten Produktionsstufe den schweizerischen Gesetzgebungen im Bereich des Tierschutzes unterstellt werden müssen. Ich habe damals sehr gerne im Sinne der Sache zugestimmt und mit mir die ganze grüne Fraktion - ja, wir haben Ihrer Motion damals zugestimmt, liebe Kolleginnen und Kollegen aus der SVP-Fraktion, weil uns das Tierwohl am Herzen liegt wie offenbar Ihnen auch.

Am vergangenen Wochenende hat die Schweizer Bevölkerung zusätzlich bewiesen, dass ihr gesunde und nachhaltig produzierte Lebensmittel sehr wichtig sind. Das starke Ja zur Ernährungssicherheit ist auch ein klares Ja zu gesunden, zu nachhaltigen, zu fairen und auch zu einheimischen Produkten, wie es Kollege Hausammann vorhin gesagt hat. Prioritär die einheimischen, die guten Produkte auch aus unserem Land zu konsumieren, auch das ist ein Teil, der dazugehört. Die Bauernfamilien in unserem Land verdienen es, dass ihr Wirken gewürdigt wird und dass ihre Produkte einen anständigen und fairen Preis erzielen können. Die Bauernfamilien, die für uns Ananas, den Kaffee und die Rohstoffe für unsere Schweizer Schokolade produzieren, verdienen das ebenso. Dazu können wir mehrfach beitragen: Als Konsumentinnen und Konsumenten können wir natürlich dazu beitragen, aber eben auch hier drinnen mit den richtigen politischen Schritten.

Wenn es Ihnen um die Sache und nicht um den Absender geht, dann sollten Sie die Fair-Food-Initiative zur Annahme empfehlen. Denn wir sprechen auch über ein Anliegen, zu dem die grosse Mehrheit der Schweizer Stimmbevölkerung im Grundsatz am letzten Wochenende Ja gesagt hat.

Heim Bea · Mit-F · Nationalrat · Solothurn · Sozialdemokratische Fraktion

Man stellt ja fest, dass immer mehr Konsumentinnen und Konsumenten auf biologische Lebensmittel setzen. Das Tierwohl ist den Konsumierenden wichtig, regionale Produkte sind ein Megatrend. Jeder neue Lebensmittelskandal verstärkt diese Entwicklungen. Man könnte sagen, im Trend sei alles bestens, wie es der Bundesrat meint. Nein, trotz der positiven Entwicklungen gibt es da mehr als einen Widerspruch.

Viele Lebensmittel werden ganz oder teilweise importiert. Auch wenn die Deklarationspflicht nicht so ausgebaut ist, wie ich es mir wünschen würde, können wir beim Einkaufen zwar zumindest teilweise überprüfen, woher die Lebensmittel kommen, und unsere Konsequenzen daraus ziehen. Pouletfleisch aus osteuropäischer Massentierhaltung zum Beispiel muss niemand kaufen, Fleisch von antibiotikabehandelten Rindern aus Südamerika auch nicht, vorausgesetzt, die Deklaration räumt uns Konsumentinnen und Konsumenten die Wahlfreiheit ein. Anders sieht es aber aus, wenn wir - was alle von uns tun müssen - verarbeitete Lebensmittel kaufen oder auswärts essen. Eier von Käfighühnern in Teigwaren sind an der Tagesordnung. Bei industriell hergestellten Convenience-Produkten sind die Zutaten oft ein Rätsel, und das nicht nur, weil sie gerne in einer 6-Punkt-Schrift aufgedruckt werden. Kurz, wer nicht aufpasst wie ein "Häftlimacher", macht sich rasch zur Komplizin bzw. zum Komplizen der Qualzuchtindustrie. Was man leider keinem noch so nachhaltigen Lebensmittel ansieht, sind dann die Arbeitsbedingungen der Menschen, die sie produziert und verarbeitet haben. Auch hier bringt die Fair-Food-Initiative eine Verbesserung.

Die Forderung nach Lebensmittelsicherheit ist nicht das Orchideenlobbying weltfremder Wissenschafterinnen und Wissenschafter und auch keine Pseudoaufgeregtheit der Medien. Die Lebensmittelsicherheit betrifft uns alle, ob wir uns darum kümmern oder nicht - oft auch an Orten, wo man ihren Einfluss nicht auf den ersten Blick erkennen mag. Dabei möchte ich mich auf einen Gesundheitsaspekt konzentrieren.

Sie wissen, antibiotikaverseuchtes Fleisch ist eine Quelle resistenter Keime. Die Folge des Konsums sind zunehmend auch bei uns Konsumentinnen und Konsumenten antibiotikaresistente Keime. Wir stellen bei den Patientinnen und Patienten in unseren Spitälern fest, dass die heute verfügbaren Antibiotika immer weniger gegen Infekte wirken.

