21.316
Für eine Verlängerung der Frist bei Zahlungsrückständen der Mieterin oder des Mieters
Candinas Martin · P-M · Nationalrat · Graubünden · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Antrag der Mehrheit
Der Initiative keine Folge geben
Antrag der Minderheit
(Dandrès, Brenzikofer, Fehlmann Rielle, Funiciello, Hurni, Imboden, Mahaim, Marti Min Li, Walder)
Der Initiative Folge geben
Proposition de la majorité
Ne pas donner suite à l'initiative
Proposition de la minorité
(Dandrès, Brenzikofer, Fehlmann Rielle, Funiciello, Hurni, Imboden, Mahaim, Marti Min Li, Walder)
Donner suite à l'initiative
President (Candinas Martin, president): (discurra sursilvan) Vus avais retschavì in rapport en scrit da la cumissiun.
Dandrès Christian · Mit-M · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Je déclare mes liens d'intérêts: je suis membre du comité de l'Asloca Suisse et salarié de l'Asloca à Genève. Cette initiative a été déposée il y a déjà quelques mois, mais elle reste toujours d'actualité, car, depuis 2019, les crises s'enchaînent. Celle du Covid a cédé la place à une crise sociale qui résulte de la flambée des prix. L'inflation a commencé avec la reprise économique, puis elle s'est aggravée avec la guerre en Ukraine et la flambée des prix des énergies fossiles, qui a également entraîné celle de l'électricité. La proposition, qui a été rédigée par le Grand Conseil et acceptée à une large majorité, avait pour but de sauver des locataires qui étaient contraints pendant le COVID-19 de cesser de travailler en raison des mesures sanitaires prises par le Conseil fédéral. Cette préoccupation est toujours d'actualité, malgré le fait que le contexte ne soit plus exactement le même, puisque les locataires sont toujours dans des situations pénibles, avec des difficultés de liquidités, et le risque de perdre leur logement à cause de la rigueur du droit du bail. Il faut rappeler que les contrats de baux sont des contrats à durée, et qu'un locataire qui aurait conclu un tel contrat en 2019, avec des clauses d'indexation qui se sont généralisées ces dernières années, ne pouvait absolument pas anticiper le fait que les loyers allaient croître de 3 pour cent par année depuis maintenant quelques mois, et que ses charges de chauffage et d'eau chaude allaient prendre l'ascenseur. On évoque maintenant des hausses de l'ordre de 45 pour cent. De très nombreux locataires doivent faire face à des hausses massives de leur frais fixes, sans disposer d'échappatoires. Les locataires, du fait d'un changement de jurisprudence, n'ont plus la possibilité de demander des réductions de loyer à intervalles réguliers, avec l'écoulement du temps depuis la dernière fixation de leur loyer. Ces jurisprudences ont démantelé le droit du bail. Si un locataire ne conteste pas d'emblée son loyer dans les trente jours, dès la remise des clés ou dès la remise d'avis de fixation de loyer initial, le loyer sera considéré ad vitam aeternam, pour toute la durée du bail, comme étant non abusif.
Il n'est pas possible aujourd'hui pour un locataire d'arriver à se reloger moins cher à bref délai vu la hausse générale des loyers.
J'ai pris connaissance de l'argumentation défendue par le Conseil des Etats. Il indique qu'il s'agirait d'une situation propre à Genève. Une fois de plus, lorsqu'on veut éviter de traiter des problèmes aussi importants sur le plan social que ceux du montant des loyers et de la défense des locataires, on essaie de minimiser en expliquant qu'il s'agirait uniquement d'un problème lié à Genève, alors que la crise du logement touche toutes les grandes agglomérations suisses. Les loyers sont encore plus chers à Zurich qu'à Genève. Donc, le minimum que l'Assemblée fédérale puisse faire, ce serait d'assouplir le délai de mise en demeure pour prendre en compte le problème temporaire de liquidités que peuvent rencontrer certains locataires commerciaux ou d'habitation.
On doit rappeler que le cadre est très rigoureux. Aujourd'hui, quelques jours de retard dans le paiement du loyer suffisent pour que le bailleur puisse adresser une lettre de mise en demeure en donnant un délai de 30 jours pour payer. Passé ce délai, le bail peut être résilié, et ce de manière irrévocable, à moins que le bailleur accepte la remise en vigueur.
Ce qui est proposé dans l'initiative, c'est de prolonger le délai en le faisant passer de 30 à 90 jours pour permettre de mobiliser des fonds et de payer le loyer en cas de difficulté temporaire sur le plan des liquidités. Ce n'est pas un effort insupportable. Nous en avons abondamment parlé depuis la publication des résultats de l'étude lancée par l'Asloca. Les bailleurs empochent chaque année 10 milliards de francs de loyers abusifs. Donc, leur demander de patienter deux mois de plus pour permettre à quelques personnes en difficulté de s'en sortir me semble être une proposition tout à fait raisonnable.
A toutes fins utiles, on relèvera que le bailleur dispose la plupart du temps d'une garantie qui équivaut à trois mois de loyer. En quelque sorte, ses intérêts ne sont pas menacés par cette proposition.
Il faut donc donner suite à la proposition du canton de Genève et travailler afin de la mettre en oeuvre. Je vous demande donc de donner suite à l'initiative du canton de Genève.
