07.458

Réserve héréditaire des descendants et état civil du testateur

Intervention de procédure

Antrag der Mehrheit

Der Initiative keine Folge geben

Antrag der Minderheit

(Sommaruga Carlo, Fluri, Lüscher, Markwalder Bär, Moret, Vischer, von Graffenried, Wyss Brigit)

Der Initiative Folge geben

Proposition de la majorité

Ne pas donner suite à l'initiative

Proposition de la minorité

(Sommaruga Carlo, Fluri, Lüscher, Markwalder Bär, Moret, Vischer, von Graffenried, Wyss Brigit)

Donner suite à l'initiative

Sommaruga Carlo · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe socialiste

En défendant la minorité de la commission, dans les faits, je soutiens l'initiative Hofmann Urs. Attendu que Monsieur Hofmann n'est plus membre de notre conseil pour défendre son initiative, je tiens à situer le débat.

Le débat est le suivant: il s'agit de modifier la règle sur la réserve héréditaire. Monsieur Hofmann propose en fait une modification pour donner plus de liberté au testateur, c'est-à-dire au de cujus, comme on dit en termes juridiques, au moment où il établit les règles de succession, pour qu'il puisse finalement y avoir plus de souplesse dans la distribution de l'héritage pour les différents membres de la famille au sens large. En effet, l'auteur de l'initiative entend réduire les réserves héréditaires et donc donner une disponibilité plus grande au testateur au moment de la rédaction de son testament.

Pourquoi fait-il cette proposition? Parce qu'il faut tenir compte de l'évolution de la société - avec la situation des familles "patchwork", c'est-à-dire des situations de vie sans mariage, de partage de vie avec une femme mère d'enfants d'un premier mariage, ou avec un homme qui a lui-même des enfants d'un premier mariage, ceux-ci ayant été élevés pendant des années par le compagnon ou la compagne comme s'il était le parent. Vu cela, il y a un intérêt à permettre à la personne de pouvoir disposer d'une partie de son héritage en faveur de celles et ceux qui peuvent le considérer dans les faits, du point de vue affectif, sans dimension biologique, comme leur père ou leur mère. En d'autres termes, l'initiative parlementaire Hofmann Urs - à laquelle la majorité de la commission n'a pas voulu donner suite - est une réponse à l'évolution des moeurs, dans la composition des familles, et cela permet effectivement d'avoir plus de souplesse.

Si une personne, dans la rédaction de son testament, souhaitait appliquer, par hypothèse, les règles actuelles, il lui suffirait de l'indiquer dans son testament. Il est clair qu'avec des règles relativement strictes et importantes, telles qu'elles existent actuellement, la marge de manoeuvre est insuffisante. En résumé, les proches - qui ne sont pas, au sens légal, des membres de la famille, c'est-à-dire les enfants ou le conjoint - sont actuellement prétérités, et c'est cela que notre ancien collègue, par ailleurs notaire, souhaite modifier.

Je vous invite donc, au bénéfice de ces quelques explications, à donner suite à l'initiative.

Aeschbacher Ruedi · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe PDC/PEV/PVL

Unser Erbrecht gibt dem Erblasser grundsätzlich die Möglichkeit, über sein Vermögen von Todes wegen nach seinen persönlichen Vorstellungen zu verfügen. Allerdings auferlegt ihm dabei das Gesetz dann Schranken, wenn er Familienmitglieder hinterlässt; der Erblasser hat gemäss den Artikeln 470ff. ZGB deren Pflichtteilsansprüche zu respektieren. Im Falle, in dem der Erblasser einen überlebenden Ehegatten und Nachkommen hinterlässt, betragen die Pflichtteile der Nachkommen drei Achtel und der Pflichtteil des überlebenden Ehegatten zwei Achtel des Nachlasses. Gesamthaft machen diesfalls die Pflichtteile also fünf Achtel des Nachlasses aus. Frei verfügen kann der Erblasser somit in diesem Fall - er hinterlässt also Ehegatte und Kinder - noch über drei Achtel des Nachlasses. Hinterlässt der Erblasser aber nur Nachkommen, so betragen deren Pflichtteile insgesamt sechs Achtel des Nachlasses. Die Nachkommen erhalten also einen um einen Achtel höheren Pflichtteilsanspruch, und der Erblasser kann bei dieser Konstellation nur noch über zwei Achtel seines Nachlasses frei verfügen und nicht über drei Achtel wie in dem Falle, wo der Ehegatte überlebt und noch Kinder da sind.

