11.069

Loi sur l’encouragement de la recherche et de l’innovation. Révision totale

Walter Hansjörg · Mit-M · Conseil national · Thurgovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Bundesgesetz über die Förderung der Forschung und der Innovation

Loi fédérale sur l'encouragement de la recherche et de l'innovation

Ersatz von Ausdrücken

Antrag der Kommission

Streichen

Remplacements de termes

Proposition de la commission

(la modification ne concerne que le texte allemand)

Angenommen - Adopté

Art. 6 Abs. 1-3; Art. 9 Abs. 4

Antrag der Kommission

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

Art. 6 al. 1-3; art. 9 al. 4

Proposition de la commission

Adhérer à la décision du Conseil des Etats

Angenommen - Adopté

Art. 11 Abs. 2

Antrag der Kommission

Festhalten

Art. 11 al. 2

Proposition de la commission

Maintenir

Angenommen - Adopté

Art. 16 Abs. 4, 6

Antrag der Kommission

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

Art. 16 al. 4, 6

Proposition de la commission

Adhérer à la décision du Conseil des Etats

Angenommen - Adopté

Art. 17

Antrag der Kommission

Abs. 2

Festhalten

Abs. 3

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

Art. 17

Proposition de la commission

Al. 2

Maintenir

Al. 3

Adhérer à la décision du Conseil des Etats

Angenommen - Adopté

Art. 24 Abs. 3

Antrag der Kommission

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

Art. 24 al. 3

Proposition de la commission

Adhérer à la décision du Conseil des Etats

Angenommen - Adopté

Art. 32 Abs. 1 Bst. abis

Antrag der Mehrheit

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

Antrag der Minderheit

(Bulliard, Aubert, Chevalley, Graf Maya, Maire Jacques-André, Neirynck, Reynard, Steiert)

Festhalten

Art. 32 al. 1 let. abis

Proposition de la majorité

Adhérer à la décision du Conseil des Etats

Proposition de la minorité

(Bulliard, Aubert, Chevalley, Graf Maya, Maire Jacques-André, Neirynck, Reynard, Steiert)

Maintenir

Bulliard-Marbach Christine · Mit-F · Conseil national · Fribourg · Groupe PDC-PEV

Ich vertrete hier die starke Minderheit der Kommission - es waren 11 zu 10 Stimmen -, die einen nationalen Innovationspark von Anfang an auf mehrere Standorte verteilen will, mit dem Ziel, das Gleichgewicht zwischen den Regionen zu wahren. Ich möchte Ihnen nun die wichtigsten Argumente aufzeigen, warum ich dieser Version nach wie vor den Vorzug gebe.

J'ai constaté un peu à regret que la solution qui a émergé au Conseil national n'est pas soutenue alors qu'elle représente explicitement ce que souhaite implicitement le Conseil fédéral. Ce n'est pas moi qui l'ai dit, mais notre conseiller fédéral Alain Berset lors du débat sur ce même article au Conseil des Etats en septembre dernier. Je crois que cette phrase résume bien la force de la version retenue par notre conseil, par vous toutes et tous, en mars dernier, par 136 voix contre 45. Cette version clarifie les conditions dans lesquelles le parc suisse d'innovation doit voir le jour.

Diese Bedingungen sind für mich einfach: Der Park muss sich auf die innovativsten Kräfte dieses Landes stützen können, und das sind die Regionen. Jeden Tag können Sie in der Zeitung lesen, dass die Genferseeregion, die Regionen Basel und Zürich sowie die Region Mittelland Brennpunkte der Innovation sind. (Unruhe) Es ist sehr laut, und es ist schwierig, noch lauter zu reden. Dürfte ich um ein bisschen Aufmerksamkeit bitten?

Unsere innovativsten Regionen zählen in ihren jeweiligen Spezialgebieten und in ihrem gesellschaftlichen und kulturellen Kontext zu den europäischen Innovationsführern. Ein kürzlich von der Europäischen Kommission veröffentlichtes Ranking bestätigt dies: Von den 41 innovativsten Regionen Europas liegen nicht weniger als 6 in der Schweiz.