Die Forderungen der Initiative sind also allein schon aus diesem Blickwinkel wichtig. Der Philosoph Feuerbach hatte vor 167 Jahren Recht, als er sagte: Der Mensch ist, was er isst. Ich möchte diesen Satz variieren. Denn es gilt gleichermassen: Der Mensch isst, wie er ist. Ich esse gerne gesunde, umweltgerecht produzierte Lebensmittel, von Menschen, die anständige Löhne bekommen, gepflanzt und gepflegt, geerntet und verarbeitet. Für all das steht die Fair-Food-Initiative.

Leider stellt sich die Frage, ob die konkrete Formulierung der Initiative nicht auch ein Schadenpotenzial für unsere Exportwirtschaft in sich birgt. Darauf wurde schon mehrfach hingewiesen. Weil mir der Werkplatz Schweiz, die Arbeitsplätze in unserem Land genauso wichtig sind wie der nachhaltige, faire Umgang mit Lebensmitteln, unterstütze ich den Gegenvorschlag. Er bietet ähnliche Chancen wie die Initiative, ist aber unmissverständlicher und schlanker formuliert. Der Gegenvorschlag führt nicht zu einer Verteuerung der Lebensmittel, eher zu einer Vergünstigung, weil die Einfuhrzölle für nachhaltig produzierte Lebensmittel, die nicht auch gleichzeitig in der Schweiz produziert werden, gesenkt werden können. Er ist aus unserer Sicht auch mit den Handelsverträgen kompatibel.

Darum sage ich zu den Zielen der Fair-Food-Initiative an sich Ja. Aber bitte sagen Sie Ja zum Gegenvorschlag. Das ist aus unserer Sicht der praktikable Weg.

Fricker Jonas · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Grüne Fraktion

Heute haben wir die Chance, die Welt ein bisschen besser zu machen, und zwar mit einem Ja zum fairen Handel mit Lebensmitteln. Lebensmittel sind nicht einfach irgendwelche Produkte. Wir nennen sie Lebensmittel, weil sie Mittel zum Leben sind. Sie sind überlebensnotwendig.

Unsere Nationalratskollegin und Biobäuerin Maya Graf hat in ihrem Votum treffend formuliert: "So, wie wir essen, so sieht die Welt aus." Die Welt der Schweiz sieht im Moment wie folgt aus: 50 Prozent unserer Lebensmittel werden importiert. Das ist ja gut, dagegen habe ich nichts. Das gibt Diversität. Aber wir wollen kein reines Preisdiktat auf dem Buckel von Umwelt, Mensch und Nutztieren. Wir wollen einen fairen Handel. Wir wollen sicher sein, dass unsere importierten Lebensmittel eine gute Qualität haben und sicher sind. Sie sollen umwelt- und ressourcenschonend, tierfreundlich und unter fairen Arbeitsbedingungen produziert worden sein, genau so, wie das in der Schweiz grösstenteils der Fall ist. So, wie wir essen, so sieht die Welt aus.

Wir alle hier drin im Saal wissen, dass immer noch Fleisch und Eier aus Massentierhaltung in den Regalen unserer Läden landen, und das ohne transparente Deklaration. Übrigens ist auch Hormonfleisch in der Schweiz nicht verboten. Sie kennen die Bilder, ja sogar die Dokumentarfilme aus Europa, die die unsägliche Massentierhaltung belegen, Transporte in den sicheren Tod. Als ich das letzte Mal so eine Dokumentation von Transporten von Schweinen gesehen habe, sind mir unweigerlich die Bilder der Massendeportationen nach Auschwitz aus dem Film "Schindler's List" hochgekommen. Ich kann nichts dafür, das ist einfach so passiert. Die Menschen, die dort deportiert wurden, die hatten eine kleine Chance zu überleben. Die Schweine, die fahren in den sicheren Tod. So, wie wir essen, so sieht die Welt aus.

Wir wissen, dass skandalöse Arbeitsverhältnisse bei der Herstellung von Lebensmitteln weit verbreitet sind, auch in Europa. Wir wissen, dass die Herstellung, der Transport und die Entsorgung unserer Lebensmittel rund 30 Prozent unserer Treibhausgasemissionen ausmachen, und wir wissen, dass die grossflächigen Monokulturen und der dortige Gifteinsatz unsere Biodiversität bedrohen. So, wie wir essen, so sieht die Welt aus.

Wir wissen um unsere Lebensmittelverschwendung, dass ein Drittel der Lebensmittel bei uns heute im Abfall landet und dass die Hälfte davon bereits auf dem Weg in die Verkaufsregale verlorengeht. So, wie wir essen, so sieht die Welt aus.

Die Schweiz ist Innovationsweltmeisterin. Gerade gestern habe ich im Radio gehört, dass die Schweiz laut einer Studie des WEF zum neunten Mal hintereinander zum wettbewerbsfähigsten Land der Welt erklärt wurde. Ich bin stolz darauf, dass die Schweiz Innovationsweltmeisterin ist, und ich denke, Sie sind es auch. Die Schweiz ist an der Spitze, sie ist die Nummer eins, sie führt das Feld an, und die anderen schauen auf uns: Was macht die Schweiz?