Diese unterschiedliche Behandlung der Nachkommen betreffend deren Pflichtteilsansprüche bzw. die unterschiedliche Höhe der für den Erblasser frei verfügbaren Quote stört den Initianten. Deshalb verlangt er mit seiner parlamentarischen Initiative, dass Artikel 471 ZGB, der die Pflichtteilsansprüche regelt, so zu ändern sei, dass die Höhe der Pflichtteile der Nachkommen gegenüber ihren Eltern immer gleich sei, egal ob der elterliche Erblasser noch verheiratet, geschieden oder verwitwet war; die Höhe der Pflichtteile soll also unabhängig vom Zivilstand des Erblassers sein. Dabei schwebt dem Initianten vor, dass der Pflichtteil der Nachkommen in allen Fällen auf zwei Achtel des Nachlasses zu reduzieren sei, womit dem Erblasser eine höhere frei verfügbare Quote zur Verfügung stünde. Er und die Minderheit der Kommission für Rechtsfragen sehen darin einen Vorteil im Hinblick auf gewisse Situationen, die sich in Patchworkfamilien und bei Konkubinatspaaren ergeben könnten.

Die Mehrheit Ihrer Kommission lehnt eine Änderung des Pflichtteilsrechtes ab. Sie lässt sich dabei insbesondere von folgenden Überlegungen leiten: Das Familienvermögen, egal ob es sehr bescheiden oder auch grösser ist, ist der finanzielle Rückhalt der Familie. Es ist sehr oft innerhalb der Familie gemeinsam erarbeitet worden. Nicht selten haben dazu alle Familienmitglieder beigetragen, insbesondere auch zum Teil sogar Kinder, nicht nur durch ihre Arbeit, sondern auch durch Verzicht auf weiter gehende Ansprüche gegenüber der Familie. Deshalb soll auch nach Ansicht der Mehrheit nach dem Tod eines Elternteils ein substanzieller Anteil des Vermögens in der Familie bleiben, also bei den Kindern und allenfalls auch beim überlebenden Ehegatten.

Im Gegensatz dazu will die Initiative diesen Schutz der Familie nicht mehr. Würde man den Intentionen des Initianten folgen, so könnte beispielsweise der verwitwete oder geschiedene Vater drei Viertel seines Nachlasses irgendwelchen Personen oder Institutionen nach Belieben zukommen lassen. Seine Nachkommen hätten nur noch einen pflichtteilsgeschützten Anspruch von einem Viertel des Nachlasses. Die Mehrheit der Kommission für Rechtsfragen lehnt das ab. Sie erkennt darin auch eine unerwünschte Schwächung der Familie und sieht keinen Grund dafür, dass wir uns jetzt an die Änderung des Erbrechtes machen.

Aus all diesen Gründen beantragt Ihnen die Kommission mit 11 zu 10 Stimmen bei 2 Enthaltungen, der Initiative keine Folge zu geben.

Nidegger Yves · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe de l'Union démocratique du Centre

L'initiative parlementaire Hofmann Urs qui vous est proposée voudrait modifier le système des réserves héréditaires pour faire en sorte que lorsqu'une personne décède, le fait qu'elle soit mariée ou non n'ait pas d'incidence sur ce que les enfants percevraient. L'auteur de l'initiative propose cela en expliquant que l'évolution des moeurs dans la société fait que des personnes non mariées peuvent souhaiter léguer - et pour cela doivent disposer de la liberté de le faire - à des gens qui ne sont pas de la famille, et que le système des réserves restreint par trop cette liberté.

Le Code civil, actuellement, prévoit que lorsqu'il y a un conjoint survivant et des enfants, chacun hérite de 50 pour cent, et lorsque les enfants sont seuls ils héritent de 75 pour cent. Au fond, l'auteur de l'initiative voudrait, vu la situation d'aujourd'hui - qui est qu'une fois le montant ramené à leur réserve qui est de cinq huitièmes de la succession lorsqu'il y a des enfants, on peut donc faire ce que l'on veut de trois huitièmes -, que le testateur soit dans la même situation d'avoir trois quarts de la succession ou deux huitièmes. La différence ne serait pas très importante.

La majorité de la commission a considéré que changer le système serait trop lourd pour ce résultat, d'autant qu'il faudrait revoir non seulement le système des réserves, mais également celui des parts. La majorité a aussi estimé que la motivation sous-tendant l'initiative, c'est-à-dire celle de pouvoir favoriser une personne avec qui l'on vit mais qui n'est pas le conjoint, peut se régler autrement, par exemple en épousant cette personne.

Au final, par 11 voix contre 10 et 2 abstentions, la commission vous recommande de ne pas donner suite à l'initiative parlementaire Hofmann Urs.

Vote

Präsidentin (Bruderer Pascale, erste Vizepräsidentin): Es gab bei der Erfassung offenbar technische Probleme. Wir wiederholen daher die Abstimmung.

Abstimmung - Vote

Für Folgegeben ... 45 Stimmen

Dagegen ... 113 Stimmen