Das Gleichgewicht zwischen den Regionen zu wahren bedeutet nicht, dass jeder Region ein kleines Stück des nationalen Innovationsparks zukommt. Aber die vielfältige Innovationslandschaft der Schweiz soll bei der Schaffung dieses Parks berücksichtigt werden. Die Stärken unserer Regionen sind eine Chance. Ich sehe keinen Grund, warum wir auf eine Verankerung oder, wie Bundesrat Alain Berset sagte, "eine Erklärung" im Gesetz verzichten sollten.

Face à ma proposition de minorité visant à ancrer l'équilibre entre les régions dans la loi, la version adoptée par le Conseil des Etats évoque plusieurs sites en réseau et une collaboration avec les hautes écoles.

Dans l'absolu, cette formulation permet la création d'un parc sur plusieurs sites dans une seule région, que ce soit Zurich, Bâle ou l'Arc lémanique. Je ne souhaite pas cela, et je suis sûre que personne ici ne le souhaite. Mais il nous appartient de définir aujourd'hui clairement les règles du jeu et d'éviter des formulations peu claires.

La formulation du Conseil des Etats manque de clarté lorsqu'elle stipule que les sites du parc doivent constituer un réseau. Mais quel réseau? sous quelle forme? avec quels buts? Tous ces éléments restent indéfinis.

Indem der Ständerat eine vage Formulierung anstelle einer klaren Absichtserklärung unterstützt, tut er so, als ob der Entscheid keine regionalpolitischen Konsequenzen mit sich bringen würde. Ich bedaure das umso mehr, als wir auf die Leistungen unserer Regionen, unserer Unternehmen und unserer Hochschulen stolz sind.

In den letzten Monaten haben wir uns dafür starkgemacht, dass der Schweizer Innovationspark an verschiedenen Standorten geschaffen wird. Das haben wir zusammen erreicht. Sollen wir jetzt auf halbem Wege stehenbleiben? Oder sollen wir unseren Pfad bis zum Ziel weiterverfolgen?

Wir wollen mehrere Standorte für diesen Park. Nicht einfach, weil das eine schöne Geste ist, sondern weil wir das Gleichgewicht zwischen den Regionen wahren wollen, und das von Anfang an.

Ich danke Ihnen für Ihre Aufmerksamkeit und Ihre Unterstützung und lade Sie ein, an der Version festzuhalten, die Sie mit 136 zu 45 Stimmen beschlossen haben.

Quadranti Rosmarie · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe BD

Die BDP-Fraktion wird sich der Mehrheit anschliessen, das heisst, sie wird die Formulierung des Ständerates unterstützen.

Warum tut sie das? Sie tut das nicht, weil sie gegen Regionen ist, sondern sie tut es, weil sie die Formulierung des Ständerates sinnvoller findet, und zwar in dem Sinne, dass erste Priorität bei der Förderung oder Erstellung von Innovationspärken die Zusammenarbeit mit Hochschulen sein muss. Das ist eine zwingende Voraussetzung. Der Ständerat formuliert, dass die Innovationspärke vernetzt sein müssen. Auch das ist eine zwingende Bedingung. Und selbstverständlich sind die Regionen auch ein Kriterium. Der Begriff "Regionen" ist relativ schwammig. Meint man Sprachregionen, meint man Wirtschaftsregionen? Was meint man mit dem Begriff "Regionen"? Ziel muss also die Zusammenarbeit mit den Hochschulen und die Vernetzung der Standorte untereinander sein: Das sind die Kriterien, die zählen.

Deshalb bittet die BDP-Fraktion Sie, die Mehrheit zu unterstützen. Die Regionen - wenn man damit zum Beispiel Sprachregionen meint - sind nicht ausgeschlossen. Sie müssen einfach etwas tun, nämlich sich mit Hochschulen zusammenschliessen. Das würden sie ja sowieso tun. Wie die Mehrheit der BDP denke auch ich, dass dann eben die Innovationspärke gemeinsam sehr sinnvoll, sehr effizient in diesem kleinen Land funktionieren können.