Aus dieser Tatsache folgt aber auch eine besondere Verantwortung in der Weltgemeinschaft. Wir haben eine Leaderrolle. Wir sind ein Vorbild, wir haben eine Vorbildfunktion. Die haben wir sowieso - jetzt ist nur die Frage, wie wir sie gestalten. Zudem haben wir auch das Privileg, dass wir als Gesellschaft nicht täglich ums Überleben kämpfen müssen. Die Schweiz hat genug zu essen. Schauen wir den Tatsachen nochmals in die Augen:

1. Die Schweiz hat genug zu essen.

2. Die Schweiz ist Innovationsweltmeisterin und hat folglich eine Vorbildfunktion.

3. Wir kennen die Missstände.

Diese Tatsachen lassen für mich nur eine Schlussfolgerung zu: Wir müssen unsere Verantwortung wahrnehmen und klare Rahmenbedingungen für eine faire und nachhaltige Lebensmittelproduktion schaffen. Mit einem Ja zur Fair-Food-Initiative können wir das heute tun, damit die Welt dank der Schweiz ein bisschen besser wird.

Berset Alain · VPBR-M · Bundesrat · Freiburg

L'initiative populaire "pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques" et le contre-projet direct de la minorité Jans, discuté en commission, ont tous deux pour but de promouvoir la qualité des denrées alimentaires ainsi que leur production dans des conditions de travail équitables. Ces deux éléments, inscrits tant dans l'initiative que dans le contre-projet, concernent la production indigène et les importations.

J'aimerais dire que le Conseil fédéral soutient globalement ces objectifs et qu'il s'engage également dans ce sens. J'exposerai quelques arguments en faveur de cette position.

D'abord, il y a, dans la Constitution, l'article 104, qui fixe les objectifs de la politique agricole. La Confédération obtient des compétences; elle doit remplir des tâches, notamment celle de veiller à ce que l'agriculture "contribue substantiellement: b. à la conservation des ressources naturelles et à l'entretien du paysage rural" par une production qui réponde "à la fois aux exigences du développement durable et à celles du marché". Il y a également le nouvel article 104a sur la sécurité alimentaire, adopté dimanche dernier en votation populaire, qui a été mentionné plusieurs fois dans le débat.

Ensuite, il y a, dans la loi sur l'agriculture, des dispositions qui vont dans le sens de ce que prescrivent l'initiative et le contre-projet, notamment celle qui précise qu'il est possible d'édicter des prescriptions sur la désignation particulière de produits agricoles et de produits agricoles transformés. Je rappelle que, sur la base de l'article 18 de la loi sur l'agriculture, le Conseil fédéral a déjà édicté des prescriptions sur la déclaration des produits issus de modes de production interdits en Suisse en obligeant les importateurs à indiquer le mode de production sur les emballages.

Bien sûr, tout cela concerne aussi la protection des animaux. Des dispositions figurent également dans la loi fédérales sur la protection des animaux, garantissant leur bien-être et leur dignité; nous avons - je crois qu'on peut le dire - un des cadres réglementaires parmi les plus stricts au monde.

Un autre élément a été touché: la loi sur les denrées alimentaires. Elle a fait l'objet d'un vaste débat, dans votre conseil d'ailleurs. Elle vise à protéger les consommateurs des aliments dangereux pour la santé. L'élaboration de la nouvelle loi a été un accouchement difficile, mais elle est entrée en vigueur en mai 2017. Cette loi a donc fait l'objet, il y a peu, de débats très importants, dans votre conseil également.

En matière environnementale - il s'agit d'un autre point que j'aimerais mentionner -, le Conseil fédéral a déjà pris toute une série de mesures, en adoptant par exemple, en 2013, le Plan d'action Economie verte comprenant 27 mesures qui visent à une utilisation durable et respectueuse des ressources naturelles, et ce aussi bien en Suisse qu'à l'étranger.

Il y a enfin les entreprises privées. Dans ce domaine, qui est également important, on constate que les producteurs font de plus en plus usage de labels indiquant aux consommateurs que les produits ont été fabriqués ou commercialisés de façon équitable.

Sur le plan international, nous nous engageons déjà pour atteindre les buts de durabilité formulés dans l'initiative "pour des aliments équitables". Un des exemples que j'aimerais citer, c'est la réalisation des 17 objectifs de l'Agenda 2030 de l'ONU pour le développement durable. Comme vous le savez, l'un des objectifs porte expressément sur l'agriculture durable, la sécurité alimentaire et la qualité nutritionnelle.

En résumé, aussi bien sur le plan national qu'international, le Conseil fédéral estime déjà disposer des bases constitutionnelles nécessaires pour renforcer l'offre en denrées alimentaires sûres, de bonne qualité, produites dans le respect de l'environnement, des ressources et des animaux, ainsi que dans des conditions de travail équitables.