Flach Beat · Mit-M · Nationalrat · Aargau · Grünliberale Fraktion
Die Kommission für Rechtsfragen des Nationalrates hat an ihrer Sitzung vom 10. November 2022 die vom Grossen Rat des Kantons Genf in seiner Session vom 20. und 21. Mai 2021 angenommene und der Bundesversammlung am 27. Mai 2021 überwiesene Standesinitiative vorgeprüft. Die Initiative verlangt, dass Mieterinnen und Mietern, die mit der Bezahlung des Mietzinses oder der Nebenkosten in Rückstand geraten, während behördlich angeordnete Massnahmen zur Bekämpfung des Coronavirus gelten, eine Frist von mindestens 90 Tagen gewährt wird. Damit soll die Regelung von Artikel 2 der Verordnung über die Abfederung der Auswirkungen des Coronavirus im Miet- und Pachtwesen vom 27. März 2020 wiedereingeführt werden, die in Abweichung von Artikel 257d Absatz 1 des Obligationenrechts jene Frist von mindestens 90 Tagen gewährte, die die Minderheit eben vorgestellt hat; dies für Fälle, in denen die Mieter aufgrund von behördlichen Massnahmen im Zusammenhang mit Covid-19 nicht in der Lage waren, die Mieten fristgerecht zu zahlen.
Der Grosse Rat reichte diese Initiative auch in Anbetracht dessen ein, dass in Genf eine klare Wohnungskrise herrscht, dass die direkten und indirekten Auswirkungen der Massnahmen der Kantons- und Bundesbehörden zur Bekämpfung der Corona-Pandemie zu Zahlungsschwierigkeiten führten und dass ganz generell der Schutz gemäss Artikel 257d für die Mieter gering sei. Ausserdem wurde die Tatsache vorgebracht, dass der Bundesrat in seiner Verordnung über die Abfederung der Auswirkungen des Coronavirus im Miet- und Pachtwesen eben genau diese Frist für Zahlungsrückstände von Mieterinnen und Mietern verlängert hatte, um zu verhindern, dass Mietverhältnisse wegen Nichtbezahlung des Mietzinses gekündigt werden, währenddem die Massnahmen zur Pandemiebekämpfung noch gelten.
Die Kommission für Rechtsfragen des Ständerates hat der Standesinitiative am 21. Januar 2022 mit 7 zu 4 Stimmen keine Folge gegeben. Der Ständerat folgte diesem Beschluss am 16. März 2022 mit 26 zu 12 Stimmen. Die Kommission für Rechtsfragen des Nationalrates beantragt Ihnen mit 15 zu 9 Stimmen, der Initiative des Kantons Genf keine Folge zu geben. Eine Minderheit Dandrès - Sie haben es gehört - beantragt Ihnen, der Initiative Folge zu geben.
In der Kommission wurde darauf hingewiesen, dass sich das Parlament bereits 2020 anlässlich der Beratung der Motion 20.3158 gegen eine Verlängerung der Covid-19-Verordnung im Bereich Miete und Pacht ausgesprochen hatte. Im März 2020 ging es eben auch darum, sofort auf eine noch nie da gewesene punktuelle Situation, nämlich den Lockdown, zu reagieren. Eine generelle Verlängerung der Zahlungsfrist erachtet die Mehrheit der Kommission heute als nicht angezeigt.
Das Mietrecht sieht in Artikel 257d des Obligationenrechts vor, dass der Vermieter das Mietverhältnis ausserordentlich kündigen kann, wenn der Mieter den im Mietvertrag vereinbarten Zahlungspflichten nicht nachkommt. Ist ein Mieter im Verzug, kann der Vermieter eine Nachfrist von dreissig Tagen setzen und androhen, dass das Mietverhältnis bei unbenutztem Ablauf der Frist gekündigt werde. Kommt der Mieter seinen Zahlungspflichten auch innert dieser Nachfrist nicht nach, kann der Vermieter mit einer gegenüber Gesetz und Vertrag verkürzten Frist von dreissig Tagen auf Ende eines Monats kündigen. Hier sind also bereits Fristen eingebaut, die über das normale Vertragsrecht hinausgehen.
Die Mehrheit der Kommission für Rechtsfragen ist ausserdem der Ansicht, dass es sich bei der von der Standesinitiative thematisierten Wohnungskrise um ein strukturelles Problem des Kantons Genf handelt, das nicht auf Bundesebene gelöst werden soll. Aus diesem Grund beantragt Ihnen die Mehrheit der Kommission, der Initiative keine Folge zu geben.
Eine Minderheit möchte der Initiative Folge geben und weist darauf hin, dass die Problematik der Zahlungsrückstände auch im Zusammenhang mit erhöhten Energiepreisen wieder eine Rolle spielen könnte.
Ich bitte Sie namens der Kommission, der Initiative keine Folge zu geben.
Candinas Martin · P-M · Nationalrat · Graubünden · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Präsident (Candinas Martin, Präsident): Die Mehrheit der Kommission beantragt, der Initiative keine Folge zu geben. Eine Minderheit Dandrès beantragt, ihr Folge zu geben.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben ... 66 Stimmen
Dagegen ... 124 Stimmen
(0 Enthaltungen)