In diesem Sinne bitten wir um Unterstützung der Mehrheit.

Aubert Josiane · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste

Le groupe socialiste soutiendra la proposition de la minorité. Ce qui pour nous est important, c'est le fait que, dès le début, le parc d'innovation soit conçu sur deux sites, soit autour des deux écoles polytechniques fédérales, à Zurich et Lausanne. C'est ce que nous entendons en privilégiant la formulation "dans le respect de l'équilibre entre les régions". Il est pour nous exclu que la future loi sur le parc d'innovation devienne une "loi Dübendorf" comme d'aucuns le rêvaient au début du projet. Que ce futur parc d'innovation collabore étroitement avec les hautes écoles, c'est dans notre esprit une évidence; ces hautes écoles sont naturellement en premier lieu les deux EPF; cela ne fait aucun doute non plus. Les deux sites d'ancrage, à proximité immédiate des deux hautes écoles fédérales, centres névralgiques de la recherche en Suisse, ne doivent pas empêcher de voir leur développement de manière plus large par la constitution d'un réseau autour de chacun des deux "hubs" principaux.

C'est d'ailleurs ce qui prend déjà petit à petit forme en Romandie avec les projets neuchâtelois, valaisans et bientôt fribourgeois voire biennois, liés à l'EPFL et à son rayonnement lémanique entre Vaud et Genève. Penser Romandie dans un tel projet, c'est sortir d'un réflexe provincial et avoir une vue plus large. La Silicon Valley, si féconde en innovations, ne couvre-t-elle pas une région largement aussi étendue que la Romandie? La même réflexion peut se faire pour l'EPFZ et le réseau qui peut être construit en Suisse alémanique, jusqu'à Bâle et sa région. Ne soyons pas trop étriqués dans nos ambitions pour l'avenir de notre recherche.

En résumé, vous aurez compris dans quel esprit ces articles concernant le parc d'innovation sont soutenus par le groupe socialiste. Nous serons très attentifs, lorsque la loi d'application nous sera transmise par le Conseil fédéral, à ce que ces points soient pris en compte.

En attendant, nous soutiendrons la formulation de la minorité de la commission, qui nous semble mieux expliciter le concept que je viens de vous décrire.

Derder Fathi · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe libéral-radical

Le groupe libéral-radical se rallie à la version de la majorité de la commission, et donc à la décision du Conseil des Etats, car cette version garantit la diversité régionale. Elle la garantit en mentionnant spécifiquement "est localisé sur plusieurs sites" - on ne peut pas faire mieux!

Cela dit, c'est un point important de divergence avec la minorité, qui est essentiel. Nous avons en fait deux visions radicalement opposées de la mission de ce parc d'innovation. Dans la version du Conseil des Etats, on propose en définitive de greffer ce parc sur ce qui existe aujourd'hui, en mentionnant la relation avec les hautes écoles - c'est un point essentiel. Dans la version du Conseil national, on propose de ne s'occuper quasiment que du respect de l'équilibre entre les régions. En résumé, nous avons d'un côté une logique fonctionnaliste - comment faire pour que ça marche? - et, de l'autre, une logique un peu trop fédéraliste - comment faire plaisir à tout le monde?

Il faut être sérieux sur cette thématique. Nous parlons d'un point essentiel pour l'avenir de notre pays. L'innovation, c'est notre force et ça doit le rester. Ce n'est malheureusement pas encore parfait aujourd'hui en Suisse. Nous avons encore de gros progrès à faire, notamment pour le transfert de technologie. Il y a un "gap" aujourd'hui encore entre les idées - on a beaucoup d'idées dans les hautes écoles, on a tous les jours d'excellentes idées - et ce qu'on appelle vulgairement leur commercialisation. Nous sommes très innovants; nous avons d'excellents cerveaux, mais nous peinons aujourd'hui à commercialiser les idées qu'ils produisent. Le transfert de technologie, c'est cela le challenge de la Suisse pour les vingt ans à venir. Et c'est cela qu'un parc d'innovation peut tenter de booster, de dynamiser.