En effet, j'aimerais le rappeler ici, ce n'est pas tellement l'absence de base constitutionnelle qui peut freiner la concrétisation des objectifs de l'initiative ou du contre-projet direct. Mais ce qui peut empêcher la prise de mesures, c'est plutôt la difficulté à trouver des majorités politiques, au Parlement notamment, pour atteindre certains de ces buts.

Je dois aussi dire quelques mots sur le conflit potentiel qui existe entre l'initiative et la politique commerciale de la Suisse. Vous le savez, nous avons des engagements envers la communauté internationale dans les domaines qui sont réglés par l'initiative et le contre-projet. Le Conseil fédéral a estimé que la demande de l'initiative, selon laquelle les produits agricoles importés utilisés comme denrées alimentaires devaient répondre aux standards de durabilité fixés par la Suisse, était susceptible d'entrer en conflit avec les engagements de la Suisse envers l'Organisation mondiale du commerce, l'Union européenne et les pays avec lesquels la Suisse a conclu des accords de libre-échange.

Pour terminer, il faut dire que nous disposons, aujourd'hui déjà, des bases constitutionnelles et légales pour agir. Ce qui freine l'évolution dans ce domaine, ce n'est pas tellement le manque de base constitutionnelle, mais c'est plutôt, parfois, un manque de volonté politique. Le Conseil fédéral estime que nous avons déjà les éléments nécessaires pour agir.

Subsiste ce sérieux doute que j'ai mentionné à l'égard des engagements internationaux de la Suisse, quant à la compatibilité de ces engagements. Il serait également difficile, et c'est un élément important dans le cadre de la mise en oeuvre de l'initiative, de mener des contrôles à l'étranger pour savoir si les denrées qui sont importées ont été produites dans le respect des normes qui prévalent en Suisse. Cette difficulté de mise en oeuvre est également un élément qui a convaincu le Conseil fédéral qu'il était nécessaire de vous inviter aujourd'hui à recommander le rejet de l'initiative et à rejeter le contre-projet.

Rytz Regula · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion

Sehr geehrter Herr Bundesrat Berset, in der Diskussion wurde ja immer wieder behauptet, dass die Fair-Food-Initiative im Widerspruch zum internationalen Handelsrecht stehe. Es gibt aber Studien von internationalen Handelsexpertinnen und -experten, die genau das Gegenteil sagen und klarstellen, dass die Initiative völkerrechtskompatibel umgesetzt werden kann und die internationale Debatte um ein nachhaltiges Agrarsystem sogar beflügelt. Wie erklären Sie sich diese unterschiedlichen Einschätzungen, und was ist Ihre Haltung dazu?

Berset Alain · VPBR-M · Bundesrat · Freiburg

Merci pour votre question, Madame Rytz. Vous avez mentionné des études. A ma connaissance, il n'y a pas eu beaucoup d'études faites dans ce domaine. Il y en a une, en réalité. Je pense que vous faites référence à l'étude publiée par l'Université de Berne. A notre connaissance, en tout cas à la connaissance de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires et du Secrétariat d'Etat à l'économie, c'est la seule qui existe. Elle a d'ailleurs fait l'objet d'une discussion en commission.

Cette étude part du principe qu'il resterait une marge de manoeuvre pour des incitations commerciales permettant d'encourager la production et la transformation durables de produits agricoles en Suisse et à l'étranger. Dans cette étude, on dit - et c'est le point principal -, qu'il n'y a pas de conflit avec le droit de l'Organisation mondiale du commerce si la Suisse se réfère à des standards internationaux reconnus. Dans ce sens, nous admettons évidemment les conclusions de cette étude.

Par contre, le problème que nous voyons, c'est qu'il n'existe pas aujourd'hui de normes, en matière de développement durable, reconnues sur le plan international. Seul le Codex alimentarius, qui fait autorité, fixe des normes en matière de denrées alimentaires, mais il ne contient pas de normes concernant le développement durable. On peut donc dire que les conditions énumérées dans l'étude de l'Université de Berne pour mettre en oeuvre l'initiative "pour des aliments équitables" dans le respect des normes internationales ne sont pas réunies.

C'est la raison pour laquelle le Conseil fédéral invite à recommander le rejet de l'initiative "pour des aliments équitables", en tenant compte également de l'argumentation que je viens d'exposer.

Graf Maya · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Grüne Fraktion

Geschätzter Herr Bundesrat, Sie haben bzw. die Schweiz hat das Klimaabkommen von Paris unterzeichnet, und Sie bekennen sich mit dem Anstreben der Umweltziele der Uno-Agenda 2030 ja auch zu einer nachhaltigen Entwicklung. Die Lebensmittel nehmen in diesem Zusammenhang, weil sie eben umwelt- und klimarelevant sind, einen grossen Stellenwert ein. Wie gedenken Sie diese Ziele denn umzusetzen, wenn Sie jetzt die Fair-Food-Initiative, die einen Weg aufzeigt, ablehnen?

