05.9004

Motion d'ordre

Intervention de procédure

Ordnungsantrag der grünen Fraktion

Die Fraktion der Grünen beantragt, dass der Bericht des Bundesrates vom August 2004 über den Extremismus in der laufenden Session im Rat traktandiert wird.

Motion d'ordre du groupe des Verts

Le groupe des Verts demande que le rapport du Conseil fédéral d'août 2004 sur l'extrémisme fasse l'objet d'un débat en plénum durant cette session.

Menétrey-Savary Anne-Catherine · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe des VERT-E-S

Le 14 mars 2002, le groupe démocrate-chrétien a déposé un postulat demandant un rapport sur l'extrémisme en Suisse (02.3059). Ce rapport a été publié en août 2004 et la Commission des affaires juridiques l'a discuté par deux fois, parce qu'il posait pas mal de problèmes et nécessitait des clarifications.

Malheureusement, il n'est pas prévu que notre conseil puisse en discuter. Nous estimons que ce manque de transparence est dommageable à plusieurs titres. La sécurité est un bien indispensable; nous estimons justifié que le Parlement s'en occupe. Mais il ne faut se tromper ni d'ennemi, ni dans le choix des armes ou des moyens. Il ne faut pas que le sentiment d'insécurité, qui se nourrit de représentations imprécises et de menaces peut-être imaginaires, ne vienne brouiller l'analyse. Or actuellement déjà, nos villes bruissent de rumeurs, de soupçons, voire de fantasmes sur les dangers qui nous menacent: de l'islamisme aux casseurs altermondialistes en passant par le hooliganisme. Rien n'est plus propice à alimenter les peurs que les rapports secrets.

Pour faire le point, pour y voir plus clair, pour préciser ce qui doit l'être, le groupe des Verts vous demande de faire en sorte que ce rapport soit mis à l'ordre du jour de cette session et fasse l'objet d'un débat en plénum.

Je vous remercie d'adopter la motion d'ordre.

Egerszegi-Obrist Christine · 2VP-F · Conseil national · Argovie · Groupe radical-libéral

Das Büro hat an seiner Sitzung vom 11. Februar dieses Jahres eine Diskussion darüber geführt, ob der Extremismusbericht ins Sessionsprogramm aufgenommen werden solle oder nicht. Es lehnte diese Beratung ab, und zwar weil die vorberatende Kommission für Rechtsfragen diese Diskussion selber schon geführt hat und weil in dieser Kommission der Antrag auf Aufnahme ins Sessionsprogramm abgelehnt worden ist. Weil die Kommission für Rechtsfragen diesen Antrag ganz bewusst nicht gestellt hat, teilte das Büro die Meinung, dieser Bericht sei nicht in das Sessionsprogramm aufzunehmen.

Wir haben aber der Antragstellerin im Büro gesagt, dass die grüne Fraktion eine dringliche Interpellation einreichen könne, und dann könnte diese wieder ordnungsgemäss behandelt werden.

In diesem Sinne bitte ich Sie, diesem Ordnungsantrag nicht zuzustimmen.

Vischer Daniel · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S

Ich finde es etwas absurd, wie das Büro argumentiert. Worum geht es hier eigentlich? Da wurde auf einen parlamentarischen Vorstoss hin ein Bericht erstellt. Es ist ja nicht irgendein Dutzendberichtlein, das da kommt, sondern es ist ein Bericht mit dem Titel "Extremismusbericht", der - ich kann es nicht anders sagen - auf übelste Weise an die Fichenaffäre gemahnt. Wir müssten auch feststellen, dass da offenbar wieder Fichierungen im Gang sind, von denen Sie da drin wahrscheinlich gar nichts wussten. Das heisst, die Kommission hat eigentlich von neuen Tatbestände erfahren, die doch von etwelcher Bedeutung sind.

Worum geht es zudem? Wir sind wieder in der Situation, wo sich die Grenzen zwischen dem Verdacht auf eine individuell-konkrete strafbare Handlung und der allgemeinen politischen Vermutung, jemand bewege sich nicht mehr im Rahmen dessen, was man als Normalität bezeichnet - wer bestimmt die Normalität? -, verwischen. Bemerkenswerterweise war es auch Herr Bundesrat Blocher, der darauf hinwies, dass seiner Ansicht nach eine Einengung solcher Staatsschutztätigkeit auf den Bereich "Verdacht auf kriminelle Handlungen" gang und gäbe wäre und dass dieser Extremismusbericht zu weit gehe.

Wenn Sie das nicht diskutieren wollen, dann sagen Sie eigentlich: Die Verwaltung kann machen, was sie will; wir sind eigentlich bloss dumme "Huschelis", die zuschauen. Wir interessieren uns zwar für jedes Detail; wenn es aber um etwas Wichtiges geht, dann wollen wir als Parlament unsere Stimme eigentlich nicht erheben.

Der Vorschlag des Büros ist ja gut gemeint: Jetzt sollen wir also zuerst eine Interpellation einreichen für etwas, das wir mit einem einfachen Knopfdruck bereits heute haben könnten.

Sommaruga Carlo · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe socialiste

La proposition de mettre à l'ordre du jour le rapport sur l'extrémisme est extrêmement importante.

Ce rapport a suscité une discussion relativement nourrie au sein de la Commission des affaires juridiques parce qu'il était imprécis. Il était imprécis dans la notion de l'extrémisme et il était aussi imprécis sur les conséquences tirées en fonction de cette définition quant aux groupes visés. Toutefois, il avait et il a toujours un grand mérite, c'est celui d'aborder la problématique de l'extrémisme sous toutes ses facettes, à savoir: l'extrémisme politique, religieux, etc. Or, vous savez qu'il y a dans cette salle un courant politique qui essaie de limiter la problématique de l'extrémisme uniquement à un type d'engagement religieux, c'est-à-dire l'islamisme.

Si nous voulons aborder sereinement la problématique de la violence, et de la violence politique, sociale ou religieuse dans notre pays, il est important aussi d'avoir un débat qui aborde l'ensemble du phénomène et un débat approfondi qui examine de manière précise ce qu'il convient de qualifier d'extrémisme; il est important d'examiner également tout dérapage à exclure. Cela est possible uniquement si nous en débattons ici, avec pour but de nous recentrer sur l'essentiel.

J'attire votre attention sur le fait que ce rapport a fait l'objet de remarques de la part d'organisations qui ont été qualifiées d'extrémistes, alors même que tel n'était pas le cas. Le Conseil fédéral a dû platement s'excuser. Il apparaît donc opportun que ce débat se fasse sereinement ici et je vous prie d'adopter la motion d'ordre défendue tout à l'heure par Madame Menétrey-Savary.

Fluri Kurt · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe radical-libéral

Ich kann die Ausführungen der zweiten Vizepräsidentin aus dem Büro bestätigen. Die Kommission für Rechtsfragen hat darüber diskutiert und ist zu der Auffassung gelangt, wie sie es vorhin formuliert hat. Wir haben hier die Situation, wie sie häufig ist bei Ordnungsanträgen. Man diskutiert bereits materiell, und dabei ginge es nur um die Begründung des Ordnungsantrages.

Ich möchte Sie bitten, im Sinne der Diskussion und des Beschlusses der Kommission für Rechtsfragen dem Antrag des Büros zu folgen.

Janiak Claude · 1VP-M · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe socialiste

Abstimmung - Vote

Für den Ordnungsantrag der grünen Fraktion .... 65 Stimmen

Dagegen .... 82 Stimmen