Comment est-ce qu'on va faire? Comment va-t-on faire naître d'autres Logitech en Suisse? C'est ça, la question que nous nous posons. Soyons clairs: il ne suffira pas de construire à coups de millions trois immeubles au milieu de nulle part pour fabriquer simplement de l'innovation. Ce n'est pas comme ça que ça marche! Il faudra tout autre chose, comme par exemple continuer le travail qui a déjà été amorcé depuis des décennies dans nos hautes écoles et plus spécifiquement, plus particulièrement, dans les écoles polytechniques, qui sont déjà orientées dans le domaine du transfert de technologie.

Ce qu'il faut éviter à tout prix aujourd'hui - et c'est là un point important sur lequel nous allons devoir nous prononcer -, c'est de créer une usine à gaz! Nous ne devons pas créer une usine à gaz fédérale destinée à satisfaire les équilibres régionaux en lançant 30 microprojets autonomes et invisibles aux quatre coins de la Suisse. Or, c'est ce que demande la minorité, qui préfère faire plaisir aux régions que de poser les bases d'un vrai projet. Et quel est le projet, l'idée de ce parc? C'est consolider ce que nous savons faire; c'est coordonner, avec un pilotage relativement centralisé, du moins sur deux, voire trois pôles principaux; et c'est donner à nos innovations une visibilité internationale - c'est également un point essentiel.

En dispatchant le parc aux quatre coins du pays, vous ne remplissez aucune de ces fonctions. Ce parc doit être piloté, pour être efficace et visible, par des pôles de compétences expérimentés, reconnus. Il est essentiel de ne pas réinventer la roue, comme le propose la minorité.

La question que propose la minorité est en fait la suivante: voulons-nous un parc régionaliste ou voulons-nous un parc suisse d'innovation? En adoptant la version régionaliste, nous prenons le risque, purement et simplement, de tuer le projet de parc suisse d'innovation. L'usine à gaz risque de mourir d'elle-même, d'inefficacité, de lourdeur et d'invisibilité.

Un parc d'innovation ne se décrète pas d'un claquement de doigts: il faut une foule de critères pour que la magie prenne; il faut des chercheurs, il faut les meilleurs chercheurs du monde dans leur domaine, il faut des entreprises, des PME, des multinationales, du capital-risque, des investisseurs - bref, j'en passe -, des étudiants. En fait, créer un parc de toutes pièces est impossible. C'est un échec assuré. Il faut aller là où ces ingrédients existent déjà. Le parc doit, pour exister, être localisé à proximité des hautes écoles, et comme le mentionne la majorité, être proche des hautes écoles et également "sur plusieurs sites".

Pour toutes ces raisons, nous vous appelons à soutenir la majorité, c'est-à-dire la version du Conseil des Etats.

Neirynck Jacques · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe PDC-PEV

L'enjeu de la proposition de la minorité Bulliard - qui reflète en définitive votre opinion, ce que vous avez voté, puisqu'elle demande de maintenir la version du Conseil national -, c'est de localiser le parc d'innovation suisse dès le départ - c'est ce qu'il y a de plus important - dans le respect de l'équilibre entre les régions, et non pas d'organiser, comme le prévoit la décision du Conseil des Etats, un réseau. En matière scientifique et d'innovation, un réseau, ça ne veut rien dire. Chaque laboratoire travaille en concurrence avec les autres et ne va pas lui refiler un certain nombre de tours du métier qu'il a découverts. Le mot "réseau" est en soi une raison suffisante pour ne pas suivre le Conseil des Etats. Je ne sais tout simplement pas ce que cela veut dire.