Berset Alain · VPBR-M · Bundesrat · Freiburg

Madame Graf, j'ai effectivement rappelé tout à l'heure que les 17 objectifs de développement durable étaient un guide important pour nous, que nous y travaillions et qu'un de ces objectifs était expressément lié à la question de l'agriculture et des denrées alimentaires. Je suis d'accord avec vous sur ce point, cela a de l'importance quant au rôle de la Suisse face à ses engagements internationaux, y compris ses engagements internationaux liés, comme, par exemple, l'Accord de Paris.

La Suisse s'engage à réaliser ce qu'elle a à réaliser et elle le fait. Je rappelais tout à l'heure que nous avions déjà des bases constitutionnelles et légales qui nous permettaient d'agir. Cela nous permet de dire - et c'est l'avis du Conseil fédéral - que nous disposons de tout ce qui est nécessaire pour remplir nos obligations, et ceci inclut nos engagements internationaux, y compris dans le cadre d'accords tels que celui de Paris. Cela n'est pas remis en question.

J'ai également rappelé au début de mon intervention que le Conseil fédéral partageait la visée générale de l'initiative, mais qu'il estimait, justement, que nous avions soit déjà les bases qui nous permettaient d'agir, soit des doutes sur un point important, qui concernait non pas notre capacité à garantir la qualité de notre production suisse, mais qui visait à garantir que, chez les autres, cette qualité serait également de mise. Or, cela, vous voudrez bien le reconnaître avec moi, relève non pas de notre responsabilité première, mais de la responsabilité de ceux qui produisent des denrées alimentaires dans d'autres pays.

Büchel Roland Rino · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Geschätzter Herr Bundesrat, ich hatte den Eindruck, dass heute ein bisschen die Debatte der abgegriffenen Redewendungen war. "Der Mensch ist, was er isst" und all so Zeugs hat man gehört. Aber ich war heute Morgen geschockt. Heute hat ein Redner gesagt, dass es die Tiere schlimmer hätten, als es damals die Menschen in Auschwitz gehabt hätten, weil sie quasi dem sicheren Tod entgegengingen, während die Menschen in Auschwitz noch eine kleine Lebenschance gehabt hätten. Denken Sie auch, dass es so dramatisch ist mit den Tieren, oder war das ziemlich daneben, was hier gesagt wurde?

Berset Alain · VPBR-M · Bundesrat · Freiburg

Il appartient à votre conseil de mener la discussion. Le Conseil fédéral ne voit aucun lien à faire de cette manière et réfute tout lien qui pourrait être ainsi fait. La capacité de mener un débat serein sur les objectifs de l'initiative vous revient.

J'aimerais rappeler ici que les objectifs généraux de l'initiative ne sont contestés par à peu près personne, si j'ai bien compris le débat, et que la question n'est pas de savoir quel est le but de l'initiative, mais quel est le chemin pour atteindre ce but. Le Conseil fédéral a déjà eu l'occasion de dire qu'il avait tous les outils nécessaires aujourd'hui pour garantir de pouvoir l'atteindre.

Girod Bastien · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Grüne Fraktion

Herr Bundesrat, ich habe eine Frage zum Handelsrecht. Sie stellen es jetzt so dar, wie wenn da gar keine Möglichkeiten bestünden. Wie ist es mit dem Gegenvorschlag zur Initiative der Grünen, nachdem doch der Bundesrat selber gesagt hat, dass es möglich wäre, auch bei den Lebensmitteln, bei importierten Produkten, Anforderungen zu stellen, nachdem der Bundesrat selber darauf hingewiesen hat, dass es solche internationalen Standards gibt? Und wie ist es mit den importierten Treibstoffen, wo wir heute eine ganz detaillierte Ökobilanz verlangen? Das zeigt doch eigentlich, dass man auch Wege findet, wenn man will, und dass auch der Bundesrat schon damit einverstanden war und ist, auch für Lebensmittel - nehmen wir z. B. Produkte aus dem Meer - solche Standards anzuwenden. Sehen Sie angesichts dieser Fälle nicht auch, dass es möglich ist, entsprechende Wege zu finden?

Berset Alain · VPBR-M · Bundesrat · Freiburg

Monsieur Girod, je vous remercie pour votre question. Vous avez raison de rappeler qu'en matière de denrées alimentaires il y a toute une série d'actions que nous pouvons entreprendre de manière autonome et que nous menons. Il y a, par exemple, pas mal d'efforts qui ont été réalisés en matière d'étiquetage, d'informations à l'intention des consommatrices et des consommateurs. Par contre, et je rappellerai ici que le Conseil fédéral soutient l'orientation de l'initiative, de même que celle du contre-projet, nous estimons avoir beaucoup d'outils à notre disposition pour agir, et que si quelque chose pose problème, c'est bien plus la capacité à obtenir des majorités sur le plan politique que la base constitutionnelle ou légale. C'est un élément important.

La question qui se pose à la fin, c'est celle d'un conflit de normes. Le Conseil fédéral arrive à la conclusion qu'il y a potentiellement un conflit de normes entre les engagements qui ont été pris dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce, de l'Union européenne, des accords de libre-échange avec toute une série de pays, et la garantie que la production dans ces pays soit réalisée d'une certaine manière, ou la volonté de limiter l'importation de produits qui ne correspondraient pas aux standards suisses. Nous estimons qu'il y a là un conflit potentiel de normes et il nous appartient de le dire.

Je redis ici, pour faire suite à la question de Madame Regula Rytz, que nous partageons les conclusions de l'étude de l'Université de Berne, selon lesquelles il serait possible d'éviter ce conflit de normes si, notamment dans le cadre de l'OMC, la Suisse se référait à des standards internationaux reconnus. Simplement, la réalité aujourd'hui est telle que nous n'avons pas de tels standards et, donc, il nous revient d'indiquer ce conflit de normes, et de rappeler que c'est aussi pour cette raison que le Conseil fédéral recommande le rejet de l'initiative.

Fricker Jonas · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Grüne Fraktion

Ich möchte mich in aller Form für meinen unangemessenen Vergleich entschuldigen, den ich in meiner Naivität gemacht habe. Danke, dass Sie meine Entschuldigung annehmen. Sie kommt von Herzen.

Feller Olivier · Mit-M · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

A l'issue de ces débats, je me permets de retenir, au nom de la majorité de la commission, six enseignements principaux.

Premièrement, il n'est manifestement pas nécessaire de modifier la Constitution fédérale pour atteindre les objectifs de l'initiative "pour des aliments équitables", en particulier à la suite de l'acceptation le 24 septembre dernier de la disposition constitutionnelle en faveur de la sécurité alimentaire.

Deuxièmement, la législation suisse évolue déjà dans la direction visée par l'initiative "pour des aliments équitables" mais progressivement, et en fonction de ce qui est politiquement et économiquement possible.

Troisièmement, la Confédération dispose déjà d'instruments efficaces permettant de promouvoir une production agricole acceptable sur les plans social et écologique, tant à l'échelle intérieure qu'internationale. En outre, plusieurs acteurs du marché offrent déjà des produits sous des labels privés, attestant du respect des normes suisses. L'ampleur de cette offre dépend du comportement des consommateurs. Les labels privés présentent l'avantage de garantir tant la liberté de choix que le respect des engagements internationaux de la Suisse.

Quatrièmement, la revendication selon laquelle les produits agricoles importés utilisés comme denrées alimentaires doivent satisfaire aux objectifs inscrits dans le texte de l'initiative entre en conflit avec la politique commerciale tant nationale qu'internationale et avec les engagements de la Suisse envers l'Organisation mondiale du commerce, l'Union européenne et les pays avec lesquels elle a conclu des accords de libre-échange. Les avantages que la Suisse tire de ces accords internationaux qu'elle a conclus seraient ainsi remis en question.

Cinquièmement, s'agissant de l'exécution, de la mise en oeuvre de l'initiative, il serait très difficile, voire impossible, de contrôler si les produits agricoles importés ont effectivement été fabriqués, produits, selon les normes en vigueur dans notre pays.

Sixièmement, la mise en oeuvre de l'initiative pourrait grever le budget fédéral par des subventions supplémentaires et la réduction des recettes provenant des droits de douane.

C'est pour ces motifs que la majorité de la commission vous invite à recommander au peuple et aux cantons de rejeter cette initiative.

Walter Hansjörg · Mit-M · Nationalrat · Thurgau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Ich danke Ihnen für die Diskussion, die Sie bei der Beratung dieser Initiative geführt haben. Wir haben ja auch in der Kommission um die Zielerfüllung dieser Initiative gerungen - mit zwei Gegenberichten, mit einem indirekten Gegenvorschlag, mit einem direkten Gegenvorschlag - und sind dann zum Schluss gekommen, dass diese Initiative so, wie sie formuliert ist, nicht vernünftig umsetzbar ist. Wir würden die Stimmbürgerinnen und Stimmbürger täuschen, wenn wir sie glauben liessen, man könne diese Initiative mit vernünftigen Mitteln gesetzlich und in einer Verordnung umsetzen. Die Voten waren natürlich auch sehr emotional, zum Teil übertrieben - das ist normal in einer solchen Diskussion. Freihandel würde man auch mit dieser Initiative durchbringen, das muss ich ehrlicherweise sagen. Dass man auf der anderen Seite einen staatlich kontrollierten Freihandel umsetzen kann, das geht eben auch nicht.