Le groupe démocrate-chrétien soutient donc la minorité. En effet, le parc d'innovation est en fait un concept neuf qui permet à la Confédération de soutenir la recherche au-delà du cadre budgétaire, dont vous savez à quel point il est limité. La Confédération, en plus du budget, met à disposition des biens immobiliers qu'elle possède. Ce soutien, qui est un soutien essentiel, au-delà du budget, doit également être partagé entre les régions. On peut même préciser "entre les régions linguistiques", c'est-à-dire le triangle d'or alémanique et celui du bassin lémanique, non pas sur le long terme, non pas dans des promesses, mais au fil des années, immédiatement. Dans le cas contraire, on crée une distorsion sur le marché de la formation et on ouvre un conflit. Récemment, des voix autorisées se sont fait entendre pour réduire la part accordée à la Romandie, qu'elles estiment trop élevée. Dès lors, du point de vue d'un Romand, il importe d'éviter toute contestation dans ce domaine, qui ne peut que dégénérer en gravant dans la loi l'obligation de respecter en tout temps l'équilibre entre régions indispensable au bon fonctionnement du fédéralisme.

Le groupe démocrate-chrétien vous recommande donc de soutenir la minorité, qui correspond en fait à la version de notre conseil, contre le texte du Conseil des Etats.

Walter Hansjörg · Mit-M · Conseil national · Thurgovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Präsident (Walter Hansjörg, V, TG): Die grüne Fraktion unterstützt den Antrag der Minderheit.

Mörgeli Christoph · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Die SVP-Fraktion wird in dieser Frage dem Antrag der Mehrheit, also der Fassung des Ständerates, zustimmen. Die SVP-Fraktion wird aber - auch das muss und darf ich Ihnen sagen - am Schluss die ganze Vorlage ablehnen. Natürlich wird zu Recht gesagt, der vorliegende Entwurf sei systematischer, er sei gut lesbar, er harmonisiere auch besser mit dem übrigen Forschungs- und Innovationsförderungsgesetz. Es wird gesagt, es würden keine neuen Förderaufgaben daraus entstehen, es gebe hier keine Rechtsgrundlagen für neue Subventionen, wir hätten eine tiefe Regulierungsdichte mit diesem Gesetz. Das tönt alles schön, aber wir haben dann einen gewaltigen Fremdkörper, der nicht in ein solches Gesetz gehört und der diesem Gesetz einfach aufgedrückt wird.

Es geht um einen Innovationspark auf nationaler Ebene. Hochschulen und private Unternehmen sollen irgendwie zusammenwirken. Die Erfahrung zeigt: "Mitenand gaht's schlächter." Wenn man hier die Strukturen zusammenlegt, kommt es nicht gut. Die ersten Vorboten haben wir in diesem Saal: Wir streiten jetzt bereits um die Standorte. Es gibt ein kleinliches Gezänk darüber, wo das hinkommen soll. Das ist etwa so unwürdig wie das Gezänk über die Casinos - jede Region möchte ihr Casino. Das hängt damit zusammen, dass wir auch das völlig überreguliert und nicht dem Markt überlassen haben. Klüger wäre es allenfalls, wenn wir Steuerabzüge für die Unternehmen einführen würden, die Forschung betreiben - das wäre also Forschung mit Steuerabzügen. Das ganze Vorhaben mit diesen Innovationspärken kommt für uns nicht infrage. Es ist ordnungspolitisch auch bedenklich, wie man die Hände nach Bundeseigentum ausstreckt. Auch Bundeseigentum ist Eigentum, ist veräusserlich, wird verkauft und nicht verschenkt; die Schweiz ist nicht Langnau im Emmental. Es ist gefährlich, wenn wir heute die Hand nach dem Flugplatz Dübendorf ausstrecken, wie es das Modell Noser vorschlägt.

Ein paar Firmen haben da selbstverständlich Vorteile. Ein paar Firmen bekommen halb oder ganz gratis Land und können sich da ansiedeln. Aber solche Modelle zerstören den Markt, solche Modelle zerstören den Wettbewerb. Wir dürfen nie vergessen, dass eine staatliche Bevorzugung von wenigen gleichzeitig eine staatliche Diskriminierung von vielen bedeutet. Es geht um die Gesetze des Marktes, und diesen Gesetzen sollten wir nicht ausweichen.