Deshalb meine ich, dass wir eben die Verantwortung für die Lebensmittel den Akteuren übertragen sollen. Wie es mehrmals erwähnt wurde: So, wie wir essen, so sieht die Welt aus, nach wie vor. Das wurde in unserer Kommission eigentlich auch so gesehen. Das heisst also, die Konsumenten entscheiden, was sie kaufen, und die Grossverteiler, der Detailhandel verkauft das, was die Konsumenten wünschen; er übernimmt die Verantwortung, dass er die Produkte so deklariert, dass der Konsument gut informiert ist, und dass er das verkauft, was vom Markt gewünscht wird. Das ist wahrscheinlich die beste Kontrolle, die wir haben können: dass diese Verantwortung dort liegt, wo der Verbraucher ist.

Ich erwähne einfach nochmals das Abstimmungsergebnis in unserer Kommission: Diese Volksinitiative wurde mit 16 zu 2 Stimmen bei 7 Enthaltungen abgelehnt und der direkte Gegenvorschlag mit 17 zu 7 Stimmen bei 1 Enthaltung. Ich bitte Sie, diese Resultate in Ihre Beurteilung einzubeziehen, wenn Sie jetzt demnächst den roten oder den grünen Knopf drücken.

Das war mein letzter Auftritt in diesem Rat. Ich danke Ihnen für die Unterstützung und die gute Zusammenarbeit! (Grosser Beifall)

Stahl Jürg · P-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Präsident (Stahl Jürg, Präsident): Wir kommen zu den Abstimmungen. Ich habe Herrn Walter Müller gesagt, dass wir um 09.38 Uhr abstimmen würden. Dank dem Einsatz von Herrn Hansjörg Walter ist es nun 09.38 Uhr, ansonsten wären wir eine Minute früher bereit gewesen. (Heiterkeit)

1. Bundesbeschluss über die Volksinitiative "für gesunde sowie umweltfreundlich und fair hergestellte Lebensmittel (Fair-Food-Initiative)"

1. Arrêté fédéral sur l'initiative populaire "pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques (initiative pour des aliments équitables)"

Eintreten ist obligatorisch

L'entrée en matière est acquise de plein droit

Detailberatung - Discussion par article

Titel und Ingress, Art. 1

Antrag der Kommission

Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Titre et préambule, art. 1

Proposition de la commission

Adhérer à la décision du Conseil des Etats

Angenommen - Adopté

Präsident (Stahl Jürg, Präsident): Bevor wir über Artikel 2 befinden können, müssen wir die Vorlage 2 bereinigen.

2. Bundesbeschluss über eine Stärkung von fair gehandelten und umweltfreundlichen Lebensmitteln (Gegenentwurf zur Volksinitiative "für gesunde sowie umweltfreundlich und fair hergestellte Lebensmittel (Fair-Food-Initiative)")

2. Arrêté fédéral relatif au renforcement de l'offre de denrées alimentaires issues du commerce équitable et produites dans le respect de l'environnement (contre-projet à l'initiative populaire "pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques (initiative pour des aliments équitables)")

Antrag der Mehrheit

Nichteintreten

Antrag der Minderheit

(Jans, Bertschy, Birrer-Heimo, Leutenegger Oberholzer, Marra, Pardini, Schelbert)

Eintreten

Proposition de la majorité

Ne pas entrer en matière

Proposition de la minorité

(Jans, Bertschy, Birrer-Heimo, Leutenegger Oberholzer, Marra, Pardini, Schelbert)

Entrer en matière

Präsident (Stahl Jürg, Präsident): Wir stimmen über den Eintretensantrag der Minderheit Jans ab.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Eintreten ... 60 Stimmen

Dagegen ... 119 Stimmen

(2 Enthaltungen)

Verfahrensbeitrag

Antrag der Minderheit

(Jans, Bertschy, Birrer-Heimo, Leutenegger Oberholzer, Marra, Pardini, Schelbert)

Titel

Bundesbeschluss über eine Stärkung von fair gehandelten und umweltfreundlichen Lebensmitteln (Gegenentwurf zur Volksinitiative "für gesunde sowie umweltfreundlich und fair hergestellte Lebensmittel (Fair-Food-Initiative)") vom ...

Ingress

Die Bundesversammlung der Schweizerischen Eidgenossenschaft, gestützt auf Artikel 139 Absatz 5 der Bundesverfassung, nach Prüfung der am 26. November 2015 eingereichten Volksinitiative "für gesunde sowie umweltfreundlich und fair hergestellte Lebensmittel (Fair-Food-Initiative)", nach Einsicht in die Botschaft des Bundesrates vom 26. Oktober 2016, beschliesst:

Ziff. I Einleitung

Die Bundesverfassung wird wie folgt geändert:

Ziff. I Art. 104a Titel

Lebensmittel

Ziff. I Art. 104a Abs. 1

Der Bund stärkt das Angebot an Lebensmitteln, die von guter Qualität und sicher sind und die umwelt- und ressourcenschonend, tierfreundlich und unter fairen Arbeitsbedingungen hergestellt werden.

Ziff. I Art. 104a Abs. 2

Er begünstigt eingeführte Erzeugnisse, die den Anforderungen nach Absatz 1 genügen, aus fairem Handel und bodenbewirtschaftenden bäuerlichen Betrieben stammen.