Darum also meint die SVP-Fraktion, dieses Gesetz sei abzulehnen. Die Fraktion bittet Sie, das zu tun.

Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg

Le Conseil des Etats avait accepté de justesse, grâce à la voix prépondérante de son président, l'alinéa 1 lettre abis à l'article 32, précisant que le parc d'innovation était localisé sur plusieurs sites. C'est une affirmation qui est compatible avec celle de votre conseil et qui correspond à la volonté du Conseil fédéral.

Vous avez maintenant une divergence entre deux possibilités: faut-il avoir un équilibre entre les régions ou alors plusieurs sites qui forment un réseau et collaborent avec les hautes écoles?

Les trois points principaux à retenir sont les suivants: tout d'abord, il y aura - si vous soutenez ce projet et ensuite la création du parc avec l'arrêté fédéral - un parc d'innovation unique, distribué sur plusieurs sites - cet élément est essentiel. Puis, il y a la formule choisie par votre conseil, qui est celle d'une répartition du parc d'innovation suisse sur plusieurs sites avec le souci d'équilibre entre les régions, ce qui est cohérent avec le projet du Conseil fédéral. Enfin, il y a la version du Conseil des Etats qui, je dois vous le dire franchement, bon an mal an, permet d'aboutir exactement au même résultat.

C'est donc largement une discussion sémantique que vous êtes en train de mener, une discussion sur les mots. On peut être ou non d'accord avec le poids de ces mots: Monsieur Neirynck nous a rappelé que certains mots avaient un sens qui pouvait varier en fonction du moment où on les prononce ou en fonction du milieu dans lequel on les prononce. Je crois que cette discussion viendra plus tard, au moment effectif de la création du parc, à savoir au moment où, selon l'article 32 alinéa 2, l'Assemblée fédérale autorisera par voie d'arrêté fédéral la création d'un parc d'innovation. L'Assemblée fédérale ne le fera pas sans se fonder sur les articles 33 et 34. C'est donc à ce moment que cette discussion devra effectivement être menée. Les deux formulations que vous avez sur la table sont toutes deux praticables; elles permettent toutes deux de mener une discussion au moment où il faudra créer le parc d'innovation suisse.

Si vous souhaitez vous épargner une divergence, rejoignez la version du Conseil des Etats. Si vous optez pour l'autre version, ce n'est pas un problème non plus. Il vous appartiendra de décider en conscience.

Wasserfallen Christian · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical

Herr Bundesrat, Sie haben soeben ausgeführt, dass die zwei Versionen relativ ähnlich seien. Es gibt aber zwei materielle Unterschiede: Es gibt erstens einen zeitlichen Unterschied - in der Version der Minderheit heisst es "von Anfang an" -, und der zweite Unterschied besteht darin, dass der Ständerat eigentlich die Zusammenarbeit mit den Hochschulen festschreibt.

Ich möchte eine konkrete Frage zu den Hochschulen stellen: Ist es richtig, dass dort nicht nur die ETH, sondern beispielsweise auch Fachhochschulen gemeint sind? Ja oder nein?

Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg

Monsieur Wasserfallen, tout d'abord, il paraît évident, avec les discussions qui se sont déroulées au Parlement, que le parc d'innovation sera créé dès le départ sur deux sites au moins. Cela ressort clairement des discussions qui ont eu lieu au Parlement. Si le Parlement le souhaite, il pourra le concrétiser dans le cadre de l'arrêté fédéral pertinent.

En ce qui concerne le lien avec les hautes écoles: dans les deux versions, il est possible - et il sera naturellement souhaitable et presque obligatoire, si vous voulez qu'un site d'innovation fonctionne - d'avoir des liens avec les hautes écoles. Je vous confirme qu'il faut entendre "hautes écoles" au sens large, à savoir toutes les écoles qui permettent, dans le cadre d'un parc d'innovation, d'apporter leur contribution; cela concerne également les hautes écoles spécialisées.

Cassis Ignazio · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe libéral-radical

Signor consigliere federale, mi permetto anch'io di tornare su questo punto. Come sempre le spiegazioni sono chiare. Ma soprattutto noi di lingua e cultura italiana ci fidiamo poco quando in una legge la parola "regione" non è esplicitata; temiamo piuttosto che alla fine tutto finisca a Dübendorf od a Zurigo. Ora, è vero che è stato detto "politecnici federali". Questo però potrebbe andare bene per Zurigo e Losanna, per la Svizzera tedesca e la Romandia. Che garanzie ci sono che il disegno non è un po' machiavellico e che non ci sia proprio l'intenzione di servire soltanto i due poli ETH/EPFL? È importante che io le faccia questa domanda e che la sua risposta sia nel Bollettino ufficiale.

Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg

Monsieur Cassis, je vous remercie pour votre question. Il ne faut rien voir de machiavélique dans cet état de fait, pour une raison très simple: à la fin, c'est le Parlement, ici même, qui pourra décider des conditions de création du parc d'innovation à travers l'arrêté fédéral simple prévu à l'article 32 de la loi sur l'encouragement de la recherche et de l'innovation. Vous mènerez donc cette discussion; elle sera très concrète et il sera décidé démocratiquement de la manière dont ce parc doit être érigé dès le départ.

J'ai de la compréhension pour votre remarque: d'un côté, nous voyons bien qu'il y a des compétences très importantes, notamment autour des Ecoles polytechniques fédérales, mais pas seulement: il y a les universités et - cela a été rappelé - les hautes écoles spécialisées. Mais d'un autre côté, j'imagine que ce qui va présider à vos discussions au moment de créer le parc sera la manière de créer un parc qui soit efficace et qui puisse jouer son rôle. S'il faut le localiser sur trop de sites dès le départ, cela s'annonce très délicat. Il est clair que les régions ont des intérêts légitimes à défendre et je comprends très bien aussi ce que vous avez dit concernant le Tessin et la partie italophone du pays.

Rösti Albert · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Herr Bundesrat, habe ich Sie vorhin richtig verstanden, dass es in Bezug auf die zukünftige Standortwahl des Innovationsparks keine Rolle spielt, ob man bei diesem Artikel der Mehrheit oder der Minderheit zustimmt?

Berset Alain · BR-M · Conseil fédéral · Fribourg

Monsieur Rösti, je peux vous confirmer que, dans la vision du Conseil fédéral, la version du Conseil national et la version du Conseil des Etats permettent de créer un parc d'innovation localisé dès le début sur plusieurs sites, dans le respect de l'équilibre entre les régions, qui pourrait aussi former un réseau et collaborer avec les hautes écoles. Il n'y a rien, ni dans l'une ni dans l'autre version, qui soit un élément contraignant qui empêche d'utiliser l'autre.

Donc, je le répète, cette discussion aura lieu au moment où vous vous prononcerez sur la création effective du parc, en adoptant l'arrêté fédéral simple prévu à l'article 32 alinéa 2 de la loi sur l'encouragement de la recherche et de l'innovation.

Riklin Kathy · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe PDC-PEV

Die Fassung des Nationalrates und jene des Ständerates sind sehr ähnlich. Beide wünschen mehrere Standorte. Im Vergleich zur Fassung, die wir bei der letzten Beratung im Plenum beschlossen haben, hat unsere Schwesterkommission, die ständerätliche WBK, den Text eleganter formuliert und die Zusammenarbeit mit den Hochschulen explizit festgehalten; notabene, Ignazio Cassis, heisst es "mit den Hochschulen", es steht nicht "mit den Eidgenössischen Technischen Hochschulen". Vielmehr sind mit den "Hochschulen" implizit die Fachhochschulen, die Universitäten und die ETH gemeint. Dies ist sehr wesentlich. Die Fassung, die die Mehrheit unterstützt, stammt übrigens von Ständerätin Anita Fetz.