Ziff. I Art. 104a Abs. 3

Er sorgt dafür, dass die negativen Auswirkungen des Tiertransports und der Lagerung von Lebens- und Futtermitteln auf Umwelt, Klima und Tierwohl reduziert werden.

Ziff. II

Dieser Gegenentwurf wird Volk und Ständen zur Abstimmung unterbreitet. Sofern die Volksinitiative "für gesunde sowie umweltfreundlich und fair hergestellte Lebensmittel (Fair-Food-Initiative)" nicht zurückgezogen wird, wird er zusammen mit der Volksinitiative nach dem Verfahren gemäss Artikel 139b der Bundesverfassung Volk und Ständen zur Abstimmung unterbreitet.

Proposition de la minorité

(Jans, Bertschy, Birrer-Heimo, Leutenegger Oberholzer, Marra, Pardini, Schelbert)

Titre

Arrêté fédéral relatif au renforcement de l'offre de denrées alimentaires issues du commerce équitable et produites dans le respect de l'environnement (contre-projet à l'initiative populaire "pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques (initiative pour des aliments équitables)" du ...

Préambule

L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse, vu l'article 139 alinéa 5 de la Constitution, vu l'initiative populaire "pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques (initiative pour des aliments équitables)" déposée le 26 novembre 2015, vu le message du Conseil fédéral du 26 octobre 2016, arrête:

Ch. I introduction

La Constitution est modifiée comme suit:

Ch. I art. 104a titre

Denrées alimentaires

Ch. I art. 104a al. 1

La Confédération renforce l'offre de denrées alimentaires sûres, de bonne qualité et produites dans le respect de l'environnement, des ressources et des animaux, ainsi que dans des conditions de travail équitables.

Ch. I art. 104a al. 2

Elle privilégie les produits importés qui répondent aux exigences mentionnées à l'alinéa 1 et qui sont issus du commerce équitable et d'exploitations paysannes cultivant le sol.

Ch. I art. 104a al. 3

Elle veille à la réduction des incidences négatives du transport et de l'entreposage des denrées alimentaires et des aliments pour animaux sur l'environnement, le climat et le bien-être des animaux.

Ch. II

Le présent contre-projet sera soumis au vote du peuple et des cantons. Il sera soumis au vote en même temps que l'initiative populaire "pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques (initiative pour des aliments équitables)", si cette initiative n'est pas retirée, selon la procédure prévue à l'article 139b de la Constitution.

Präsident (Stahl Jürg, Präsident): Der Gegenvorschlag der Minderheit entfällt, nachdem der Rat darauf nicht eingetreten ist. Wir fahren mit der Beratung von Artikel 2 der Vorlage 1 auf Seite 4 der deutschsprachigen Fahne fort.

Stahl Jürg · P-M · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

1. Bundesbeschluss über die Volksinitiative "für gesunde sowie umweltfreundlich und fair hergestellte Lebensmittel (Fair-Food-Initiative)"

1. Arrêté fédéral sur l'initiative populaire "pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques (initiative pour des aliments équitables)"

Art. 2

Antrag der Mehrheit

Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Antrag der Minderheit

(Schelbert, Marra)

... die Initiative anzunehmen.

Antrag der Minderheit

(Jans, Bertschy, Birrer-Heimo, Leutenegger Oberholzer, Marra, Pardini, Schelbert)

Abs. 1

Sofern die Volksinitiative nicht zurückgezogen wird, wird sie zusammen mit dem Gegenentwurf (Bundesbeschluss über eine Stärkung von fair gehandelten und umweltfreundlichen Lebensmitteln) Volk und Ständen nach dem Verfahren gemäss Artikel 139b der Bundesverfassung zur Abstimmung unterbreitet.

Abs. 2

... die Initiative abzulehnen und den Gegenentwurf anzunehmen.

Art. 2

Proposition de la majorité

Adhérer au projet du Conseil fédéral

Proposition de la minorité

(Schelbert, Marra)

... d'accepter l'initiative.

Proposition de la minorité

(Jans, Bertschy, Birrer-Heimo, Leutenegger Oberholzer, Marra, Pardini, Schelbert)

Al. 1

Si l'initiative populaire n'est pas retirée, elle sera soumise au vote du peuple et des cantons en même temps que le contre-projet (arrêté fédéral relatif au renforcement de l'offre de denrées alimentaires issues du commerce équitable et produites dans le respect de l'environnement), selon la procédure prévue à l'article 139b de la Constitution.

Al. 2

... de rejeter l'initiative et d'accepter le contre-projet.

Präsident (Stahl Jürg, Präsident): Auch hier entfällt der Antrag der Minderheit Jans. Somit stellen wir nun den Antrag der Mehrheit dem Antrag der Minderheit Schelbert gegenüber.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für den Antrag der Mehrheit ... 125 Stimmen

Für den Antrag der Minderheit ... 37 Stimmen

(23 Enthaltungen)