Bei der Errichtung von Innovationspärken droht das Lobbying der Kantone die Forschungs- und Innovationsinteressen in den Hintergrund zu stellen. Wir wollen mit diesen Innovationspärken an der Weltspitze mithalten können. Daher ist die Fassung des Ständerates besser. Sie enthält auch nicht die gefährliche Formulierung "von Anfang an auf mehrere Standorte verteilt", die schlussendlich zu einem Killerargument werden könnte. Schon Artikel 33, den wir leider bereits beschlossen haben und der abgeschlossene Raum- und Zonenpläne verlangt, könnte noch eine Knacknuss für mögliche Standorte werden.

Ihre WBK beantragt Ihnen mit 11 zu 10 Stimmen bei 1 Enthaltung, der ständerätlichen Fassung zuzustimmen.

Maire Jacques-André · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe socialiste

Comme cela a déjà été dit à plusieurs reprises, nous sommes simplement devant un problème d'interprétation. Si en commission certains ont pu être surpris par le fait que ce soit les conseillers aux Etats qui suppriment la notion de "région" dans leur version, comme cela nous a été expliqué, c'est parce qu'ils craignent une dispersion trop grande; mais bien sûr, tout dépend du sens que l'on donne au mot "région". On a entendu, pas plus tard que tout à l'heure, que certains d'entre nous donnent au mot "région" une connotation "région linguistique" et que d'autres imaginent des microrégions: on ne va donc pas sortir de ce débat aujourd'hui et, comme l'a relevé le représentant du Conseil fédéral, c'est bien au moment où nous déciderons du contenu de l'arrêté que ces choses seront à trancher.

Finalement, en commission, tout le monde est tombé d'accord sur quelques principes et je crois que ce sont ceux-là qui doivent être rappelés aujourd'hui. Le parc d'innovation suisse sera une seule entité qui sera déclinée sur plusieurs sites. Mais je rappelle ici ce que disait Monsieur Berset, conseiller fédéral, lors du précédent débat dans cette salle: il nous avait rappelé que plusieurs signifiait au moins deux. Donc, cela signifie que dès le début il y aura au moins deux sites et qu'ensuite ils pourraient générer des antennes.

Je me permets d'insister sur un point. Ce qui est essentiel, c'est que pour la suite des travaux nous garantissions une cohérence à la construction de ce parc, c'est-à-dire qu'il se fasse bel et bien au travers de centres de compétences réels et que l'on évite l'éparpillement qui irait, il est vrai, vers l'inefficacité.

En définitive, votre commission vous propose, à une très faible majorité - il vous a été rappelé que c'était par 11 voix contre 10 et 1 abstention -, de vous rallier à la décision du Conseil des Etats pour éliminer la divergence, sachant bien, et c'est le plus important, que, quelle que soit la version qui sera retenue, tout sera possible en termes de régionalisation, mais sans perdre de vue la cohérence et l'efficacité.

Vote

Abstimmung - Vote

Für den Antrag der Minderheit ... 95 Stimmen

Für den Antrag der Mehrheit ... 77 Stimmen

Walter Hansjörg · Mit-M · Conseil national · Thurgovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Art. 33

Antrag der Kommission

Abs. 1 Bst. e

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

Abs. 3

... Für Institutionen, die für die Standorte verantwortlich sind, können unterschiedliche Trägerschaften nach Absatz 2 Buchstabe b vorgesehen werden. Die Voraussetzungen ...

Art. 33

Proposition de la commission

Al. 1 let. e

Adhérer à la décision du Conseil des Etats

Al. 3

(la modification ne concerne que le texte allemand)

Angenommen - Adopté

Art. 51 Abs. 1

Antrag der Kommission

Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

Art. 51 al. 1

Proposition de la commission

Adhérer à la décision du Conseil des Etats

Angenommen - Adopté